Revues du ciné-club

Violences, le nouveau cinéma danois

Valhalla Rising

Violences, le nouveau cinéma danois

La Revue du Ciné-club universitaire, janvier 2018

Édito

"Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark."
– William Shakespeare

Ces mots de Shakespeare, la nouvelle génération de cinéastes danois semble les comprendre mieux que personne. Ils les réactualisent perpétuellement et les hurlent à la face du monde dans des œuvres frappantes de violence et de noirceur. Ces réalisateurs portent un regard intransigeant sur leur pays et leur culture. Ils n’épargnent rien ni personne – surtout pas eux-mêmes – et exposent, en vrac, racisme, misogynie, inceste, pédophilie, inégalités sociales, enfer de la drogue et violences sexuelles. Plus que tout, ils se positionnent contre le politiquement correct omniprésent dans la société danoise, et n’ont de cesse de dénoncer son hypocrisie dans des films à l’humour grinçant.

Il est curieux de constater une telle obsession de la violence sous toutes ses formes au sein d’un pays réputé pour être l’un des plus progressistes et des plus heureux au monde. La brutalité, la malveillance et la perversion humaines sont pourtant des thématiques centrales dans un grand nombre de leurs films, au point que l’on peut soupçonner leurs représentations de jouer un rôle d’exutoire. On retrouve d’ailleurs cette dimension quasi cathartique dans de nombreuses autres productions culturelles scandinaves. Le spectre de Bergman autant que celui de Dreyer hantent en effet les œuvres de ces réalisateurs. Leur manière, intime et cruelle, de traiter la question de la violence psychologique emprunte beaucoup au théâtre d’Ibsen et de Strindberg, tandis que le Cri silencieux d’Edvard Munch semble résonner jusqu’aux confins de leurs films.

Critique sociale impitoyable chez Thomas Vinterberg, exploration des méandres de l’inconscient chez Lars von Trier ou encore esthétisation hallucinée de la barbarie humaine chez Nicolas Winding Refn, le jeune cinéma danois aime à mettre en lumière les mille et un visages de la violence.

Sommaire

  • Cerise Dumont, Édito, p.1
  • Diana Barbosa Pereira, Aux origines de la violence, pp.3-5
  • Julien Dumoulin, Thomas Vinterberg, affaires de familles, pp.7-13
  • Julien Praz, Une conscience chez Lars von Trier?, pp.14-20
  • Manuel Vielma, Amor Omnia ou la volonté du sacrifice, pp.21-27
  • Cerise Dumont, Quand l’espace attaque les corps, pp.29-35

La revue au format papier

Pour recevoir, gratuitement et par courrier postal, un exemplaire de la Revue, merci d'écrire à cineclub(at)unige.ch en précisant le numéro choisi (Violences, le nouveau cinéma danois – Janvier 2018) et l'adresse postale de livraison.

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Pour télécharger ce numéro «Violences, le nouveau cinéma danois», janvier 2018 de la Revue, suivre ce lien.

Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: Violences, le nouveau cinéma danois. Janvier 2018 (1).

Pour citer un article de la Revue

Barbosa Pereira, Diana. (2018). Aux origines de la violence. La Revue du Ciné-club universitaire: Violences, le nouveau cinéma danois., janvier 2018 (1), 3-5

Production

Ciné-club universitaire

cineclub(at)unige.ch

022 379 77 24

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"Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark."
– William Shakespeare

Ces mots de Shakespeare, la nouvelle génération de cinéastes danois semble les comprendre mieux que personne. Ils les réactualisent perpétuellement et les hurlent à la face du monde dans des œuvres frappantes de violence et de noirceur. Ces réalisateurs portent un regard intransigeant sur leur pays et leur culture. Ils n’épargnent rien ni personne – surtout pas eux-mêmes – et exposent, en vrac, racisme, misogynie, inceste, pédophilie, inégalités sociales, enfer de la drogue et violences sexuelles. Plus que tout, ils se positionnent contre le politiquement correct omniprésent dans la société danoise, et n’ont de cesse de dénoncer son hypocrisie dans des films à l’humour grinçant.

Il est curieux de constater une telle obsession de la violence sous toutes ses formes au sein d’un pays réputé pour être l’un des plus progressistes et des plus heureux au monde. La brutalité, la malveillance et la perversion humaines sont pourtant des thématiques centrales dans un grand nombre de leurs films, au point que l’on peut soupçonner leurs représentations de jouer un rôle d’exutoire. On retrouve d’ailleurs cette dimension quasi cathartique dans de nombreuses autres productions culturelles scandinaves. Le spectre de Bergman autant que celui de Dreyer hantent en effet les œuvres de ces réalisateurs. Leur manière, intime et cruelle, de traiter la question de la violence psychologique emprunte beaucoup au théâtre d’Ibsen et de Strindberg, tandis que le Cri silencieux d’Edvard Munch semble résonner jusqu’aux confins de leurs films.

Critique sociale impitoyable chez Thomas Vinterberg, exploration des méandres de l’inconscient chez Lars von Trier ou encore esthétisation hallucinée de la barbarie humaine chez Nicolas Winding Refn, le jeune cinéma danois aime à mettre en lumière les mille et un visages de la violence.

Sommaire

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Pour citer la Revue

La Revue du Ciné-club universitaire: Violences, le nouveau cinéma danois. Janvier 2018 (1).

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