Publications IRSE

Liste des publications en lien direct avec une activité organisée ou soutenue par l'IRSE.

Christophe Chalamet et Hans-Christoph Askani (éds.), La sagesse et la folie de Dieu. Lectures exégétiques et théologiques de 1 Corinthiens 1–2, Les Editions Labor et Fides , 2016.

La sagesse et la folie de Dieu

Les chapitres 1–2 de la 1re épître aux Corinthiens ont joué un rôle majeur dans l’histoire de la théologie chrétienne. Paul y interprète l’événement central de la foi chrétienne, parlant de la sagesse et de la folie de Dieu qui s’expriment à travers la « parole de la croix ». Cet ouvrage réunit des exégètes, des historiens, des philosophes et des théologiens internationaux parmi les plus renommés de leur branche, afin de mieux comprendre le texte de Paul, sa réception au fil des siècles et les orientations que recèlent encore aujourd’hui les paradoxes non seulement de la faiblesse divine plus forte que la force humaine, mais aussi de la folie de Dieu plus sage que la sagesse humaine.

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Christophe Chalamet, Hans-Christoph Askani (éds.), The Wisdom and Foolishness of God. First Corinthians 1-2 in Theological Exploration, Minneapolis, Fortress Press, 2015.

The Wisdom and Foolishness of God: First Corinthians 1-2 in Theological ExplorationLes deux premiers chapitres de l’épître de Paul aux chrétiens de Corinthe (années 50 du 1er siècle) ont joué un rôle important dans l’histoire de la théologie chrétienne. Paul y interprète l’événement central du christianisme, à savoir la crucifixion de Jésus. Selon l’apôtre, la «parole de la croix», qui est « folie » pour certains et « scandale » pour d’autres, conduit à un renversement de nos manières de penser. Au long de deux millénaires, la théologie a souvent médité ces passages pour nourrir sa réflexion. Plusieurs questions centrales émergent du texte de Paul, concernant le sens d’un Messie crucifié, la puissance et la faiblesse de Dieu.

Cet ouvrage, qui réunit des contributions exégétiques, historiques, philosophiques et théologiques présentées lors d’un colloque international organisé par la Faculté de théologie de l’Université de Genève (23-24 mai 2013), explore le texte de Paul, sa réception et les manières dont il peut nourrir, aujourd’hui encore, la réflexion théologique.

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Pierre Gisel et Jean-Pierre Thévenaz (éds), Penser sans absolu, Revue de théologie et de philosophie, n°146, 201/III_IV

Revue de Theologie et de Philosophie, n°146, 2014/III-IVCe numéro de la Revue de théologie et de philosophie (n°146, 2014/III-IV), édité par Pierre Gisel et Jean-Pierre Thévenaz, commémore le centenaire de la naissance de Pierre Thévenaz. Il contient deux parties: les textes de la «Journée Pierre Thévenaz», intitulée «Penser sans absolu», qui eut lieu à Paris au Fonds Ricoeur le 1er décembre 2014, et dix textes de Pierre Thévenaz, rédigés entre 1943 et sa mort en 1955, inédits ou parus dans des revues ou journaux difficiles d'accès.

Ami et contemporain de Paul Ricoeur, Pierre Thévenaz fut une figure importante de la philosophie francophone proche du protestantisme jusqu'à son décès, à l'âge de 42 ans, en 1955, atteint par un cancer foudroyant. Il se trouvait alors à la tête de l'équipe de rédaction de la Revue de Théologie et de Philosophie, avec Gabriel Widmer et Pierre Bonnard notamment.

Sommaire du n°146, 2014/III-IV

Hans-Christoph Askani (éds.), Réflexions sur la tentation, Revue de théologie et de philosophie, n°146, 2014

Revue de Théologie et de Philosophie, vol. 146 / 2014_IICe numéro de la Revue de théologie et de philosophie (n°146, 2014) reprend les textes du Colloque international "Ne nous soumets pas à la tentation" organisé par l'IRSE le vendredi 8 avril 2011.

