Publications IRSE
Liste des publications en lien direct avec une activité organisée ou soutenue par l'IRSE
| Ghislain Waterlot (éd.), dossier "De la théologie mystique à la mystique", Revue de théologie et de philosophie, vol. 142, 2010, III-IV undefined ![]() Une transformation profonde a lieu dans le champ de la spiritualité en Europe occidentale du XIVe au XVIIe siècle, que l’on qualifie depuis Michel de Certeau de passage de la théologie mystique à la mystique. Mais ce passage n’est ni linéaire ni simple. « Ce qui se produit n’est pas une substitution de la mystique à la théologie mystique (…) mais bien plutôt une tension constante : la théologie et la mystique (comme expérience) sont comme deux pôles qui se conditionnent et se contaminent l’un l’autre » (p. 209). Si la théologie mystique domine le début de la période, ce n’est pas sans présence immanente de l’expérience mystique à la théologie. À l’inverse si la mystique comme expérience d’un sujet semble s’émanciper à la fin de la période, la théologie mystique ne disparaît pas et revient sans cesse comme instance de théorisation et de délimitation, de contrôle aussi, de l’expérience elle-même. C’est à étudier ces relations complexes que sont consacrés les articles de ce dossier qui traitent de Maître Eckhart, Jean Gerson, Bérulle, François de Sales, Jean-Pierre Camus, Madame Guyon et Leibniz. |
| Dominique de Courcelles et Ghislain Waterlot (éd.), La Mystique face aux guerres mondiales, Paris, PUF, 2010.
![]() La mystique a rarement été étudiée dans sa relation aux guerres mondiales. Sans doute parce qu’on se demande souvent ce qu’il peut y avoir de commun entre la sauvagerie et la haine saisissant des peuples entiers et la relation directe, voire l’union avec un Dieu d’amour. La réponse tombe d’elle-même : apparemment, rien. Mais la réalité n’est-elle pas plus complexe ? N’y a-t-il pas, dans la mystique, des traversées nocturnes qui peuvent voisiner avec l’effroi ? En outre, ces guerres de démesure ne suscitent-elles pas d’autres formes de mystiques que les formes traditionnelles, par exemple des mystiques de la race et du sang ? Mais s’agit-il encore de mystique et que devient ici la mystique ? Rien n’est moins évident. Car les guerres mondiales ont été à l’origine de redéfinitions de la mystique et d’un considérable élargissement de son champ d’application et d’exercice, lui-même problématique. À l’inverse, des formes de mystiques préexistantes ont été sollicitées en vue de comprendre, ou simplement de supporter, ce qui était en train d’arriver. On retrouve donc dans cet ouvrage, parmi beaucoup d’autres, les figures de Bergson, Massignon, Bataille, Thérèse de Lisieux, Teilhard de Chardin, Karl Barth et Franz Rosenzweig, Jünger et Bernanos… |
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Ghislain Waterlot (éd.), Bergson et la religion. Nouvelles perspectives sur Les Deux sources de la morale et de la religion, Paris, PUF, 2008.
![]() S’il est très diffusé et lu lors de sa parution en 1932, le livre intitulé Les Deux Sources de la morale et de la religion est moins commenté et discuté que les précédents ouvrages de Bergson. Comme il ouvrait des perspectives très audacieuses et inattendues à l’époque, la majorité des philosophes, des sociologues ou des théologiens ont été, pour des raisons différentes, soit mal à l’aise, soit hostiles. La situation a changé. C'est donc dans un horizon de nouveau ouvert que cet ouvrage collectif réunit de grands spécialistes de Bergson et de jeunes chercheurs prometteurs. Il compte aussi la présence de plusieurs théologiens, réputés pour leur connaissance du catholicisme, du protestantisme et du judaïsme. Enfin, des philosophes spécialisés dans le champ de la sociologie ont apporté leur contribution. Doté d’une longue introduction qui rappelle les enjeux des Deux Sources, il comprend aussi une bibliographie très complète et détaillée qui constitue un excellent instrument de travail. Centré sur la religion, cet ouvrage interroge pourtant l’ensemble des Deux Sources, car morale et religion ne sont jamais radicalement séparées chez Bergson. Au terme, on s’aperçoit que l’œuvre recèle des perspectives de questionnement très riches et encore peu explorées. Avec d’autres publications toutes récentes, parmi lesquelles on compte l’édition critique des Deux Sources, ce livre est une invitation à reprendre la lecture d’une œuvre philosophique majeure qui a conservé sa fraîcheur et une grande actualité. |
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Marino Pulliero, Une modernité explosive. La revue Die Tat dans les renouveaux religieux, culturels et politiques de l'Allemagne d'avant 1914-1918, Genève, Labor et Fides, 2008. Avec un avant-propos de Pierre Gisel, Christian Indermuhle et Thierry Laus.
