25 mars 2021 - Alexandra Charvet

 

Vie de l'UNIGE

Publier une revue en ligne, rien de plus facile

Un nouveau service est désormais offert à la communauté scientifique de l’UNIGE: l’hébergement et la gestion de revues en libre accès.

 

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Comment procéder quand on souhaite partager gratuitement les résultats de ses recherches ou publier des articles scientifiques sur un sujet de niche peu susceptible d’intéresser les grandes maisons d’édition ou dans une autre langue que l’anglais? Il suffit de créer sa propre revue! C’est désormais chose possible grâce au nouvel outil proposé par la Bibliothèque de l’UNIGE: l’Open Access Publications (OAP). Après le lancement d’une première revue en 2018, cinq autres ont suivi ces deux dernières années. Au vu du succès de cette phase pilote, la Bibliothèque de l’UNIGE offre à présent ce service à l’ensemble des scientifiques de l’institution depuis ce printemps.

 

Pour Jean-Blaise Claivaz, coordinateur Open Access pour l’UNIGE, les avantages d’une telle solution sont indéniables: «Le service proposé permet de reprendre la main sur le partage des connaissances scientifiques. Éditer son propre journal offre également la possibilité aux chercheurs/euses de maîtriser la diffusion de leurs contenus sans être bridé-es par les règles qu’une maison d’édition peut imposer, comme le rythme de diffusion, la taille du contenu ou la langue utilisée. La pérennité des publications est elle aussi assurée, le système étant hébergé par l’institution.»

La solution choisie – un logiciel disponible en open source – est déjà utilisée par plus de 10'000 revues à travers le monde. Elle offre une palette complète d’outils pour gérer les processus éditoriaux d’une revue, à savoir la récupération des manuscrits, les échanges entre les partenaires (éditeurs/trices, évaluateurs/trices et auteur-es), la mise en ligne, l’attribution des DOI ou encore la collecte des statistiques d’utilisation. À noter toutefois que les services que peut offrir un-e éditeur/trice commercial-e ne sont pas tous couverts, notamment la révision des textes ou leur traduction. Quant aux risques d’une moindre visibilité, ils sont contrés par la mise en place de mesures d’indexation (Google Scholar, swisscovery, BASE, etc.).

La qualité de la revue reste garantie. «Pour pouvoir être inscrites dans le Directory of Open Access Journals (DOAJ), le répertoire international des revues scientifiques en open access, les revues ont l’obligation de respecter certains standards de qualité, comme l’évaluation rigoureuse des articles par des pairs indépendants du comité éditorial, qui se doit, quant à lui, d’être international», précise Jean-Blaise Claivaz. La sélection des revues candidates par la Bibliothèque implique le respect des principes de transparence et de bonnes pratiques préconisés par le Committee on Publication Ethics (COPE) et le DOAJ. Enfin, l’Université se réserve le droit d’interrompre la diffusion d’une revue si cette dernière ne respecte plus ces standards.

Le maintien du serveur, le paramétrage des nouvelles revues ainsi que l’accompagnement et la formation des équipes éditoriales sont assurés par les collaborateurs/trices de la Bibliothèque. Deux ou trois nouvelles revues devraient ainsi pouvoir être développées chaque année.

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