L’enjeu était de clarifier le terme de «tentation» et son rapport avec la volonté de Dieu. Dieu veut-il tenter l’homme, ou une telle idée contredit-elle la bonté de Dieu? La volonté divine est-elle partagée entre volonté de tenter et volonté d’épargner, suite à la prière? La tentation vient-elle de l’homme – de sa nature, de son désir, de son inconscient ou de sa volonté – ou vient-elle de Dieu? La tentation renvoie-t-elle à la sexualité, à la soif de pouvoir, à l’appétit de l’argent, comme la tradition l’a souvent compris, ou à autre chose?

Pierre Gisel et Bernard Rordorf (éds.), Revue de théologie et de philosophie, n°145, 2013

Revue de Théologie et de PhilosophieCe numéro de la Revue de théologie et de philosophie (n°145, 2013) reprend les textes d'une journée d'études organisée par Pierre Gisel et Bernard Rordorf le vendredi 25 octobre 2013 pour le compte de l'IRSE. Il s'agissait de "Relire Gabriel Widmer", à l'enseigne de "Dette et reconnaissance", suite au décès de Gabriel Widmer (6 janvier 1923 - 23 janvier 2013), qui fut professeur de théologie systématique à la Faculté de théologie de l'Université de Genève de 1960 à sa retraite en 1988, doyen de 1970 à 1975. Gabriel Widmer a marqué la vie de la Faculté de théologie ainsi que l'Église protestante de Genève. Figure forte de la théologie réformée en Suisse romande, actif en théologie comme en philosophie, il fut longtemps membre de la Rédaction de la Revue de théologie et de philosophie (1951-1976) et présida son Comité général (1987-1996).

Nadia Yala Kisukidi, Négritude et philosophie, 2014/4, Rue Descartes, n°83, Revue du Collège international et philosophie

Kisukidi_publication_Negritude_Philosophie_2015.jpgDescription

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Anthony Feneuil et Yann Schmitt (éds.), dossier "L'incroyance religieuse", ThéoRèmes, vol. 5, 2013.

L'incroyance religieuse

Actes de la journée d'étude de l'IRSE "L'incroyance religieuse" (2013).

L'intention de ce dossier, issu pour une part des travaux d’une journée d’étude organisée à Genève en juin 2012, est d’assumer le brouillage de la distinction entre croyance et incroyance, et d’en explorer les fécondités, à partir d’une étude de l’incroyance considérée non comme l’autre de la religion, mais comme l’un de ses moments structurants. L'incroyance est étudiée du point de vue historique, philosophique et anthropologique dans plusieurs traditions religieuses.

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Yala Kisukidi et Xavier Gravend-Tirole (éds.), dossier "Christianisme et condition postcoloniale", ThéoRèmes, vol. 4, 2013.

Christianisme et condition postcoloniale

La constitution du dossier «Christianisme et condition postcoloniale» découle d’un événement organisé à l’Université de Genève en 2012, «La théologie au prisme des études postcoloniales», né d’un constat circonstancié: celui d’une relative absence des études postcoloniales dans le champ pluridisciplinaire de l’organisation des facultés de théologie (sciences bibliques, histoire du christianisme, éthique théologique/philosophique, systématique…) en Suisse romande. L’enjeu fut de s’arrêter sur un noyau de disciplines, afférent à la théologie, et de les mettre à l’épreuve d’un ensemble de questionnements identifiés comme appartenant au champ des études postcoloniales.

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Denis Müller et Ghislain Waterlot (éds.), Faire face à la crise, Collection «Revue d'éthique et de théologie morale», 2013.

Faire face à la crise

«La mort de la chrétienté en tant que phénomène socio-culturel dominant peut être l’occasion, pour une communauté de foi numériquement minoritaire, de regagner en densité ce qu’elle aurait perdu en extension. Il dépend des membres de cette communauté qu’il en soit ainsi.» (Paul Ricœur)

Problématiser et affronter la crise: une chance pour la pensée et pour l’action? Nous sommes confrontés à une crise protéiforme: tout à la fois politique, économique, écologique, philosophique, théologique et plus largement crise de civilisation...

