Don d'organes

Prochaine campagne: avril 2019

Exprimer son choix

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Le don d'organes

La greffe d’organes est un acte médical de la dernière chance. Elle est envisagée quand l’état du malade se dégrade et que seul le remplacement du ou des organes défaillants par un organe sain peut permettre sa survie. Dans la plupart des cas, les greffons proviennent d’un donneur décédé. Effectuer un don d’organes ou de tissus après le décès est un acte de générosité
 qui permet de réaliser des greffes afin de sauver la vie d’une autre personne, adulte ou enfant. Un seul donneur d’organes peut sauver jusqu’à sept personnes. Pourtant chaque année, en Suisse, des dizaines de patients décèdent faute de n’avoir pas reçu un organe à temps et environ 1500 personnes attendent une transplantation.

Un donneur peut sauver jusqu’à sept personnes.

Campagne 2019

En 2019, le pôle santé social s’associe à la coordination du don d’organes et de tissus des Hôpitaux Universitaires de Genève pour proposer 2 journées de sensibilisation et d’information :

  • 9 avril à Uni Mail 10h à 16h30.
  • 10 avril à Sciences II de 10h à 16h30.

Des professionnels seront présents sur les stands pour répondre à vos questions. Sur place, il sera également possible d'exprimer son choix sur le Registre National du don d’organes.

Contactez-nous

La Docteure Tiziana Farinelli du Pôle Santé Social est à votre disposition toute l’année pour répondre à vos questions concernant le don d'organes. N'hésitez pas à prendre rendez-vous en ligne.

Qui peut être donneur ?

Le prélèvement d’un ou plusieurs organes ou tissus est envisagé après le constat du décès. Dans la grande majorité des cas, les donneurs sont des personnes décédées après un traumatisme crânien, un accident vasculaire cérébral ou parfois après un arrêt circulatoire. Les organes sont maintenus artificiellement en état de fonctionner jusqu’à l’opération de prélèvement. Il est également possible qu’une personne vivante soit volontaire pour faire don d’un organe, le rein principalement.

Toute personne peut donner ses organes. Peu de contre-indications existent. Il n'y a pas de limite d’âge inférieure ou supérieure. L’état de santé du donneur est décisif pour prendre une décision de prélèvement d'organes. Avant un prélèvement, le fonctionnement et l'état des différents organes sont examinés un par un.

Quels organes peuvent être transplantés et pour qui ?

Les organes qui pourront être transplantés aux patients sur la liste d'attente sont :

  • le cœur
  • les poumons
  • les reins
  • le foie
  • le pancréas
  • l’intestin

Nombre de maladies graves peuvent conduire à une transplantation: insuffisance rénale terminale, malformation ou maladie cardiaque, maladie du foie, mucoviscidose, certains cancers…

Les patients sont inscrits sur une liste d’attente et l’attribution des organes est effectuée selon un cadre légal. Une personne transplantée peut reprendre une vie quasiment normale. Elle peut travailler, avoir des enfants, faire du sport, voyager… Elle doit cependant prendre un traitement à vie pour éviter le rejet de l’organe transplanté

Quels tissus peuvent être greffés et pour qui ?

Certains tissus peuvent également être greffés comme la cornée, les os, la peau, les vaisseaux, les valves cardiaques et pulmonaires. Les tissus sont essentiels au fonctionnement du corps humain. Les cornées sont indispensables à la vue et peuvent soigner les patients atteints de cécité cornéenne. Les os, les tendons, les ligaments, les ménisques assurent la qualité de nos mouvements, ils peuvent être remplacés par des greffons pour soigner différentes maladies comme le sarcome osseux. Les vaisseaux, les artères et les veines maintiennent notre circulation sanguine et peuvent être greffés dans certains cas de malformations cardiaques ou infections de prothèses. La peau nous protège, elle peut être greffée pour soigner les grands brûlés.

Comment exprimer sa décision ?

