Médecins - CEC

Les stratégies ambulatoires

1.  EVALUATION DES SYMPTOMES CLINIQUES 

Mise à jour : 28 octobre 2020 

Coronarisk: Outil d'aide au tri pour patients et professionnels de santé

Symptômes les plus fréquents: 
Toux, gorge sèche, fièvre, céphalées, nez bouché ou sec, diarrhées, asthénie, dyspnée (survenant si évolution défavorable après à environ 7 à 10 jours), anosmie, agueusie, myalgies, douleurs thoraciques

 
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Extrait de l'article Tudrej B, Sebo P, Lourdaux J, Cuzin C, Floquet M, Haller DM, Maisonneuve H. Self-Reported Loss of Smell and Taste in SARS-CoV-2 Patients: Primary Care Data to Guide Future Early Detection Strategies.  J Gen Intern Med. 2020 Jun 9:1–3. DOI: 10.1007/s11606-020-05933-9. Epub ahead of print

Risque de décompensation chez des patients isolés à la maison (source : OFSP)

Après environ 5 à 7 jours d’isolement, des patients ont présenté une dégradation critique caractérisée par de la fièvre et de l’asthénie, alors que les autres symptômes restaient limités. Bien que ne souffrant pas de dyspnée, ils pouvaient présenter une pneumonie accompagnée d’une faible saturation en oxygène.  Il est essentiel d’identifier au plus vite ceux qui risquent une évolution critique. En conséquence, demandez à vos patients de vous contacter si leur état les inquiète ou les signes suivants surviennent :

- Fièvre persistante
- Asthénie persistante
- Détresse respiratoire
- Fort sentiment de pression ou douleurs dans la poitrine
- État confusionnel
- Lèvres ou visage bleuâtres (cyanose)

Un examen clinique standard avec des signes vitaux (y inclus saturation) permet d'évaluer si le patient doit être référé au système hospitalier.

2. PEDIATRIE

Mise à jour:  28 octobre 2020  

2.1 Critères de dépistage
Pour les enfants < 12 ans, dans la grande majorité des cas, un test n'est pas nécessaire. L'indication est à évaluer par le pédiatre selon les recommandations spécifiques de l'OFSP (du 25 septembre 2020) élaborées en collaboration avec la société suisse de pédiatrie
 

2.2 Coronabambini, l’équivalent du coronacheck des adultes

L’offre en ligne coronabambini présentée le 16 octobre 2020 a pour objectif de faciliter l’accès des parents aux nouvelles recommandations de l’OFSP et leur application. Elle aide à déterminer si l’enfant est autorisé à fréquenter l’école, s’il doit rester à la maison ou s’il faut contacter son médecin pour discuter de la nécessité de faire un test. 

2.3. Sites de prélèvement
Mise à jour: 6 avril 2021
 

Filière de dépistage sans consultation:
6-15 ans révolus: sans prescription
< 6 ans: sur prescription médicale si symptômes.

  • HUG secteur H pédiatrique rendez-vous en ligne
  • Clinique et Permanence d’Onex: rendez-vous en ligne
  • Hôpital de La Tour : rendez-vous en ligne
  • Clinique des Grangettes- Hirslanden : rendez-vous en ligne
  • Centre médical Qorpus-Hirslanden : rendez vous en ligne
2.4. Société Suisse de Pédiatrie (SSP)  
2.5 Recommandations médecin cantonal (Genève)
Documentation
 
2.6. Recommandations DIP (Genève)
Mise à jour: le 15 février 2021

Flambées dans les écoles et testing chez les enfants

Lors de survenue de cas positifs dans des crèches ou des écoles, la situation est évaluée par le SMC, sur la base du nombre de cas, de l'identification des chaînes de transmission, de l'application des mesures de protection (masques) et conduit si nécessaire, à ordonner des quarantaines de classes, voire des fermetures d'écoles.
Lors d'une décision de mise en quarantaine d'une classe ou de fermeture d'école, les parents des élèves concernés sont contactés par téléphone et reçoivent un courriel d'information accompagnant la décision formelle de quarantaine.
Dans certains cas de figure, il est également recommandé à toutes les personnes vivant dans le foyer de l'enfant mis en quarantaine de se faire tester (enfants et parents). Au vu du nombre de personnes concernées (adulte et enfant), deux filières de testing sont privilégiées: les HUG (familles avec enfants https://www.ge.ch/covid-19-se-faire-tester).
Pour les enfants en quarantaine suite à un contact étroit ou à une fermeture de classe, la levée anticipée de la quarantaine s'applique également dès le 7e jour, sous réserve d'un test négatif. En cas de résultat positif à J7, les enfants sont placés en isolement et leurs contacts étroits sont mis en quarantaine.
En dehors des situations de flambées, les indications de test chez les enfants (lien) et les lieux de prélèvements incluant les pédiatres (voir point ci-dessous), restent inchangés.
Ces différentes mesures sont ciblées et limitées dans le temps et l'espace. Cela vise à maintenir les écoles ouvertes, autant que faire se peut.

2.7. Revue de littérature pédiatrique
  • Etude genevoise démontrant que les chaînes de transmission des contaminations avec le SARS-CoV-2 va plutôt dans le sens de l'adulte à l'enfant
  • Article suggérant que les enfants asthmatiques -qui présenteraient une diminution des récepteurs ACE 2!- seraient de facto mieux protégés que les non asthmatiques.

3. HANDICAP

Mise à jour: 17 août 2020

Protocole d’évaluation pour médecin traitant du 14 août 2020
Coordonnées pour filière handicap 
Description des buts et public cible de Handiconsult

4. EMS ET SOINS A DOMICILE

Mise à jour: 17 décembre 2020 

Texte rédigé par le Dr Cédric Gillabert

4.1. EMS

Toute question concernant la prise en charge d’un patient COVID-19 positif en EMS peut être adressée à la Task force EMS pluri-professionnelle : EMS.covid19@fegems.ch 

Prise en charge de patients suspects d'infection COVID19 ou confirmés en EMS
Algorithme de dépistage en EMS du 15.12.2020 du service du médecin cantonal Genève

En préambule, il est important de respecter le fonctionnement des soins pratiqués en EMS, chaque institution ayant ses particularités quant au type de soins proposés (oxygénothérapie, traitement IV, monitoring clinique, etc.). Il en est de même pour le fonctionnement du médecin répondant de l’EMS qui peut proposer de prendre en charge de manière différente les résidents d’un EMS à l’autre suivant les règles institutionnelles.
Les recommandations suivantes représentent une synthèse de directives ou de recommandations de Swissnoso, de l’OSFP, du service du médecin cantonal, de la Task force EMS Covid19. Les autres sources sont citées dans le texte.

4.1.a En présence de symptômes évocateurs d'IVRS (sans nécessité de fièvre) ou de pneumonie ou diarrhées inhabituelles 

1)      Isolement gouttelettes et contact du patient dans sa chambre, identique aux HUG : surblouse- gants-masque chirurgical ou FFP2-protection oculaire et s'il y a beaucoup d'expectoration : charlotte et surchaussures devant la porte de la chambre, le temps de l'attente du résultat du frottis négatif ou -en cas de positivité- le temps de la disparition des symptômes + 2 jours mais au minimum 10 jours au total.

2)      Frottis COVID19 Il est de la responsabilité du médecin traitant ou du médecin répondant de proposer de faire le frottis. Genève-médecin (022 754 54 54) ou un laboratoire mandaté par le médecin cantonal (MGD, Unilabs, etc.) peut faire le frottis. Les laboratoires d’analyses fournissent sur demande un set de prélèvement (écouvillon, tube, protection de tube, feuille de demande), Le résultat positif du frottis doit être annoncé par le prescripteur dans les 24 heures au médecin cantonal (cf. déclaration SMC).

3)      Définir les soins appropriés à la situation du patient en intégrant le cas échéant ses directives anticipées, le plan de soins anticipés, les co-morbidités et l'espérance de vie (cf. FGPG). Ceci détermine l’utilité d’une hospitalisation, des traitements de support ou curatifs, du monitoring clinique.

4)      En cas de suspicion de pneumonie, pratiquer un bilan biologique minimal permettant d'adapter la thérapeutique et de donner des éléments objectifs de pronostic (FSC, CRP, creat, Na, K) et une radiographie du thorax en chambre si le résultat influence la prise en charge (écarter un diagnostic alternatif, p.ex.) via Mobirad (tél. 078 685 11 11 pour un premier contact puis: Mobirad).

5)      Considérer le transfert aux urgences de Cluse-Roseraie pour une personne en détresse respiratoire* si éligible à une intubation et une ventilation mécanique. Ce cas de figure devrait concerner une minorité de personnes institutionnalisées au vu de leurs comorbidités et au vu de la rarissime réversibilité d'un SRAS dans ces conditions (cf. SSMI et ASSM).

