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Termino… quoi ?

L'association professionnelle Computerm fête son 25e anniversaire cette année : c'est l’occasion de jeter un regard sur la terminologie et sur le rôle du terminologue dans une entreprise.


C’est son premier jour à ce poste. Une startup montante souhaite renforcer son positionnement sur le marché suisse et aussi se développer à l’international. L’entreprise a besoin d’une personne pour assurer la traduction des notices, de la documentation des produits et du site web. Et c’est là qu’Hélène intervient. Elle est fraîchement diplômée de la Faculté de traduction et d’interprétation de l’Université de Genève. C’est son premier poste fixe et elle est ravie.

« Oui, notre dossier traduction est sur le serveur, je vous montre ça. »

La jeune traductrice est consternée. Elle est face à un simple fichier Excel, quatre colonnes pour les langues (anglais, français, allemand et italien) et quelques centaines de lignes pour les termes, sans ordre particulier et, bien évidemment, certains ne sont pas traduits. Loin de baisser les bras face à l’ampleur de la tâche, elle réalise à quel point son poste est nécessaire. Elle sourit à la fondatrice de l’entreprise : « Il va falloir reprendre depuis le début, avec méthode.

— C’est pour cela que je vous ai engagée. Pour assurer la traduction précise de nos produits et services.

— Plus qu’une traductrice, c’est d’une terminologue dont vous avez besoin. »

Six mois se sont écoulés, la startup s’est étoffée. Elle compte désormais une quarantaine d’employés. Tous connaissent Hélène, la traductrice et terminologue. Elle prend part à de nombreux projets et insiste sur la terminologie. « La terminologie, c’est quoi ? », demande un nouvel employé. « C’est ce qui fait que les équipes se comprennent et utilisent les mêmes termes pour désigner une même chose. » Mais la terminologie, c’est bien plus que cela. C’est tout le travail effectué par Hélène ces six derniers mois. Une méthodologie stricte, le recours à des outils informatiques efficaces, à des banques de données terminologiques et des dictionnaires spécialisés afin d’élaborer un corpus spécifique à l’entreprise. Elle a également mis en place une série de processus dans le but de trouver rapidement le terme adéquat dans une autre langue. Enfin elle travaille aussi avec le community manager de l’entreprise. Ce dernier crée du contenu pour les réseaux sociaux, mais il rédige aussi des billets pour le blog de l’entreprise, traduit en plusieurs langues. Dans ce cas, Hélène et son collègue ont recours à différents outils pour trouver les équivalents les plus adéquats pour certains termes et les consignent ensuite dans la base de données terminologique de l’entreprise.

Hélène a su à la fois trouver sa place dans cette entreprise et se familiariser avec ce métier au carrefour de la traduction, du traitement informatique et de la gestion de projet. Le recours à la terminologie a permis d’économiser des ressources, de développer une identité uniforme de l’entreprise à l’international, mais aussi d’éviter un certain nombre de problèmes de compréhension. Les bons résultats de l’entreprise sont en partie dus à l’excellent travail d’Hélène.

 


 

23 novembre 2017
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