Enseignements

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Au cœur des défis du monde contemporain, les études de théologie interrogent les discours sur Dieu de la tradition chrétienne, et les mettent en rapport avec d'autres religions.

La Faculté de théologie offre ainsi une formation universitaire dans les sept disciplines qui composent la théologie chrétienne: l'Ancien Testament, le Nouveau Testament, l'histoire du christianisme, l'histoire/sciences des religions, la théologie systématique, l'éthique et la théologie pratique.

A ce programme de base, s'ajoutent les langues bibliques (hébreu, grec), ainsi qu'une série de disciplines complémentaires comme la philosophie, la psychologie et la sociologie des religions, l'œcuménisme, le judaïsme, l'islam, enseignées conjointement avec la Faculté des lettres. Pour plus d'informations, consultez le descriptif des branches >>

La Faculté de théologie occupe, en outre, une position pionnière dans le domaine de l'enseignement par Internet, étant la seule Faculté de l'UNIGE à proposer un cursus de baccalauréat universitaire entièrement réalisable à distance. Des renseignements détaillés sont disponibles sur le site de la formation à distance >>

Questions fréquentes

Pour tout savoir sur les études de théologie (Qu'est-ce que la théologie? A quoi sert-elle? Faut-il être croyant pour étudier? Etudie-t-on d'autres religions que le christianisme? Dieu a-t-il sa place à l'Université? La théologie permet-elle d'envisager d'autres professions que le pastorat? Que peut-on faire comme recherches en théologie?)

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Branches d'études

Ancien Testament et Hébreu

La Bible hébraïque – l’Ancien Testament des chrétiens – forme une collection d’ouvrages émanant de différents milieux israélites au cours du premier millénaire avant notre ère. Ces textes anciens sont étudiés dans leur langue originale ce qui requiert l’apprentissage de l’hébreu ancien. La formation proposée permet de situer ces grands textes fondateurs dans les contextes sociologiques et historiques dans lesquels ils ont été produits et de comprendre comment et dans quels buts ils ont été élaborés. Elle permet également d’apprendre à utiliser les méthodes d’interprétation et de réfléchir à leurs enjeux.

Nouveau Testament et Grec

L’étude des textes du Nouveau Testament et des origines du christianisme se fait dans une perspective historique, littéraire et théologique. Dans un souci d’éviter des interprétations anachroniques des textes fondateurs du christianisme, il s’agit de mieux comprendre dans quel contexte politique, social et religieux ces textes sont nés, quelle est leur configuration littéraire et leur visée rhétorique et, finalement, quelle est leur vision du monde et de l’être humain dans son rapport au sacré. Cette formation nécessite la connaissance du grec, langue originale des textes néotestamentaires.

Histoire du Christianisme

Faire de l’histoire du christianisme, c’est d’abord faire de l’histoire, avec tout l’apprentissage des méthodes que requiert la discipline. C’est accepter de se décentrer, d’abord de l’époque où l’on vit soi-même, mais aussi de ses réflexes, de sa manière de voir le monde, de ses convictions, afin d’essayer de comprendre comment d’autres ont tenté de traduire l’Évangile, de s’intégrer dans des traditions vivantes, de convaincre, de modifier le monde. Faire de l’histoire du christianisme, c’est acquérir des points de repères susceptibles de permettre une meilleure interprétation du passé et une meilleure évaluation du présent.

Éthique

L’éthique est enseignée dans une perspective philosophique et théologique. Il s’agit de voir comment agir, au niveau personnel et social, de manière bonne ou de manière juste. Cela comprend à la fois une approche générale – étude des fondements, des courants, des auteurs, etc. – et une approche pratique ou « appliquée », qui part des questions concrètes ou s’intéresse à des champs particuliers de l’agir humain – l’euthanasie, l’éthique des affaires, etc. Comme branche de la philosophie, l’éthique est pensée à partir de l’homme qui veut se comprendre lui-même dans ses rapports avec autrui et avec le monde. Dans une perspective théologique, la compréhension de soi et du sens de son agir passe par la prise en compte de la relation à Dieu et à sa volonté. La théologie entre alors en confrontation et en dialogue avec la philosophie et d’autres sciences humaines.

