2018

Antoine Geissbuhler pilotera la transition numérique de l’UNIGE

Antoine Geissbuhler rejoint le rectorat en tant que directeur de la transition numérique dès le 1er décembre 2018. Son mandat s’élargira à l’entier de la stratégie numérique et à l’innovation dès juillet 2019, en qualité de vice-recteur.

 

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Le Professeur Antoine Geissbuhler. (UNIGE / Jacques Erard)

 

Vice-doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Genève (UNIGE) en charge de la médecine humanitaire et internationale, le Professeur Antoine Geissbuhler est également médecin-chef du service de cybersanté et télémédecine des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), et responsable du centre de l’innovation des HUG. Il pilotera les projets de l’UNIGE dans le domaine des grandes infrastructures pour répondre aux besoins sans cesse croissants de la recherche en termes de calcul à haute performance ou de stockage de données à grande échelle. A ce titre, il chapeautera la division des systèmes d’information et de communication et le Centre universitaire d’informatique (CUI). Il s’attachera aussi à une refonte en profondeur du système d’information étudiants afin d’accompagner ces derniers de façon personnalisée tout au long de leur vie numérique et dans leurs relations avec l’institution.

 

«Le numérique est tout à la fois un objet d’enseignement et de recherche, un outil au service de la communauté universitaire et un enjeu de société. C’est pourquoi nous entendons nous profiler comme des acteurs majeurs de la transformation numérique», souligne Yves Flückiger, recteur de l’UNIGE. L’institution a donc formalisé sa vision dans sa stratégie numérique, élaborée au travers d’un processus participatif et accompagnée d’un plan d’action concret. Ces documents guideront l’action du nouveau rectorat qui entrera en fonction en juillet 2019. Dès cette date, le dicastère d’Antoine Geissbuhler s’élargira à l’entier de la stratégie numérique et à l’innovation.

«Notre société est entrée dans l’ère numérique et une question fondamentale se pose à nous: allons-nous en rester maîtres ou allons-nous le subir? L’UNIGE a la chance d’être une université polyvalente, capable d’aborder les humanités numériques comme les enjeux sociétaux et pas seulement la technologie, elle doit donc jouer un rôle moteur dans notre capacité à intégrer le numérique dans la société», note Antoine Geissbuhler.

Comprendre et maîtriser le numérique, choisir la façon dont on le fera évoluer, définir ce qu’il représente pour la société et la façon dont elle peut s’organiser pour y répondre sont quelques-uns des axes forts de la stratégie numérique et du plan d’action de l’UNIGE. Concrètement, les mesures du plan d’action sont ventilées au sein de six programmes qui couvrent les différents aspects du numérique : compétences, infostructures, société, innovation, outils et médias, gouvernance. Le plan d’action répond aux défis propres au monde universitaire avec l’évolution des méthodes d’enseignement, des outils et des compétences requises, comme aux besoins plus larges de la société en matière de formation et d’innovation.

 

Entre médecine et outils numériques

Médecin interniste de formation, Antoine Geissbuhler se spécialise en informatique médicale à Vanderbilt University. Depuis 1999, il dirige la chaire d’informatique médicale de la Faculté de médecine de l’Université de Genève, la chaire UNESCO de formation médicale numérique, ainsi que le service de cybersanté et télémédecine des HUG, reconnu comme centre collaborateur de l’OMS. Président de la Fondation Health On the Net, il travaille à la promotion de la qualité de l’information médicale sur Internet. Ancien président de l’International Medical Informatics Association, il s’intéresse au potentiel des outils numériques pour le développement global des systèmes de santé.

Ses recherches portent sur la conception de nouveaux outils informatiques visant à améliorer la qualité et l’efficience des processus de soins. Elles trouvent leur application aussi bien au niveau local du système de santé genevois qu’aux niveaux national pour la mise en œuvre de la stratégie suisse de cybersanté, ou international, avec par exemple le projet RAFT, un important réseau de télémédecine reliant des centaines de professionnels de la santé dans 20 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine.

26 novembre 2018
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