Cinéma

Guys and Dolls










	

Marlon Brando: un acteur nommé désir

Guys and Dolls

Marlon Brando: un acteur nommé désir

La Revue du Ciné-club universitaire, octobre 2021

Édito: la naissance d'un mythe

Seconde moitié des années 1940, ville de New York. L’Amérique sort victorieuse de la Seconde Guerre mondiale: c’est une nation en pleine effervescence économique et culturelle, face à une Europe sur le déclin, affaiblie, meurtrie. Nombre de jeunes Américains afflueront vers la Big Apple: un lieu où tout semble possible, un espace au sein duquel quiconque peut se réinventer, un univers dans lequel d’aucuns touchent les étoiles. Parmi eux, un jeune homme à la beauté angélique. Il semble rustre bien que non dénué de charme. Venant de la campagne du Nebraska, il a choisi une profession lui permettant de survivre dans la jungle urbaine: garçon d’ascenseur au service d’un hôtel.

Un beau jour, il aperçoit une jeune femme. Inconsciemment, il décide de la suivre. Soudain, il remarque qu’elle entre dans un bâtiment où sont pratiqués les arts dramatiques. Il fait irruption, fait la rencontre de la professeure Stella Adler: elle deviendra son mentor, sa muse qui l’initiera au métier d’acteur. Elle devine d’ores et déjà le talent hallucinant dont le jeune homme fera preuve; ce génie se nomme Brando. Marlon Brando: un nom qui résonne encore et toujours dans les esprits d’Amérique (et du monde). Un acteur dont le génie de composition aura influencé nombre de légendes du 7ème art. Un homme dont l’enfance sinistrée aura éternellement marqué ses interprétations.

Il fut également l’intraitable metteur en scène d’un seul et unique chef-d’œuvre qui, de manière regrettable, sera son seul essai derrière la caméra: La vengeance aux deux visages. Il ne se contenta pas uniquement de pratiquer des métiers aussi prestigieux. Il devint aussi un homme engagé, un militant s’identifiant à ses combats: ceux du mouvement des Droits Civiques ou de la défense des Amérindiens. Malheureusement, il se fit aussi le paria d’Hollywood, un milieu auquel, de toute manière, il n’avait jamais réellement appartenu. Il fut aussi l’acteur qui avait trop enfanté au fil de ses innombrables conquêtes amoureuses et érotiques. Le père absent de beaucoup d’enfants, dont un condamné pour meurtre: Christian Brando.

Qui était réellement Marlon Brando? La virilité bestiale et destructrice du Tramway nommé désir? Le délinquant avide de pureté de Sur les quais? Le patriarche mafieux charismatique du Parrain? L’homme d’une quarantaine d’années écorché vif du Dernier tango à Paris? Malgré les nombreuses étiquettes que le public, la presse et ses proches ont voulu lui assigner, il est préférable de le désigner sobrement (à l’instar du célèbre René Char qui résuma parfaitement Arthur Rimbaud): Brando l’acteur. Cela suffit, cela est infini.

Sommaire

  • Rayan Chelbani, Édito: la naissance d'un mythe, p.1
  • Elias Abou-Charaf, Un acteur nommé désir, pp.3-5
  • Jean-Michel Bozetto-Fernandez, Un homme de (peu de) parole, pp.7-29
  • Rayan Chelbani, Le dernier tango ou l’ultime performance, pp.31-42
  • Diana Barbosa Pereira, Noémie Baume, Giulia Comandini, Margaux Terradas et Jeanne Richard, Un cycle Brando sans le dernier tango: quand agression ne rime plus avec fiction, pp.43-46
  • Jérôme Blondé, Apocalypse Now: l’horreur du décor, pp.47-52
  • Cerise Dumont, Marlon Brando, une masculinité sauvage et ambiguë, pp.53-57
  • Almudena Jiménez Virosta, Branding Brando, pp.59-63

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Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: Marlon Brando: un acteur nommé désir. Janvier 2020 (1).

Pour citer un article de la Revue

Chelbani, Rayan . (2021). Le dernier tango ou l’ultime performance. La Revue du Ciné-club universitaire: Marlon Brandon: un acteur nommé désir, octobre 2021 (3), 31-42

Production

Ciné-club universitaire

cineclub(at)unige.ch

022 379 77 24

Horaire

Le cours a commencé il y a 18 jours. Le cours se déroule en une seule séance.

  • vendredi 1 octobre 2021 00:00 ‑ 00:00
								
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