La Suisse se base sur le principe du consentement présumé, c'est-à-dire que les personnes doivent avoir exprimé leur volonté par l’intermédiaire d’une carte de donneur (papier ou numérique), de directives anticipées ou par l’inscription sur le Registre National du don, gérée par Swisstransplant en ligne.

En l’absence de documents ou de volontés retrouvés, les proches seront interrogés et ce sont eux qui donneront leur décision en se basant sur ce qu’aurait souhaité le défunt.

Base légale

Le don d’organes et de tissus est encadré par la loi sur la transplantation de 2007. Elle se base sur les principes de l’anonymat, la gratuité et le volontariat.

«Exprimer sa décision»

Les 9 et 10 avril derniers, les infirmières du Programme Latin du Don d’Organe (PLDO) ont pris place dans les halls d’Uni Mail et de Sciences II pour une campagne de sensibilisation et d’informations sur le don d’organe. Un ordinateur était à disposition de chacun pour enregistrer sa décision, pour ou contre un don d’organes, sur le registre national.
L’évènement a connu un fort engouement, plus de 80 inscriptions sur les 2 jours ! 

Le stand à Sciences II Photo: Tamara Benassuli, 2019

Pourquoi s’inscrire en ligne sur un registre national ?

Si vous vous intéressez à la question du don d’organe depuis un certain temps, vous avez certainement entendu parler ou possédez une carte de donneur. Aujourd’hui, il existe un registre en ligne sur lequel il est possible de s’inscrire. Plus simple et plus accessible, c’est une solution qui facilite le travail des soignants.

«C’est vrai que le problème avec la carte c’est qu’en cas d’accident on ne l’a pas toujours sur soi. (…) Le registre permet cette facilité d’accès, de connaître la décision partout en Suisse puisque ce registre peut être consulté par tous les professionnels de santé en cas de décès de la personne. C’est sécurisé et puis aussi c’est personnalisable (…) les gens peuvent mettre une petite photo ou un message pour leurs proches»
Les étudiants s’informent sur le registre Photo: Tamara Benassuli, 2019

Les étudiants se sont montrés plutôt réceptifs à ce concept. Pour ou contre le don, inscrire son avis en ligne c’est permettre à tous de le connaître.

«C’est automatisé et je sais que s’il m’arrive quelque chose ici, ce sera peut-être un peu moins fastidieux pour le personnel médical de retrouver et de savoir que je veux donner mes organes»
«On m’a dit que c’était un moyen de sauvegarder numériquement les données au cas où on perdait la carte et franchement je suis assez content, c’est une très bonne initiative!»

Une autonomie dans la décision

«Il y a pas mal de questions des étudiants par rapport à leur autonomie dans la décision, c’est à dire qu’il y en a plusieurs qui nous ont dit que leurs proches, notamment leurs parents, n’étaient pas tout à fait du même avis qu’eux sur le don d’organe et le fait qu’ils puissent s’inscrire comme ça de façon officielle et sécurisée ça les rassure dans le fait que leur décision sera respectée»

L’inscription au registre est possible dès l’âge de 16 ans. A partir de là, l’individu est libre de son choix et celui-ci n’appartient qu’à lui. À tout moment il peut le changer et/ou le supprimer.

«J’avais déjà mon opinion parce que j’avais déjà transmis mon souhait à ma famille, tout le monde était déjà au courant. Au moins il y a une preuve écrite de mon souhait et les personnes sont au courant de ma décision»
Un étudiant en train de s’inscrire Photo: Tamara Benassuli, 2019
«Si j’ai pas ma carte avec moi, comme ça c’est déjà inscrit et j’en ai déjà parlé avec mes parents. Mais pour moi c’est clair, il n'y a pas de soucis s’ils ont oublié ou quoi»

Que vous soyez pour ou contre le don d’organe, votre choix vous appartient! N’hésitez pas à vous enregistrer sur le registre national afin que votre volonté soit respectée.

Par Audrey Rüfenacht, avril 2019.

  • C’est tout à fait possible: il suffit d’en informer les proches susceptibles d’en témoigner auprès de l’équipe médicale en cas de décès.

