Projets financés
Projets financés en 2012
Projets financés en 2011
Projets financés en 2010
Projets financés en 2009
Projets financés en 2012

Le Prof. Eric Bakker (avec Alexey Shvarev à sa droite) a inventé un senseur de ions électrochimique très avantageux. Il permet de mesurer précisément la concentration de ions en solution (Calcium, Potassium, Sodium, etc) par la méthode coulometrique par contrôle du potentiel. La méthode mesure les concentrations ioniques en continu par extraction à travers une membrane sélective et ne nécessite que de très petits volumes de solution. Les perspectives d’application de la méthode sont multiples et touchent non seulement les instruments de laboratoire mais aussi des instruments portables utilisables sur le terrain. Le subside INNOGAP de CHF 29'575 permettra de produire un prototype du modèle « portable ».

Denis Kiselev, chercheur au département de physique appliquée a inventé un efficace détecteur d’aérosols. Il fonctionne avec des lasers qui stimulent la diffusion lumineuse et la fluorescence des particules d’aérosols qui traversent le détecteur. La signature fluorescente est résolue spectralement par un photomultiplicateur à 32 canaux. Ce détecteur permettra de caractériser la taille, la forme et la composition des particules uniques d'aérosols. Les applications comprennent la détection en temps réel de pollens (allergies), la détection de pathogènes (santé, sanitaire) ou encore la détection substances chimiques ou biologiques (sécurité, terrorisme) de taille macroscopique. Le subside INNOGAP de CHF 25'000 permettra de fabriquer le premier prototype pour les mesures hors laboratoire.

Monsieur Armand et Yoshimasa Sagawa, à sa droite, ont inventé un nouveau système de propulsion pour chaise roulante. Si la méthode fonctionne, les handicapés pourront se déplacer plus confortablement et à moindre effort. Le subside INNOGAP de CHF 15'000 permettra de réaliser une preuve du concept.

Prof. Farhad Hafezi (à droite) du département des neurosciences cliniques et chef de service d’ophtalmologie des HUG et le Dr. Olivier Richoz ont inventé un nouveau dispositif médical pour traiter des maladies et les infections de la cornée. Le dispositif a pour fonction de photoactiver la riboflavin et générer des radicaux libres. Les radicaux libres permettent d’augmenter la rigidité de la cornée en induisant le « crosslinking » du collagène et d’éliminer les agents infectieux. Le subside INNOGAP de CHF 30'000 permettra de fabriquer un prototype avec un marquage CE pour initier des tests précliniques.
Projets financés en 2011

L'invention des Professeurs Piguet et Hauser décrit un nouveau complexe moléculaire métallique qui est capable de convertir la lumière infra-rouge en lumière visible. Cette propriété unique au monde au niveau moléculaire a un fort potentiel pour la bio-imagerie ou encore pour les cellules photo-voltaïques.

Le groupe du Prof. Yann Seimbille a pour projet de fabriquer un appareillage miniaturisé en utilisant des microchips stériles et jetables pour marquer des molécules biologiques avec divers radioisotopes. Cet appareil aura pour avantage de réduire le temps des synthèses des radiopharmaceutiques et les produire à des quantités plus adaptées pour des utilisations précliniques et cliniques.

Les chercheurs ont identifié une nouvelle cible cellulaire pour laquelle l'Université de Genève a déposé une demande de brevet. Cette cible pourrait permettre le développement de nouveaux ou meilleurs traitements contre le cancer. Suite à d'encourageantes évaluations in-vitro, les chercheurs évalueront différentes formulations de traitement en utilisant un modèle in-vivo de tumeur cérébrale humaine sur des souris. Les données in-vivo seront primordiales pour susciter l'intérêt de l'industrie pharmaceutique dans le but de développer un produit thérapeutique.