6)       Considérer le transfert à l’hôpital des 3 Chênes pour une personne ne nécessitant pas des soins intensifs et présentant un des critères suivants :

  1. Besoin oxygène de 4l (Fi02 35%) ou plus pour maintenir une saturation adéquate
  2. Tachypnée soutenue (FR >20/min)
  3. Décompensation des comorbidités
  4. Altération majeure de l’état général
  5. Évolution clinique défavorable

7)      Proposer le cas échéant et en fonction du personnel soignant disponible un traitement optimal proche de celui pratiqué en service de gériatrie

  • 02 pour Sa02 >94%
  • dexamethasone PO 2 mg 2-3x/j en cas d'oxygénodépendance durant 5-7 jours
  • hydratation IV si EF/ difficulté d'hydratation PO avec Glucosalin 2:1 (2/3 Glucose 5% + 1/3 NaCl 0.9%)
  • physiothérapie respiratoire quotidienne: un masque sans valve  FFP2 est requis

8)      Proposer le cas échéant des soins palliatifs symptomatiques avec un accompagnement au décès en EMS.

*Fi02 > 50% et SaO2<90% avec signes d’insuffisance respiratoire sévère (FR >30/min, tirage)

4.1.b. Autres considérations en lien avec l'épidémie COVID19 en EMS

Mise à jour: le 15 mars 2021

  • Les visites en EMS et les sorties de résidents sont autorisées avec certaines conditions selon les EMS. Les directions d’EMS, en concertation avec le médecin-répondant de l’institution organisent des visites individuelles, en respectant les recommandations fédérales et cantonales ainsi que les principes de précaution en matière de sécurité sanitaire et de distances sociales, pour maintenir le lien social des résidant.e.s avec leur famille proche. La fermeture partielle des EMS aux visites peut être décidée par les directions des EMS en cas de flambée de cas intra-EMS. Les visites seront toujours possibles pour des résidents en fin de vie avec une protection maximale des visiteurs.

  • La communication de la positivité au covid19 est faite aux familles concernées/représentant  thérapeutique (avec l’accord du résidant le cas échéant). Les EMS ne donnent pas de statistique interne ni de donnée nominative aux familles eu égard au secret de fonction et au secret médical.

  • En fonction du nombre d’isolements ou d’une situation de quarantaine d’un EMS, des soins réduits (ne touchant pas les soins de plaies ni la dispensation de médicaments) peuvent être transitoirement dispensés aux résidants afin d’apporter les soins nécessaires aux patients de COVID19 symptomatique (notion d’équité).
  • Le contact avec le corps du défunt COVID-19 positif ne requiert qu’un isolement de contact et non un isolement de type gouttelettes. Il en est de même pour les pompes funèbres qui n’ont aucune obligation de mettre le corps dans une housse en plastique et encore moins dans un cercueil au lit du défunt.
  • Tous les collaborateurs des EMS portent un masque lorsqu'ils sont en contact avec un résident à moins de 1,5 mètre et/ou durant plus de 15 minutes avec lui. Tous les collaborateurs traditionnels porte le masque en permanence quelque soit leur activité à l'exception des cuisiniers. Une exposition sans masque d'un membre du personnel soignant à une personne COVID19 positive intra ou extra EMS impose une mise en quarantaine de celle-ci sur ordre du médecin cantonal. Un collaborateur COVID19 positif reste en isolement à domicile durant la durée des symptômes plus 2 jours sans symptômes mais 10 jours au minimum. L'employeur doit déclarer à l'assurance une maladie professionnelle et c'est la perte de gain maladie qui entre en ligne de compte.

    En cas de pénurie de personnel, une quarantaine sociale peut être décidée par le médecin cantonal (oe collaborateur capable de travailler avec des symptômes mineurs travail avec toutes les précautions requises mais il se comporte en quarantaine chez lui et en société).

  • Le personnel d’EMS présentant un risque de complications à l’infection COVID-19 (selon les critères de l’OFSP et des sociétés médicales (cf. SSH SSP) doit faire la demande à l’employeur d’un changement de poste permettant d’éviter le contact interpersonnel à moins de 1,5 mètres uniquement s'il existe des cas COVID-19 dans l'EMS. Il est demandé au personnel une attestation fournie par le médecin traitant (art 10 b et c ordonnance fédérale COVID19 OFcovid19).

Assouplissements dans les EMS
Le nouveau document intitulé COVID-19 : effets de la vaccination sur la vie quotidienne dans les institutions médico-sociales (05.03.2021) a été publié (lien).
Il offre un aperçu des assouplissements qui, selon les connaissances scientifiques actuelles, sont possibles une fois les vaccinations contre le COVID-19 effectuées dans les EMS. Les assouplissements nécessitent une procédure d’évaluation et sont mis en place progressivement.

4.1.c. EMS et Ventilation non invasive (CPAP) pour patients COVID ou suspects de COVID 

Mise à jour: 09 avril 2020

Rédigé par Dr Grégoire Gex, Hôpital du Valais (Version du 23.03.2020)
Validé par le SIG et le Comité de la Société Suisse de Pneumologie
Révisé par le Pr Jean-Paul Janssens, HUG, pour les patients en EMS (09.04.2020)

Patients en EMS, ou en foyer

Deux types d’appareillages en pression positive peuvent augmenter le risque de transmission virale aux soignants lors de COVID-19. L’attitude en cas de suspicion d’infection COVID dépend de la nature du traitement.

1. Traitement par CPAP ou par ventilation servo-assistée (pour syndrome d’apnées du sommeil obstructif, central ou mixte)
En cas de suspicion de COVID, et avec l’aval du pneumologue en charge du cas, mettre en suspens le traitement par CPAP.
Si le diagnostic de COVID-19 est retenu (forte présomption clinique et/ou FNP+), le traitement n’est pas repris avant 21 jours à dater du début des symptômes. Un FNP à J21 est possible si l’amélioration clinique est modeste. Le patient est mis en chambre seule.

Les précautions à prendre par les soignants sont détaillées dans le paragraphe 4.1.a ci-dessus.

2. Traitement par ventilation non-invasive (VNI)
En cas de suspicion de COVID et de décision de non-transfert en milieu hospitalier, l’interruption de la VNI ne peut se faire que sur décision du médecin ou pneumologue traitant (directives anticipées).
Déterminer pour tout patient sous VNI, le prestataire et le pneumologue responsables du patient.
L’EMS doit prévoir des masques FFP2, des sur-blouses et lunettes en nombre suffisant pour le/les patients concernés.

Le prestataire est contacté rapidement (< 6 heures) pour mettre en place le jour même un montage COVID sur le ventilateur : masque facial sans valve de fuite, filtre antibactérien ou HME, valve expiratoire, retrait de l’humidificateur. Ce montage diminue le risque d’aérosolisation de particules virales et protège donc les soignants.
Lorsque le patient utilise la VNI, le port d’un masque FFP2, d’une sur-blouse et de lunettes par les soignants est indispensable.
Lorsque le patient n’utilise pas sa VNI, les recommandations sont celles détaillées dans le paragraphe ci-dessus 4.1.a pour un patient avec COVID-19 suspecté/avéré
La séquence lors de mise en route et arrêt de la VNI est la suivante :

Mise en route : 1. Mettre en place le masque ; 2. Mettre en route le ventilateur
Arrêt : 1. Arrêter le ventilateur ; 2. Enlever le masque.

Le montage usuel peut être repris après 21 jours. Un FNP à J21 est possible si l’amélioration clinique est modeste. 

 Voir aussi 12.4. CPAP/VNI à domicile pour patients COVID ou suspects COVID

Recommandations du service de pneumologie des HUG du 7 avril 2020
Algorithme VNI HUG du 6 avril 2020

4.2. Soins à domicile 

Mise à jour: 9 novembre 2020

a)       Adresses/contacts utiles

 Hotline réservée pour les médecins genevois

+41 22 427 84 68

Hotline OFSP toujours fonctionnelle 7/7 24/24h

+41 58 463 00 00

Ligne verte, informations générales sur le COVID-19 (Genève) 7/7 10h-22h

0800 909 400

Ligne d'urgence non vitale pour les personnes symptomatiques 7/7 9h-19h

+41 22 427 88 00

Ligne d'urgence vitale 7/7 24/24h

144

 

Recommandations de l'OFSP datant du 2 avril 2020

Covimad - exemple d’itinéraire interprofessionnel à domicile

Actuellement les symptômes des personnes âgées qui ont contracté le virus du Covid-19 évoluent principalement autour des questions de dénutrition, de perte de mobilité associée à une fatigue extrême ou encore de fonte musculaire importante. Pour répondre à cette problématique de santé publique, Imad coordonne depuis le 20 avril 2020 un nouvel itinéraire de prise en charge domiciliaire, notamment au sortir des HUG, appelé Covimad.
Pour en savoir plus

5. AUTO-ISOLEMENT / AUTO-QUARANTAINE

Mise à jour: 19 mai 2021

Hotline pour les patients COVID-19 : 022 546 55 27

Isolement des malades

Consignes d'auto-isolement puis télécharger le pdf

Les personnes positives reçoivent un sms du SMC, les informant du résultat de leur test (les personnes dont le test est négatif reçoivent également un sms du SMC dans les 24-48h).

