Sources en ligne

Sources manuscrites et publiées

 Mina Audemars et Louise Lafendel

 

MDP_1.jpg

La Maison des Petits (1923)

MDP_2.jpg

La Maison des Petits (réédition de 1950)

   

Pierre Bovet

 

0410.jpg

Vingt ans de vie (1932)

 

Edouard Claparède

Les Mélanges sont constitués de cinq volumes rassemblant – sous forme de tirés à part ou de coupures de presse – la presque totalité des articles publiés par Édouard Claparède.

 

Deux fichiers, l’un chronologique, l’autre alphabétique, aident à la recherche.

Pour chaque article, on indique le volume et la page du fichier PDF où trouver la première page de l’article, par exemple :

 J.-J. Rousseau et la conception fonctionnelle de l'enfance. Revue de métaphysique et de       morale.  1912, pp. 391-416.

   III, 96

Remarque : quelques textes, comptes rendus ou recensions figurent dans ces Mélanges bien que Claparède n’en soit pas l’auteur. Ces textes, dans lequel celui-ci est toujours mentionné, sont signalés.

 

Adolphe Ferrière

  • Outils documentaires

Recensement bibliographique des articles de périodiques écrits par Adolphe Ferrière entre 1904 et 1960

Ce document retrace les événements principaux de la vie d'Adolphe Ferrière réalisé suite à une lecture minutieuse de ses journaux (carnets de notes), en particulier de son "Petit Journal". Il est complété par trois index : Personnes, Lieux géographiques, Etablissements et organisations.

 

Petit journal 1921
Extrait du Petit journal, juillet 1921

 

  • Articles
"Les droits de l'enfant", Les Droits de l'homme, 21 mai 1911
Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents... Ferrière commente une intervention de Ferdinand Buisson à l'Assemblée nationale.
 
Les Écoles nouvelles (1), 25 septembre 1911 ; Les Écoles nouvelles (2), 10 octobre 1911 ;  Les Écoles nouvelles (3), 25 octobre 1911
Une série de trois articles sur les écoles nouvelles dans la Revue Illustrée (de nombreuses photographies).
 

"L'Europe en guerre : comment les individualistes jugent leur prochain"Coenobium, mars-avril 1916, p. 1-19
Un texte de Ferrière sur la Première Guerre mondiale (autour de Romain Rolland : "Ils se trompent, ceux qui pensent que les idées de libre fraternité humaine sont à présent étouffées").

"La coéducation des sexes dans ses rapports avec la crise de la famille et la transformation de l'école", L'éducation en Suisse, 16e année, 1927-1928. 

 

André Rey

En 1950, A. Rey sort une batterie de six épreuves réunie dans une valise éditée en série.

IMG_2867_petit.jpg livret_pagedetitre.jpg

 

L'Institut vu d'ailleurs

 
Marius Tortillet (M.-T. Laurin), un passeur entre Genève et la France

mtortillet
Marius Tortillet (M.-T. Laurin), instituteur syndicaliste de l’Ain (département français limitrophe de la Suisse romande) est l’un des principaux acteurs de la diffusion des idées pédagogiques nouvelles au sein du syndicalisme dans le premier quart du 20e siècle. La plupart de ses nombreuses contributions aux revues pédagogiques et syndicales, locales et nationales, sont signées du pseudonyme M.-T. Laurin. Il se rend à Genève en 1911 pour y rencontrer Édouard Claparède et rapporte que le psychologue genevois et lui-même déplorent "le manque complet de rapports entre les professeurs de l’enseignement supérieur et les instituteurs, entre les savants et les praticiens". Il affirme à cette occasion que "la rénovation de l’éducation devra se faire avec la collaboration des instituteurs syndicalistes  et des savants pédagogues et psychologues".
Au pays de Pestalozzi
Revue de l’enseignement primaire, 4 juin 1911, p. 422-424
 
En 1913, un an après la fondation de l’Institut Jean-Jacques Rousseau, Claparède est invité à prononcer une conférence à la Fête annuelle de l’Amicale primaire de l’Ain sur "La psychologie de l’enfance et son utilité pédagogique". L'attraction de la psychologie expérimentale est alors très forte.
Dans l'organe national de la Fédération des syndicats d'institutrices et d'instituteurs publics de France (FNSI), Laurin publie une recension élogieuse du livre de John Dewey, L'école et l'enfant, publié par l'Institut Rousseau et préfacé par Claparède. À remarquer que ce texte est rédigé en orthographe simplifié ("ortografe simplifié"), dont les instituteurs syndicalistes se faisaient les défenseurs durant cette période.
À travers les livres pédagogiques. John Dewey, L'école et l'enfant.
L'Émancipation de l'Instituteur, organe mensuel de la FNSI
, décembre 1913, p. 8
 
En 1923, à l'initiative de Tortillet, une filiale de la Société Alfred Binet est créée dans l’Ain sous l’égide de la section départementale du Syndicat national des instituteurs.