La notion même de crise comporte des niveaux de signification et d’interprétation très divers qui conduisent non pas à la paralysie mais à la stimulation de la pensée et de l’activité humaines contre les routines porteuses de répétition stérile et finalement de la torpeur. L’origine médicale et plus particulièrement clinique du concept, fortement relevée dans plusieurs contributions de cet ouvrage collectif, tend à concentrer le regard sur le corps même de la personne, du groupe ou de la société dont on suppose, affirme ou prétend qu’elle serait «en crise»; ainsi se manifeste la singularité événementielle de la «krisis». D’autre part, les liens entre l’événement de la crise et la nécessité d’une réflexion et d’une reprise critiques ont également fait l’objet d’observations et de remarques, qui nous paraissent pouvoir conduire à l’idée que l’usage du vocabulaire de la crise, loin de nourrir une ambiance délétère de dénigrement ou de résignation, porte plutôt à relancer et à vivifier une herméneutique différenciée et responsable des secousses, des mises en question et des éventuelles ruptures qui caractérisent la situation actuelle de nos sociétés et de nos modes théoriques et pratiques d’en rendre compte. Comme le montrent plusieurs contributions de cet ouvrage, la réflexivité suscitée et nécessitée par la «krisis» touche, concerne et féconde tout autant l’éthique théologique que la théologie elle-même.

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Ghislain Waterlot et Anthony Feneuil (éds.), dossier "Les renouveaux analytiques de la philosophie de la religion en question", ThéoRèmes, vol. 2, 2012.

Renouveaux analytiques en philosophie de la religion. Problèmes et enjeux

Actes du colloque de l'IRSE "Renouveaux analytiques en philosophie de la religion. Problèmes et enjeux" (2010).

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Au point de départ de ce dossier, un étonnement. L’étonnement devant la reprise depuis déjà plusieurs décennies dans le monde anglo-saxon, mais plus récemment encore en francophonie, de questions qui semblaient ne plus pouvoir être posées en philosophie, et surtout dont il semblait acquis que l’argumentation à leur propos était devenue inutile: Dieu existe-t-il? quelle est sa nature? est-il créateur? quel est le rapport de sa liberté avec la nôtre? etc.
Ce dossier constitue à la fois une mise en perspective de l’ensemble de la tradition analytique à partir de ses développements récents en philosophie de la religion, une réflexion des plus éminents représentants de cette nouvelle philosophie de la religion sur leur propre position dans cette tradition et dans l’histoire de la philosophie, et une mise en regard critique de quelques-uns de ses présupposés ou de ses réalisations.

Anthony Feneuil (éd.), L’expérience religieuse : approches empiriques, enjeux philosophiques, Paris, Beauchesne, 2012.

L’expérience religieuse : approches empiriques, enjeux philosophiques

Ce livre constitue la proposition d’une philosophie des sciences des religions. Cela doit s’entendre en deux sens. D’abord au sens d’une épistémologie des sciences des religions: quels sont les problèmes de méthode, de définition des concepts scientifiques qui se  posent spécifiquement pour l’étude des religions, et cela dans les différents champs disciplinaires? Ensuite, au sens d’une philosophie de la religion: comment le développement des sciences des religions influe-t-il sur les théories philosophiques de la religion?
Ces deux aspects indissociables sont traités dans un dialogue interdisciplinaire. Philosophes, historiens, sociologues, théologiens ou encore spécialistes de sciences cognitives dialoguent et confrontent leurs conceptions de l’expérience religieuse, pour introduire aux différentes approches de la religion par l’expérience. Il s’agit de faire émerger des problèmes transversaux: comment aborder scientifiquement l’expérience religieuse sans en perdre l’épaisseur propre? Peut-on en rendre compte sans la justifier ou la réduire?
Au centre de la recherche du livre est développée l’idée que la religion, comme objet de sciences empiriques, oblige à une réflexion philosophique approfondie sur l’idée même d’approche empirique, c’est-à-dire sur le concept d’expérience.