Les personnes testées positives ne sont plus contactées systématiquement par téléphone. Elles reçoivent par SMS un lien vers un formulaire en vue de réaliser l'enquête d'entourage, d'accélérer la transmission de la décision d'isolement et de récolter des données épidémiologiques afin de freiner la propagation. Le suivi médical reste du ressort du médecin traitant.
Le médecin traitant est l'interlocuteur principal de ses patients pour le suivi clinique (téléconsultation chaque fois que possible). Les patients COVID aigus qui nécessitent une hospitalisation doivent être adressés aux HUG.

Les personnes qui se font tester restent en isolement à domicile en attendant les résultats du test.
En cas de résultat positif, les personnes :

  • sont isolées à domicile ou sur le lieu de vie, si leur état de santé le permet ;
  • sont isolées aux HUG si leur état de santé le nécessite;
  • doivent respecter les consignes d’isolement de l'OFSP;
  • sont contactées systématiquement par le SMC;
  • sont appelées régulièrement par le SMC pour s'assurer du respect de cette mesure;
  • le suivi médical incombe au médecin traitant. Si la durée des symptômes excède 10 jours, il revient au médecin traitant de prolonger l'arrêt maladie du patient.

Les personnes testées positives pour lesquelles un résultat positif a déjà été effectué dans les 3 mois précédents ne sont pas isolées à nouveau.

Durée de l’isolement pour les cas confirmés ou probables de COVID-19 hospitalisés : dépend de la sévérité des symptômes. En cas de retour à domicile ou de transfert dans un autre établissement, l’isolement doit être poursuivi selon les recommandations de Swissnoso et du médecin hospitalier.

Mesures pour les personnes symptomatiques avec un test négatif sans facteur de gravité: restent à domicile jusqu’à 24 heures après la disparition des symptômes, indépendamment du temps écoulé.

Après la période d'isolement, les personnes continuent de respecter les mesures d'hygiène et de conduite comme le reste de la population.

Risque de décompensation chez des patients isolés à la maison (source : OFSP)

Après environ 5 à 7 jours d’isolement, des patients ont présenté une dégradation critique caractérisée par de la fièvre et de l’asthénie, alors que les autres symptômes restaient limités. Bien que ne souffrant pas de dyspnée, ils pouvaient présenter une pneumonie accompagnée d’une faible saturation en oxygène.

Il est essentiel d’identifier au plus vite ceux qui risquent une évolution critique. En conséquence, demandez à vos patients de vous contacter si leur état les inquiète ou les signes suivants surviennent:

  • Fièvre persistante
  • Asthénie persistante
  • Détresse respiratoire
  • Fort sentiment de pression ou douleurs dans la poitrine
  • État confusionnel
  • Lèvres ou visage bleuâtres (cyanose)

Un examen clinique standard avec des signes vitaux (y inclus saturation) permet d'évaluer si le patient doit être référé au système hospitalier.

Quarantaine des contacts étroits

Consignes d'auto-quarantaine puis télécharger le pdf

Les personnes-contact mises en quarantaine reçoivent une notification du SMC leur recommandant d'aller se faire tester gratuitement au 7e jour.

  • Si le résultat est positif: la personne est isolée durant 10 jours et ses contacts étroits sont mis en quarantaine par le SMC.
  • Si le résultat est négatif: la quarantaine est levée, dès réception du résultat par le SMC. Dès 12 ans, la personne doit, en dehors de son domicile, porter en tout temps un masque et respecter une distance de 1.50 mètre jusqu'au 10e jour de la quarantaine effective.

Pour rappel, les personnes contact placées en quarantaine par le service du médecin cantonal (SMC) doivent rester 10 jours à domicile, à partir de la date du dernier contact avec le cas. Elles doivent surveiller leur état de santé, suivre les consignes de quarantaine (lien) se faire tester immédiatement en cas de survenue de symptômes compatibles avec le COVID-19.

Personnes vaccinées

Pour les personnes complètement vaccinées*, la quarantaine de contact est levée pendant 6 mois (180 jours) après la vaccination.
*Définition d'une personne entièrement vaccinée:

  • vaccinée avec 2 doses d'un vaccin ARNm autorisé en Suisse (Pfizer ou Moderna) dès le 15e jour suivant la 2e doseet 15 jours après la 1ère dose pour les personnes ayant présenté le Covid et éligibles pour 1 dose de vaccin
  • ou dès le 15e jour après une dose unique d'un vaccin ARNm autorisé en Suisse (Pfizer ou Moderna) pour les personnes avec un antécédent de COVID-19 confirmé par PCR ou test rapide antigénique (et vacciné 3 ou 6 mois après la guérison).

La quarantaine de voyage continue de s'appliquer.

Personnes guéries

La quarantaine de contact est levée pour les personnes guéries pendant 6 mois (180 jours).
La quarantaine de voyage continue de s'appliquer.

Dès le 22 janvier 2021, les quarantaines sociales ne sont plus autorisées. Si une telle mesure apparaît nécessaire une dérogation peut être demandée, dûment motivée, adressée à derogation.covid@etat.ge.ch Néanmoins la quarantaine sociale ne sera accordée qu'au cas par cas et qu'à titre exceptionnel.

La quarantaine de contact ou de voyage

Elle peut être levée au 7e jour si :

  • le résultat du test (test rapide antigénique de préférence) effectué dès J7 est négatif ET
  • les mesures barrières sont appliquées en dehors du domicile et ce jusqu'au 10e jour de quarantaine inclus: port du masque (>12 ans) et maintien de la distance de 1.50 mètre en dehors du domicile.

Pour l'allègement de quarantaine de contact, les laboratoires ou cabinets médicaux, pharmacies, centres de test le déclarent rapidement le résultat négatif selon les modalités habituelles.

Pour les retours de voyage, les laboratoires ou cabinets médicaux, pharmacies, centres de test n'ont pas besoin de déclarer le résultat négatif, mais les personnes concernées peuvent contacter la cellule en joignant le résultat négatif afin de recevoir une confirmation ou attestation de l'allègement.

Les coûts de ces tests sont pris en charge par la Confédération. La fiche d'information de l'OFSP sur la quarantaine a été mise à jour (21.04.2021 lien)

Quarantaine pour les voyageurs en provenance d'Etats ou de zones à risque

Les exemptions de quarantaine au retour d'une zone ou d'un pays à risque sont réglées par l'Ordonnance sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (COVID-19) dans le domaine du transport international de voyageurs (RS 818.101.27). Toute personne qui souhaite bénéficier d'une exemption de quarantaine de retour d'une zone ou d'un pays à risque doit se référer aux informations disponibles en ligne (lien):

A noter que les exemptions ne s'appliquent pas dans les situations ci-dessous :

  • ·des motifs professionnels ou médicaux impérieux pour les personnes en provenance de pays présentant un risque élevé d'infection en raison de la présence d'une mutation du coronavirus (état au 21 janvier: Brésil, Royaume-Uni, Afrique du Sud et Irlande);
  • un test positif dans les 3 mois pour les personnes en provenance de pays présentant un risque élevé d'infection en raison de la présence d'une mutation du coronavirus (état au 21 janvier 21: Brésil, Royaume-Uni, Afrique du Sud et Irlande);
  • une attestation de vaccination contre le COVID-19 (1 ou 2 doses).
  • Document avec les exigences et restrictions des différents pays (lien)
    Puis cliquer sur le lien "Liste des pays» qui se trouve en bas de page-sous « Renseignements généraux concernant les tests COVID"

Quarantaine des professionnels de la santé

L'évolution de la situation épidémiologique est préoccupante. L'apparition et l'extension rapide à Genève des nouveaux variants du SARS-CoV-2 plus contagieux font craindre une recrudescence des contaminations sur le Canton.
Cette situation nécessite de revoir les conditions d'allègement de quarantaine, notamment le principe de quarantaine sociale.
Les quarantaines sociales de principe ne sont en conséquence désormais plus autorisées.

 Quelles sont les recommandations pour les professionnels de la santé qui sont entrés en contact avec un cas confirmé ou avec une personne malade dans l’exercice de leur profession ?

Si elles portaient un équipement de protection adéquat pendant toute la durée du contact avec un cas confirmé ou une personne présentant une affection aiguë des voies respiratoires, les personnes peuvent continuer à travailler normalement.

Des mesures doivent être prises pour le personnel médical ayant eu un contact non protégé et étroit avec un cas confirmé. Par contact non protégé et étroit, on entend :

  • prodiguer des soins ou effectuer un examen médical ou une activité professionnelle avec contact corporel (<1,5 mètre) sans utiliser d’équipement de protection approprié ;
  • contact direct, sans équipement de protection, avec les sécrétions des voies respiratoires ou les fluides corporels ;

Ces personnes sont mises en quarantaine par le service cantonal compétent.

En cas de pénurie sévère et répandue de personnel – quarantaine et travail : les mesures de quarantaine sociale ont été levées.