Théologie systématique

La théologie systématique pose la question du sens et de la cohérence de la foi chrétienne aujourd’hui. En dialogue avec l’ensemble des disciplines théologiques, tout particulièrement les sciences bibliques et l’histoire du christianisme, mais aussi avec la philosophie et la culture, la théologie systématique cherche à déterminer à quelles conditions et comment le message judéo-chrétien peut offrir un sens, une orientation dans le contexte spécifique de l’Europe occidentale au début du XXIe siècle. Pour ce faire, la théologie systématique se pose toujours à nouveau la question, ancienne mais en fait toujours nouvelle, de Dieu, de sa manifestation dans l’histoire, et de la foi en quête (une quête jamais a-critique) d’intelligence.

Théologie pratique

Cette discipline examine de façon réflexive et critique les pratiques des Églises, pratiques liées à la transmission et à la communication de l’Évangile dans la société contemporaine. Cette analyse théorique situe la théologie pratique comme une discipline transversale. Elle est en lien avec les sciences bibliques, historiques et systématiques, et elle est également appelée à penser des interactions avec certaines disciplines liées aux sciences humaines, telles que la psychologie, la linguistique ou encore la sociologie.

Histoire des religions

Le programme d’histoire des religions est délivré par l’Unité d’histoire des religions de la Faculté des Lettres. Ce programme met l’accent sur une approche anthropologique, historique et comparatiste des faits religieux. Les enseignements proposés par l’Unité couvrent notamment les champs des religions de l’Égypte ancienne, de la Grèce et de Rome, et offrent une formation à l’histoire des approches et des méthodes. En lien actif avec d’autres départements de la Faculté des Lettres ainsi qu’avec la Faculté de théologie, l’Unité coordonne également des enseignements sur le judaïsme, le christianisme, l’islam, ou encore le bouddhisme et d’autres religions d’Extrême Orient. L’étude de cette discipline permet d’acquérir une formation méthodologique rigoureuse, tout en se spécialisant dans un champ culturel précis.

Philosophie

La philosophie a un rapport étroit avec la théologie: cela peut surprendre, mais le langage de la théologie s’est constitué en s’appuyant sur les concepts philosophiques, et cela tout au long de son histoire. Qu’est-ce que Dieu? Qu’entend-on par liberté? Est-elle compatible avec la foi et la grâce de Dieu? Agir selon une perspective chrétienne, qu’est-ce que cela veut dire? Toutes ces questions, la théologie protestante les a réfléchies dans un rapport étroit aux textes bibliques assurément, mais aussi dans une relation continue avec les œuvres philosophiques. Nous proposons donc de faire connaissance avec les concepts fondamentaux de la philosophie, et d’aborder quelques questions où les deux disciplines sont impliquées.

Psychologie de la religion

La psychologie scientifique est née au milieu du XIXe siècle. Les diverses théories qui la constituent (psycho-affectives, cognitives, comportementalistes, psychosociales, etc.) ne sont pas organisées autour d’un objet d’étude commun; cependant, elles centrent toutes leur attention sur l’individu. L’approche psychologique du champ religieux consiste à éclairer des attitudes, représentations, conduites ou comportements religieux à l’aide de concepts et modèles élaborés par l’un ou l’autre courant de la psychologie.

Sociologie de la religion

La sociologie des religions décrit et explique les phénomènes religieux à partir de théories et méthodes sociologiques. Il s’agit d’abord de se familiariser avec la démarche de la sociologie analytique: comment poser un problème, le théoriser, le transformer en question de recherche, l’analyser empiriquement. Il faut ensuite acquérir des connaissances en histoire de la sociologie des religions (Max Weber, Emile Durkheim ou Georg Simmel). Enfin, on s’initie à la recherche concrète au travers de questions telles que: comment expliquer la forte religiosité aux États-Unis? Quelles sont les raisons du phénomène du «fondamentalisme»? Quels facteurs expliquent l’Islamophobie? La sociologie des religions utilise ainsi des outils sociologiques généraux afin d’éclairer les faits religieux contemporains.