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Émotion, coopération et locomotion capitales dès le plus jeune âge pour favoriser les compétences numériques

Des chercheurs/euses de l’UNIGE ont découvert que la connaissance des émotions, la coopération et l’activité locomotrice constituaient trois compétences clés pour favoriser les apprentissages numériques chez les enfants âgés entre 3 et 6 ans.

Quelles sont les capacités fondamentales que les jeunes enfants doivent développer au début de l'école pour leur réussite scolaire future ? Si de très nombreuses recherches révèlent des liens étroits entre les compétences cognitives (l’attention, la mémoire, etc.) et scolaires d’une part et les compétences émotionnelles d’autre part chez les élèves de l’école primaire à l’université, peu de travaux ont déjà explorés ces liens chez les enfants de 3 à 6 ans en contexte scolaire. Une équipe de recherche de l’Université de Genève (UNIGE) et de la Haute École Pédagogique du canton du Valais (HEP-VS) en collaboration avec des enseignant-es de la Savoie en France et leur formateur, ont examiné les liens entre la connaissance des émotions, la coopération, l’activité locomotrice et les compétences numériques chez 706 élèves âgés de 3 à 6 ans. Les résultats, à lire dans la revue Scientific Reports, démontrent pour la première fois que la connaissance des émotions, les comportements sociaux de coopération et l'activité locomotrice sont interdépendants et associés aux compétences numériques. Ces résultats rejoignent le consensus politique et scientifique sur l'importance des capacités socio-émotionnelles au début de la scolarité et suggèrent d'ajouter l'activité locomotrice à ces capacités fondamentales.

Lien PDF de l’article Scientific Reports

Pour citer cet article : 

Cavadini, T., Richard, S., Dalla-Libera, N., & Gentaz, E. (2021). Emotion knowledge, social behaviour and locomotor activity predict the mathematic performance in 706 preschool children. Scientific Reports (Nature Publishing Group), 11(14399). doi:10.1038/s41598-021-93706-7.


Dans les médias :

Communiqué de presse (version française)

English version of the press release

Interview du Pr Edouard Gentaz pour Le Journal de 7h de la RTS diffusée le samedi 17 juillet 2017 à découvrir ici.

Interview de Thalia Cavadini pour l’article de Lorène Mesot intitulé « Chez les jeunes enfants, agilité et compétences cognitives sont liées » publié dans le journal Heidi News le 22 juillet 2021.

Impact de la lecture labiale sur la perception de la parole chez des enfants francophones « à risque » de devenir mauvais lecteurs évalués à 5 et 7 ans

Le masque porté par les enseignants en raison de la pandémie liée à la Covid-19 met certains élèves en difficulté lors de l’apprentissage de la lecture : ceux qui peinent à discriminer les sons du langage. C’est ce qu’ont prouvé des chercheurs et chercheuses du Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (Loria ; Université de Lorraine-Inria-CNRS), du Laboratoire de psychologie cognitive (Université d’Aix-Marseille-CNRS) et de l’Université de Genève grâce à une étude effectuée sur des élèves de 5 à 7 ans publiée le 12 mai en format électronique et le 9 juin dans la revue papier de L’année psychologique/Topics in Cognitive Psychology.

Dans une situation de communication, l’apport de l’expression faciale, particulièrement de la lecture labiale, est reconnu comme facilitant la compréhension orale. Dans le contexte de la pandémie liée à la Covid-19, la plupart des enseignants portent un masque. Cela peut affecter l’apprentissage de la lecture, spécialement chez des enfants présentant de faibles capacités de discrimination phonémique. Dans cette étude, deux groupes d’enfants ont été suivis de5 à 7 ans : un groupe « à risque » de devenir mauvais lecteurs et un groupe « non à risque ». Ces deux groupes ont été constitués selon leurs habiletés à une tâche de discrimination phonémique examinée à l’âge de 5 ans : le groupe « à risque » (N = 39) et le groupe « non à risque » (N = 46). Pour tester l’effet de l’impossibilité de recourir à la lecture labiale dans une épreuve phonologique, une même tâche de comptage syllabique a été proposée aux enfants à 5 ans et à 7 ans avec deux conditions : avec et sans la possibilité d’utiliser la lecture labiale (les stimuli étant soit prononcés par l’expérimenteur, soit pré-enregistrés : une condition similaire à celle où le masque est porté). Les résultats montrent un effet positif de la condition avec lecture labiale seulement pour le groupe « à risque », quel que soit l’âge, avec des scores restant similaires dans le temps. À l’inverse, les scores du groupe « non à risque » ont augmenté dans le temps, avec ou sans recours à la lecture labiale. Ces résultats suggèrent que dans le contexte de la pandémie liée à la Covid-19 où les enseignants portent un masque, cette condition peut interférer avec l’apprentissage de la lecture chez des enfants « à risque » par rapport à cet apprentissage en raison d’un déficit de discrimination phonémique.