Hans-Christoph Askani, Carlos Mendoza, Denis Müller, Dimitri Andronicos (éd.), Où est la vérité ? La théologie aux défis de la Radical Orthodoxy et de la déconstruction, Genève, Labor et Fides, 2012.

Où est la vérité ? La théologie aux défis de la Radical Orthodoxy et de la déconstruction

Le débat théologique est traversé aujourd’hui par deux dynamiques a priori antagonistes: celle imprimée par les nouveaux apôtres d’une orthodoxie chrétienne combattant le rationalisme pour en relativiser la prétendue toute-puissance en matière religieuse, et celle issue des philosophies de la déconstruction avec lesquelles certains théologiens s’accordent pour l’appliquer radicalement aux traditions chrétiennes. Cet ouvrage collectif rassemblant quinze théologiens et philosophes se prononce sur ces deux dynamiques avec, pour certains, des propositions dessinant une troisième voie. Un texte de l’un des fondateurs de la Radical Orthodoxy, John Milbank, offre une vision de première main de ce mouvement qui combine dans une formule inédite un fort conservatisme doctrinal à un progressisme social incontestable. Globalement, ces débats portent sur la vérité en régime théologique. Est-il légitime de poser aujourd’hui la question en ces termes? Comment mieux articuler théologie et philosophie, sans rien céder des exigences de la première, tout en participant de manière compréhensible et percutante aux débats intellectuels et culturels de l’heure?

Ghislain Waterlot (éd.), dossier "De la théologie mystique à la mystique", Revue de théologie et de philosophie, vol. 142, 2010, III-IV.

De la théologie mystique à la mystique

Une transformation profonde a lieu dans le champ de la spiritualité en Europe occidentale du XIVe au XVIIe siècle, que l’on qualifie depuis Michel de Certeau de passage de la théologie mystique à la mystique. Mais ce passage n’est ni linéaire ni simple. «Ce qui se produit n’est pas une substitution de la mystique à la théologie mystique (…) mais bien plutôt une tension constante: la théologie et la mystique (comme expérience) sont comme deux pôles qui se conditionnent et se contaminent l’un l’autre» (p. 209). Si la théologie mystique domine le début de la période, ce n’est pas sans présence immanente de l’expérience mystique à la théologie. À l’inverse si la mystique comme expérience d’un sujet semble s’émanciper à la fin de la période, la théologie mystique ne disparaît pas et revient sans cesse comme instance de théorisation et de délimitation, de contrôle aussi, de l’expérience elle-même. C’est à étudier ces relations complexes que sont consacrés les articles de ce dossier qui traitent de Maître Eckhart, Jean Gerson, Bérulle, François de Sales, Jean-Pierre Camus, Madame Guyon et Leibniz.

Dominique de Courcelles et Ghislain Waterlot (éd.), La Mystique face aux guerres mondiales, Paris, PUF, 2010.

La Mystique face aux guerres mondiales

La mystique a rarement été étudiée dans sa relation aux guerres mondiales. Sans doute parce qu’on se demande souvent ce qu’il peut y avoir de commun entre la sauvagerie et la haine saisissant des peuples entiers et la relation directe, voire l’union avec un Dieu d’amour. La réponse tombe d’elle-même: apparemment, rien. Mais la réalité n’est-elle pas plus complexe? N’y a-t-il pas, dans la mystique, des traversées nocturnes qui peuvent voisiner avec l’effroi? En outre, ces guerres de démesure ne suscitent-elles pas d’autres formes de mystiques que les formes traditionnelles, par exemple des mystiques de la race et du sang? Mais s’agit-il encore de mystique et que devient ici la mystique? Rien n’est moins évident. Car les guerres mondiales ont été à l’origine de redéfinitions de la mystique et d’un considérable élargissement de son champ d’application et d’exercice, lui-même problématique. À l’inverse, des formes de mystiques préexistantes ont été sollicitées en vue de comprendre, ou simplement de supporter, ce qui était en train d’arriver. On retrouve donc dans cet ouvrage, parmi beaucoup d’autres, les figures de Bergson, Massignon, Bataille, Thérèse de Lisieux, Teilhard de Chardin, Karl Barth et Franz Rosenzweig, Jünger et Bernanos…

