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SCIENCES DU CERVEAU: L'Université à la hauteur
des enjeux?
La mise sur pied, pour la 5ème fois, d'une
Semaine du cerveau par l'Université de Genève,
avec le soutien des Hôpitaux universitaires et de la
European Dana Alliance for the brain, et le succès croissant
que rencontre cette manifestation auprès du public, sont
des preuves de l'importance qu'accordent aussi bien les scientifiques
que la population à ce domaine de la connaissance. Les
progrès qui sont présentés tout au long de cette
semaine, et l'impact qu'ils pourraient avoir sur notre propre santé,
peuvent à eux seuls justifier cet intérêt. Mais
la variété des thèmes abordés, la richesse
des modes de communication que mettent en uvre les organisateurs,
en faisant appel non seulement à des conférences mais
aussi à des démonstrations, des concerts, des tables
rondes, des visites de laboratoires, tout ceci contribue à
ce que cette Semaine du cerveau devienne une tradition dans
notre Cité. Au nom du Rectorat de l'Université, je
tiens à en remercier les infatigables organisateurs,
en tête desquels on reconnaît année après
année le professeur Ann Kato, ainsi que la Faculté
de médecine, les Hôpitaux, et la Faculté de
psychologie et des sciences de l'éducation.
Si nous pouvons
nous féliciter de cette tradition, nous devons toutefois garder
à l'esprit que, de la tradition à la routine, le chemin
est parfois très court. De plus, en subissant la fascination que
ne peuvent manquer d'exercer les nouvelles connaissances qui nous sont
présentées, nous courrons le risque d'être comme hypnotisés
par le pointillisme des progrès accomplis dans le domaine des sciences
du cerveau. Résister à la routine, ne pas succomber à
la fascination hypnotique
il y a là des enjeux d'importance.
Dans un
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