Revues du ciné-club

Let The Music(als) play!

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Let The Music(als) play!

La Revue du Ciné-club universitaire, janvier 2008

Édito

Si vous voyez apparaître Fred Astaire à l’écran une canne à la main, se promenant au rythme de la musique, très vite vous identifiez le film comme une comédie musicale. Et quand il commence à faire des claquettes, il n’y a plus de doute, il s’agit bien de ce genre hollywoodien qui connut son âge d’or dans les années cinquante. Mais comme vous l’avez sûrement remarqué, les douze films que nous avons choisis ne sont pas tous des productions américaines de l’après-guerre avec Fred Astaire. La caractéristique du genre tient dans le fait que certains passages sont chantés et/ou dansés.

Notons que cette manière de raconter une histoire n’est pas née avec le cinéma: c’est d’abord un art de la scène. Les productions anglaises et américaines en sont les plus fameuses. Qu’il s’agisse des films ou de la scène, l’expression «comédie musicale» existe en français, mais pas en anglais. En effet, les musicals (terme anglais) n’ont rien à voir avec de la comédie. Même si le ton des films musicaux des années cinquante est léger, il serait faux de les enfermer dans un sous-genre de films ayant comme spécificité l’humour. Le ton ne peut donc pas être retenu comme un critère de définition. En anglais, en revanche, le mot «musical» ne pose aucun problème apparemment, puisque tout film avec de la musique est un musical movie. Mais alors, pourquoi un film-opéra ou un film-concert ne rentreraient-ils pas dans le genre des musicals? Comme nous l’avons dit plus haut, il faut que le film raconte une histoire, donc exit les représentations de spectacle, même celles montrant des comédies musicales sur scène. Quant au filmopéra, le problème se pose différemment. L’opéra est une forme musicale en soi et un film comme la Traviata (Franco Zeffirelli, 1983) appartient à un autre genre. De plus, l’un des éléments majeurs de la comédie musicale est que seuls les moments cruciaux, comme les rencontres amoureuses, sont chantés.

Cependant, il reste un grand nombre d’œuvres qui semblent posséder les critères requis. Par exemple, tous les films montrant le monde artistique possèdent généralement des scènes avec des numéros de danse ou de chant sans être pour autant des comédie musicales. Des films comme All that Jazz (Bob Fosse, 1979) ou encore Fame (Alan Parker, 1980) ne peuvent pas être considérés comme des comédies musicales. La musique, même si elle est introduite par un élément diégétique (interne à l’histoire), est toujours reprise par un orchestre qui n’a pas d’ancrage dans l’histoire.

De plus, les moments musicaux ne sont pas directement motivés par le contexte: quand dans Les Demoiselles de Rochefort, les danseuses quittent les forains pour des marins, il n’y a aucune raison apparente pour qu’elle le fasse en chantant et pourtant...

Enfin, les passages musicaux sont à proprement parler des numéros. Ce n’est plus l’histoire racontée qui compte mais bien la performance en cours.

Néanmoins, certains films comme On connaît la chanson (Alain Resnais, 1997) restent inclassables. Nous avons pris le parti de montrer des œuvres qui, d’une part, entrent dans les critères cités plus haut et, d’autre part, revêtent une part de rêve même si parfois ce dernier vire au cauchemar…

Sommaire

  • Anouk Fürst, Charlotte Rey, Martin Läng et Vania Jaikin Miyazaki, Édito, p.1
  • Martin Läng et Charlotte Rey, From Hollywood to Bollywood, pp.3-5
  • Vania Jaikin Miyazaki, Anna n’est pas une demoiselle de Rochefort, pp.6-7
  • Anouk Fürst, Something in the Hair, pp.11-14

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Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: Let The Music(als) play!. Janvier 2008 (1).

