Dans les Alpes, les coulées de débris deviennent plus violentes

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En montagne, une averse intense peut suffire à transformer en quelques minutes un versant ou une vallée paisible en un torrent de boue, de roches et de débris.

Markus Stoffel occupe la chaire nouvellement créée de recherche sur les risques en montagne à l’Université de Genève. Avec d’autres scientifiques, il met en garde contre le fait que le changement climatique aggrave rapidement les risques de catastrophes dans les Alpes. La fonte des glaciers, la diminution du manteau neigeux et le dégel du pergélisol déstabilisent les reliefs, provoquant davantage d’éboulements, de coulées de débris et de risques en cascade qui menacent les communautés et les infrastructures.

Parallèlement, les régimes pluviométriques évoluent. On s’attend à des étés plus secs en Suisse, mais les fortes précipitations s’intensifieront en toutes saisons. Les averses courtes et puissantes devraient devenir à la fois plus fréquentes et jusqu’à 30% plus intenses, la pluie tombant en rafales de plus en plus concentrées. "Cette eau peut éroder davantage de matériel, explique Markus Stoffel dans une interview pour Swissinfo. Il est donc possible que les bassins-versants sujets aux coulées de débris génèrent des événements sans précédent historique."

Toutefois Markus Stoffel insiste sur le fait que le changement climatique n’est qu’une partie de l’explication des risques en montagne. "Nous estimons que l’influence du changement climatique se situe entre un tiers et 50%. Les deux autres tiers ou 50% du risque, résultent en réalité de l’augmentation des infrastructures au fil du temps... c’est aussi la conséquence de décisions humaines, principalement prises dans le passé", souligne-t-il. En effet les agglomérations de montagne se sont étendues et sont devenues plus densément peuplées.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez lire l’article avec l'interview de Markus Stoffel ; il a été publié le 13 juillet 2026 sur Swissinfo.ch.
 

30 juil. 2026

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