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Article d'Heidi News : le casse-tête d’une électricité disponible et décarbonée

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En octobre 2021, la Suisse découvrait avec stupeur, à l’occasion d’une déclaration de Guy Parmelin, qu’elle risquait le black-out électrique hivernal dès 2025. En coulisses, elle aurait même déjà frôlé cette situation l’hiver dernier. En cause, l’échec des négociations avec l’Union européenne et ses conséquences : la Suisse ne pourra bientôt plus importer l’électricité de ses voisins aux conditions avantageuses du marché européen. Le Conseil fédéral a pris la mesure de la situation : Simonetta Sommaruga a préconisé de constituer des réserves hydroélectriques... ainsi que la construction de jusqu’à trois centrales à gaz en appoint, pour affronter les "situations exceptionnelles".

S’ajoutent deux défis de taille : la sortie du nucléaire décidée par la Suisse, alors que les réacteurs helvétiques produisent encore environ 30% de l’électricité. Et surtout, le défi de l’électrification : remplacement des chaudières à gaz par des pompes à chaleur, véhicules électriques plutôt que thermiques... Elliot Romano, spécialiste de l’énergie à l’Université de Genève, estime à 12 TWh par an la quantité d’énergie additionnelle requise pour faire face à l’électrification (à comparer aux 60 TWh que consomme à la louche la Suisse chaque année). Interviewé par Heidi News, le chercheur explique que dans tous les cas "il faudra absolument accélérer les investissements renouvelables (éolien et solaire), c’est l’option qui permettrait de minimiser nos importations d’électricité et de consommer une électricité la moins carbonée possible".

28 avril 2022
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