Un nouveau vecteur pour l’immunothérapie contre le cancer (Dr. Madiha Derouazi, Dr. Paul Walker, Prof. Pierre-Yves Dietrich)
Pour qu’une immunothérapie contre le cancer soit efficace, il faut que l’antigène tumoral soit présenté aux cellules T cytotoxiques et aux cellules T auxiliaires : les cellules T cytotoxiques vont tuer les cellules cancéreuses, et les cellules T auxiliaires vont les aider à y parvenir.
Dr. Madiha Derouazi, Dr. Paul Walker et Prof. Pierre-Yves Dietrich ont développé un nouveau vecteur de vaccination – un fragment de la protéine ZEBRA du virus Epstein-Barr - qui permet une présentation simultanée de plusieurs antigènes aux cellules T cytotoxiques et auxiliaires, ce qui le rendrait particulièrement utile pour l’immunothérapie contre le cancer.
L’équipe va utiliser le financement INNOGAP pour avancer vers une preuve de concept chez l’animal, à savoir démontrer que des antigènes introduits grâce au vecteur ZEBRA peuvent induire une réponse immune multi-épitopique et réduire la taille de tumeurs dans la souris. Une fois cette étape franchie, l’équipe envisage de créer une entreprise qui se baserait sur cette technologie pour développer des vaccins contre le cancer.

Un nouvel agent antibactérien (Dr. Sara Deakin, Prof. Richard James)
Pseudomonas aeruginosa et d’autres bactéries à Gram négatif causent des infections nosocomiales, en particulier chez des patients qui ont des problèmes respiratoires (par exemple des patients ventilés) and chez les grands brûlés. Pour qu’une infection à Pseudomonas chronique devienne virulente, c'est-à-dire dangereuse pour le patient, des bactéries individuelles doivent communiquer entre elles par un mécanisme connu sous le nom de « quorum sensing ».
Dr. Sara Deakin et Prof. Richard James ont conçu un agent qui pourrait inhiber le quorum sensing et empêcher les bactéries de devenir virulentes.
Le financement INNOGAP sera utile pour mettre au point la production du composé et étudier sa capacité à inhiber le quorum sensing dans un modèle d’infection bactérienne.

