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Le mot du Directeur

Le Département d’histoire générale est, par le nombre de ses étudiants et la richesse de son offre de cours, l'un des plus importants départements de la Faculté des lettres au niveau du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat. À travers ses cinq unités spécialisées, le Département offre aux étudiants la possibilité d’étudier l’histoire depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, en passant par le Moyen Âge, l’époque moderne et l’histoire contemporaine. Grâce à des orientations géographiques multiples, son offre de cours est parmi les plus ouvertes sur le monde en Suisse, et permet d’étudier l’histoire à des échelles locales, régionales, nationales et transnationales. Sa diversité s’exprime également à travers les approches : l’histoire sociale et du genre, l’histoire culturelle, humanitaire, politique et des relations internationales y trouvent toutes leur place. Constituant l’épine dorsale et le centre nerveux des études et des recherches historiques à Genève, un axe prioritaire du rectorat de l’Université de Genève, le Département d’histoire générale apporte par ailleurs aussi une contribution importante au programme inter-facultaire en relations internationales (BARI) au Global Studies Institute, dont les diplômés spécialisés en histoire peuvent continuer leurs études dans le cadre de la maîtrise d’histoire transnationale, et participe à des multiples coopérations au niveau de la formation de maîtrise et doctorale.

 

ÉTUDIER L’HISTOIRE À GENÈVE
Le programme du baccalauréat universitaire en histoire générale offre aux étudiant-e-s l’opportunité d’acquérir des connaissances, une culture et une conscience historiques étendues dans les quatre périodes de l’histoire : histoire ancienne, médiévale, moderne et contemporaine, auxquelles s’ajoute une offre originale et transversale d’histoire suisse. Les années de master sont celles durant lesquelles les étudiant-e-s se spécialisent tant chronologiquement que thématiquement. C’est durant ces années qu’ils et elles se forment réellement au métier d’historien. Cette solide formation permet d’accéder à de nombreuses professions culturelles comme le journalisme, l’édition, la muséographie et d’autres activités patrimoniales qui s’ajoutent aux professions de l’enseignement et de la recherche.

 

A l’offre attrayante du master d’histoire « généraliste » s’ajoute depuis 2012 le master plus spécialisé d’histoire transnationale. Fruit d’une large coopération avec nos partenaires, surtout contemporanéistes et modernistes de la Faculté des lettres et de l’Institut d’histoire économique Paul Bairoch, il privilégie l’ouverture vers le monde européen et extra-européen et insiste sur les interactions et circulations sociales, culturelles, économiques et politiques entre sociétés. L’année 2014 a également vu la naissance du master recherche à 120 crédits. Ces trois masters peuvent enfin, et c’est la dernière étape, ouvrir la voie au doctorat. Le département compte plus d’une trentaine de doctorants qui travaillent dans une ambiance collégiale sur des thématiques variées.

 

Les enseignants du Département, tous très actifs dans la recherche scientifique, consacrent une grande énergie à l’encadrement des étudiant-e-s. À cet égard, le choix a été fait de privilégier les séminaires sur les cours magistraux, ce qui autorise un suivi quasi-personnalisé. Les séminaires sont des lieux d’échange intellectuel par excellence qui contribuent à former des citoyens autonomes et critiques.

 

 

FORMATION PAR LA RECHERCHE
La recherche et la production des savoirs sont les expressions du dynamisme scientifique de notre département. Les enseignants sont impliqués dans des réseaux de recherche actifs, ils organisent et participent à des colloques nationaux et internationaux, ils collaborent à de nombreuses revues, et s’investissent dans les activités culturelles de la cité, comme lors des Rencontres de Genève : Histoire et Cité, ou encore dans les médias. Chaque unité d’enseignement recense les nombreux projets de recherche et rencontres scientifiques organisés dans les années passées ou à venir et les multiples publications de ses membres ; tout cela témoigne d’une recherche de haute qualité, vivante et diversifiée. Qualité, dynamisme et diversité de la recherche sont d’ailleurs une condition du renouvellement constant des offres d’enseignement. Celles-ci sont ainsi en étroite résonance avec les évolutions des grands courants de l’historiographie internationale, les grands débats et controverses de la discipline.