Version électronique de l’article L’année psychologique/Topics in Cognitive Psychology

Pour citer cet article :

Piquard-Kipffer, A., Cavadini, T., Sprenger-Charolles, L. & Gentaz, É. (2021). Impact of lip-reading on speech perception in French-speaking children at risk for reading failure assessed from age 5 to 7. L’Année psychologique/Topics in Cognitive Psychology, 121(2), 3-18. https://doi.org/10.3917/anpsy1.212.0003


Dans les médias :

Communiqué de presse (PDF)

Communiqué diffusé sur le site d'informations Factuel de l’Université de Lorraine : http://factuel.univ-lorraine.fr/node/16972

Interview de Thalia Cavadini pour l’article de Sophie Gaitzsch intitulé « Le masque des enseignants complique l’apprentissage de la lecture » publié dans le journal Heidi News le 27 mai 2021.

 

Eye-tracking et facteurs de risque d’autisme : étude en Equateur

Une étude sur la préférence visuelle pour les stimuli sociaux chez des enfants équatoriens d'âge préscolaire avec un développement typique comme contribution à l'identification des facteurs de risque de l'autisme

La préférence visuelle pour des scènes sociales, un moyen d'étude des facteurs de risque d’un Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA), ainsi qu'un dispositif d'oculométrie (eye-tracking) à faible coût peuvent constituer une procédure expérimentale pertinente pour des études menées dans des contextes à revenu faible et intermédiaire. C’est ce que suggère une étude effectuée auprès d'enfants équatoriens au développement typique âgés de 11 à 60 mois en confirmant des résultats préalablement obtenus dans des contextes occidentaux, à savoir une préférence visuelle pour les mouvements humains par rapport aux objets en mouvement.

Lien PDF de l’article Scientific Reports

Pour citer cet article : 

Buffle, P., Cavadini, T., Posada, A. & Gentaz, E. (2021). A study on visual preference for social stimuli in typical Ecuadorian preschoolers as a contribution to the identification of autism risk factors. Scientific Reports11(1), 8461. https://doi.org/10.1038/s41598-021-87888-3.

 

A 8 ans, on relie spontanément l’émotion d’une voix et celle d’un visage

Les enfants doivent-ils attendre l’âge de huit ans pour reconnaître spontanément, sans consigne, une même émotion, joie ou colère, selon qu’elle est exprimée par la voix ou par un visage? Une équipe de scientifiques de l’Université de Genève (UNIGE) et du Centre Interfacultaire en Sciences Affectives (CISA) apporte une première réponse à cette question. Elle a comparé la capacité des enfants de 5, 8, 10 ans et des adultes à établir un lien spontané entre une voix entendue (voix de joie ou de colère) et l’expression émotionnelle correspondante d’un visage naturel ou virtuel (visage de joie ou de colère). Ses résultats, à lire dans la revue Emotion, montrent que les enfants à partir de 8 ans fixent plus longtemps un visage de joie s’ils ont entendu auparavant une voix de joie. Ces préférences visuelles pour l’émotion congruente témoignent de leur capacité d’un codage spontané amodal des émotions, c’est-à-dire indépendant de la modalité perceptive (auditive ou visuelle).