Dans certaines situations extrêmes, le service cantonal compétent (p. ex. service du médecin cantonal) peut autoriser les professionnels de la santé ayant eu un contact étroit avec une personne malade du COVID-19 à travailler, pour autant qu’ils ne présentent aucun symptôme. Ils portent toujours un masque adéquat et veillent à maintenir une hygiène des mains irréprochable. Durant les dix jours qui suivent le contact non protégé, la personne exposée doit activement surveiller son état de santé et documenter qu’aucun symptôme compatible avec le COVID-19 n’est survenu. Durant cette période, elle doit appliquer dans le cadre privé les consignes relatives à la quarantaine transmises par le service cantonal compétent. Elle reste donc en quarantaine chez elle ou dans un hébergement adapté, sauf pour le travail et les trajets y relatifs.

6. CRITERES D’HOSPITALISATION

Mise à jour: 19 novembre 2020

Pour en savoir plus du 31 octobre 2020

Critères d’hospitalisation COVID-19 à l’étage (SMIG/Trois-Chênes)
Pneumonie avec CURB-65≥2 (score ci-dessous)
Ou nouvelle dépendance à l’O2 ou augmentation des besoins en O2
Ou tachypnée soutenue (FR≥20 min)
Ou comorbidité(s) décompensée(s)
Ou altération majeure de l’état général, suivi à domicile précaire ou non assuré
Ou évolution clinique défavorable
Et absence de limitation thérapeutique pour l’hospitalisation

Note: La présence d’un foyer pulmonaire clinique et/ou d’infiltrat radiologique n’impose pas systématiquement l’hospitalisation en l’absence des critères ci-dessus.
Critère additionnel pour l’orientation aux Trois-Chêne: Patients COVID-19 confirmé avec limitation thérapeutique aux SI(attitude définie), préférablement de > 75 ans

Score CURB -65
Confusion : 1 pt
Urée > 7 : 1 pt
Fréquence respiratoire > 30 : 1 pt
Blood pressure: Tension artérielle systolique < 90 1 pt et diastolique < 60 1 pt
Age > 65 ans : 1 pt
Hospitalisation si ≥ 2 points

L’article de la BMJ apporte de bonnes recommandations pour l’évaluation clinique des patients. https://doi.org/10.1136/bmj.m3731
Ils ont développé un site avec un score Qcovid qui aide à la décision et donne un score pronostic de mortalité: https://qcovid.org/

7. TELECONSULTATIONS ET SUIVI DES PATIENTS COVID NEG

Mise à jour : 26 novembre 2020

Rédigé par les Dres Arabelle Rieder et Sanae Mazouri

Depuis la première vague de la pandémie, les médecins internistes généralistes et pédiatres ont proposé une prise en charge à distance à leurs patients pour remplir une double mission :

L’évaluation à distance permet d’identifier les patients à évaluer en présence au cabinet ou à adresser à un centre d’urgence pour un bilan approfondi et/ou une hospitalisation.

Quels outils?

  1. Le téléphone reste l’outil le plus simple pour certains patients (et médecins)
  2. La vidéoconférence permet d’avoir des informations non-verbales et d’évaluer des signes cliniques simples. Dans certaines situations, cette technologie apporte des informations précieuses (est-ce que le patient montre qu’il a bien compris les consignes, par exemple) et est très appréciée (1). Le RCGP a défini des astuces pour des consultations vidéo. Ne pas oublier d’inclure les proches aidants ou les soignants à domicile, qui peuvent assister les patients moins à l’aise avec la technologie digitale.

 (1) Donaghy E et al. Acceptability, benefits, and challenges of video consulting: a qualitative study in primary care. Br J Gen Pract 2019.Aug 29;69(686)e586-e594.

La téléconsultation en pratique : quelles bonnes pratiques?

1. Pour  les médecins qui souhaitent des conseils pour la pratique de la téléconsultation, voici un article très instructif: https://www.revmed.ch/RMS/2020/RMS-N-706/Teleconsultation-en-pratique
En particulier, les auteurs proposent des recommandations pour informer les patients sur les modalités de réponse en cas d’absence :
« Lorsqu’un médecin accepte de conseiller ou de répondre à des questions médicales à distance entre absents (e-mail, SMS ou autres messages électroniques non instantanés), il doit en définir les modalités avec son patient au préalable et décider comment se comporter en cas d’absence de réponse. Configurer un message d’absence automatique, indiquer qu’aucune prise en charge du patient ne se fait en cas d’absence de réponse du médecin ou le rediriger ailleurs éviteront d’engager sa responsabilité s’il ne fait rien. Cela implique la constitution d’un contrat de mandat ainsi que le respect par le médecin de son obligation de diligence pour les questions soumises. Il est donc recommandé au médecin d’indiquer quand et à quelles conditions ce dernier refuse la prise en charge du cas pour ne pas devoir agir selon son obligation de diligence vis-à-vis du patient ».

2. Pour les aspects de communication et d’évaluation clinique en vidéoconsultation (incluant un tableau résumant  les sources pour aller plus loin : https://www.revmed.ch/RMS/2020/RMS-N-706/Regards-croises-sur-la-videoconsultation

Quels produits utiliser pour une vidéoconférence?

  • docteur@home: un outil de vidéoconsultation développé par  l’équipe du  service de cybersanté et de télémédecine des HUG à Genève disponible gratuitement  pour les médecins genevois. Il s’agit d’une plateforme sécurisée qui permet de faire des consultations audio, vidéo ou par chat de manière sécurisée. Elle a été développée avec le soutien de la Fondation Privée des HUG, la Direction Générale de la Santé et l’AMGe sur le modèle de la plateforme HUG@home développé depuis fin 2017 aux HUG pour des téléconsultations assistées par des soignants de l’Imad. Dans les prochaines semaines, il sera possible également d’échanger  de manière sécurisée des fichiers audio, ordonnances, photos ou autres documents comme un certificat de travail.

https://www.hug.ch/application-mobile/hughome
https://www.hug.ch/medecine-premier-recours/hughome

Pour obtenir gratuitement docteur@home (médecins à Genève) : Contacter Fabian Lucchi répondant informatique de l’Amge: it-awareness@amge.ch)
Tutorial

  • la FMH et Health Info Net AG (HIN) proposent aux médecins suisses un système gratuit, simple et fiable de vidéoconférence, disponible sur le site https://www.hin.ch/fr/services/hin-talk-video/)
  • vidéoconférence avec onedoc.ch (https://www.onedoc.ch/fr/) (outil de vidéoconférence proposé par la startup genevoise pour ses abonnés) d’autres produits (zoom, skype, teams de microsoft, whatsapp etc.) sont décrits sur le site de la FMH : https://www.fmh.ch/files/pdf24/fiche-dinformation-telemedicine.pdf

Quelles dispositions légales/de facturation ?

Selon les recommandations de la FMH, le médecin est tenu de respecter les principes usuels relatifs au dossier médical du patient, ainsi que les dispositions régissant la protection de données, le secret médical et le devoir de diligence (le fait d’évaluer le patient en présence si nécessaire ou de déléguer cet examen à un autre médecin si l’on ne peut pas le faire en personne).

Pour aller plus loin sur les aspects juridiques : https://www.revmed.ch/RMS/2020/RMS-N-706/Aspects-juridiques-de-la-teleconsultation

La seule position tarifaire actuellement disponible pour facturer les prestations de télémédecine est la position « Consultation téléphonique par le spécialiste » (positions tarifaires 00.0110 et ss). Son champ d’utilisation est toutefois strictement délimité, puisqu’elle permet en règle générale de facturer 20 minutes par consultation, 30 minutes pour les enfants de moins de 6 ans et les personnes de plus de 75 ans et pour les personnes au-dessus de 6 ans et de moins de 75 ans nécessitant plus de soins.

Les prestations de télémédecine des psychiatres ou des psychologues délégués exerçant au cabinet sont à nouveau soumises aux limitations fixées le 1.1.2018 par le Conseil fédéral dans le TARMED 01.09_BR.

Envoi d'ordonnances?

Le médecin cantonal genevois rappelle que les ordonnances en absence doivent être soit faxées soit envoyées par mail à la pharmacie soit envoyées par courrier postal aux patients (pas par mail aux patients car il existe un risque de reproductions multiples).

L’envoi de documents confidentiels : certificat de travail, prescription de physiothérapie ou encore copie de résultats d’examens peut se faire par email en privilégiant un envoi sécurisé via par exemple HIN (ou une autre messagerie sécurisée comme @amge.ch). Les e-mails confidentiels envoyés vers les destinataires sans raccordement HIN sont automatiquement cryptés.

8. MESURES DE PROTECTION

Mise à jour : 11 février 2021

1)      Le matériel de protection : recommandations de l’OFSP

2)     Plan de protection pour l’exploitation des cabinets médicaux: recommandations FMH
Le port du masque chirurgical (II, IIR) est obligatoire pour tous les patients et tous les accompagnants à l’intérieur du cabinet, associé à une désinfection stricte des mains à leur arrivée.
Portez, ainsi que vos collaborateurs, un masque chirurgical (II ou IIR) durant toute la journée de travail, y compris pendant les pauses si vous êtes en contact direct avec d’autres personnes. Désinfectez-vous les mains avant de mettre le masque et après l’avoir enlevé. Exception: activité administrative dans des bureaux individuels sans contact direct avec d’autres personnes.  
Le service du médecin cantonal peut être amené à vérifier le respect des plans de protection et prendre des mesures appropriées. L'OCIRT (Office cantonal de l'inspection et des relations au travail) peut également effectuer des visites.