Pour citer un article de la Revue

Fürst, Anouk. (2008). Something in the Hair. La Revue du Ciné-club universitaire: Let The Music(als) play!., janvier 2008 (1), 11-14

Production

Ciné-club universitaire

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Édito

Si vous voyez apparaître Fred Astaire à l’écran une canne à la main, se promenant au rythme de la musique, très vite vous identifiez le film comme une comédie musicale. Et quand il commence à faire des claquettes, il n’y a plus de doute, il s’agit bien de ce genre hollywoodien qui connut son âge d’or dans les années cinquante. Mais comme vous l’avez sûrement remarqué, les douze films que nous avons choisis ne sont pas tous des productions américaines de l’après-guerre avec Fred Astaire. La caractéristique du genre tient dans le fait que certains passages sont chantés et/ou dansés.

Notons que cette manière de raconter une histoire n’est pas née avec le cinéma: c’est d’abord un art de la scène. Les productions anglaises et américaines en sont les plus fameuses. Qu’il s’agisse des films ou de la scène, l’expression «comédie musicale» existe en français, mais pas en anglais. En effet, les musicals (terme anglais) n’ont rien à voir avec de la comédie. Même si le ton des films musicaux des années cinquante est léger, il serait faux de les enfermer dans un sous-genre de films ayant comme spécificité l’humour. Le ton ne peut donc pas être retenu comme un critère de définition. En anglais, en revanche, le mot «musical» ne pose aucun problème apparemment, puisque tout film avec de la musique est un musical movie. Mais alors, pourquoi un film-opéra ou un film-concert ne rentreraient-ils pas dans le genre des musicals? Comme nous l’avons dit plus haut, il faut que le film raconte une histoire, donc exit les représentations de spectacle, même celles montrant des comédies musicales sur scène. Quant au filmopéra, le problème se pose différemment. L’opéra est une forme musicale en soi et un film comme la Traviata (Franco Zeffirelli, 1983) appartient à un autre genre. De plus, l’un des éléments majeurs de la comédie musicale est que seuls les moments cruciaux, comme les rencontres amoureuses, sont chantés.

Cependant, il reste un grand nombre d’œuvres qui semblent posséder les critères requis. Par exemple, tous les films montrant le monde artistique possèdent généralement des scènes avec des numéros de danse ou de chant sans être pour autant des comédie musicales. Des films comme All that Jazz (Bob Fosse, 1979) ou encore Fame (Alan Parker, 1980) ne peuvent pas être considérés comme des comédies musicales. La musique, même si elle est introduite par un élément diégétique (interne à l’histoire), est toujours reprise par un orchestre qui n’a pas d’ancrage dans l’histoire.

De plus, les moments musicaux ne sont pas directement motivés par le contexte: quand dans Les Demoiselles de Rochefort, les danseuses quittent les forains pour des marins, il n’y a aucune raison apparente pour qu’elle le fasse en chantant et pourtant...

Enfin, les passages musicaux sont à proprement parler des numéros. Ce n’est plus l’histoire racontée qui compte mais bien la performance en cours.

Néanmoins, certains films comme On connaît la chanson (Alain Resnais, 1997) restent inclassables. Nous avons pris le parti de montrer des œuvres qui, d’une part, entrent dans les critères cités plus haut et, d’autre part, revêtent une part de rêve même si parfois ce dernier vire au cauchemar…

Sommaire

  • Anouk Fürst, Charlotte Rey, Martin Läng et Vania Jaikin Miyazaki, Édito, p.1
  • Martin Läng et Charlotte Rey, From Hollywood to Bollywood, pp.3-5
  • Vania Jaikin Miyazaki, Anna n’est pas une demoiselle de Rochefort, pp.6-7
  • Anouk Fürst, Something in the Hair, pp.11-14
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Pour recevoir, gratuitement et par courrier postal, un exemplaire de la Revue, merci d'écrire à cineclub(at)unige.ch en précisant le numéro choisi et l'adresse postale de livraison.

La revue au format numérique

Pour télécharger ce numéro de la Revue, suivre ce lien.

Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: Let The Music(als) play!. Janvier 2008 (1).

Pour citer un article de la Revue

Fürst, Anouk. (2008). Something in the Hair. La Revue du Ciné-club universitaire: Let The Music(als) play!., janvier 2008 (1), 11-14

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