Le destin des individus dépend de plus en plus fortement du capital humain que ceux-ci ont été en mesure d’accumuler. Le capital humain doit être compris comme un ensemble d’éléments parmi lesquels figurent les capacités cognitives, l’environnement social et des facteurs culturels. Dans ce cadre, il semble évident que ce qui se produit dans la première phase de l’existence des individus va jouer un rôle crucial dans le développement de leur future existence. La recherche proposée vise une meilleure compréhension des problèmes que l’on vient d’évoquer. Ce projet comporte plusieurs parties. Dans la première, nous allons présenter une description générale de la situation des enfants en Suisse. A une époque où la précarité économique augmente, est-ce que les enfants ont une plus forte probabilité de tomber dans la pauvreté ? Est-ce que les transferts sociaux protègent efficacement les jeunes ? Est-ce que les enfants sont les plus touchés par des cycles économiques défavorables ? Dans une seconde partie, nous allons analyser les déterminants de la pauvreté infantile. Ces facteurs peuvent être de nature diverse, comme le type de famille (monoparentale, nombreuse,…), l’activité des parents, la nationalité, etc… Nous allons également déterminer si ces facteurs se sont modifiés lors de ces dix dernières années qui ont vues une profonde mutation du marché du travail suisse. Finalement, nous allons nous concentrer sur les conséquences potentielles de la pauvreté infantile. Le devenir des enfants dépend probablement de l’environnement dans lequel ils grandissent. Notre but est de mesurer l’impact de l’environnement familial lors des jeunes années sur la situation des individus à l’âge adulte. Notre recherche portera principalement sur le niveau d’éducation achevé, cette dernière variable étant celle qui conditionne le plus fortement les succès et les échecs dans l’existence.