 

UN DÉPARTEMENT OUVERT ET MIS EN RÉSEAU
Les membres et unités de notre Département entretiennent des liens étroits avec de nombreuses composantes d’enseignement et de recherche à Genève, en Suisse, en Europe et dans le monde entier. Citons d‘abord, et sans prétendre à l’exhaustivité, à Genève même : le Département des sciences de l’Antiquité, le programme d’histoire et de civilisation du Moyen Âge, l’Institut de l’Histoire de la Réformation, les Instituts d’études genres et d’histoire économique de la Faculté des sciences de la société, le Global Studies Institute de l’Université de Genève et l’Institut de hautes études internationales et du développement. Le Département est également un partenaire privilégié de la Maison de l’Histoire de l’Université de Genève (MDH), entité inter-facultaire et pluridisciplinaire soutenue par le rectorat. Chacune des unités du Département est par ailleurs engagée dans des programmes doctoraux et de recherche avec d’autres universités et instituts de recherche suisses. Enfin, les enseignants et chercheurs du Département entretiennent des liens privilégiés avec des universités et principaux centres de recherche en Europe et dans le monde. Les nombreux programmes d’échange qui en résultent permettent aux étudiant-e-s qui le souhaitent de passer un ou deux semestres dans nos universités partenaires et, grâce à l’européanisation des cursus, de valider les crédits obtenus à l’étranger dans leur université d’origine. Le programme de bourses pour les jeunes chercheurs ou les chercheurs avancés du Fonds national de la recherche scientifique suisse, ainsi que l’aide précieuse accordée par de nombreuses fondations permettent aux doctorants et jeunes post-doctorants de poursuivre leurs recherches à l‘étranger. Tous les doctorants du Département qui en ont fait la demande ont bénéficié de cette possibilité ces dernières années.

 

LA VIE DE NOTRE DÉPARTEMENT
L’année 2020-21 aura été marquée, encore plus que l’année précédente, par la crise liée à la pandémie de COVID-19 qui aura bouleversé tant l’organisation pédagogique que scientifique du département. Sur le premier point, le basculement de l’ensemble des enseignements en ligne au mois d’octobre 2020, grâce à l’expérience acquise l’année précédente, et grâce à la mobilisation de l’ensemble du corps enseignant avec le soutien de la faculté et des services techniques, aura permis d’assurer la continuité des enseignements dans les meilleures conditions possibles, compte tenu du fait que la transmission électronique des connaissances reste un pis-aller dont nous ne saurions nous satisfaire : toutes et tous, nous savons qu’il n’est pas d’enseignement de qualité hors du contact direct entre enseignant-e-s et étudiant-e-s, sans parler de la vie universitaire en général, qui ne peut se contenter de cours, de réunions et de manifestations diverses « en distanciel ». Par ailleurs, le département a mis en place, pour atténuer autant que possible les conséquences de la crise sur l’apprentissage des étudiants, des permanences en ligne et un système de mentorat, grâce, là encore, à la mobilisation du corps enseignant que je tiens à remercier ici pour son engagement. Ce dispositif est appelé à disparaître à la rentrée 2021, dont nous espérons tous et toutes vivement qu’elle se déroule dans des conditions normales, pour le bien-être des étudiantes et des étudiants, ainsi que pour la qualité de l’enseignement. Du point de vue de la recherche, les conséquences de la pandémie auront été tout aussi importantes et se sont poursuivies cette année, que ce soit en de l’annulation de nombreuses manifestations scientifiques (séminaires et colloques), mais aussi en raison de la perturbation des recherches personnelles et collectives dans lesquelles les membres du département sont impliqué-e-s, en particulier les assistant-e-s et doctorant-e-s, dont l’accès aux centres d’archives a été grandement perturbé pendant toute l’année académique.

 

Le département est marqué cette année par l’arrivée de Marie Houllemare, nommée professeure ordinaire au 1er août sur la chaire d’histoire moderne. Nous lui adressons toutes nos félicitations et nous réjouissons de l’accueillir au département, où elle pourra poursuivre et développer ses nombreux projets de recherche. Elle assurera également la direction de l’unité d’histoire moderne, dont l’intérim a été assuré au cours de l’année 2020-2021 par Paul-Alexis Mellet, que nous remercions vivement d’avoir permis cette transition dans les meilleures conditions. Le Département souhaite également la bienvenue aux nouveaux assistant-es doctorant-es recruté-es cette année : Sandrine Maulini, Marc Aberle, Nicolas de Felice, Jules Garine, Vitus Huber, Mathieu Nicati qui témoignent du dynamisme de la relève académique à Genève. Enfin, il félicite vivement Damiano Matasci, qui a obtenu un poste de collaborateur scientifique à la FPSE, où il pourra poursuivre ses recherches et continuer à collaborer avec le département.

 

L’Association des étudiants en histoire AEHG (qui assure l’animation culturelle du département) et la Commission mixte (qui travaille en coopération avec les enseignant-e-s sur diverses questions) constituent des rouages importants pour le bon fonctionnement de la vie du département. Toutes deux réitèrent leurs appels aux étudiant-e-s, débutants et avancés, pour leurs contributions tant sur les plans académiques, intellectuels que festifs.

 

Nous souhaitons à tous nos étudiant-e-s des études et interactions enrichissantes et aux enseignant-e-s une remarquable et productive année académique 2021-2022, en espérant qu’elle aura lieu « en présentiel ».

 

 

 

Prof. Ludovic Tournès
Directeur du Département d’histoire générale