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Ghislain Waterlot (éd.), Bergson et la religion. Nouvelles perspectives sur Les Deux sources de la morale et de la religion, Paris, PUF, 2008.

Bergson et la religion

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S’il est très diffusé et lu lors de sa parution en 1932, le livre intitulé Les Deux Sources de la morale et de la religion est moins commenté et discuté que les précédents ouvrages de Bergson. Comme il ouvrait des perspectives très audacieuses et inattendues à l’époque, la majorité des philosophes, des sociologues ou des théologiens ont été, pour des raisons différentes, soit mal à l’aise, soit hostiles. La situation a changé. C'est donc dans un horizon de nouveau ouvert que cet ouvrage collectif réunit de grands spécialistes de Bergson et de jeunes chercheurs prometteurs. Il compte aussi la présence de plusieurs théologiens, réputés pour leur connaissance du catholicisme, du protestantisme et du judaïsme. Enfin, des philosophes spécialisés dans le champ de la sociologie ont apporté leur contribution.

Doté d’une longue introduction qui rappelle les enjeux des Deux Sources, il comprend aussi une bibliographie très complète et détaillée qui constitue un excellent instrument de travail. Centré sur la religion, cet ouvrage interroge pourtant l’ensemble des Deux Sources, car morale et religion ne sont jamais radicalement séparées chez Bergson. Au terme, on s’aperçoit que l’œuvre recèle des perspectives de questionnement très riches et encore peu explorées. Avec d’autres publications toutes récentes, parmi lesquelles on compte l’édition critique des Deux Sources, ce livre est une invitation à reprendre la lecture d’une œuvre philosophique majeure qui a conservé sa fraîcheur et une grande actualité.

Marino Pulliero, Une modernité explosive. La revue Die Tat dans les renouveaux religieux, culturels et politiques de l'Allemagne d'avant 1914-1918, Genève, Labor et Fides, 2008. Avec un avant-propos de Pierre Gisel, Christian Indermuhle et Thierry Laus.

Une modernité explosive. La revue Die Tat dans les renouveaux religieux, culturels et politiques de l'Allemagne d'avant 1914-1918

Cet ouvrage est consacré à la genèse et à l'essor de la revue allemande Die Tat, dans les années qui précédèrent le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il trouve sa place dans une recherche plus vaste sur la religiosité au début du XXe siècle et sa problématique: sécularisation, crise de la religion historique et recherche de substituts compatibles avec le monde moderne, réveil du besoin religieux dans le climat intellectuel de la fin du XIXe siècle, marqué par la réaction contre la culture dominante du matérialisme et du positivisme. Appuyé sur l'analyse en profondeur des deux moments clés que traverse cette revue typique des renouveaux culturels et politiques de l'èpoque, Marino Pulliero restitue des débats qui ne manqueront pas d'éveiller la curiosité de tous ceux qu'intéressent la relation actuelle entre le religieux et la société, ou le role de la religion dans la cohésion d'une communauté sociale.

Pierre Gisel (éd.), Le corps, lieu de ce qui nous arrive, Approches anthropologiques, philosophiques, théologiques, Genève, Labor et Fides, 2008.

Le corps, lieu de ce qui nous arrive, Approches anthropologiques, philosophiques, théologiques

Cet ouvrage fait suite au troisième cycle CUSO en systématique, co-organisé par l'IRSE durant le semestre de printemps 2007 au Centre de Crêt-Bérard.

