Réalisation d’un projet de valorisation et protection de la nécropole de tombes mégalithiques de Mengez (Nord du Liban - Akkar)

Du 15 juillet au 17 août 2018

Ce projet s'inscrit dans le cadre d'une politique culturelle du gouvernement britannique spécifique aux zones de conflit. Il s'agit de subsides pour des projets de protections du patrimoine, de formations, de développement des compétences et de sensibilisation à tous les sujets liés au patrimoine. Le projet a été mené en partenariat avec l’université de Genève (porteur du projet), la municipalité de Menjez, le Château-Musée de Bélesta et le Musée de la Préhistoire libanaise à Beyrouth.

La région du ‘Akkar est dotée d’un patrimoine culturel exceptionnel méconnu avec une centaine de tombes mégalithiques (dolmens) qui datent des 4 et 3ème millénaires avant l’ère chrétienne. Ces monuments forment une catégorie d’objets du patrimoine très particulière : ce sont des monuments de grande dimension, nombreux, dispersés dans le paysage, dans des zones qui sont actuellement en plein développement agricole : ils sont donc très menacés. Leur préservation ne peut pas être simplement matériellement imposée par l’autorité de l’état ; en raison de la dispersion des monuments et de leur intégration dans le tissu agricole, elle nécessite impérativement une collaboration efficace et une compréhension mutuelle avec l’ensemble de la population locale.

Pendant 5 semaines une équipe de 9 personnes (dont 3 du laboratoire d’archéologie préhistorique et d’anthropologie de Genève) dirigée par T. Steimer-Herbet s’est employée à :

1. La mise en valeur de 11 dolmens.

2. La création d’un parcours pédestre « chemin des dolmens ».

3. La collecte de données sur le bâti des dolmens pour documenter les panneaux de la « maison du patrimoine », son catalogue, ses fiches sites et les flyers.

4. L’étude du mobilier issu des fouilles anciennes du Père jésuite M. Tallon.

5. Favoriser le dialogue avec les habitants de Menjez en organisant une journée d’information sur le projet et en réalisant une enquête de satisfaction.

6. Recruter deux personnes du village pour suivre une formation d’animateur culturel.

 

24 septembre 2018

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