Nouvelle approche dans l'administration de médicaments pour le traitement des cancers de la région tête/cou (Dr. Tais Gratieri, Dr. Yogeshvar Kalia)
Ce projet propose une nouvelle approche pour la délivrance ciblée de médicaments anticancéreux aux tumeurs localisées dans la région tête/cou. Actuellement, lors de traitement de telles tumeurs, les médicaments sont généralement administrés de manière systémique.
L'administration locale développée par le groupe du Dr. Kalia offre l'opportunité de délivrer de hautes concentrations de médicaments directement au site de la tumeur à des doses moindres permettant ainsi des effets thérapeutiques améliorés et des effets indésirables réduits sur d'autres tissus.
Projets financés en 2010
Nouvelle méthode pour la réalisation du processus de PEGylation (Prof. Gerrit Borchard)
La PEGylation est une méthode qui modifie des molécules, notamment des composés thérapeutiques, par l'attachement covalent de chaînes de poly (éthylène-glycol), dites PEG. Ce processus permet d’améliorer le profil pharmacocinétique, toxicologique et immunologique de ces composés. Cette méthode est aujourd’hui largement reconnue et utilisée par les entreprises pharmaceutiques.
Au travers du subside UNIGAP d’un montant de 25’500CHF qui leur a été octroyé, Le Professeur Gerrit Borchard et son équipe souhaitent développer de nouvelles méthodes afin de réaliser le processus de PEGylation de manière non-covalente, ce qui signifie que des molécules peuvent être PEGylées sans modification chimique et sans changements concomitants des caractéristiques chimiques et thérapeutiques de la molécule.
Une telle méthode pourrait améliorer la performance ainsi que les coûts de production de ces composés thérapeutiques.
Développement d’un interface cerveau-machine low-cost (Dr Sara Gonzalez Andino et Dr Rolando Grave de Peralta)
Les deux chercheurs de la faculté de médecine et leur équipe ont développé un interface cerveau-machine qui permet au cerveau de communiquer directement avec le monde extérieur sans passer par les muscles ou les nerfs. Cette technologie serait particulièrement utile pour les malades à motricité limitée. Elle permettrait notamment de piloter une chaise roulante, d’activer des télécommandes ou de téléphoner.
Vu les performances de la technologie en termes de vitesse, de fiabilité et de temps d’apprentissage, elle offre aussi de belle perspectives dans d’autres domaines comme la réalité augmentée. Le subside UNIGAP de CHF 7'000 complétera le budget disponible et permettra à HES-Arc et aux HUG de développer de manière collaborative un casque EEG « low cost » qui pourra s’appliquer à plusieurs domaines.
Le principe de fonctionnement est que lorsque les yeux se focalisent sur une surface d’écran (carré de 5cm par 5cm par exemple) oscillant à une certaine fréquence, c’est une partie spécifique du cerveau qui s’active à la même fréquence. On mesure cette activation avec des électrodes placées sur la tête (casque EEG) ; des commandes peuvent en être déduites.
Nouveaux microbicides contre le virus du Sida (Prof. Jeremy Luban)
Chaque année, des millions de personnes sont infectées par le virus du Sida dont la grande majorité vit dans les pays en voie de développement. Pour de nombreuses raisons, peu de femmes sont protégés par l’utilisation des préservatifs dans ces pays.
Des études cliniques récentes ont démontré que les microbicides applicables sur les muqueuses génitales sont un moyen efficace pour protéger les femmes contre le virus du Sida.
Le groupe du Prof. Jeremy Luban a découvert que des substances biologiques fabriquées à un faible coût inhibent fortement les infections des lymplocytes par le Sida. Ces substances pourraient être utilisées seules ou en combinaison avec d’autres molécules anti-Sida pour constituer un nouveau microbicide.
Les expériences proposées avec le subside UNIGAP de CHF 30'000 ont pour objectifs de confirmer l’efficacité et la spécificité de l’inhibition des substances biologiques in vitro en utilisant des souches primaires de virus (non de laboratoire) et les cellules cibles humaines du virus (lymphocytes, macrophages et dendrites).
Développement thérapeutique contre le syndrome métabolique (Prof. Françoise Jeanrenaud-Rohner)
Le syndrome métabolique, dont près d’un quart de la population adulte souffre, est défini par une coïncidence de plusieurs facteurs de risques tels que glucose élevé, obésité abdominale, cholestérol élevé et pression sanguine élevée. Pour beaucoup de patients, le syndrome métabolique progresse vers des maladies graves comme le diabète de type 2 ou des maladies cardiovasculaires.
Actuellement, chaque facteur de risque doit être traité individuellement, ce qui force les patients à prendre beaucoup de pilules. A cause de la charge qui en résulte pour l’organisme, et du fait que certains de ces traitements peuvent interférer entre eux, le plus souvent seulement une partie des facteurs de risque peut être traitée pour un patient donné.
