Connexe                                                                                                            Les espaces postcommunistes en question(s)

Une revue pluridisciplinaire

Dans une volonté de croiser les disciplines, la revue Connexe accueille des articles traitant de science politique, d’histoire, de sociologie, d’économie, de culture, de littérature et d’art. La revue aborde des problématiques liées aux transformations des espaces postcommunistes, dans une perspective alliant le passé au présent. Le comité de rédaction encourage toute proposition de dossier thématique ou d’article qui étudie l’espace postcommuniste dans ses rapports, ses interactions et ses connexions avec d’autres aires culturelles.

Une revue semestrielle et bilingue

La revue paraît à un rythme de deux numéros par année. Sous la responsabilité d'un comité scientifique international, elle et est publiée par l'Institut de Sociologie de l'Université libre de Bruxelles et le Global Studies Institute de l'Université de Genève. La principale langue de publication est le français, mais des articles en anglais peuvent être proposés.

Soumission et évaluation des articles

Les textes sont soumis à une double évaluation anonyme par des pairs, selon les normes des revues scientifiques. Un article publié dans la revue ne doit pas avoir donné lieu à une publication antérieure.
Les propositions d’articles ou de dossiers doivent être envoyées au secrétariat de rédaction à l’adresse suivante : connexe@unige.ch 
Le manuscrit ne doit pas dépasser 50 000 signes pour les articles et 10 000 signes pour les recensions (notes et espaces compris). Des renseignements supplémentaires concernant les normes rédactionnelles sont disponibles dans le document ci-dessous:

 
PARUTION DU DEUXIEME NUMERO

Le deuxième numéro de Connexe est paru en décembre 2016. Intitulé "Sotchi 2014 : La Russie à l'épreuve de ses jeux, les jeux à l'épreuve du Caucase", ce numéro est dirigé par d'Ekaterina Gloriozova et Aude Merlin.

Table des matières

Résumés/Abstracts

 
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APPEL A COMMUNICATIONS : Les populismes en Europe centrale et orientale au XXe siècle
 
Journée d’études et numéro thématique de la revue Connexe. Les espaces postcommunistes en question(s)
 
11-12 mai 2017
EHESS, Paris, France
 
Deadline : 15 décembre 2016
 
Organisateur : Roman Krakovsky, Chargé de cours au GSI, post-doctorant au LabEx Tepsis, chercheur associé au CERCEC (EHESS), et IHTP (CNRS), Paris, France
 
Depuis les années 1990, plusieurs mouvements politiques qualifiés de « populistes » ont émergé en Europe centrale et orientale, attirant l’attention des politistes. Pour mieux comprendre l’attraction et la persévérance de ces mouvements dans cet espace, il est utile de croiser cette approche ancrée dans l’actualité avec une réflexion dans la longue durée. L’Europe centrale et orientale a en effet connu, depuis le XIXe siècle, de nombreux mouvements et partis politiques qui se sont qualifiés ou qui ont été qualifié de « populistes ». Cette perspective permet ainsi de mieux réfléchir aux problématiques permanentes et à celles qui, en fonction des contextes et des époques, diffèrent, de façon à identifier avec précision les logiques et les mécanismes d’action de ces mouvements. Cette approche par l’histoire permet enfin de mieux questionner la spécificité – si spécificité il y a – de ces mouvements en Europe centrale et orientale et d’interroger leur impact sur les cultures politiques de la région.
En dialogue avec la volumineuse historiographie consacrée aux populismes récents en Europe centrale et orientale, cette journée d’étude propose d’aborder le phénomène sous ses formes historiques, de la fin du XIXe siècle à la chute du communisme en 1989. Elle intégrera dans sa réflexion l’espace désigné, pendant cette période, sous le terme d’ « Europe centrale et orientale », soit, avant 1918, les territoires de l’empire austro-hongrois, allemand, ottoman et russe, de la Roumanie et de la Bulgarie, dans l’entre deux-guerres et pendant la Seconde Guerre mondiale, les territoires des États successeurs de ces empires et ces États et, après 1945, les pays du « bloc de l’Est ».
 
 
I.               Définir le « populisme »
 
Le caractère indéterminé du populisme est une des principales raisons de son efficacité politique, comme l’a montré Ernesto Laclau (On Populist Reason, Verso, 2005). Il peut endosser des contenus différents en provenance de la droite comme de la gauche, sans pour autant s’accommoder de tout. Une manière de démêler cet extraordinaire flou sémantique de la notion de populisme est de réfléchir aux thématiques suivantes :
Les différents termes utilisés pour désigner le phénomène populiste. Quels sont les termes utilisés pour désigner le phénomène populiste ? Dans les différentes langues de l’espace centre-est européens, plusieurs expressions coexistent souvent : en polonais, par exemple, c’est ludowość (sur la base slave de lud, le peuple) ou populizm (sur la base latine populus, par analogie avec l'anglais populism, et à la connotation plus péjorative), etc. Que nous apprend cette diversité sémantique sur ces mouvements, ces partis politiques et leur appréhension par les contemporains ?
Les usages du terme « populiste ». Qui qualifie et qui se qualifie « populiste » en Europe centrale et orientale ? Pour quelles raisons ces qualifications sont-elles mobilisées par les différents acteurs politiques et avec quels effets ? De ce point de vue, quelles sont les raisons et les effets de l’usage – et du non-usage – du terme pour qualifier le phénomène, dans la sphère politique ou académique ?
Les circonstances d’apparition et d’usage. Dans quels contextes les mouvements et les partis politiques qualifiés de populistes apparaissent-ils ? Quelles relations entretiennent-ils avec les autres idéologies et doctrines politiques que cet espace a connues au cours du XXe siècle : la démocratie, le libéralisme, le nationalisme, le fascisme et le communisme ?
 
