Explorer l'invisible

De l’énergie pour la vie

– Groupe du Prof. Michel Goldschmidt-Clermont, Section de biologie –

Les cyanobactéries, telles que les spirulines représentées ici, furent les premiers organismes à produire l'oxygène que nous respirons. Par quelle symbiose intime sont-elles devenues les petites centrales solaires qui fournissent aux cellules des plantes toute leur énergie ?

 

Au cours de l’évolution c’est chez des bactéries bleues-vertes appelées cyanobactéries qu’apparut la forme la plus répandue de la photosynthèse. Elle permet d’utiliser l’énergie lumineuse pour fabriquer des sucres à partir d’eau et de CO2 contenu dans l’air, tout en produisant de l’oxygène. Dans les plantes et les algues, la photosynthèse a lieu dans un sous-compartiment cellulaire appelé le chloroplaste, qui joue le rôle de centrale énergétique solaire pour la cellule végétale. Le chloroplaste est un lointain descendant d’une cyanobactérie, qui s’établit à l’intérieur d’une cellule hôte pour former avec elle une association durable (endosymbiose). Cette innovation donna naissance aux premières algues photosynthétiques. Le chloroplaste connut un grand succès et accompagna l’apparition des plantes, qui purent coloniser une grande partie de la planète. Dans le chloroplaste se trouve encore un petit chromosome, vestige de celui de la cyanobactérie ancestrale. Ainsi deux génomes, l’un dans le chloroplaste et l’autre dans le noyau de la cellule végétale, doivent coopérer pour assurer le bon fonctionnement de la photosynthèse. Cette coopération fascinante demande une coordination de l’activité des deux génomes, ainsi que des échanges d’information, que nos travaux de recherche visent à élucider.


 

2 novembre 2017
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