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Les étudiant-e-s de la Faculté plaident pour Israël et la Palestine

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Le conflit qui a sévi dans la Bande de Gaza et ses environs aux mois de juillet et août 2014, nommé par Israël “opération bordure protectrice”, a fait de nombreuses victimes civiles et a donné lieu à de multiples allégations de violations du droit international humanitaire (DIH) de la part des deux camps. En 2015, une commission d’enquête des Nations Unies a rendu publiques ses conclusions sur les violations du DIH et des droits humains commises durant le conflit. Parallèlement, la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé d’ouvrir une enquête sur la situation et la CPI a confirmé qu’elle avait la compétence nécessaire pour cette situation.

Dans le cadre du cours « Practice of International Humanitarian Law » de Master de la Faculté, des étudiant-e-s volontaires ont plaidé en tant que prestation complémentaire facultative, le 27 novembre 2021, en anglais pour Israël et la Palestine en faisant valoir que la partie qu’ils-elles représentent a respecté le DIH tandis que la partie adverse l’a violé. Une étudiante, empêchée pour des raisons de santé d’être présente, a brillamment réussi à plaider en ligne.

En face d’un jury composé du professeur Marco Sassòli et de Madame Lizaveta Tarasevich, assistante et doctorante à la Faculté de droit, les étudiant-e-s (dont les rôles ont été assignés par tirage au sort), certaines seules, d’autres en équipe de deux, ont plaidé sur la qualification du conflit, de la bande de Gaza comme territoire occupé et le droit applicable ainsi que sur la légalité des attaques de Hamas contre Israël ainsi que les attaques israéliennes contre la bande de Gaza.

Le professeur Sassòli, qui enseigne le DIH et organise avec l’aide de Madame Tarasevich les plaidoiries, est très satisfait du résultat à plusieurs titres. Il estime : « Les étudiant-e-s ont démontré qu’elles/ils maîtrisaient le droit et les faits, leurs arguments étaient convaincants et la coordination à l’intérieur des équipes a très bien fonctionné. En dépit des passions que suscite le conflit israélo-palestinien, les plaidoiries étaient nuancées, professionnelles et respectueuses de la partie adverse tout en avançant les arguments juridiques les plus forts possibles en faveur d’Israël et de la Palestine, respectivement ».

27 novembre 2021
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