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Accélérateur translationnel: une 1ère année très active

L’Accélérateur translationnel de la Faculté de médecine (ATFM) fête son 1er anniversaire. Avec plus de 135 projets pré-identifiés, Benoît Dubuis, Vincent Wagner et leur équipe n’ont pas chômé. Initiant divers programmes envers les chercheurs débutants comme confirmés, l’ATFM permet d’engager étudiants, chercheurs et professeurs auprès d’experts de l’entrepreneuriat, et vice et versa. Des ponts entre les mondes académique et industriel se construisent sous nos yeux.

Les équipes i-Teams 2018 et leurs coaches. Photo:Inartis/ATFM

«Soutenir la médecine translationnelle en accélérant le développement de l'innovation », telle est la mission que s’est vu confier l’ATFM lors de sa création, en janvier 2018. Un an après, quel bilan peut-on tirer? «Très positif, à tous points de vue», analyse Henri Bounameaux, doyen de la Faculté de médecine. «L’ATFM a déjà accompli un important état des lieux des besoins exprimés par les chercheurs et des projets à soutenir, et propose maintenant plusieurs axes de soutien allant du très concret au plus conceptuel.» Impossible, en effet, pour la communauté facultaire d’avoir toutes les expertises. C’est là qu’intervient le réseau de compétences et d’expertise de l’ATFM. «Nous avons la chance d’avoir avec nous des experts du monde industriel, qui ont accepté de partager avec nous leur expertise, leur savoir-faire et apportent des compétences complémentaires au savoir académique», note Benoît Dubuis.

«Inspire, lead, educate»: les essentiels de la valorisation

Le programme est bâti autour de 3 axes: inspirer, donner les outils nécessaires, et finalement donner, concrètement, vie à des projets en les accompagnant tout au long du processus de développement. Sur les 135 projets concernés - qui représentent la grande variété des recherches menées à la Faculté de médecine - beaucoup ne sont pas encore «mûrs» pour la valorisation. Certains sont déjà plus approfondis, et 6 d’entre eux sont véritablement accompagnés. «Tous les projets que nous avons examinés peuvent éclore dans le futur. Et c’est là que nous intervenons, en  proposant les bons outils au bon moment», indique Vincent Wagner, coordinateur de l’ATFM et point de contact quotidien des chercheurs de notre Faculté. «Et n’oublions pas les projets d’entrepreneuriat social, sans visée lucrative mais essentiels dans notre démarche de valorisation de la recherche scientifique» ajoute le Pr Benoît Dubuis. «Les outils sont différents, mais notre réseau d’experts leur est largement ouvert.»

Programme i-Teams: nos étudiants ont du talent !

L’ATFM vise aussi à sensibiliser les jeunes et a créé, pour eux, un programme spécifique. Regroupant des étudiants post-gradués autour de projets de recherche portés par des professeurs de la Faculté de médecine, le programme i-Teams est né de la volonté d’engager des étudiants dans des projets entrepreneuriaux. «L’entrepreneuriat n’est pas une discipline qui s’apprend. Elle s’acquiert par le vécu à travers des cas pratiques. Notre volonté est de donner la possibilité à des étudiants de travailler sur des cas pour explorer les perspectives de projets issus de l’Accélérateur translationnel, un dispositif tout à fait innovant alliant recherche académique et développement entrepreneurial», explique Guillaume Rey, chef d’orchestre du programme aux côtés de Vincent Wagner et d’une équipe de bénévoles. «Leur engagement constitue aussi une brique importante dans la construction d’un CV, surtout pour les personnes désireuses de se tourner, à l’issue de leur parcours universitaire, vers l’industrie.» La force du programme i-Teams? Combiner travail d'équipe et ateliers de formation pour offrir aux participants une occasion unique de développer leurs compétences entrepreneuriales en prise avec des problèmes ancrés dans le réel.

Après l’audition des équipes constituées d’étudiants post-gradués de la Faculté de médecine, le jury a désigné vainqueur le projet «Encapsula», qui vise à développer un système d’encapsulation de sphéroïdes tumoraux. Ils auront l’opportunité unique de présenter leur projet à Boston, lors du congrès iGEM. La deuxième édition est lancée, les vainqueurs seront désignés avant l’été.