Projets

Encadrement à distance

Fiche de Projet
Réalisé par : Andreas Dettwiler et Anne-Catherine Baudoin
Contact : Andreas.Dettwiler@unige.ch
Cours : Introduction au Nouveau Testament
Cursus : Bachelor
Nombre d'étudiant-es : < 25
Innovations utilisées :
Faire voter
Faire réaliser une vidéo, un podcast
Problématique :
Préparer
Faculté : Théologie
Description du Projet
Situation de départ

Ce cours dispensé à distance existe depuis de nombreuses années. Son public est assez hétérogène, souvent composé de personnes plus âgées que l’étudiant-e venant d’obtenir sa maturité ayant un emploi en parallèle et parfois une formation universitaire préalable. Afin de répondre aux attentes des différent-es étudiant-es et aux contraintes de l’enseignement à distance, l’équipe enseignante met en place une large variété d’activités permettant l’accompagnement et le suivi des étudiant-es qui évoluent chaque année.


Mise en place et déroulement du projet

Ce cours, composé de 7 leçons, est proposé sur un semestre. Chaque leçon couvre une période de 15 jours de travail individuel de la part des étudiant-es. Ils/elles reçoivent l’ensemble des documents de travail au début de chaque période et en accord avec les principes de l’enseignement à distance, sont ensuite libres d’organiser leur temps de travail comme ils/elles le souhaitent. Pour rythmer ces différentes périodes, chacune des leçons est ponctuée par un travail à rendre dont la validation conditionne la poursuite du cursus.

L’espace Moodle à disposition des étudiant-es est organisé par leçon. Chacune des sections propose un éditorial présentant l’objet de leçon, les documents à disposition ainsi que le travail à réaliser en fin de leçon. Les documents théoriques proposés aux étudiant-es sont pour la grande majorité des documents rédigés par l’équipe enseignante, appuyés par des manuels d’introduction dont la lecture est fortement recommandée.

À la fin de chaque leçon, les étudiant-es doivent effectuer un travail intermédiaire qui peut prendre la forme d’un quiz, d’un travail écrit ou d’un exposé audio/vidéo. Les quiz, parfois visuels, n’ont pas un temps de passation limité mais les étudiant-es doivent, au terme de 3 tentatives maximum, atteindre un taux de bonnes réponses de 75 % pour les valider. Ils sont élaborés de façon à ce que les réponses à certaines des questions ne se trouvent pas dans le cours mais requièrent la consultation de manuels et d’autres ressources. Une fois la passation validée, des feedbacks s’affichent sous chaque question pour compléter les connaissances des étudiant-es. Les travaux écrits proposent aux étudiant-es de répondre à 5 questions ouvertes en un maximum de 2-3 pages. Celles-ci sont présentées dans l’éditorial du début de leçon. Les enseignant-es corrigent chacun des travaux en suivi de modifications et commentaires afin de fournir un feedback complet aux étudiant-es. Ces derniers doivent obtenir la mention « travail validé » ; en cas d’échec, un travail complémentaire leur est demandé pour la semaine suivante.

Pour la première fois cette année, lors de la leçon 6, l’équipe enseignante a proposé aux étudiant-es l’enregistrement d’une présentation orale de 10 min sur un sujet à choisir dans une liste présentée dans l’éditorial de la leçon correspondante. Ce format permet de préparer les étudiant-es au format de l’examen oral, de s’habituer à une présentation sur un sujet donné en quelques minutes et de recevoir ensuite des commentaires sur le fond comme sur la forme de leur exposé. Jusqu’à Juin 2020, l’examen final était composé d’un oral de 20 minutes portant sur la matière du cours d’introduction et les lectures complémentaires. Les étudiant-es disposaient d’un temps de préparation de 20 minutes et d’une bible non annotée pour répondre à l’une des deux questions qui leur étaient soumises. Jusqu’à cette date, les étudiant-es qui résidaient trop loin pour venir à Genève avaient la possibilité de passer l’examen à distance dans un organisme officiel (ambassade, consulat, établissement d’enseignement supérieur). Des formules d’examens permettant aux étudiant-es de les passer depuis leur domicile sont depuis peu à l’étude.