Lien PDF de l'article Emotion

Pour citer cet article:

Palama, A., Malsert, J., Grandjean, D., Sander, D., & Gentaz, E. (2020). The Cross-Modal Transfer of Emotional Information From Voices to Faces in 5-, 8- and 10-Year-Old Children and Adults: An Eye-Tracking Study. Emotion. Advance online publication. http://dx.doi.org/10.1037/emo0000758

Lien communiqué de presse français

Lien communiqué de presse anglais

 

Les bébés relient l’émotion d’une voix à celle d’un visage

La capacité des bébés à différencier des expressions émotionnelles semble se développer durant les 6 premiers mois. Mais reconnaissent-ils vraiment l’émotion ou distinguent-ils seulement des caractéristiques physiques des visages ou des voix ? Des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) viennent d’apporter une première réponse à cette question. Ils ont mesuré la capacité des bébés de 6 mois à faire le lien entre une voix entendue (voix de joie ou de colère) et l’expression émotionnelle d’un visage vu (visage de joie  ou de colère). Leurs résultats, à lire dans la revue PLOS ONE, montrent que les bébés fixent plus longtemps un visage de colère – et plus particulièrement la bouche – s’ils ont entendu auparavant une voix de joie. Cette réaction à la nouveauté témoigne ainsi pour la première fois de leur capacité précoce à transférer une information émotionnelle de la modalité auditive à la modalité visuelle.

Lien PDF de l'article PLOSONE

Pour citer cet article: 

Palama, A., Malsert, J., & Gentaz, E. (2018). Are 6-month-old human infants able to transfer emotional information (happy or angry) from voices to faces? An eye-tracking study. PLOS ONE, 13(4), e0194579. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0194579

 
Dans les médias :

Lien émission TV de la RTS pour la rubrique santé du 12h45 du 16 mai 2018

Lien communiqué de presse français

Lien communiqué de presse anglais

Lien article du 13 avril 2018 dans le Matin

Lien émission radio CQFD

 

Le bruit perturbe les compétences tactiles des prématurés

Une naissance prématurée constitue un changement brutal d’environnement pour un bébé qui était, jusque-là, confiné dans le ventre maternel, entouré de lumière tamisée et de bruits filtrés. Les multiples stimulations visuelles, sonores et tactiles qui assaillent le nourrisson à sa naissance constituent donc de nombreux éléments désagréables, dont l’impact n’a pas encore été étudié en profondeur. Des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE), en collaboration avec l’équipe du service de néonatologie CHU et du CNRS de Grenoble, se sont penchés sur les conséquences du bruit sur les capacités sensorielles d’un bébé prématuré. Ceci leur a permis, pour la première fois, de mettre en évidence l’effet d’un stimulus négatif sur le fonctionnement de la sensorialité du nouveau-né. Ces résultats sont à lire sur le site de la revue Scientific reports.

Une grossesse dite « normale » dure environ 40 semaines d’aménorrhée (soit le nombre de semaines depuis la fin des dernières règles de la mère). Les bébés prématurés nés entre 28 et 33 semaines d’aménorrhée, c’est-à-dire environ deux mois avant terme, risquent plus particulièrement de développer des difficultés ou des troubles neuro-développementaux dû à la prématurité en elle-même, mais aussi à un environnement post-natal défavorable.

En effet, un bébé prématuré est constamment entouré de bruits au niveau sonore élevé, comme par exemple celui des alarmes des pompes d’alimentation qui raisonne huit fois par jour. L’impact du bruit en lui-même a déjà été étudié, et il a été démontré que celui-ci perturbe le sommeil du nourrisson, ses constantes physiologiques et ses capacités d’autorégulation. Mais qu’en est-il sur ses capacités tactiles précoces ?

« L’intégration multisensorielle est fondamentale pour tout individu, et celle d’un prématuré reste encore aujourd’hui mal connue » explique Edouard Gentaz, professeur de psychologie à la faculté de psychologie et Sciences de l’éducation de l’UNIGE. « Nous savions déjà qu’un nouveau-né prématuré est capable de mémoriser les formes de petits objets (prisme ou cylindre) et de les différencier dès 28 semaines d’aménorrhée. Dès lors, nous avons voulu évaluer l’effet d’un bruit quotidien sur les capacités tactiles précoces des nouveau-nés, et nous avons constaté que cela avait un réel impact sur l’apprentissage sensoriel de l’enfant » explique Fleur Lejeune, Maitre-Assistante de psychologie à la faculté de psychologie et Sciences de l’éducation de l’UNIGE et première auteur de l’étude.