![]() Cet ouvrage est consacré à la genèse et à l'essor de la revue allemande Die Tat, dans les années qui précédèrent le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il trouve sa place dans une recherche plus vaste sur la religiosité au début du XXe siècle et sa problématique : sécularisation, crise de la religion historique et recherche de substituts compatibles avec le monde moderne, réveil du besoin religieux dans le climat intellectuel de la fin du XIXe siècle, marqué par la réaction contre la culture dominante du matérialisme et du positivisme. Appuyé sur l'analyse en profondeur des deux moments clés que traverse cette revue typique des renouveaux culturels et politiques de l'èpoque, Marino Pulliero restitue des débats qui ne manqueront pas d'éveiller la curiosité de tous ceux qu'intéressent la relation actuelle entre le religieux et la société, ou le role de la religion dans la cohésion d'une communauté sociale. |
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Pierre Gisel (éd.), Le corps, lieu de ce qui nous arrive, Approches anthropologiques, philosophiques, théologiques, Genève, Labor et Fides, 2008.
![]() Cet ouvrage fait suite au troisième cycle CUSO en systématique, co-organisé par l'IRSE durant le semestre de printemps 2007 au Centre de Crêt-Bérard. Le corps est un révélateur de notre rapport à la vie, la mort, la santé, la religion, la technique Dans cet ouvrage réunissant théologiens et philosophes, le corps contemporain est pensé par rapport à ce qui l’excède, ce qui le met en scène, ce qui le reprend, ce qui le transforme aujourd’hui. Dans une première partie, l’ouvrage propose des éclairages sur le corps à partir de ce qui met en question sa vision strictement rationnelle. Puis, trois auteurs évoquent les différentes manières dont la Bible, la philosophie et la littérature contemporaine mettent en scène les corps. Dans une troisième partie, sont abordées des questions plus spécifiquement reliées à la tradition catholique, au christianisme primitif et à la pratique de l’ascèse. Enfin, quatre contributions explorent le défi posé par la déréalisation du corps dans nos sociétés d’aujourd’hui, avec, pour clore l’ensemble, une réflexion sur le dualisme qui traverse le questionnement sur le corps. |
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Alberto Bondolfi, Denis Müller et Simone Romagnoli (dir) Dietrich Bonhoeffer - Autonomie, suivance et responsabilité, Paris, Cerf, Août 2007.
![]() Cet ouvrage fait suite au colloque de l'ATEM organisé au Louverain, du 30 août au 3 septembre 2006 en étroite collaboration avec l'IRSE. Théologien protestant, pionnier de l'œcuménisme, résistant au nazisme, conspirateur, témoin et martyr, Dietrich Bonhoeffer (1906-1945) fait partie des acteurs et des penseurs essentiels du XXe siècle. Dans « Le Prix de la grâce » (1937), il trace devant ses étudiants de l'Église confessante la voie d'une suivance (« Nachfolge ») qui fait du disciple du Christ, dans le texte biblique et dans la vie, un être d'écoute et d'obéissance critique. L'« Éthique » (1940-1945), inachevée, rend compte des raisons théologiques d'une action responsable dans le monde. L'avant-dernier, s'il n'est jamais ultime, est toujours crucial, face aux réalités dernières. La foi et l'éthique peuvent conduire à la désobéissance politique, par-delà les compromis frileux et les radicalismes exaltés. « Résistance et soumission » (lettres de prison posthumes), enfin, dit l'engagement et la lucidité du penseur devant les limites d'un langage religieux inadapté au monde moderne. Quel sera le rôle de la pensée et de la croyance dans un monde devenu majeur, mais dont les cataclysmes ne cessent de questionner l'autonomie, la responsabilité et l'accueil d'une vraie transcendance, au cœur même de la vie ? Par ses points forts et par ses failles, Dietrich Bonhoeffer nous ouvre des pistes surprenantes pour des lendemains de grâce et de gravité. |
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Denis Müller, Michael Sherwin OP, Nathalie Maillard, Craig Steven Titus, er, Michael Sherwin OP, Nathalie Maillard, Craig Steven Titus, Sujet moral et communauté, (Etudes d'éthique chrétienne NS 4), Fribourg : Academic Press Fribourg, 2007. Cet ouvrage fait suite au troisième cycle CUSO en éthique qui s'est déroulé de janvier à juin 2006.
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