Le corps est un révélateur de notre rapport à la vie, la mort, la santé, la religion, la technique Dans cet ouvrage réunissant théologiens et philosophes, le corps contemporain est pensé par rapport à ce qui l’excède, ce qui le met en scène, ce qui le reprend, ce qui le transforme aujourd’hui. Dans une première partie, l’ouvrage propose des éclairages sur le corps à partir de ce qui met en question sa vision strictement rationnelle. Puis, trois auteurs évoquent les différentes manières dont la Bible, la philosophie et la littérature contemporaine mettent en scène les corps. Dans une troisième partie, sont abordées des questions plus spécifiquement reliées à la tradition catholique, au christianisme primitif et à la pratique de l’ascèse. Enfin, quatre contributions explorent le défi posé par la déréalisation du corps dans nos sociétés d’aujourd’hui, avec, pour clore l’ensemble, une réflexion sur le dualisme qui traverse le questionnement sur le corps.

Alberto Bondolfi, Denis Müller et Simone Romagnoli (dir) Dietrich Bonhoeffer - Autonomie, suivance et responsabilité, Paris, Cerf, Août 2007.

Dietrich Bonhoeffer - Autonomie, suivance et responsabilité

Cet ouvrage fait suite au colloque de l'ATEM organisé au Louverain, du 30 août au 3 septembre 2006 en étroite collaboration avec l'IRSE.

Théologien protestant, pionnier de l'œcuménisme, résistant au nazisme, conspirateur, témoin et martyr, Dietrich Bonhoeffer (1906-1945) fait partie des acteurs et des penseurs essentiels du XXe siècle. Dans «Le Prix de la grâce» (1937), il trace devant ses étudiants de l'Église confessante la voie d'une suivance («Nachfolge») qui fait du disciple du Christ, dans le texte biblique et dans la vie, un être d'écoute et d'obéissance critique. L'«Éthique» (1940-1945), inachevée, rend compte des raisons théologiques d'une action responsable dans le monde. L'avant-dernier, s'il n'est jamais ultime, est toujours crucial, face aux réalités dernières. La foi et l'éthique peuvent conduire à la désobéissance politique, par-delà les compromis frileux et les radicalismes exaltés. «Résistance et soumission» (lettres de prison posthumes), enfin, dit l'engagement et la lucidité du penseur devant les limites d'un langage religieux inadapté au monde moderne. Quel sera le rôle de la pensée et de la croyance dans un monde devenu majeur, mais dont les cataclysmes ne cessent de questionner l'autonomie, la responsabilité et l'accueil d'une vraie transcendance, au cœur même de la vie? Par ses points forts et par ses failles, Dietrich Bonhoeffer nous ouvre des pistes surprenantes pour des lendemains de grâce et de gravité.

Denis Müller, Michael Sherwin OP, Nathalie Maillard, Craig Steven Titus, er, Michael Sherwin OP, Nathalie Maillard, Craig Steven Titus, Sujet moral et communauté, (Etudes d'éthique chrétienne NS 4), Fribourg : Academic Press Fribourg, 2007.

Cet ouvrage fait suite au troisième cycle CUSO en éthique qui s'est déroulé de janvier à juin 2006.

Sujet moral et communauté

Ce volume explore et questionne les liens entre la constitution du sujet moral et son appartenance à une communauté, termes qui s’articulent eux-mêmes de manière différenciée par rapport aux notions théologiques, philosophiques et politiques. Les auteurs étudient la place de la communauté dans la constitution du sujet moral. Une question centrale est de savoir si le sujet moral préexiste à la communauté ou s’il lui est postérieur, au sens où seul l’existence d’une communauté le rend possible comme tel. Ce volume traite cette question eCet ouvrage est consacré à la genèse et à l'essor de la revue allemande Die Tat, dans les années qui précédèrent le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il trouve sa place dans une recherche plus vaste sur la religiosité au début du XXen faisant appel aux thèmes suivants: Communauté et société civile, églises et état laïque, fondement des valeurs morales et responsabilité, vertus et développement morale, identité personnelle et vie politique.