Unité d'études japonaises

Notes sur la présentation des travaux

Quelle que soit la qualité du contenu de vos travaux, une présentation bâclée nuit grandement à l'impact de votre message sur le lecteur. Voici donc quelques directives pour vous aider à maîtriser la mise en page de vos travaux.

Caractères

On peut distinguer deux grandes classes de caractères : ceux avec ou sans empattements (serif).

Les empattements facilitent la lecture en créant une ligne horizontale qui guide l'oeil. Ces caractères seront utilisés de préférence pour le corps du texte. Palatino, Garamond, Baskerville, etc. sont d'excellents choix (le caractère par défaut, Times, est très étroit et a tendance à surcharger la ligne, surtout sur un format A4 : à éviter).

Les caractères sans empattements conviennent particulièrement bien aux titres. Par exemple, Arial, Geneva, Helvetica.

Corps

Pour le texte, un corps (taille du caractère) d'environ 12 pt. semble appropriée, mais les caractères qui ont une petite hauteur d'x (certains Garamond, p. ex.) supportent volontiers un ou deux points de plus.

Pour les titres (section, chapitre, sous-chapitre, paragraphe...), veillez à établir une hiérarchie en faisant varier le type, le corps ou la graisse des caractères. Par exemple, titre (Arial gras 16 pt.), titres de chapitre (Arial 14 pt.), sous-titres de chapitre (Palatino gras 12 pt.), titres de paragraphe (Palatino italique 12 pt.).

Veillez surtout à affecter un style à chaque portion de texte : vous pourrez ainsi créer facilement une table des matières automatique et modifier d'un seul coup toutes les parties du texte appartenant à ce style.

Justification

Activez toujours la césure automatique quand le texte est justifié (aligné à gauche et à droite). Les règles de césures peuvent être complexes, mais un réglage (Word) de 1 cm et 2 ou 3 césures consécutives maximum donne des résultats satisfaisants.

Alinéa

La rentrée d'alinéa permet de mieux distinguer la division des paragraphes. Elle devrait se situer entre une à trois fois le corps du caractère (12 à 36 pt. par exemple). Quand un paragraphe suit immédiatement un haut de page ou un titre, la rentrée d'alinéa n'est pas nécessaire.

Interlignage

Dans la mesure où vous ne rendez pas un brouillon qui nécessite de nombreuses corrections, mais un travail fini, le double interlignage est à proscrire. Une valeur entre 120 et 150% de la taille du caractère permet d'aérer le texte afin de ne pas surcharger la page.

Marges

Prévoyez des marges généreuses, entre 2 et 5 cm. Il faut surtout veiller à ne pas avoir de lignes trop longues (60-70 caractères espaces compris) en jouant sur la grandeur des marges ou éventuellement l'interlettrage (avec prudence) ; ni trop de lignes (une trentaine ce qui donnera des pages d'environ 2000 caractères) en jouant sur les marges ou l'interlignage. Laissez plus d'espace à gauche si vous reliez votre travail.

Ponctuation & espaces

Certains signes de ponctuation sont précédés ou suivis d'espaces insécables (ainsi la ponctuation ne pourra être séparée de son mot en fin de ligne). Les doubles ponctuations sont précédées d'un espace fine insécable (;:?!»*) ; le guillemet ouvrant français suivi d'un espace fine («) et le tiret (pas trait d'union) est précédé d'un espace insécable (–). Excepté le tiret, Word insère automatiquement ces espaces lors de la frappe.

Il faudra parfois insérer manuellement un espace insécable (ctrl + shift + espace) pour éviter une césure inappropriée (M._Dupont, 20_%, 3_mars, pp._12-24, etc.).

Citations

Les citations courtes sont intégrées dans le texte, encadrées par des guillemets français (« ... »). Un passage plus long sera détaché du texte et mis en exergue avec, par exemple, un corps de caractère plus petit (10-11 pt.), un retrait à gauche (et éventuellement à droite) de 2-3 cm. Dans ce cas, les guillemets ne sont plus indispensables.

On peut utiliser les guillemets anglais pour les citations enchâssées (« ... "..." »). Une ellision dans une citation est signalée par des points de suspension entre crochets ([...]); les rajouts placés entre crochets (« ils [les Japonais] ... »). Les incises courtes (dit-il, etc.) sont placées dans la citation, entre virgules. La citation sera toujours accompagnée d'une référence, entre parenthèses à la fin de la citation ou renvoyée en note.