II.              La constitution du « peuple » comme communauté politique
 
Ces doctrines et ces idéologies politiques définissent la communauté politique successivement selon le principe dynastique (monarchies), de nation (États-nations), de race (régimes fascistes) et de classe (régimes communistes). Comment les mouvements populistes se positionnent par rapport à ces différentes définitions ? Comment la notion de « peuple » convoquée par ces mouvements populistes dans ces différents contextes intègre-elle la pluralité politique ? Pour envisager ces questions, nous proposons de traiter les thématiques suivantes :
 
Les frontières de la communauté politique. Qui, dans ces différents cadres, est inclus dans le « peuple » et qui en est exclu, et avec quelles conséquences ? Autrement dit, comment les mouvements populistes expriment-ils les rapports à soi et aux autres ?
Le rapport aux élites. Comment les mouvements populistes expriment-ils la relation entre le « peuple » et les « élites » / « establishment » dans ces différents cadres, particulièrement dans les moments de transition politique (anti-cosmopolitisme, société sans classes antagonistes, etc.) ?
La relation entre l’individu et la communauté politique. Si ces mouvements proclament une unicité du « peuple », comment structurent-ils ce même peuple dans la pratique ? Comment rattachent-ils l’individu au collectif ?
 
III.            La question de la représentation de la communauté politique
 
De manière générale, les mouvements populistes prétendent être les seuls représentants légitimes du peuple. Comment l’esprit ou la volonté du peuple (en tant que communauté politique) sont-ils reconnus ? Comment sont-ils mis en application ? Une manière de réfléchir sur les logiques de représentation politique est de répondre aux questions suivantes :
L’esprit ou la volonté du peuple. Comment le peuple est-il mobilisé par les mouvements populistes pour participer à la vie politique et aux décisions qui le concernent ?
Le leader, le parti et le « peuple ». Comment les parti populistes et leurs leaders incarnent-ils l’esprit du « peuple » ?
Le vocabulaire et la rhétorique. Quelle rhétorique et quel vocabulaire les différents mouvements populistes utilisent-ils pour mobiliser le « peuple » ?
 
IV.            Les populismes en action
 
Une manière de mieux identifier les mouvements et les partis populistes est d’observer leur comportement, que ce soit au sein de l’opposition ou au sein des gouvernements, particulièrement dans les moments de conflits politiques (coups d’État, crises politiques, élections, etc.). Nous proposons d’aborder ce sujet sous les angles suivants :
Les relations avec les autres acteurs politiques. Quelles relations les mouvements populistes entretiennent-ils avec leurs partenaires et leurs adversaires politiques ?
L’action sur les institutions et les lois. Comment ces mouvements agissent-ils sur le cadre légal (législation, constitution), particulièrement par rapport au principe de check and balances, au pluralisme politique et aux mécanismes par lesquels s’exprime la volonté du peuple (élections, plébiscites, référendums, adhésion aux mouvements politiques, etc.) ?
La communication dans l’espace public. Enfin, quelles relations les mouvements populistes entretiennent-ils avec les médias et les autres moyens de communication et comment se comportent-ils dans les différents espaces de communication qui permettent de s’exprimer dans l’espace public ?
 
Ces différentes thématiques pourront être appréhendées à travers une étude de cas ou une analyse comparative du phénomène, tout en restant dans le cadre chronologie et géographique défini.
 
Le calendrier et l’envoi des propositions
 
Pour soumettre votre proposition de communication à la journée d’étude, merci d’adresser un résumé en anglais ou en français (entre 3 500 et 5 000 signes espaces compris), accompagné d’un CV, avant le 30 novembre 2016 à l’adresse roman.krakovsky@ehess.fr.
 
25 octobre 2016             Lancement de l’appel à communications
15 décembre 2016         Deadline pour l’envoi des propositions de communication
10 janvier 2017               Annonce des participants à la journée d’études
11-12 mai 2017               Journée d’études
30 juin 2017                     Deadline pour la remise des manuscrits pour la publication
Décembre 2017               Publication des actes de la journée d’étude dans la revue Connexe. Les espaces postcommunistes en question(s)
 
La journée d’étude se déroulera à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris, le 11 et le 12 mai 2017. Les langues de communication seront le français et l’anglais.

Parution du premier numéro

Le premier numéro de Connexe est paru en juin 2015. Intitulé "L'URSS et la Russie contemporaine face à l'humanitaire", ce numéro est dirigé par Catherine Gousseff et Amandine Regamey. 

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Résumés/Abstracts

 

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