3)      Le port des masques destinés aux professionnel.le.s de la santé et autre personnel - Directives de la DGS concernant le port du masque datées du 3.09.2020

Bonne pratique du port du masque (information tirée du site Unisanté -CoVID-19 en médecine générale)

Avant de mettre votre masque :

  • Lavez-vous les mains avec du gel hydroalcoolique ou du savon et de l’eau
  • Couvrez la bouche et le nez avec le masque et assurez-vous qu’il n’y ait pas d’espace entre votre visage et le masque
  • Eviter de toucher le masque en le portant. Si vous le touchez, lavez les mains avec du gel hydroalcoolique ou du savon et de l’eau
  • Remplacez le masque avec un exemplaire neuf le plus vite possible s’il est mouillé, et ne réutilisez pas les masques à usage unique
  • Pour ôter le masque, enlevez par l’arrière (ne pas toucher le devant), jetez-le dans une poubelle, lavez-vous les mains avec du gel hydroalcoolique ou du savon et de l’eau
  • Il est à usage unique et ne doit en aucun cas être remis sur le visage une fois enlevé
  • Il ne doit jamais se trouver autour du cou ou sur le front
  • Un masque ne recouvrant pas le nez ou la bouche doit être changé

Vidéos montrant le port du masque à élastique et à lanières
Vidéo de démonstration pour la manière de mettre et d’enlever le masque

A noter:

  • Lavage des mains: à l'eau et au savon (ou solution hydro-alcoolique)
  • Surfaces: désinfection standard avec les produits habituels

4) Aménagement des cabinets qui prennent en charge des patients suspects ou avérés COVID-19 (selon les recommandations du site Unisanté du canton de Vaud)

 Pour la prise en charge et le suivi d’un patient suspect ou confirmé CoVID-19 au cabinet, il faut disposer :

  • D’une filière dédiée pour ces patients afin qu’ils ne côtoient pas les patients asymptomatiques.
  • Du matériel nécessaire au dépistage et/ou à la prise en charge de ces patients (masque, surblouse, lunettes, gants et écouvillons).

En l’absence de ces prérequis, les patient suspects ou confirmés CoVID-19 doivent être adressés dans un autre cabinet ou dans un centre de dépistage ou de prise en charge.

Structure du cabinet
Principe : Un cabinet de médecine générale peut recevoir des patients suspects de COVID-19 ou confirmés dans le cadre du suivi, si ses locaux permettent de créer une filière dédiée COVID-19.
Les cas suspects ou avérés doivent être vus dans un endroit clairement identifié et différent de celui des patients venus pour un autre motif.

Recommandations pour les locaux :

  • Une salle d’attente dédiée
  • Une salle de consultation dédiée
  • Si possible une entrée/sortie spécifique pour les patients COVID-19
  • Réserver une partie unique du cabinet pour cela (salle d’attente et salle de consultation au même endroit)

Pour des détails selon les différents moments de la journée (avant de commencer la journée, après une prise en charge) et types de patients (patients suspect CoVID-19, autres patients) veuillez-vous référer aux dernières recommandations de la FMH du 23 avril 2020,

Entretien des locaux
Aérer et nettoyer régulièrement les sites d’accueil autant que possible. Désinfecter les surfaces 2 à 3 fois par jour (bureaux, poignées de porte, téléphones, etc..). Enlever des lieux où sont reçus les patients, les objets non nécessaires (jouets, livres pour enfants, revues et journaux, etc.).

Personnel
Un personnel est dédié à la filière COVID-19, un médecin et un-e assistant-e médical-e à minima, éventuellement un-e infirmier-ère, par période, par exemple de 4 heures.

  • Il est également approprié, quand cela est possible, de dédier un personnel (AM ou infirmier.ère) pour les contacts téléphoniques liés au COVID-19.
  • Il est conseillé (Recommandations HPCI :) Portez des vêtements professionnels pouvant être lavés à 60 degrés. Changez de vêtements tous les jours et ne portez ces vêtements que dans votre cabinet.

Matériel
La prise en charge de patients suspects de COVID ou de cas avérés implique certaines mesures de protection et du matériel en conséquence. Ainsi :

  • Disposez un distributeur de produit désinfectant à l’entrée du cabinet et une affiche invitant à s’en servir, idéalement, avec des essuie-mains en papier.
  • L’arrivée d’un patient suspect de COVID implique de lui remettre un masque de soins (type II ou IIR) et qu’il se désinfecte les mains à la porte d’entrée; le professionnel qui l’accueille et le prend en charge porte également un masque (type II ou IIR).
  • Lors de l’examen clinique ou de prélèvement (frottis naso-pharyngé), l'équipement de protection recommandé est le suivant :
    - masque de soins (type II ou IIR), port de gants, surblouses et de lunettes (pouvant être désinfectées) si risque de projections de liquides biologiques (toux++). Les prélèvements pour dépistage ne nécessitent pas de masque FFP2, le masque de soins suffit (https://www.hpci.ch/prevention/pathologies-etmicroorganismes/nouveau-coronavirus-covid-19-2)

Les masques, les surblouses sont disponible auprès des pharmacies du canton.

 Références :
- Plan de protection pour l’exploitation des cabinets médicaux FMH du 19.10.2020
- Hpci- Gestion des consultations dans les cabinets médicaux pendant la pandémie

9. FROTTIS NASOPHARYNGE

9.1. Critères de dépistage

Mise à jour: 15 mars 2021

Recommandations pour le diagnostic dans le secteur ambulatoire du 18 janvier 2021

Prise en charge des personnes présentant des symptômes au cabinet

  • Posez un masque chirurgical au patient dès son arrivée.
  • Isolez le patient dans un local pouvant être facilement aéré.
  • Portez un masque chirurgical et évaluez les critères de suspicion et les critères de test. Ces critères sont régulièrement actualisés par l'OFSP.

Critères de suspicion et de prélèvement (OFSP)

Critères cliniques de l'OFSP

Les symptômes suivants peuvent indiquer une infection au COVID-19:

  • Symptômes d’affection aiguë des voies respiratoires (p. ex. toux, maux de gorge, difficultés respiratoires, douleurs thoraciques) et/ou
  • Fièvre sans autre étiologie et/ou
  • Apparition soudaine d’une anosmie (perte de l’odorat) et/ou d’une agueusie (perte du goût) et/ou
  • État confusionnel aigu ou détérioration de l’état de santé chez une personne âgée sans autre étiologie
  • Autres symptômes moins spécifiques ou plus rares : douleurs musculaires, maux de tête, sensation de fatigue généralisée, rhume, symptômes gastro-intestinaux (p. ex. nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales), éruptions cutanées (p. ex. pseudo-engelures, exanthèmes urticariens, vésiculaires ou morbilliformes).

Critères épidémiologiques de l'OFSP

Lien épidémiologique: contact étroit (<1,5 m pendant >15 minutes) avec un cas de COVID-19 confirmé en laboratoire ou exposition dans le cadre d’une flambée de COVID-19 confirmée.

Critères échantillonnage du 8 février 2021
Test de dépistage: arbre décisionnel du 11 mars 2021

Contrairement à ce qui a été communiqué, un test PCR par frottis salivaire ne doit pas être confirmé par un nouveau test PCR par frottis naso-pharyngé.

Un test pour le COVID-19 est recommandé par l'OFSP (critères OFSP lien) pour:

Les personnes symptomatiques qui répondent aux critères cliniques de l'OFSP

  • Test PCR (méthode de référence)
  • Test rapide antigénique possible si l’ensemble des quatre critères suivants sont remplis
    1. Début des symptômes il y a moins de quatre jours ET
    2. Ne fait pas partie des personnes vulnérables (lien) ET
    3. Ne travaille pas dans le secteur de la santé au contact direct de patients ET
    4. Prise en charge ambulatoire
  • Chez les personnes vaccinées ou en cas de suspicion de nouveau variant autre que le B.1.1.7 ("britannique"), un test PCR est recommandé et, en cas de résultat positif, un séquençage peut être demandé par le SMC. Chez les personnes vaccinées qui présentent des symptômes ≥ 7 jours après la 2e injection et dont le résultat PCR est positif, il faut vérifier s’il s’agit d’un nouveau variant contre lequel le vaccin n’offrirait pas de protection.

Les personnes asymptomatiques : test rapide antigénique pour le SARS-CoV-2 ou test PCR

  • Chez les personnes-contact mises en quarantaine, sur notification du SMC.
  • Sur notification de contact par l’application SwissCovid.
  • Dans le cadre de l’investigation ou du contrôle d’une flambée conformément aux recommandations de l’OFSP, sur notification du SMC.
  • Dans les hôpitaux, les EMS et d’autres institutions médico-sociales certains groupes de personnes peuvent être régulièrement testés pour la prévention d’une infection chez les personnes vulnérables. Il s’agit du personnel au contact direct avec les patients (y compris le personnel des services de soins à domicile), des visiteurs, des autres patients et résidents de la structure (lien). Les tests rapides antigéniques positifs doivent être confirmés, pour cette indication, par un test PCR.