Afin de pallier la principale difficulté apparaissant lors de l’enseignement à distance, à savoir l’isolement des étudiant-es, l’équipe enseignante a mis en place plusieurs dispositifs. D’une part, elle propose, à la suite de la leçon 4, une journée de rencontre en présentiel. Les objectifs de cette séance sont de faire connaissance, de répondre aux questions des étudiant-es, de reprendre ensemble les différents points des premières leçons et de découvrir de nouveaux aspects du Nouveau Testament. D’autre part, entre la leçon 5 et 6, les étudiant-es ont la possibilité de solliciter un entretien téléphonique individuel (avec ou sans caméra) d’un quart d’heure avec l’équipe enseignante. Ce rendez-vous permet de faire le point avec les étudiant-es et de répondre à leurs questions.


Retour et conseils sur la mise en place d'un tel projet

Les enseignants insistent sur le fait que, dans l’enseignement à distance, la pédagogie est très différente. Le public cible est souvent motivé, sait pourquoi il suit cette formation et ne craint pas l’aridité. Au-delà des artifices techniques, les étudiant-es sont avant tout sensibles à la clarté des contenus proposés et plébiscitent les documents écrits. Ils apprécient néanmoins la variété des supports ; il faut donc proposer différents formats pour satisfaire toutes les attentes et modes d’apprentissage (lecture, audio, vidéo…).

Les étudiant-es très enthousiastes et impliqué-es au début du semestre s’essoufflent quelque peu après la 5e leçon. C’est pour cette raison que les enseignant-es ont instauré le système de coaching individuel pour les motiver. Celui-ci est proposé à l’ensemble des étudiant-es, mais seul un quart d’entre eux profite de la possibilité d’un appel téléphonique ou zoom avec les enseignants. De ce fait, une initiative qui pourrait paraître chronophage à première vue se révèle très raisonnable et offre un soutien essentiel aux étudiant-es.

L’équipe enseignante propose également, au cours du semestre, des séances en classe virtuelle en visioconférence. Ces séances de questions-réponses — et non de cours magistral — sont proposées sur plusieurs créneaux afin de limiter le nombre d’étudiant-es par séance. Les enseignants conseillent de ne pas dépasser 60 ou 90 minutes pour ces classes virtuelles afin de ne pas perdre l’attention des étudiant-es. Ces séances sont enregistrées et proposées ensuite sur Moodle pour l’ensemble des étudiant-es.

Les enseignants ont privilégié un rythme de 15 jours plutôt qu’hebdomadaire afin de laisser les étudiant-es, souvent très organisés, indépendant-es quant à la planification de leur travail. Pour autant, il ne faut pas les laisser sans guidage : l’obligation d’effectuer un travail de validation tous les 15 jours est un bon moyen de motiver et donner un rythme aux étudiant-es.

La correction poussée des travaux écrits est très chronophage pour l’équipe enseignante mais elle est très appréciée par les étudiant-es. Cette méthode permet de relancer la motivation des étudiant-es par une pédagogie d’encouragement et de suivre la progression de chacun-e.  

Enfin, il est important de prendre en compte et de pallier la question de la solitude que peuvent ressentir les étudiant-es. Les forums ne suffisent pas à créer un lien, un esprit collectif. C’est pour cela qu’une séance en présentiel est proposée en milieu de semestre. Elle n’est pas obligatoire, les étudiant-es sont tout de même fortement encouragé-e à y participer (devoir justifier son absence potentielle). 


Avis des étudiant-es

« Comme tous les cours de brevet 1 du Bachelor de théologie, les documents PDF qui scandent le cours et constituent son ossature sont remarquablement soignés et de très bonne qualité. On y revient constamment dans la suite de son parcours, car l’essentiel y est dit, même parfois brièvement, et permet ensuite de s’aiguiller vers des ressources bibliographiques plus précises. Si je suis réservé quant à l’utilité pédagogique des QCM, je dois reconnaître que l’exercice était mieux réussi que dans d’autres cours : les questions étaient subtiles et nécessitaient d’anticiper certains pièges, de revoir ses notes de cours, etc. Mais, plus que le QCM, c’est surtout les phases de travail de rédaction qui m’ont permis de progresser le plus, avec une mention spéciale pour l’exposé enregistré, très rare à ma connaissance dans le Bachelor, qui permet de travailler d’autres compétences parfois sous-évaluées dans notre cursus. »

Fichiers multimédias annexes
Espace Moodle du cours