Imprimer cette page

Nouveau Testament

separation line
Brancato

Mme  Lydie  BRANCATO
Assistante en Nouveau Testament
Tel.: 022 379 74 48


separation line

Curriculum Vitae (61 Ko, pdf)

Comment j’en suis arrivée à devenir assistante en Nouveau Testament à la Faculté autonome de théologie protestante de Genève…
La Bible, « je suis tombée dedans quand j’étais toute petite ». Précisons dans quelle Bible : la Bible Segond, éducation pentecôtiste oblige...
Que la Bible puisse devenir ma « profession », je n’y pensais même pas … Les milieux pentecôtistes ne donnaient guère de perspectives pour une femme dans le domaine. Et puis, en plus d’études de piano, je pratiquais assidûment la danse classique, songeant à en faire ma profession.
Mon goût pour les études m’a cependant mené vers une Licence de Lettres Classiques à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV). Pour ma Maîtrise, je choisis de travailler non sur un commentaire, mais - réflexe très protestant - sur un livre biblique de la LXX… Ce fut Judith ! Seulement, je ne l'avais jamais lu, ni lui ni les autres apocryphes...
Me mariant et partant vivre en Belgique, il me fallait une bibliothèque et je fus dirigée vers celle de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve. J’entamai pour le coup une deuxième Licence de Philologie Biblique en Faculté de Théologie catholique à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique) : lire la Bible dans le texte, le rêve ! Mais du pentecôtisme à une faculté de théologie catholique : le grand écart !
J’eus le privilège alors de découvrir de l’intérieur la Chrétienté dans sa belle et riche diversité : la chrétienté catholique, mais aussi arménienne et orthodoxe notamment. Je ne puis passer sous silence la rencontre inoubliable avec un exégète musulman dans le département d’Orientalisme : nous étions mus par la même passion, mais pas du même texte… Je me suis ainsi aperçue, en milieu catholique (!), que j’avais des choses intéressantes à dire sur la Bible, en particulier grâce à l’étude du petit livre apocryphe (!) de Judith qui me faisait découvrir les problèmes passionnants que soulève le judaïsme intertestamentaire. Je n’ai jamais cessé depuis de mener des recherches pointues sur le sujet.
Entre temps, nous avons déménagé en Suisse (1998). Entre temps également, je devins maman de Sarah (1996) et Eva (1999). Je n’ai jamais cessé non plus de m’engager dans l’Eglise Evangélique Réformée du canton de Vaud. En effet, en Belgique déjà, nous avions rejoint des milieux réformés. Le ministère féminin reconnu dans les milieux réformés était comme une reconnaissance de ce que j’étais devenue.
En septembre 2008, j’entamai un Master en théologie achevé en juin 2010 dans le but d’exercer un jour un ministère pastoral. Un mois de remplacement pastoral à Sion l’été 2010 me confirme ma vocation. Mais l’assistanat en Nouveau Testament à la Faculté autonome de théologie protestante de Genève me permet de tenter de créer des liens entre les problèmes calendaires de la période intertestamentaire aperçus dans Judith et la littérature néotestamentaire.
Etudier sans peur de manière la plus rigoureuse et scientifique qui soit, c’est la meilleure façon d’honorer et d’aimer. Pour le NT, cela passe par l’apprentissage du grec, ma langue de prédilection. Je puis témoigner, de par mes remplacements pastoraux, qu’une telle étude exigeante du NT ne laisse jamais indifférent : elle me travaille et me bouscule, permet du lien précieux avec mon interlocuteur et donne du sens.