L’effet néfaste du bruit sur les compétences tactiles prouvé

Pour ce faire, 63 bébés ont été répartis aléatoirement dans des conditions environnementales silencieuses et dans des conditions environnementales bruyantes. L’expérience débuta par les nourrissons situés dans un milieu silencieux. Lors de la première partie de l’expérience, dite phase d’habituation, les chercheurs ont placés dans les mains des bébés un prisme. Dès que le nourrisson lâchait l’objet, ils le lui remettaient en main. Au fur et à mesure de l’expérience, l’enfant lâchait toujours plus rapidement le prisme, signifiant de ce fait son désintérêt progressif pour un objet devenu familier. Lors de la seconde partie de l’étude, dite phase de test, un deuxième objet de forme cylindrique était présenté à une moitié seulement des bébés, l’autre moitié recevant à nouveau le prisme. Les chercheurs ont ainsi pu observer que le temps de tenue était habituellement plus élevé chez les bébés ayant reçu l’objet nouveau, par rapport à ceux qui tenaient le même objet. Le raccourcissement du temps de tenue n’était donc pas dû à la fatigue, mais au désintérêt d’un objet devenu connu.

En revanche, chez les nourrissons placés dans un milieu bruyant, les chercheurs ont constaté que les bébés réussissaient moins bien à se familiariser au prisme lors de la phase d’habituation. Le temps de tenue ne diminuait pas au fur et à mesure des essais, comme si le processus de mémorisation de l’objet se faisait plus difficilement en présence du bruit. De plus, lors de la phase de test, les nouveau-nés augmentaient leur temps de tenue, tant avec le nouvel objet cylindrique, ce qui est habituel, qu’avec l’objet qui leur était déjà familier, montrant de ce fait une absence de discrimination entre les deux formes. Le processus d’habituation ne semblait ainsi pas suffisamment efficace en présence du bruit.

«Notre étude montre donc qu’il existe une communication fonctionnelle précoce entre les modalités tactiles et auditives du prématuré» explique Edouard Gentaz. « A l’hôpital, le bébé est constamment soumis au bruit de diverses alarmes qui active sa sensorialité auditive, perturbant de ce fait sa sensorialité tactile » ajoute la pédiatre Johanna Parra, du service de néonatologie de Grenoble.

Ces résultats soulignent l’importance de mettre en place des mesures environnementales pour diminuer les niveaux sonores dans les unités de néonatologie, que ce soit au niveau architectural ou dans le choix des équipements. En effet, la période néonatale est une période critique pour la genèse des circuits neuronaux, et l’expérience sensorielle précoce joue un rôle majeur dans le développement cérébral. «Si le bruit perturbe les capacités tactiles des prématurés, on peut se demander quel sera l’impact à long terme d’une telle stimulation auditive sur leur développement neurologique», conclut Fleur Lejeune.

Les enfants nés grands prématurés présentent des difficultés émotionnelles en lien avec des difficultés de contrôle volontaire du comportement

Des difficultés émotionnelles sont présentes à 3.5 ans chez les enfants nés grands prématurés et seraient liées à une plus grande difficulté à contrôler volontairement les comportements (comparé aux enfants du même âge mais nés à terme). C’est ce que vient de montrer un groupe de recherche composé de médecins et de psychologues du Service Développement et Croissance des hôpitaux universitaires de Genève (HUG), de l’unité de développement du centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) de Lausanne, et de chercheurs de l'Unité de Psychologie Clinique et Neuropsychologique de l'Enfant (UPCNE) et du Laboratoire d'étude du développement Sensori-Moteur Affectif et Social (SMAS) de la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation (FAPSE) de l'Université de Genève. Ces résultats ont été publiés le XX dans la revue Early Human Development, et ils soulignent en outre l'intérêt de construire des méthodes d'intervention précoce basées sur une meilleure compréhension des relations entre capacités cognitives et émotionnelles.

Référence:

Arnaud, W., Theurel, A. Borradori Tolsa, C., Lejeune, F., Fernandes, L., van Hanswijck de Jonge, L., Monnier, M., Bickle Graz, M., Barisnikov, K., Gentaz, E. & Hüppi, P. (in press/2014). Emotional and effortful control abilities in 42-month-old very preterm and full-term children. Early Human Development.

Ces recherches ont pu être conduites grâce aux soutiens de la Fondation Leenards (Prix Leenards 2007), du Fonds National Suisse de la recherche scientifique et la Fondation PrimEnfance.

Communiqué de presse23juilet2014.pdf

Comment expliquer la préférence visuelle des nouveau-nés humains pour les actions humaines ? Le rôle des mouvements en translation

Il a été montré, pour la première fois, que les nouveau-nés n’ont pas une attirance spécifique pour les mouvements humains mais qu’ils préfèrent les mouvements associés à un déplacement spatial c'est-à-dire dirigé vers un but.