Un frottis post-mortem reste recommandé dans les situations suivantes:

  • En cas de notion de symptômes de COVID-19, sans test disponible (y compris pour les résidents des EMS).
  • Si la cause du décès n'est pas évidente, particulièrement lors de facteurs de risque (ex obésité).

La Confédération prend en charge les coûts des analyses pour le SARS-CoV-2 lorsque les critères de prélèvement ci-dessus sont remplis.

Ne font pas partie des critères de l'OFSP:

  • Un test effectué en vue d’un voyage à l’étranger;
  • Un test effectué sur demande de l'employeur;
  • Un test prescrit dans le cadre d’un plan de protection d’un hôtel, d’une compétition sportive, etc.

 Ces tests ne sont pas pris en charge par la Confédération et sont aux frais du demandeur.

Les médecins cantonaux peuvent aussi ordonner des tests sérologiques. Un échantillon salivaire peut également être utilisé pour la PCR en utilisant une méthode validée par le laboratoire à condition que le laboratoire soit reconnu pour cette méthode et la salive doit être prélevée en concertation avec le laboratoire qui effectue la PCR.
Protocole pour la méthode de prélèvement pour l’échantillon salivaire (HUG, 11.02.2021)

Deux tests antigéniques rapides ont été validés par la société suisse de Microbiologie et peuvent être commandés à l'adresse ci-après:

SITUATIONS PARTICULIERES

Personne avec antécédent de COVID-19 confirmé par PCR ou avec antécédents de symptômes compatibles avec le COVID-19 et qui présente des symptômes

  • Un test par PCR positif accompagné de symptômes compatibles avec le COVID-19 signifie généralement qu’il y a une infection aiguë. Chez la plupart des personnes infectées, le test par PCR du frottis naso-pharyngé commence à être positif entre 48 heures avant l’apparition des symptômes et le premier jour des symptômes pour atteindre son maximum dans la semaine suivant l’apparition des symptômes. Le test par PCR reste généralement positif durant les premières semaines suivant le début des symptômes (jusqu’à trois mois); la proportion de tests positifs décroît à partir de la troisième semaine.
  • L’OFSP souligne que la durée de la persistance d’un test PCR positif n’est pas corrélée avec l’infectiosité, car le test peut mettre en évidence du matériel viral non réplicable, sans que cela s’accompagne d’un risque de transmission.

Personne avec antécédent de COVID-19 confirmé par PCR

  • Dernier test ≤3 mois. Le délai de 3 mois repose sur des données scientifiques ayant une valeur probante limitée. Les mesures proposées servent d’orientation: une réinfection est improbable. Un test n’est pas recommandé. Des données suggèrent également qu’il n’y a pas de risque de transmission dans une telle situation (Findings from investigation and analysis of repositive cases). La personne reste à domicile jusqu’à 24 heures après la disparition des symptômes.
  • L’OFSP souligne que la durée de la persistance d’un test PCR positif n’est pas corrélée avec l’infectiosité, car le test peut mettre en évidence du matériel viral non réplicable, sans que cela s’accompagne d’un risque de transmission. C’est pourquoi l’OFSP ne recommande pas de test à l’issue d’un isolement. Le risque résiduel de transmission – après ≥10 jours d’isolement et la disparition des symptômes depuis ≥48 heures – est jugé très faible.
  •  Dernier test >3 mois : une réinfection ne peut pas être exclue. Un test est recommandé.

Personne avec antécédents de symptômes compatibles avec le COVID-19 ayant été en lien épidémiologique avec un cas de COVID-19, mais non testée à l’époque

  • Début des symptômes lors de l’épisode précédent ≤3 mois : une réinfection est improbable. Un test n’est pas recommandé. La personne reste à domicile jusqu’à 24 heures après la disparition des symptômes.
  • Début des symptômes lors de l’épisode précédent >3 mois : une réinfection ne peut pas être exclue. Un test est recommandé.

Personne avec antécédents de symptômes compatibles avec un COVID-19 n’ayant pas été en lien épidémiologique avec un cas de COVID-19 et non testée à l’époque

  • Un test est recommandé.

Personne présentant des symptômes compatibles avec le COVID-19 mais testée négative

  • Un test par PCR négatif n’exclut pas la possibilité d’une infection par le SARS-CoV-2. Des résultats faussement négatifs ne sont pas exclus non plus; ils peuvent être dus entre autres à la mauvaise qualité du prélèvement, à des conditions de transport inadaptées ou au fait que le prélèvement a été réalisé à un mauvais moment (par rapport à l’évolution de la maladie).
  • Si le résultat du test est négatif, mais que la personne testée présente des symptômes compatibles avec le COVID-19, il n’est pas nécessaire de la soumettre à un nouveau test. En revanche, elle doit rester à domicile jusqu’à 24 heures après la disparition des symptômes (indépendamment du temps écoulé depuis le début des symptômes), conformément aux recommandations pour endiguer la propagation d’autres infections virales respiratoires (par ex. la grippe).
  • Si une personne initialement testée négative voit son état clinique s’aggraver au point de devoir être hospitalisée, elle devra, selon l’indication médicale, se soumettre à un nouveau test.
  • Si la personne a un lien épidémiologique avec un cas de COVID-19 confirmé en laboratoire, il s’agit d’un cas probable de COVID-19 et elle doit être isolée pendant au moins 10 jours et jusqu’à 48 heures après la disparition des symptômes.

Personne présentant une image radiologique compatible avec le COVID-19 (CT thoracique) mais testée négative

  • Dans certains cas, l’analyse par PCR du frottis naso-pharyngé peut avoir un résultat négatif bien que l’examen clinique et la radiologie (CT thoracique) suggèrent un COVID-19. Cela peut signifier que le virus est localisé uniquement dans les voies respiratoires inférieures et qu’il peut être mis en évidence uniquement dans les sécrétions obtenues par aspiration trachéale ou par lavage broncho-alvéolaire. Or, ces méthodes diagnostiques sont trop invasives et sont jugées inappropriées pour les patients qui ne sont pas placés sous respirateur. Il faut alors systématiquement considérer qu’il s’agit de cas suspects et les prendre en charge comme tels (isolement).

Tests rapides antigéniques Intégration des tests rapides antigéniques dans la stratégie de dépistage du 02.11.2020

Les résultats des premières études montrent que les tests antigéniques reconnus par la Confédération détectent les infections avec une grande fiabilité dans les quatre premiers jours suivant l’apparition des symptômes (on peut escompter une sensibilité au-delà de 87 %).
Ces tests offrent plusieurs avantages : le résultat est disponible dans les 15 minutes qui suivent le prélèvement, et les tests peuvent être réalisés de manière décentralisée, sans recours à des laboratoires, ce qui constitue un aspect décisif, en particulier pour la population. Les premières expériences acquises avec les tests rapides antigéniques ont montré que leur facilité d’accès et leur plus grande rapidité accroissent la disposition des personnes à se faire tester et à informer leur entourage. Ils évitent également aux personnes concernées de rester dans l’incertitude pendant un ou deux jours en attendant le résultat. Enfin, les conseils concernant la suite de la prise en charge peuvent être donnés sur place, avant que la personne ne quitte le lieu de test.
La détection par PCR reste la référence (gold standard). Elle doit donc encore être utilisée en premier choix pour tester les personnes remplissant les critères de test. Les tests rapides antigéniques peuvent toutefois être un excellent complément aux possibilités diagnostiques existantes pendant la vague d’infections actuelle et la saison automne/hiver. Les capacités pour les tests PCR étant actuellement limitées, les personnes symptomatiques doivent être testées conformément aux recommandations provisoires présentées ci-après et aux critères de prélèvement d’échantillons du 2 novembre. Le recours aux tests rapides antigéniques permettra d’utiliser les capacités de test PCR de manière ciblée, à savoir dans les cas où il est particulièrement important d’exclure la possibilité d’une infection (patients hospitalisés, personnes vulnérables et professionnels travaillant dans le secteur de la santé au contact direct des patients).
Les recommandations provisoires ci-après s’adressent à tous les professionnels de la santé qui décideront d’utiliser les tests rapides antigéniques au cours des semaines à venir.

Fonctionnement des tests rapides antigéniques

Pour assurer la fiabilité des tests rapides antigéniques, il est primordial, comme pour les tests PCR, que les échantillons soient prélevés correctement, par des personnes formées, en effectuant un frottis nasopharyngé. Les tests rapides antigéniques sont basés sur la détection d’antigènes, c’est-à-dire qu’ils visent à détecter des protéines virales au moyen d’une réaction antigènes-anticorps, qui déclenche à son tour une réaction de coloration ou de fluorescence. À noter que, pour des raisons méthodologiques, la sensibilité des tests rapides est toujours inférieure à celle des tests PCR. La PCR permet de détecter avec la même fiabilité des concentrations faibles ou élevées de virus. Les résultats des premières études montrent que les tests antigéniques reconnus par la Confédération détectent les infections avec une grande fiabilité dans les quatre premiers jours suivant l’apparition des symptômes (on peut escompter une sensibilité d’environ 90 %).

