S'orienter dans les Humanités numériques

Porter un projet à forte composante numérique à l'UNIGE

Comment financer mon projet ?

La Commission informatique (COINF) lance chaque année à la communauté UNIGE un appel à projets informatiques dans les domaines de la recherche et de l’enseignement.

Différentes fondations académiques, comme la Société Académique, la Fondation Ernst et Lucie Schmidheiny, la Fondation Ernest Boninchi, la Fondation Cogito (Zurich) ou le Fonds Général de l’UNIGE peuvent soutenir des projets avec une composante numérique (acquisition de matériel, engagement de collaborateurs/trices temporaires, etc.).

Le FNS est le principal bailleur de fonds suisse en matière de recherche et communication scientifique, finançant des projets individuels et collectifs, avec une ou plusieurs équipes, avec des partenaires nationaux ou internationaux, ainsi que des pôles nationaux de recherche, comme le PNR 77 « Tranformation numérique » ou des infrastructures.

Pour une liste non-exhaustive de possibilités de financements de la recherche, selon le statut du/de la requérant-e et le type de projet, voir les pages du Service soutien à la recherche eu aux doctorant-e-s de la Faculté des Lettres, ainsi que les appels du Service recherche du rectorat.

Outre les bourses du Conseil Européen de la Recherche (ERC), celles d’autres organismes et bailleurs de fonds, extérieurs à l’UNIGE, peuvent être sollicités pour des projets avec une composante numérique dans les domaines des arts visuels, par exemple, comme la Fondation Hans Wilsdorf. Pour trouver des fondations, voir https://www.swissfoundations.ch/fr/ et https://www.fundraiso.ch/fr/.

Enfin il est envisageable de chercher d’éventuels partenaires dans le monde technologique et industriel, pour des solutions ou applications (on peut penser aux projets FNS Bridge) :Geneva Creativity Center.

Qu’est-ce que des données « FAIR » ?

Un projet doit s’assurer que les données sont FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Re-usable) : trouvables, facilement accessibles, interopérables et reproductibles.

Exemples de bases de données FAIR : http://www.snf.ch/SiteCollectionDocuments/FAIR_data_repositories_examples.pdf

  • Vérifier si la base de données est enregistrée dans le Registry of Research Data Repositories (re3data.org)
  • Voir aussi le projet suisse DLCM (Data Life cycle Management)

Comment faire ? Le cas des données historiques : Vincent Alamercery, Francesco Beretta, Produire des données géohistoriques « FAIR ». L'application OntoME et le consortium Data for History, La semaine des humanités numériques, Lyon, Octobre 2019.

Limites du FAIR : attention : un projet qui ne crédite pas ses collaborateurs-trices pourra être considéré comme « FAIR », mais sera éthiquement unfair…

Comment rédiger un « Data Management Plan » ?

Quelles techniques pour quels projets ?

Bases de données

  • Quel logiciel ?

Pourquoi il faut éviter absolument les logiciels suivants : Filemaker, Access etc.

Ces logiciels sont de format propriétaire, ce qui veut dire que si vous voulez mettre vos données en ligne (un des principes de l’Open Access), vous devrez inclure dans votre budget une licence d’utilisation publique dont il n’est pas certain que vous pourrez la financer après que vos sources de financement seront taries.

Autre inconvénient : convertir les données dans des formats sous licence libre implique un travail d’ingénierie important de migration des données, qui prend du temps et implique de trouver les personnes compétentes pour le faire. Or, sans cette migration, la préservation des données n’est pas possible.

Sur les licences d’utilisation nous vous conseillons de lire la page https://www.unil.ch/openscience/fr/home/menuinst/open-research-data/conformite--exigences/licences-dutilisation.html

Pour les projets en DH, le portail DH permettra bientôt de réaliser des bases de données en RDF. En attendant, préférez pour vos bases de données la solution MySQL/MariaDB.

Édition critique de textes en ligne

La TEI (https://tei-c.org/) est désormais la solution considérée comme la plus performante par les spécialistes. Cette technique est tout à fait accessible après quelques heures de formation. Nous vous conseillons de suivre pour cela les cours de philologie et d’édition critique numériques donnés dans le cadre des enseignements en Humanités numériques.

Contact : Dr. Simon Gabay.

Banques d'images

La chaire des humanités numériques propose des formations spécifiques sur la gestion et l’étude des images numériques, dans le cadre des enseignements en Humanités numériques.

Contact : Pr. Béatrice Joyeux-Prunel.

Numériser des données

Le Bodmer Lab a développé une expertise reconnue en numérisation et description numérique de documents numérisés.

Contact : bodmerlab(at)unige.ch.

Comment penser la structure de mes données ?

Protégé permet de définir votre ontologie et d’en générer la visualisation. Pour éditer les données, l’UNIGE prépare des possibilités de saisie de type formulaire et/ou tableau en ligne. En attendant, contacter l’équipe des Humanités numériques.

Droit sur les données

Tout projet doit informer ses utilisateurs-trices des licences choisies. A vous de bien identifier quelles données peuvent être mises ou pas en accès public. De vous assurer également que les données seront réutilisables.

Quelques liens utiles :

Analyser les données

L’analyser de données se fait par étapes : interroger les données est déjà un bon début, mais il est dommage de se limiter à quelques requêtes sur son corpus. Etudier les données existantes au prisme de l’analyse statistique et des techniques de visualisation de données — visualisation quantitative, cartographique, et en réseau, sera toujours très fructueux. L’étape de la modélisation peut être intéressante enfin – traitement du langage et du texte, classification, prédiction…

Sur ces approches il est conseillé de suivre les enseignements en Humanités numériques et en informatique appliquée aux sciences humaines.

Stockage, calcul, archivage et puissance de calcul

Besoin de stocker une quantité importante de données ?

Besoin d’une forte puissance de calcul ?

Archiver les données de manière pérenne

Les données de la recherche seront d’autant plus utiles qu’elles pourront servir à d’autres projets que le vôtre. S’assurer d’un archivage pérenne est une nécessité. Documenter le projet est plus important encore : quels outils avez-vous choisis ? Quelle est la structuration de vos données ? Où sont stockées les données ? Qui en est propriétaire ?

Certains choix permettent de s’assurer dès le départ que les données ne finiront pas abandonnées dans l’espace infini des cimetières numériques.

  • Le portail DH de l’UNIGE
  • DASCH, une infrastructure suisse pour les DH: https://dasch.swiss/
  • FORS, une infrastructure suisse pour les projets à forte dimension quantitative

Anticiper – les « projets NTIC »

Dans le cadre du cours « projet NTIC » (plan d’études Informatique pour les Sciences humaines), au semestre de printemps, les collègues peuvent proposer un projet à forte composante numérique qui peut faire l’objet d’une étude ou du développement d'un prototype, lequel peut préparer à la demande d’un financement de projet numérique. L’avantage de ces projets c’est qu’ils sont courts, 13 semaines en tout, et que leur soumission est légère: il suffit d’une discussion avec les enseignants du cours NTIC qui aboutit à un cahier des charges succinct (une page environ).