Ouvertes à tous les niveaux d'enseignement

 

Histoire, construction narrative, savoirs, littérature. Mardi 17 novembre 2015.

Objectifs :

- mieux comprendre les modalités de construction d’une intelligibilité du passé, ainsi que les processus narratifs qui les caractérisent ;

- interroger la notion de scientificité et d’objectivité en histoire, ainsi que la compatibilité entre création littéraire et démarches des sciences sociales ;

- réfléchir aux implications possibles de ces analyses pour l’enseignement de l’histoire, voire pour une approche pluridisciplinaire (histoire, littérature).

Le cours portera notamment sur deux livres de l’intervenant, L’histoire des grands-parents que je n’ai pas eus. Une enquête, Paris, Seuil, 2012 (plus d'informations) et L’histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales, Paris, Seuil, 2014 (plus d'informations). Le premier rend compte d’une enquête sur les grands-parents de l’auteur, juifs communistes emportés par le destruction du judaïsme européen. Le second, « soubassement théorique » du premier, interroge l’écriture de l’histoire et l’aptitude de la littérature à y contribuer.

Intervenant : Ivan Jablonka, professeur d’histoire à l’Université Paris XIII et chercheur-associé au Collège de France

Discutant : Charles Heimberg, professeur à l’Université de Genève

 

La guerre d’Algérie. Lundi 18 janvier 2016.

Objectifs :

-       Mieux connaître l’histoire de la guerre d’Algérie et le renouvellement historiographique dont elle fait l’objet.

-       Comprendre la pluralité et l’évolution des mémoires de ce conflit, en France et en Algérie.

-       Réfléchir à l’utilisation en classe de sources, en particulier de témoignages.

-       En visionnant des extraits de Palestro,"Algérie : histoires d’une embuscade", un film réalisé par l’intervenante,s’interroger sur la manière dont on construit un film d’histoire.

Le sujet sera présenté sous l’angle de l’histoire et de la mémoire et à travers des documents de nature variée.

Ce cours vise à faciliter une transposition didactique de la thématique choisie pour l’enseignement et apprentissage de l’histoire, notamment autour des questions suivantes : l’état des travaux et des réflexions des historien-ne-s autour de cette thématique, les aspects saillants de la thématique à mettre en évidence dans l’enseignement et apprentissage scolaire, les composantes de la pensée historique qui sont susceptibles d’être mobilisées, les documents qui peuvent être utiles dans ce sens, etc. La discussion des contenus historiques présentés a pour objectif principal de réfléchir à cette transposition et de proposer quelques documents déclencheurs ou quelques modalités de travail en classe sur la thématique traitée.

Le thème s’inscrit dans les bornes chronologiques de 11e et de certains degrés du postobligatoire.

Intervenante : Raphaëlle BRANCHE, maîtresse de conférence à l'Université Paris-1-Panthéon-Sorbonne

Discutante : Valérie Opériol, chargée d’enseignement à l’Université de Genève

 

« Étrangers », une condition d’incertitude au XVIIIe siècle, Nardi 26 janvier 2016.

Objectifs:

- examiner la condition de l’étranger dans une société d’Ancien Régime dans sa dimension de vulnérabilité et d’incertitude, qui peut concerner tout un chacun par des mécanismes de déclassement et ne concerne pas spécifiquement l’altérité ;

- réfléchir aux implications possibles, dans une perspective de comparaison passé-présent, de ces analyses pour l’enseignement de l’histoire.

La présentation et les documents examinés se baseront sur un ouvrage de  l’intervenante : Étrangers. Étude d'une condition d'incertitude dans une société d'Ancien Régime, Paris, Bayard, 2012 (plus d'informations).

Intervenante : Simona Cerutti, directrice d’études à l’ÉHÉSS, Paris

Discutant : Charles Heimberg, Université de Genève

 

Les savoirs et les valeurs à l'école face à l'actualité. Comment faire valoir sans prescrire ? Vendredi 4 mars 2016.

Objectifs :

Après les tueries de janvier 2015 à Paris, l'école s'est retrouvée à nouveau sous les feux de la rampe, rappelée à ses responsabilités à toutes sortes de niveaux mêlant liberté d'expression, laïcité, citoyenneté, lutte contre les intégrismes, etc. Alors même qu'elle n'est pour eux qu'une source d'informations parmi d'autres, elle ne peut pas éviter de relier les apprentissages qu'elle promeut à la société dans laquelle vivent ses élèves. Dès lors, les savoirs et les valeurs qu'elle entend transmettre doivent-ils être prescrits ou construits? Selon quelles modalités? Et avec quelle place pour le débat?

Ces questions seront abordées autour d'une série d'études de cas qui porteront notamment sur les concurrences mémorielles qui s’expriment dans le présent, à partir de l’actualité (à propos par exemple du Proche-Orient ou des conséquences de la colonisation), sur l'articulation des grands textes et leur niveau de lecture (pour apprendre à ne pas confondre le sacré et le profane, le littéraire et le juridique, le factuel et l’argumentatif, etc.), ainsi que sur certaines théories du complot qui circulent dans la société et qu’il s’agit d’apprendre à repérer et à déconstruire, etc.

Intervenante : Laurence De Cock, professeur agrégée au lycée Joliot-Curie de Nanterre, chargée de cours à l’Université Paris VII, associée au laboratoire ECP de l’Université de Lyon II.

Discutant : Charles Heimberg, professeur à l’Université de Genève

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