Groupes de recherche en psychologie

Orientation spatiale

Le Groupe de recherche en orientation spatiale est dirigé par Roland Maurer (maître d'enseignement et de recherche).

Domaines de recherche

Le Groupe de recherche en orientation spatiale travaille sur les mécanismes qui nous permettent de savoir où nous sommes et de trouver notre chemin vers un lieu, et plus généralement de nous représenter l’espace qui nous entoure : la salle de classe, notre maison, l’usine dans laquelle nous travaillons, le chemin pour aller de l’une à l’autre, les quartiers de notre ville, et au-delà. Ces processus mentaux, évolutivement anciens (les animaux ont en grande partie les mêmes), sont la plupart du temps inconscients et automatiques. Ils sont aussi constamment à l’oeuvre, puisque toute activité a nécessairement lieu dans un cadre spatial. De même, tout souvenir est un souvenir de quelque chose qui s’est produit quelque part.

Les travaux du groupe touchent à plusieurs facettes de ces processus, avec des méthodes allant du strictement comportemental (avec parfois déplacement réel des personnes étudiées) à l’imagerie cérébrale (IRM fonctionnelle), en passant par des expériences d’orientation dans des environnements virtuels présentés sur un écran d’ordinateur.

Nous nous sommes ainsi intéressés au développement, au cours de l’enfance, des capacités de s’orienter à l’aide des informations sur le mouvement propre (par exemple lors de déplacements à l’aveugle) – un mécanisme nommé intégration du chemin. Nous avons également étudié les modifications des performances d’orientation avec le vieillissement ; des recherches sur ce mécanisme sont encore en cours. Plus récemment, nous avons étudié les modifications subtiles que cause l’anxiété sur la manière de s’orienter. Du côté de la neuropsychologie, nous nous intéressons aux déficits causés par des lésions cérébrales ou par des troubles du développement ; nous avons pour cela développé une batterie de tests évaluant les performances des patients, notamment en ce qui concerne leur capacité de savoir ce qu’on voit depuis un autre point de vue (prise de perspective) et celle d’interroger leur carte mentale (lecture de la carte cognitive) de leur ville. De manière plus générale, en neurosciences, nous cherchons à déterminer quelles sont les structures cérébrales en jeu dans ces différentes tâches spatiales, à l’aide des méthodes d’imagerie cérébrale. Finalement, dans une approche en lien avec la théorie de l’esprit, nous étudions les relations qu’entretiennent ces processus strictement spatiaux avec des capacités mentales non spatiales, comme le fait de pouvoir se mettre à la place de quelqu’un d’autre : d’adopter, au sens figuré cette fois, le point de vue de quelqu’un d’autre.