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Paravents japonais

Par la brèche des nuages

Anne-Marie Christin (dir.), coordination éditoriale Claire-Akiko Brisset (Unige) et Torahiko Terada (Université de Tôkyô).

 

Bien moins connu du public occidental que les estampes, les paravents (byôbu) sont depuis plus d'un millénaire des objets indissociables de la culture et de l'art de vivre japonais. Assemblage de châssis de bois revêtus de papier, le paravent offre par un jeu de plis et de discontinuités un support de création unique aux artistes : les représentations s'y cachent et s'y révèlent au regard du spectateur. De l'époque Nara (VIIIe siècle) à la période contemporaine, cette singularité a ouvert la voie à une réflexion picturale unique sur l'agencement des formes, des couleurs et des matières. Destinés à l'origine aux pratiques cérémonielles dans le palais impérial et dans les temples bouddhiques, le paravent a très tôt acquis un usage domestique, à la fois cloison mobile et support décoratif très prisé de l'aristocratie japonaise. 
Les plus grands peintres, dont Sôtatsu, Kôrin, Rosetsu et Hokusai, mais aussi de nombreux anonymes non moins talentueux en ont livré de splendides réalisations. Si les merveilles de la nature au fil des saisons sont un motif de prédilection, l'évocation d'épisodes littéraires notamment Le Dit du Genji ou historiques - la guerre entre les clans Taira et Minamoto - permettent des mises en scène aussi sophistiquées que raffinées. Des genres originaux propres aux paravents japonais, se distinguent particulièrement, tels les paravents "À qui sont ces manches ?", les paravents "ornés d'éventails jetés à la rivière", les "paravents au papiers collés"...


Citadelles et Mazenod, 2021
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22 novembre 2021
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