Bidet-Ildei, C., Kitromilides, E., Orliaguet, J.-P., Pavlova, M., & Gentaz, E. (2013, May 13). Preference for Point-Light Human Biological Motion in Newborns: Contribution of Translational Displacement. Developmental Psychology. Advance online publication. doi: 10.1037/a0032956

Dans les médias :

Le Communiqué de Presse, mai 2013

La Publication Scientifique.

Le communiqué du site de l’INSB (Institut des sciences biologiques)

Enfants et Musée

Comment favoriser l’acquisition de connaissances artistiques par des enfants et leurs intérêts durant une visite guidée au musée de peinture de Grenoble ?

Lors des visites de groupes scolaires les médiateurs utilisent le plus souvent une méthode de style académique qui consiste à présenter oralement des œuvres à un groupe d’enfant (une classe entière en général) puis à poser des questions aux groupes et à valider la réponse donnée par quelques enfants. Ce type de visite guidée, qui peut être assimilé à un cours magistral ou encore à une conférence, sera utilisé dans cette étude comme la « visite classique ou académique ». Nous pensons que ce type de visite a des effets positifs globaux sur l’acquisition des connaissances artistiques mais ces effets bénéfiques s’expliquent souvent par les bons résultats de quelques très bons élèves de la classe. Nous pensons que ces effets positifs peuvent être amplifiés globalement en élargissant l’impact de la visite à un plus grand nombre d’enfant par l’emploi d’autres méthodes pédagogiques pour transmettre les connaissances et susciter davantage l’intérêt des enfants pour leurs acquisitions.

Les résultats de cette étude seront publiés dans la revue des médiateurs "Culture et Musée" GentazCultureMuseeSouspresse.pdf

Apprendre à détecter les faux billets

Gentaz, E. (2005). Evaluation d’entraînements multisensoriels à la détection de faux billets chez les hôtesses de caisse de la grande distribution en Europe. Rapport technique final destiné à l’Office Européen de Lutte Anti-fraude (OLAF). Réf : SI2.365129 FausseMonnaieRapport.pdf

 Résumé: Cette recherche étudie la détection de faux billets en euros à travers deux expériences utilisant une méthodologie scientifique expérimentale. L’expérience 1 s’adresse à 53 personnes «ordinaires » ne travaillant pas dans la grande distribution. Trois principaux résultats émergent de cette expérience. Le premier est une très bonne détection des faux billets parmi un lot de billets authentiques. Le second est une mauvaise estimation des billets authentiques : beaucoup sont jugés, à tort, comme faux. Le troisième résultat est une mauvaise connaissance des signes de sécurité « grand public » des billets. De plus, la connaissance de ces signes semble liée seulement à la capacité de détecter correctement des faux billets. Aucun lien n’est mis en évidence entre la connaissance des signes de sécurité et l’estimation correcte des billets authentiques. L’expérience 2 s’adresse à 38 personnes travaillant comme hôtesses de caisse dans deux grandes surfaces respectivement en France et au Luxembourg. Son objectif est d’évaluer les effets « d’entraînements multisensoriels » (formation d’une durée de 2 heures comprenant deux jeux) sur leurs capacités à détecter des billets faux parmi des authentiques et à connaître des signes de sécurité. Deux types d’entraînements, respectivement nommés « absolu (EMA) » et « différentiel (EMD) », se différenciant par l’absence ou la présence de faux billets au cours des formations, ont été ainsi proposés à 38 personnes (20 ont reçu l’EMA et 18 l’EMD). Les résultats montrent que les deux entraînements (très appréciés par les hôtesses) ont des effets similaires très bénéfiques sur la détection des faux billets, l’estimation correcte des billets authentiques, et sur la connaissance des signes de sécurité.  D’un point de vue pratique, il semble qu’un kit de formation de type EMA (i.e. avec seulement des billets authentiques et d’une durée de 2 heures) comprenant « le jeu des 6 signes » et « le jeu Maître/Elève » remplirait les critères scientifiques pour former dans des conditions raisonnables le personnel de caisse de la grande distribution. Par ailleurs, il semblerait aussi approprié pour la formation initiale des gardiens de la paix.