Le groupe du Prof. Françoise Jeanrenaud a découvert qu’une hormone endogène, l’ocytocine, a un effet bénéfique sur tous les aspects liés au syndrome métabolique. Un médicament à base d’ocytocine pourrait ainsi traiter de manière idéale le syndrome métabolique et éviter qu’il ne progresse vers des maladies grave. Toutefois, l’ocytocine a une durée de vie très courte dans la circulation et n’existe qu’en formulation injectable, ce qui rend son administration chronique peu attractive. Un subside UNIGAP a été octroyé au groupe du Prof. Jeanrenaud pour tester dans un modèle animal du syndrome métabolique l’activité d’analogues plus stables de l’ocytocine qui pourraient être administrés sous forme de spray ou par voie orale.
Développement d'inhibiteurs des kinases ALK pour des traitements anti-cancéreux (Prof. Leonardo Scapozza)
Les membres de la famille des kinases ALK sont des cibles reconnues pour le développement de médicaments contre la majorité des lymphomes anaplasiques à grandes cellules et certains autres cancers tels que le cancer du poumon non à petites cellules, le neuroblastome ou les tumeurs inflammatoires myofibroblastiques. L’équipe du Prof. Scapozza en collaboration avec ses collègues de l’Université de Lyon et de Milan, a conçu et développé quatre nouvelles classes de composés chimiques qui sont capables d’entraver avec une grande efficacité l’activité des ALK dans des modèles cellulaires. Sur la base de ces études, une douzaine de molécules candidates ont été identifiées qui pourraient être prometteuses pour le développement d’un médicament anti-cancéreux.
Pour l’instant, les molécules candidates identifiées sont encore trop nombreuses pour être toutes testées en clinique. Le subside UNIGAP permettra à l’équipe du Prof. Scapozza de raffiner et restreindre la sélection grâce à des techniques de pointe de modélisation moléculaire. Ainsi, seules les molécules les plus prometteuses seront synthétisées pour être testées d’abord sur l’animal, puis finalement sur l’homme.
Projets financés en 2009
Administration ciblée de médicaments (Dr. Andreas Zumbuehl)
Ce projet repose sur le concept de l'administration de médicaments dans le système circulatoire d'un patient au moyen d'une structure relâchant un composant actif sur un site thérapeutique précis. Un tel processus interviendrait via les caractéristiques physiologiques, biochimiques ou environnementales d'un organe ou d'un tissu visé par la molécule active. Ce concept permettrait d'offrir des thérapies ciblées par administration systémique tout en réduisant, voire éliminant les effets secondaires indésirables sur d'autres organes ou des tissus. Ce projet offrirait une valeur commerciale notable étant donné son potentiel pour l'administration de nouvelles molécules biologiques actives aux sites thérapeutiques souhaités et pour l'amélioration du cycle de vie de produits thérapeutiques existants. Le travail financé par UniGAP se concentrera sur la mise au point, la caractérisation et la validation de ces structures ayant des qualités spécifiques liées au transport et à l'administration de molécules biologiques actives sur des sites thérapeutiques précis.
Microbioréacteur capillaire (Prof. Jean-Luc Veuthey)
Le développement de produits thérapeutiques nécessite d'effectuer des tests coûteux de toxicité afin de définir la stabilité ou la vitesse de dégradation d'un médicament dans le corps humain. Ces études permettent de définir le dosage approprié (efficace sans être toxique) d'un médicament que l'on peut administrer aux patients.
Le groupe du Prof. Jean-Luc Veuthey à la Faculté des Sciences a développé un microbioréacteur capillaire pour automatiser les réactions de métabolisme des médicaments dans des petits tubes capillaires à très faible volume. Cette technique innovante devrait réduire les coûts des études de métabolisme de médicaments par un facteur cent.
Un premier prototype de ce microbioréacteur capillaire sera réalisé grâce au financement UNIGAP en collaboration avec la HES-SO.
Piezo-pinch (Prof. Christoph Renner)
La technologie "piezo-pinch" permet de mesurer des déformations à l'échelle du nanomètre par le biais d'une simple mesure de résistance électrique. Cette technologie a été co-inventée par le Prof. Christoph Renner du Pôle de recherche MaNEP à l'Université de Genève, Steve Arscott de l'Institut IEMN à Lille et Alistair Rowe, de l'Ecole Polytechnique de Palaiseau. Piezo-pinch est un senseur de contrainte très original; il est si sensible qu'il permet, par exemple, de mesurer des masses de l'ordre de quelques unités de masse atomique (un atome d'hydrogène). Les applications envisagées sont variées et nombreuses, comme par exemple des capteurs pour l'industrie automobile ou des analyses biomécaniques.
Piezo-pinch peut aussi être exploité dans un mode de fonctionnement avec une sensibilité équivalente à celle des capteurs actuels, mais avec le grand avantage d'une dissipation énergétique substantiellement réduite. Ce mode permet d'envisager de nouvelles applications mobiles et distribuées: surveillance de l'intégrité structurelle de ponts et constructions, du réseau ferroviaire, senseurs de pression, capteurs d'accélérations (air bags), etc.
Le financement UNIGAP permettra d'explorer la performance du senseur piezo-pinch comme pointe de microscope à force atomique.