  • En cas de décès dans un hôpital, et si le patient s’avère être un donneur possible, le personnel hospitalier concerné appelle Swisstransplant pour savoir si la personne a consigné sa volonté. S’il existe une entrée dans le registre, les coordinateurs de Swisstransplant transmettent à l’hôpital la feuille de données comprenant la décision consignée et signée. Cette feuille sera présentée aux proches ou à la personne de confiance au cours de l’entretien à l’hôpital, puis étudiée.

  • Oui, votre décision peut être modifiée à tout moment.

  • Les prélèvements d’organes et de tissus en vue de greffes ne rencontrent pas d’objection de principe. Les religions monothéistes invitent leurs fidèles à réfléchir au don d’organes et de tissus et y sont favorables dès lors qu’il s’agit de sauver des vies.

  • Le don d’organes et de tissus est soumis au principe d’anonymat. Cela signifie que le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur, et l’entourage du donneur ne peut connaître le nom du receveur. Cet anonymat est destiné à préserver les familles en deuil mais également à aider les personnes greffées à prendre de la distance par rapport à leur greffon. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés si elle le demande à l’équipe médicale qui l’a accompagné. De son côté, la personne greffée peut adresser une lettre «de façon anonyme », via Swisstranplant à la famille du donneur.

  • Jeune ou âgé, malade ou en bonne santé, il n’existe pas de contre-indication de principe au don d’organes et de tissus. Les médecins évaluent au cas par cas les organes et les tissus pour s’assurer de la qualité de la greffe qui sera réalisée.

  • La mort cérébrale est la perte complète et irréversible des fonctions cérébrales. Celle-ci peut être causée par une hémorragie cérébrale, un traumatisme crânien cérébral, une maladie vasculaire cérébrale, une tumeur cérébrale ou une anoxie (manque d’oxygène). Dans ce contexte, le fonctionnement des autres organes doit être maintenu par la respiration artificielle et les médicaments qui permettent la circulation sanguine.

  • Le prélèvement est un acte chirurgical effectué au bloc opératoire, dans les mêmes conditions et avec le même soin que pour une personne en vie. Les incisions sont refermées et recouvertes par des pansements. Si les cornées sont prélevées, elles sont remplacées par des lentilles transparentes.  Aucuns frais ne sont demandés à la famille du défunt. Après l’opération, le corps est habillé et rendu à la famille, qui peut réaliser les obsèques selon les souhaits du défunt.

Contact

Vous avez d’autres questions?

La Docteure Tiziana Farinelli du Pôle Santé Social est à votre disposition toute l’année pour répondre à vos questions concernant le don d'organes. N'hésitez pas à prendre rendez-vous en ligne.


Pôle Santé Social
Docteure Tiziana Farinelli
Rue De-Candolle 4, 1205 Genève
022 379 72 91
tiziana.farinelli(at)unige.ch

 

En dehors de l'Université

Les membres de la coordination du don d’organes et de tissus des Hôpitaux Universitaires de Genève sont à votre disposition pour répondre à vos questions concernant le don d’organes et de tissus.


Coordination du don d’organes et de tissus
Hôpitaux universitaires de Genève (HUG)
Coordination du don d'organes
Boulevard de la Cluse 55,
 CH-1211 Genève 14
022 372 64 56
coordination.don(at)hcuge.ch


Pour vous inscrire sur le Registre National du don d'organes :
https://www.swisstransplant.org/fr/registre-nationaldu-don-dorganes/

 

Références et liens

À lire

  • Roman « Réparer les vivants » de Maylis de Kerangal (2014) adapté au cinéma en 2016 par Katell Quillévéré

Vidéo

 

Pour en savoir +

Swisstransplant

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Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG)

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Programme Latin de Don d'Organes (PLDO)

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organes ont été transplantés à des personnes figurant sur la liste d’attente en 2018.

Statistiques

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Cette 4ème campagne de sensibilisation à la réanimation cardio-pulmonaire est organisée par l’Association des étudiants en médecine de Genève (AEMG) en collaboration avec le Service Santé de l’UNIGE.
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