Notes

En bas de page de préférence. Si elles sont nombreuses, il peut être judicieux de recommencer la numérotation à 1 au début de chaque chapitre.

Lorsqu'un ouvrage est cité une seconde fois, on peut utiliser l'abbréviation op. cit. (ouvrage cité) en italique ; s'il s'agit du même ouvrage du même auteur, ibid.

Bibliographie

Les ouvrages sont généralement classés par ordre alphabétique d'auteur, mais si la liste est trop importante, un premier classement par thème est conseillé.

Ordre des informations (chaque partie est séparée d'une virgule) :

  • nom composé en petites capitales (si votre police de caractère n'a pas de série small-caps, mieux vaut écrire le nom en minuscule) suivi du prénom en minuscules (éventuellement entre parenthèses) ;
  • titre complet en italique suivi év. du titre original, nom du traducteur, etc. ;
  • titre de la revue ou du journal s'il s'agit d'un article, suivi du numéro, de la date et de la pagination ;
  • édition ;
  • volume ;
  • éditeur ;
  • lieu de publication ;
  • année de publication ;
  • nombre de pages.

Par exemple (les noms sont ici en minuscules à cause de problèmes d'affichage) :

Origas Jean-Jacques, « Dans la lumière des jours ordinaires », in Littérature japonaise contemporaine – Essais, sous la direction de Patrick De Vos, pp. 15-31, Éditions Labor, Bruxelles, 1989, 276 p.

Sakai Cécile, Kawabata, le clair-obscur, coll. Écriture, PUF, Paris, 2001, 189 p.

Sommaire et table des matières

Une table des matières détaillée est indispensable à tout travail scientifique. En français, elle se place à la fin de l'ouvrage. Si le travail est volumineux, on peut faire figurer au début un sommaire (une table des matières moins détaillée qui ne comporte, par exemple, que les titres de chapitre).

Insertion de texte japonais

Aujourd'hui, quasiment n'importe quelle version de traitement de texte récente permet d'insérer du texte en japonais ; les travaux sans caractères ou avec des caractères rédigés à la main devraient disparaître. En général deux polices de caractères sont disponibles : gothic et minchô. Elles ont plus ou moins les mêmes fonctions que, respectivement, les caractères sans ou avec empattements (gothic pour les titres, minchô pour le texte).

Les mots japonais s'écriront d'abord en rômaji et en italique (sauf pour les noms de personne ou d'institution), suivi de la graphie japonaise et de la traduction entre parenthèses si nécessaire (inutile de surcharger le texte). Par exemple, shakai 社会 (société) ou Nagai Kafû 永井荷風.

Les voyelles longues sont notées avec un circonflexe, ou mieux, avec une barre horizontale (ū, ō). Pas de m devant les lettres m, p ou b (shinbun). Utilisez le point ou l'apostrophe pour séparer le mot en respectant les syllabes japonaises s'il y a risque de franciser la lecture (Tsubo.uchi, gen.in).

Les citations ne s'accompagnent pas, en général, de la transcription en caractères romains. Le texte en japonais précède la traduction française.

La bibliographie d'ouvrages japonais sera insérée dans la bibliographie générale selon l'ordre alphabétique suivant cet exemple :

Nagashima Hiroaki 長島弘明, Ugetsu-monogatari no sekai 雨月物語の世界 (Le Monde des Contes de pluie et de lune), coll. Chikuma gakugei bunko ちくま学芸文庫, Chikuma shobô 筑摩書房, Tokyo, 1998, 364 p.

 

 

Pour en savoir plus...

Colignon Jean-Pierre, Un point c'est tout ! La ponctuation efficace, 2e édition, Éd. CFPJ, Paris, 2001, 133 p.

Gautier Damien, Typographie, guide pratique, 2e édition revue et corrigée, Pyramid, Paris, 2001, 47 p.

Guide du typographe : règles et grammaire typographiques pour la préparation, la saisie et la correction de textes, 6e édition, édité par l'Association suisse des typographes, Lausanne, 2000, 259 p.

Guéry Louis, Dictionnaire des règles typographiques, 2e édition, Éd. CFPJ, Paris, 2001, 270 p.