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Yannic Forney

Yannic

Assistant
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Diplômes universitaires

DEA en démographie et dynamique des populations, IDUP, Paris-I-Panthéon-Sorbonne (2004)
Licence en Histoire économique et sociale, Université de Genève (2002)

Domaines de recherche

Dynamiques familiales et analyses démographiques longitudinales dans la Suisse contemporaine : les cas de l'entrée dans l'âge adulte et du divorce
La mortalité selon la catégorie socioprofessionnelle en Suisse, 1990-2004
Mise en oeuvre des modèles logistiques à temps discret avec SPSS
Estimation non-paramétrique avec SPSS. Méthode de Kaplan-Meier et méthode actuarielles

Intitulé de thèse : Les inégalités devant la mort. Longévité différentielle en Suisse (1990-2004)

Cette thèse a pour objectif une analyse démographique et sociale de la mortalité différentielle en Suisse. Cette analyse s’inscrit à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle, où l’espérance de vie à la naissance atteint en Europe de l’Ouest des valeurs qui n’avaient jamais été observées jusqu’à lors dans l’histoire de l’humanité. En Suisse, cette durée moyenne de vie était en 1876 de 39 ans pour les hommes et de 42 ans pour les femmes. Elle est aujourd’hui respectivement de 78 et 83 ans. Seul les Japonais et les Monégasques ont une espérance de vie plus élevée que celle des Suisses. Malgré l’augmentation de l’espérance de vie à la naissance dans de nombreux pays européens, nous observons la subsistance de profondes inégalités en matière de mortalité (selon l’âge, le sexe, la catégorie socio-professionnelle, le niveau de formation, etc.).

La démarche proposée ici vise, à partir de données permettant de suivre les parcours de vie des individus durant une période donnée, à définir des caractéristiques socio-économiques et socio-démographiques pouvant avoir une incidence sur la mort. C’est à partir de données suisses que la présente étude sera réalisée. L’originalité de ce travail repose donc sur l’utilisation de données appariées pour estimer les risques de mortalité aux âges adultes et plus particulièrement aux âges avancés. C’est donc à partir de couplages entre les données de l’état civil (plus de 400 000 actes de décès) et celles des recensements de 1990 et 2000 qu’une base de données très riche en informations a été créée par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Dans ce travail, ce sont les données de l’état civil qui ont été rattachées à celles du recensement selon divers critères de sélection et non l’inverse. Pour chaque individu de notre échantillon, on dispose ainsi d’informations sur ces caractéristiques socio-démographiques en 1990, ainsi que sur sa survie, le cas échéant, jusqu’en 2004. On peut ainsi constituer les parcours de vie des personnes portant au maximum sur 14 années d’observation.