Sévane Garibian est docteure en droit des Universités de Paris-Nanterre (Paris X) et de Genève. Elle est actuellement Professeure FNS à la Faculté de droit de l’Université de Genève (UNIGE), où elle dirige le programme de recherche "Right to Truth, Truth(s) through Rights: Mass Crimes Impunity and Transitional Justice" (FNS 2016-2022). Elle est également membre du corps enseignant de l’Académie de droit international humanitaire et de droits humains de Genève, Professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Neuchâtel (UNINE) et chercheuse associée à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (EHESS / CNRS, Paris). Elle est notamment membre du comité directeur du Centre d'étude, de technique et d'évaluation législatives (UNIGE) et membre du conseil scientifique de l’Association francophone de justice transitionnelle. Elle a été co-bénéficiaire d'une ERC Consolidator Grant (2012-2016) dans le cadre du programme européen de recherche "Corpses of Mass Violence and Genocide" dirigé par Elisabeth Anstett (EHESS / CNRS) et Jean-Marc Dreyfus (University of Manchester). Sévane Garibian (co-)organise régulièrement des événements scientifiques et des missions de recherche, avec travail de terrain. Elle est l’auteure de nombreuses publications et (co-)directrice de plusieurs ouvrages collectifs multilingues (cf. liste des publications).

Ses travaux portent principalement sur les formes, les significations et les fonctions du droit face à la criminalité d'État, et interrogent des mécanismes de justice pluriels (traditionnels / alternatifs, judiciaires / extrajudiciaires, internationaux / nationaux). Lors de ses recherches doctorales, elle explore le rapport entre le droit de punir et l’État dans une configuration singulière : celle issue d’un basculement de l’État-protecteur à l’État-criminel. Elle s'intéresse ensuite aux relations entre droit, histoire, science, mémoire et vérité dans le traitement juridique des crimes de masse contemporains, de leurs traces et de leurs héritages, de leur négation comme de leur mémorialisation. Elle amorce en outre un travail sur le statut juridique des restes humains et le droit des morts.