Thèses

Dorine ROUILLER                 

Titre : Les théories des climats à l'épreuve d'un monde nouveau. Adaptations d'un modèle explicatif à la Renaissance

Directeur.trice : Frédéric Tinguely

Date de la soutenance : 29.06.2018     

Descriptif : Ma thèse porte sur les adaptations, dans les textes de la Renaissance, des théories antiques des climats au contexte géographique issu des Grandes Découvertes. Située au croisement de la littérature, de l’histoire intellectuelle, de l’histoire de la géographie et de l'histoire de la médecine, ma thèse a pour but de montrer comment s’opère, dans le détail des textes et de leur rhétorique, une accommodation à facettes multiples qui permet à un modèle explicatif traditionnel de survivre à la transformation radicale des données empiriques sur lesquelles il se fondait. Cette étude sera publiée en 2021 aux éditions Droz sous le titre Des airs, des lieux et des hommes. Les théories des climats à la Renaissance.

 

Mathias ECOEUR                  

Titre : Pratiques critiques et transmission en France : 1960-1980 : autour du cas-Barthes

Directeur.trice :  Jérôme David

Date de la soutenance :         28.06.2018     

Résumé : À partir d'un cas, celui de Roland Barthes, cette thèse étudie les rapports complexes entre les pratiques critiques des années 1960 et 1970, alors en plein renouveau, et la transmission, en particulier sous l'espèce de l'enseignement. Elle investit, parallèlement à ce « cas », et en fonction des analyses menées à partir de lui, plusieurs « contextes », dont notamment les débats du Parlement français quant à la réforme des Universités dite « loi Faure », les travaux de Foucault, le colloque de Cerisy de 1969 sur l'enseignement de la littérature, le Zen suzukien, les travaux de Blanchot. L'étude trace également, en pointillés, un lien avec les débats contemporains – à la fois critiques et pédagogiques – par le développement d'une sociologie de l'éducation, en particulier avec les travaux de Bourdieu et de Passeron, et la naissance progressive d'un champ didactique autonome.

 

Daniele CARLUCCIO             

Titre :  « Le plus ingrat de tous »: Roland Barthes lecteur moderne

Directeur.trice :  Laurent Jenny

Date de la soutenance : 26.01.2018     

Résumé :  Qu’est-ce que lire en moderne ? Telle est la question posée ici à l’œuvre critique de Roland Barthes. Le moderne est entendu dans un sens philosophique, hérité de Walter Benjamin, comme âge du trauma, autrement dit comme une détermination affective : la mélancolie et le sentiment d’« ingratitude  » qui l’accompagne. Il s’agit d’observer la manière dont la pratique de lecture fragmentaire de Barthes n’a cessé de reconduire à cette modernité traumatique : appréhension, dans le texte lu, du mot poétique, de la phrase mémorable, du détail décentré, de la scène émouvante – avec pour seul véritable aiguillon la pitié.