Remarques concernant l’utilisation et l’interprétation des tests rapides antigéniques

L’interprétation des résultats dépend non seulement de la sensibilité et de la spécificité des tests, mais aussi de la fréquence des cas de COVID-19 présents au sein de la population examinée (prévalence). Très variable, la prévalence peut aussi bien se situer largement en dessous de 0,1 % (p. ex. personnes asymptomatiques n’ayant eu aucun contact étroit avec des malades) qu’au-dessus de 10 % (p. ex. personnes remplissant les critères de tests actuels).
En fonction du contexte, il faut s’attendre à ce que les tests rapides antigéniques produisent un certain nombre de faux négatifs et/ou de faux positifs (« faux négatif » = test antigénique négatif mais test PCR positif ; « faux positif » = test antigénique positif mais test PCR négatif). Lorsque la probabilité d’une infection aiguë est élevée, il faut s’attendre à des faux négatifs, en grande majorité chez des patients non infectieux au moment du prélèvement (en raison d’une concentration virale très faible ou de particules virales inactives) ; les résultats positifs peuvent par contre être interprétés de manière très fiable. Lorsque la probabilité d’infection aiguë est très faible, il faut s’attendre à des faux positifs; dans cette situation, les résultats négatifs peuvent être interprétés de manière très fiable.
Des faux négatifs sont possibles chez les personnes qui remplissent les critères de test de l’OFSP (dans le cadre diagnostique). Par exemple, lorsqu’il existe une forte suspicion clinique d’infection au COVID-19 et que le test rapide est négatif, un test PCR doit être réalisé à des fins de confirmation (cf. recommandations provisoires). Les personnes symptomatiques hospitalisées ou admises à l’hôpital pour un séjour stationnaire ainsi que les personnes vulnérables doivent comme jusqu’à présent être testées par PCR.
Un test rapide antigénique négatif n’a pas d’effet sur la durée de la quarantaine ou de l’isolement.

Commande des tests antigéniques rapides : dotation et adresse de commande

  • 100 tests rapides par mois pour un médecin
  • 500 tests rapides par mois pour les médecins répondants d'EMS

Pour passer votre commande de tests antigéniques rapides: order.ch@roche.com

Modalités de financement des tests

Depuis le 25 juin 2020, la Confédération rembourse tous les tests effectués conformément aux recommandations de l’OFSP. Le document à ce sujet est disponible à l’adresse www.bag.admin.ch/nouveau-coronavirus, dans la rubrique «Réglementations de l’assurance-maladie».

Informations sur les auto-tests

Fiche d'information du 3 avril 2021

Déclaration obligatoire

Les critères de suspicion, de prélèvement d’échantillons et de déclaration sont adaptés régulièrement à la situation. Veuillez donc suivre les indications du document PDF intitulé « Critères de suspicion, de prélèvement d’échantillons et de déclaration », disponible à l’adresse https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/infektionskrankheiten-bekaempfen/meldesysteme-infektionskrankheiten/meldepflichtige-ik.html (sous « Déclaration COVID-19 »).

Stratégies de dépistage

Nouvelle stratégie testing_202104021.jpg

9.2. Critères de remboursement des tests SARS/Cov-2

Mise à jour: le 15 mars 2021

Fiche d'information sur réglementation de la prise en charge (OFSP du 28 janvier 2021)

Depuis le 24 juin 2020, la Confédération prend en charge les coûts des analyses diagnostiques de biologie moléculaire (PCR) et des analyses immunologiques (sérologiques) des anticorps contre le SARS-CoV-2 effectuées en ambulatoire, ainsi que les prestations associées, pour les personnes répondant aux critères de suspicion, de prélèvement d'échantillons et de déclaration de l'OFSP du 27 janvier 2021.

La Confédération prend en charge les coûts des analyses pour le SARS-CoV-2 lorsque les critères de prélèvement sont remplis.
Ne font pas partie des critères de l'OFSP:

  • Un test effectué en vue d’un voyage à l’étranger;
  • Un test effectué sur demande de l'employeur;
  • Un test prescrit dans le cadre d’un plan de protection d’un hôtel, d’une compétition sportive, etc.

Ces tests ne sont pas pris en charge par la Confédération et sont aux frais du demandeur.

L’OFSP adapte les tarifs applicables aux analyses à compter du 2 novembre 2020. Un nouveau tarif (351) s’appliquera à compter du 2 novembre 2020, avec des codes spécifiques. Le code 3028 utilisé jusqu’ici pour le forfait médical du tarif 406 destiné aux cabinets médicaux n’est plus valable que jusqu’au 1er novembre 2020. Les coûts liés aux tests de dépistage du SARS-CoV-2 réalisés au cabinet médical et les prestations connexes seront rémunérées comme suit à compter du 2 novembre 2020:

a. avec des forfaits comprenant les prestations médicales 
I. Code 01.01.1000 Prélèvement d’échantillon, y compris l’entretien avec le patient et instruction par le médecin (CHF 25) et 
II. Code 01.01.1050 Entretien médecin-patient détaillé (CHF 22.50),
III. Code 01.01.1100 Transmission du résultat de l’analyse à la personne testée et déclaration clinique à l’autorité par le cabinet (CHF 2.50)

b. un forfait pour l’analyse des antigènes du Sars-CoV-2-2 (y c. test rapide) 
I. Code 01.01.1300 Analyse des antigènes du Sars-CoV-2 (y c. test rapide) (CHF 25)
II. Code 01.01.1350 Forfait pour le traitement du mandat, les frais généraux et le matériel de prélèvement sur mandat propre du fournisseur de prestations (CHF 5)

c. ou un forfait pour l’analyse de biologie moléculaire (CHF 106), resp. un forfait pour l’analyse sérologique (CHF49) (par un laboratoire mandaté)

Forfaits comprenant les prestations médicales

  • Les forfaits comprenant les prestations médicales (codes 01.01.1000, 01.01.1050 et 01.01.1100) couvrent l’entretien médecin-patient en lien avec le prélèvement d’échantillon (mais pas le traitement du patient), le frottis, le matériel de protection et la transmission du résultat du test à la personne testée et à l’autorité. Ces codes peuvent être combinés.
  • L’entretien médecin-patient détaillé comprend une consultation médicale à part entière, y compris un examen clinique, dans le but de poser l’indication pour une analyse de dépistage du Sars-CoV2 - en lien avec l’analyse par biologie moléculaire pour le Sars-CoV-2, l’analyse immunologique des anticorps contre le du Sars-CoV-2, ou l’analyse des antigènes du Sars-CoV-2.
  • Les positions peuvent être facturées une fois par jour et par patient.
  • La Confédération ne prend pas en charge les coûts si les conditions figurant dans la stratégie de l’OFSP du 28 octobre 2020 ne sont pas remplies. Dans un tel cas, la personne testée prend elle-même en charge les coûts et la prestation doit lui être facturée en tant que prestation non obligatoire (tiers garant, TG). Les partenaires tarifaires ont défini des codes à cet effet, sans préciser le montant de la rémunération (Details dans la fiche d’information de la FMH).

Facturation

La facturation reste identique pour les coûts pris en charge par la Confédération:

  • AUCUNE participation aux frais n’est due par la personne testée.
  • La facturation se fait donc toujours séparément, en utilisant le formulaire de facturation Tarmed dans le système du tiers payant (TP) (directement à la caisse-maladie), de préférence par voie électronique.
  • Pour ce faire, les fournisseurs de prestations envoient une facture séparée avec le numéro RCC / numéro GLN directement à l’assurance-maladie du patient (caisse-maladie, assurance militaire) ou, pour les personnes non assurées en Suisse, à l’institution commune LAMal.
  • Les codes spécifiques liés au test de dépistage du SARS-CoV-2 au cabinet médical ne doivent pas être combinés avec d’autres prestations (hors tarif 351) sur une même facture. Les autres clarifications ou prestations (p. ex. le traitement contre le coronavirus) font l’objet d’une autre facture et la personne s’acquitte comme à l’ordinaire d’une participation aux frais (franchise, quote-part).

Pour les détails techniques ayant trait à la facturation de ces codes, veuillez vous adresser au prestataire auprès duquel vous avez acheté votre logiciel de gestion. La FMH a informé les prestataires logiciels de cette adaptation du tarif.

9.3. Lieux et modalités de prélèvement

Lieux de frottis à Genève
Mise à jour: le 15 février 2021

Voir aussi les critères de déclaration

Interco IMAD

Assurer les tests Covid-19 des personnes qui ne peuvent ou qui ne doivent pas se déplacer hors de leur domicile.
InterCo assure le dépistage Covid-19 à domicile ET prise des paramètres.

Pour les personnes :

  • avec des symptômes évoquant le Covid-19,
  • qui ne peuvent, pour raison de santé (comorbidités) ou de perte de mobilité physique, pas se déplacer hors de leur domicile,
  • les personnes qui souhaitent entrer en UATR,
  • les situations de cluster covid-19 en établissement spécialisé de type EMS,
  • les situations particulières : uniquement sur décision du Service du Médecin Cantonal (SMC )
  • les situations exceptionnelles : les personnes symptomatiques qui devraient être en quarantaine et qui ne doivent pas se rendre sur un site de dépistage.

