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Compétences transférables: Pensée computationnelle et programmation

Fiche de Projet
Réalisé par : Adrian Holzer et Pascal Felber
Contact : Adrian.Holzer@unine.ch
Cours : Technologies de l’Information en FSE et Programmation I en FS
Cursus : Bachelor Master
Nombre d'étudiant-es : 100 - 300
Innovations utilisées :
Développer des compétences
Problématique :
Responsabiliser
Faculté : Sciences
Institut : UniNE
Description du Projet
Situation de départ

Les concepts de base en programmation (variables, conditions, boucles, fonctions, listes) sont enseignés dans de nombreux cursus universitaires et deviennent des compétences de base déjà pour les élèves de lycée. Qui plus est, ces concepts représentent souvent des prérequis pour des cours plus avancés liés à des compétences digitales. Ainsi, les compétences de base en programmation deviennent de plus en plus importantes et constituent un fondement pour de nombreux cours au sein de toutes les facultés. L’enseignement de celles-ci est néanmoins souvent considéré comme fastidieux et effrayant.

Le projet pédagogique, conçu pour changer cette idée reçue, concerne les cours « Technologies de l’Information en FSE » et « Programmation I en FS » dispensés en Bachelor et en Master à l’Université de Neuchâtel. La méthodologie éducative concerne l’exercice des travaux pratiques de l’introduction à la programmation en langage Python pour les non-informaticien-nes (les mathématicien-nes, les biologistes, etc.). L’objectif du projet est d’ouvrir l’informatique en tant qu’outil interdisciplinaire indispensable et de trouver une autre approche pour enseigner l’informatique à des non-informaticien-nes.

Un grand défi dans de nombreux cours de compétences digitales est le niveau hétérogène des étudiant-es qui force les enseignants à revoir des bases au détriment de contenu plus avancé.


Mise en place et déroulement du projet

Dans le cadre du projet, les étudiant-es peuvent effectuer en autonomie l’apprentissage et la révision de concepts de programmation à travers de courtes capsules vidéo sur les concepts, des ressources interactives additionnelles pour approfondir les concepts selon le niveau et les besoins des étudiant-es et des exercices auto-évalués.

Ces 3 types de supports d’enseignement sont développés avec des outils numériques offrant une nouvelle approche pédagogique et dont l’usage se généralise dans le monde académique. Graasp permet de développer différents modules avec des diapositives interactives et est utilisé pour concevoir des exercices auto-corrigés pour l’enseignement de base de Python. Jupyter notebook est pratique pour la création et le partage des fichiers liés au domaine computationnel. Replit est utilisé pour le développement en ligne et permet de proposer des travaux en dans un environnement multi-langage et multi-utilisateur. Concrètement, le projet vise à produire 4 capsules qui pourront être utilisées :

  1. dans les cours de base pour permettre aux étudiant-es de regarder les vidéos théoriques avant de venir en cours (c’est une demande qui est ressortie dans les évaluations de cours), ce qui permet de mieux se concentrer sur l’apprentissage actif en classe ;
  2. comme mise à niveau autonome optionnelle pour les étudiant-es qui suivent un cours avec un prérequis ;
  3. comme outil de rayonnement, en les partageant avec d’autres institutions. En particulier, avec le fait que l’informatique devient une discipline obligatoire dans les lycées et que l’UNINE commence à former les enseignant-es de cette discipline, il y a une demande pour des supports de qualité pour aider les enseignantes et enseignants à donner des bases solides aux futur-es étudiant-es de l’université.

Retour et conseils sur la mise en place d'un tel projet

En construisant une base de support d’enseignement, il est nécessaire de trouver des sujets différents en fonction des formations des apprenant-es. Ainsi, les exemples utilisés pour les mathématicien-nes ne devraient pas être pareils que pour les biologistes. Le choix devrait être dirigé vers des exemples concrets et des problématiques ciblées et non pas des sujets génériques.

Le support sous forme de capsules vidéo pédagogiques dure entre 3 et 5 min. Il est à noter que les vidéos complètent un apprentissage actif en présentiel, mais ne le remplacent pas.

Les diapositives interactives devraient contenir une interface avec un codage et une présentation des résultats en direct. Néanmoins, il faudrait prendre en considération que les exercices auto-corrigés ne remplacent pas les cours en présentiel, mais représentent un support complémentaire et permettent aux étudiant-es d’avancer à leur rythme lors d’un apprentissage autonome ou des révisions pour les examens.

Il est également bénéfique d’ajouter un aspect ludique (gamification) dans les exercices auto-évaluer pour motiver les étudiant-e-s à persévérer (voir De Santo et al. 2022).


Avis des étudiant-es
Fichiers multimédias annexes
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