Une équipe de la Faculté de médecine récompensée par la Ligue suisse contre l’épilepsie

Le Professeur Christoph Michel, ainsi que les Drs Charles Quairiaux, Abbas Khani et Laurent Sheybani (de gauche à droite, ci-dessus), au Département des neurosciences fondamentales, sont les lauréats du Prix d'encouragement de la recherche 2017 de la Ligue suisse contre l’épilepsie. Ce prix récompense leurs travaux pionniers sur les épilepsies du lobe temporal, la forme la plus fréquente d'épilepsie chez l'adulte. En effet, les réseaux épileptiques génèrent durant les périodes interictales, c’est-à-dire en dehors des crises épileptiques, de courtes activités de haute fréquence appelée fast-ripples, dont les mécanismes et les conséquences restent encore peu connus. 

Partant de l’hypothèse selon laquelle une période de suppression ciblée des fast-ripples diminuerait le développement et l’excitabilité au sein de ces réseaux, les neuroscientifiques genevois visent à réprimer leur expression, dans un modèle d’épilepsie temporale chez la souris. Pour se faire, ils utilisent l’optogénétique, une technologie permettant de rendre les neurones sensibles à la lumière pour les activer ou les désactiver à volonté. Ce raisonnement se base sur de récentes découvertes sur le rôle des oscillations de haute fréquence physiologiques de l’hippocampe dans la consolidation de la mémoire au niveau cortical.

Si cette hypothèse s’avère exacte, il serait ainsi possible, à terme, de désactiver les fast-ripples chez les patients épileptiques - grâce à la neuromodulation - pour diminuer l’activité épileptique tout en préservant les fonctions cérébrales. Une nouvelle stratégie thérapeutique qui pourrait constituer une alternative plus efficace et moins invasive que les thérapies actuelles, en particulier la résection des régions épileptogènes.

8 mai 2017

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