L’Institut pédagogique J.-J. Rousseau, à Genève
Revue de l’enseignement primaire, 22 février 1920, p. 101-102

 

 

Daniel Hameline face aux grands prédécesseurs 

« Retrouver leur propos, leur ambition, leur entreprise, leur désir, les difficultés qu’ils ont rencontrées, les compromis auxquels ils ont été obligés… »

De 1982 à 1997, Daniel Hameline a occupé la chaire de philosophie de l’éducation et d’histoire des idées pédagogiques de l’Université de Genève, dont il est aujourd’hui professeur honoraire. Outre ses travaux pédagogiques connus (sur les méthodes actives, la pédagogie non-directive, la pédagogie par objectifs, la pédagogie différenciée…), Daniel Hameline a développé de nombreuses études qui articulent l’histoire et la philosophie.

Ayant créé (avec la professeure Mireille Cifali) la Fondation Archives Institut J.-J. Rousseau en 1984, il décide en 2019 de lui confier ses archives. Parmi les nombreuses ressources que celles-ci offrent aux chercheurs, certains dossiers donnent à voir les démarches d’un professeur d’université, son travail de conception d’un cours. Il nous a ainsi paru opportun de proposer quelques documents illustrant ces activités représentatives de l’élaboration d’une pédagogie universitaire.

Un exemple nous paraît très illustratif de ce travail. À la fin des années 1980, Daniel Hameline construit un cours intitulé « Instruire le peuple », à l’occasion duquel il explore le rôle et la pensée de Philippe-Albert Stapfer. Jeune théologien bernois, Stapfer se rend à Paris en 1791 et éprouve des sympathies pour la Révolution française. Il devient pasteur, mais aussi universitaire et homme politique. Lorsque la Suisse est sous occupation française, Stapfer est nommé en 1798 ministre des Sciences, arts, travaux publics et ponts et chaussées. S’entourant des pédagogues les plus renommés, tels Johann Heinrich Pestalozzi et le Père Girard, le ministre contribue à élaborer un plan d’éducation pour la nouvelle République helvétique. Réformateur, convaincu de la nécessité d’une science pédagogique, il entend notamment promouvoir des méthodes naturelles et actives, un système d’aide aux élèves et une fonctionnarisation des instituteurs. Il cherche ainsi à penser les conditions d’une promotion du peuple par l’éducation. Mais le projet – qui s’avère en outre trop coûteux – se heurte à un conservatisme encore dominant.

Pour problématiser la question de l’école dans le contexte des Lumières, Daniel Hameline étudie le parcours de Stapfer et développe une analyse systématique de ses prises de positions. Nous proposons ici de mettre en regard des notes de cours et un texte publié portant sur Stapfer.

Un autre document nous paraît illustrer la démarche philosophique et historique de Daniel Hameline. Nous le proposons donc en contrepoint de ces premiers documents portant sur la période des Lumières. Il s’agit de quelques extraits de la brève conférence introductive qu’il prononce en 1987 lors de la manifestation organisée pour le 75e anniversaire de la création de l’Institut Jean-Jacques Rousseau, manifestation intitulée : Faut-il célébrer ? Il précise à cette occasion la motivation et la méthode qui lui paraissent devoir présider à tout travail de relecture et de réexamen des grands moments fondateurs de l’éducation moderne. Il explique où se situe selon lui l’enjeu, pour les acteurs du présent, de procéder à certains détours historiques.

Chez Daniel Hameline, l’humilité du chercheur historien, dans la rencontre méthodique et prudente avec les grands prédécesseurs, se conjugue avec un art oratoire par lequel il entre dans un dialogue intime avec eux.

Les communications prononcées lors de cette manifestation sont écoutables : https://mediaserver.unige.ch/Auteurs/3179/Hameline%20Daniel

Documents :

Trois couples notionnels

Trois figures

École et Lumières

Faut-il célébrer ? (lien activé prochainement)