Revues du ciné-club

Screwball Comedy

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Screwball Comedy

La Revue du Ciné-club universitaire, janvier 2011

Édito

Lors de la mise en place de tout cycle, on se retrouve confronté à certaines difficultés. Lorsque fut proposé le cycle sur la Screwball Comedy, la crainte principale concernait le titre. Soyons réalistes, personne n’a jamais entendu parler de Screwball ni ne sait ce que cela signifie. Qui se déplacerait ainsi pour aller voir un film désigné par un terme aussi barbare? Même au sein du comité du ciné-club, composé pourtant de cinéphiles avertis, les réactions, lorsque le mot fut prononcé pour la première fois, furent plutôt sceptiques. «Screw»? Ça veut pas dire…? Effectivement, «screw», qu’on retrouve dans des expressions argotiques anglaises comme «screw you!» ou «screw up», peut avoir des sens divers et variés, et parfois franchement vulgaires.

Mais dans le cas qui nous intéresse, il n’y a aucune crainte à avoir! L’expression «screwball comedy», désigne simplement les comédies romantiques telles qu’elles étaient réalisées à Hollywood entre 1934 et 1942, et souvent bien connues du grand public, comme le sont L’impossible M. Bébé, ou Arsenic et vieilles dentelles. Le terme «screwball», comme nous l’explique Wes D. Gehring, est apparu dans les années trente pour désigner une personne excentrique. Il est sans doute à rattacher à des expressions couramment utilisées au début du siècle dernier comme «to be screwy» (être saoul) ou «to have a screw loose», qui signifie «être cinglé». Le terme fut en fait tout d’abord utilisé surtout au baseball, pour décrire aussi bien le comportement excentrique d’un joueur qu’«un lancer avec une rotation particulière qui [va] dans différentes directions et emprunt[e] des chemins inattendus»2. Par la suite, le mot fut également employé pour désigner ce nouveau type de comédies, qui elles aussi «[vont] dans différentes directions et emprunt[ent] des chemins inattendus». Et vous aurez en effet l’occasion de constater durant ce cycle que les films Screwball sont des comédies à la fois élégantes, surprenantes, sophistiquées et parfois satiriques, avec des personnages excentriques et des dialogues ciselés (pour vous en offrir un petit avant-goût, nous avons choisi quelques-unes des meilleures répliques de Screwball, en page 12 de cette brochure).

Hollywood produisit quelque cent cinquante Screwball Comedies sur neuf ans, et en sélectionner douze ne fut pas chose aisée. L’idée de départ était de présenter un choix aussi varié que possible au niveau des réalisateurs et des actrices et acteurs représentés. Mais nous avons rapidement abandonné cette idée pour nous concentrer simplement sur les comédies les meilleures et les plus représentatives du genre. En conséquence (heureuse ou malheureuse, selon le point de vue), sur les douze films au programme, quatre mettent en vedette Cary Grant et quatre Claudette Colbert. Autre conséquence (heureuse, quel que soit le point de vue), vous aurez droit à des comédies Screwball typiques ou atypiques, vous assisterez à des mariages, des divorces, des remariages, à des luttes de classes et des luttes des sexes, à de bons sentiments comme à de la satire, à de l’humour noir et de l’insouciance. Tout cela, réalisé par des metteurs en scène aussi prestigieux qu’Ernst Lubitsch, Howard Hawks et George Cukor. Quant à Cary Grant et Claudette Colbert, même s’ils occupent huit films à eux deux, ils laissent suffisamment de place à Katharine Hepburn, Gary Cooper, Carole Lombard, William Powell et compagnie.

Sommaire

  • Sara Gisselbaek, Édito, p.1
  • Sara Gisselbaek, Petit guide de la Screwball Comedy, pp.3-7
  • Sarah Maes, Hommes/femmes, mode d’emploi, pp.8-11
  • Anthologie de citations Screwball, pp.12-13
  • Yaël Elster, Et ils screwballèrent…, pp.17-21
  • Christophe Chazalon, Sur les traces du monde perdu de la Screwball Comedy, pp.23-26

La revue au format papier

Pour recevoir, gratuitement et par courrier postal, un exemplaire de la Revue, merci d'écrire à cineclub(at)unige.ch en précisant le numéro choisi (Screwball Comedy – Janvier 2011) et l'adresse postale de livraison.

La revue au format numérique

Pour télécharger ce numéro «Screwball Comedy», janvier 2011 de la Revue, suivre ce lien.

Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: Screwball Comedy. Janvier 2011 (1).

Pour citer un article de la Revue

Maes, Sarah. (2011). Hommes/femmes, mode d’emploi. La Revue du Ciné-club universitaire: Screwball Comedy., janvier 2011 (1), 8-11

Production

Ciné-club universitaire

cineclub(at)unige.ch

022 379 77 24

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Lors de la mise en place de tout cycle, on se retrouve confronté à certaines difficultés. Lorsque fut proposé le cycle sur la Screwball Comedy, la crainte principale concernait le titre. Soyons réalistes, personne n’a jamais entendu parler de Screwball ni ne sait ce que cela signifie. Qui se déplacerait ainsi pour aller voir un film désigné par un terme aussi barbare? Même au sein du comité du ciné-club, composé pourtant de cinéphiles avertis, les réactions, lorsque le mot fut prononcé pour la première fois, furent plutôt sceptiques. «Screw»? Ça veut pas dire…? Effectivement, «screw», qu’on retrouve dans des expressions argotiques anglaises comme «screw you!» ou «screw up», peut avoir des sens divers et variés, et parfois franchement vulgaires.

Mais dans le cas qui nous intéresse, il n’y a aucune crainte à avoir! L’expression «screwball comedy», désigne simplement les comédies romantiques telles qu’elles étaient réalisées à Hollywood entre 1934 et 1942, et souvent bien connues du grand public, comme le sont L’impossible M. Bébé, ou Arsenic et vieilles dentelles. Le terme «screwball», comme nous l’explique Wes D. Gehring, est apparu dans les années trente pour désigner une personne excentrique. Il est sans doute à rattacher à des expressions couramment utilisées au début du siècle dernier comme «to be screwy» (être saoul) ou «to have a screw loose», qui signifie «être cinglé». Le terme fut en fait tout d’abord utilisé surtout au baseball, pour décrire aussi bien le comportement excentrique d’un joueur qu’«un lancer avec une rotation particulière qui [va] dans différentes directions et emprunt[e] des chemins inattendus»2. Par la suite, le mot fut également employé pour désigner ce nouveau type de comédies, qui elles aussi «[vont] dans différentes directions et emprunt[ent] des chemins inattendus». Et vous aurez en effet l’occasion de constater durant ce cycle que les films Screwball sont des comédies à la fois élégantes, surprenantes, sophistiquées et parfois satiriques, avec des personnages excentriques et des dialogues ciselés (pour vous en offrir un petit avant-goût, nous avons choisi quelques-unes des meilleures répliques de Screwball, en page 12 de cette brochure).

Hollywood produisit quelque cent cinquante Screwball Comedies sur neuf ans, et en sélectionner douze ne fut pas chose aisée. L’idée de départ était de présenter un choix aussi varié que possible au niveau des réalisateurs et des actrices et acteurs représentés. Mais nous avons rapidement abandonné cette idée pour nous concentrer simplement sur les comédies les meilleures et les plus représentatives du genre. En conséquence (heureuse ou malheureuse, selon le point de vue), sur les douze films au programme, quatre mettent en vedette Cary Grant et quatre Claudette Colbert. Autre conséquence (heureuse, quel que soit le point de vue), vous aurez droit à des comédies Screwball typiques ou atypiques, vous assisterez à des mariages, des divorces, des remariages, à des luttes de classes et des luttes des sexes, à de bons sentiments comme à de la satire, à de l’humour noir et de l’insouciance. Tout cela, réalisé par des metteurs en scène aussi prestigieux qu’Ernst Lubitsch, Howard Hawks et George Cukor. Quant à Cary Grant et Claudette Colbert, même s’ils occupent huit films à eux deux, ils laissent suffisamment de place à Katharine Hepburn, Gary Cooper, Carole Lombard, William Powell et compagnie.

Sommaire

  • Sara Gisselbaek, Édito, p.1
  • Sara Gisselbaek, Petit guide de la Screwball Comedy, pp.3-7
  • Sarah Maes, Hommes/femmes, mode d’emploi, pp.8-11
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La revue au format papier

Pour recevoir, gratuitement et par courrier postal, un exemplaire de la Revue, merci d'écrire à cineclub(at)unige.ch en précisant le numéro choisi (Screwball Comedy – Janvier 2011) et l'adresse postale de livraison.

La revue au format numérique

Pour télécharger ce numéro «Screwball Comedy», janvier 2011 de la Revue, suivre ce lien.

Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: Screwball Comedy. Janvier 2011 (1).

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