 Ne sont en principe pas inclus:

  • Tous les patients/personnes valides. Ces derniers se rendent sur les différents sites de test (HUG, centres de test, labos, médecins traitants, etc.)

 La décision d'intervention ( => ’prescription’’ pour InterCo ) se fait sur ordre médical (évaluation médicale et prescription médicale):

  • d'un médecin traitant pour l'un de ses patients ( y inclus demande d’entrée en UATR ),
  • ou de Genève Médecins (GeMed),
  • ou d'un médecin répondant d’un établissement spécialisé type EMS,
  • ou de la « cellule Covid » du SMC.

 Organisation :

  • L’équipe InterCo est disponible au numéro de téléphone confidentiel 022 420 28 88 (équipe Imad) de 10h00 à 19h00, 7 jours sur 7.
  • Le répondant médical de l’intervention (évaluation médicale, le cas échéant suivi post résultat test Covid-19 positif) est le médecin prescripteur de la demande.
  • Une copie des résultats est adressée au patient et au médecin demandeur.

Procédure diagnostique : frottis nasopharyngé

Se munir du matériel nécessaire, soit :
- Un tube de prélèvement avec 1 écouvillon.
- Un tube de protection avec papier absorbant et bouchon.

Vidéo de démonstration du frottis

  • Appliquer les Mesures de base VigiGerme® (hygiène des mains, gants, lunettes de protection, tablier) et la Mesure spécifique « AIR » (port d’un masque ultrafiltrant) pour réaliser ce geste.
  • Introduire l’écouvillon dans le conduit nasal jusqu’à atteindre le nasopharynx (environ 7 cm de l’arcade chez l’adulte), puis faire 2 rotations, retirer l’écouvillon, le plier et l’introduire directement dans le tube. Fermer le tube contenant le prélèvement et COLLER L’ETIQUETTE CORRESPONDANTE DU PATIENT.

Cette procédure n’est pas douloureuse, mais un peu désagréable

Vidéos de démonstration des tests antigéniques rapides

9.4. Critères de déclaration

Déclarations à l'OFSP et au SMC

Critères de déclaration

Formulaires de déclaration à l'OFSP

Les critères de suspicion, de prélèvement d’échantillons et de déclaration sont adaptés en permanence à l’évolution de l’épidémie. Consultez-les toujours sous www.bag.admin.ch/infreporting pour vous tenir informé des changements.

Les cabinets médicaux qui diagnostiquent déclarent : (OBLIGATION LEGALE)

  • les résultats positifs détectés par test rapide antigénique à l’OFSP, dans les 2 heures
  • les résultats négatifs détectés par test rapide antigénique à l’OFSP, dans les 24 heures

La déclaration rapide des résultats positifs et négatifs est capital pour permettre le contact tracing et la levée de la quarantaine.

Les résultats des tests rapides antigéniques effectués en dehors des critères de prélèvement de l'OFSP ne sont pas soumis à déclaration. En revanche, le test de confirmation par PCR est soumis à déclaration obligatoire.

Les médecins (de ville) déclarent en outre au SMC et à l’OFSP dans un délai de 24 heures :

  • les résultats cliniques de résidents d’EMS et autres institutions médico-sociales avec COVID-19 confirmé par PCR ou par test rapide antigénique (lien)
  • les résultats cliniques de toutes les personnes avec COVID-19 confirmé (par PCR ou test rapide antigénique) ayant reçu au moins une dose de vaccin anti-COVID (lien)
  • les résultats cliniques des personnes décédées des suites du COVID-19 confirmé par PCR ou probable (test rapide antigénique ou critères cliniques remplis et CT-Scan compatible ou critères cliniques et épidémiologiques remplis) (lien)

NB: les résultats cliniques des patients hospitalisés sont déclarés par les médecins hospitaliers.

Voie de déclaration (lien)

  • Les résultats positifs et négatifs des tests antigéniques rapides doivent être déclarés par les médecins par voie électronique à l’OFSP : https://forms.infreport.ch/
  • Pour la transmission via le système de déclaration électronique, l’OFSP et HIN fournissent une COVID-ID gratuite pour la durée de la pandémie: https://www.hin.ch/fr/produkte/hin-covid/
  • Les résultats cliniques des résidents d'EMS, des personnes vaccinées et des personnes décédées doivent être déclarés à l'OFSP (HIN) ET au SMC:

9.5. Performance du frottis 

Mise à jour: 27 avril 2021

PCR

Ce test est actuellement le seul recommandé pour confirmer une suspicion clinique en pratique ambulatoire. La détection directe de l'acide nucléique viral dans un écouvillon nasopharyngé permet de déduire une infection par le SARS-CoV-2 chez les patients présentant des symptômes COVID-19 compatibles. Les frottis ne doivent être réalisés que par des personnes formées et expérimentées Pendant la période d'incubation, un test PCR négatif n'exclut pas la possibilité que la maladie se déclare plus tard.

Résumé

La probabilité d’être détecté COVID positif (en lien avec la charge virale) va dépendre de la durée des symptômes et de la sévérité de la condition mais également de la qualité de prélèvement du frottis naso-pharyngé.

Plusieurs études ont évalué les propriétés du frottis nasopharyngé-PCR en comparaison avec des examens radiologiques. La qualité des études concernant la sensibilité est faible et les détails quant aux caractéristiques des patients et le gold standard utilisé sont maigres.

Sur la base de ces études, la sensibilité de la PCR du frottis nasopharyngé était estimée entre 56 et 83% avec une valeur prédictive négative entre 88 et 95% en cas de probabilité pré-test de 30% et une valeur prédictive négative entre 92 et 98% en cas de probabilité pré-test de 10 à 20%. La littérature actuelle montre une variabilité importante de la sensibilité estimée de cette PCR qui peut varier entre 24% et 91% en fonction des études. Plus la probabilité pré-test est élevée, plus la valeur prédictive négative est faible (données issues de « Détection du SARS-CoV-2 par RT-PCR sur frottis nasopharyngé, date de publication:01.07.2020, Forum Med Suisse. 2020;20(2730):415-41).

Nos collègues lausannois ont calculé la probabilité qu’un individu soit réellement infecté en cas de test positif (valeur prédictive positive) ainsi qu’il ne soit pas infecté en cas de test négatif (valeur prédictive négative). Ces probabilités changent en fonction de la prévalence de la maladie.

Nos collègues lausannois ont calculé la probabilité qu’un individu soit réellement infecté en cas de test positif (valeur prédictive positive) ainsi qu’il ne soit pas infecté en cas de test négatif (valeur prédictive négative). Ces probabilités changent en fonction de la prévalence de la maladie. 

Probabilité pré-test

(prévalence supposée de la maladie dans la population)

Valeur prédictive positive (VPP)

Probabilité que l’individu ait le COVID-19 si le test est positif

Valeur prédictive négative (VPN)

Probabilité que l’individu n’ait pas le COVID-19 si le test est négatif

10%

0.86-0.90

0.95-0.98

20%

0.92-0.94

0.92-0.97

30%

0.97-0.99

0.88-0.95

50%

0.98-0.99

0.69-0.85

La VPP du frottis nasopharyngé-PCR est très élevée, quelle que soit la probabilité pré-test.

La VPN du frottis semble suffisamment élevée pour écarter un diagnostic de COVID-19 si la prévalence de la maladie est basse dans la population dont le patient est issu.

Recommandations

  • Un seul test négatif permet d’exclure un COVID-19 dans la plupart des situations.
  • Il est indispensable d’assurer le suivi de ces patients (VPN 88 - 95%) et leur recommander l’auto-isolement strict jusqu’à la résolution de leurs symptômes.
  • Un deuxième test peut être indiqué chez un patient qui cumule plusieurs symptômes typiques et qui aurait une probabilité pré-test de 40 à 50%. Dans ces situations un test négatif doit être interprété avec précaution.

TESTS ANTIGENIQUES RAPIDES

Pour assurer la fiabilité des tests rapides antigéniques, il est primordial, comme pour les tests PCR, que les échantillons soient prélevés correctement, par des personnes formées, en effectuant un frottis nasopharyngé. Les tests rapides antigéniques sont basés sur la détection d’antigènes, c’est-à-dire qu’ils visent à détecter des protéines virales au moyen d’une réaction antigènes-anticorps, qui déclenche à son tour une réaction de coloration ou de fluorescence. À noter que, pour des raisons méthodologiques, la sensibilité des tests rapides est toujours inférieure à celle des tests PCR. La PCR permet de détecter avec la même fiabilité des concentrations faibles ou élevées de virus.

Les résultats des premières études montrent que les tests antigéniques reconnus par la Confédération détectent les infections avec une grande fiabilité dans les quatre premiers jours suivant l’apparition des symptômes (on peut escompter une sensibilité au-delà de 87 %).
Ces tests offrent plusieurs avantages : le résultat est disponible dans les 15 minutes qui suivent le prélèvement, et les tests peuvent être réalisés de manière décentralisée, sans recours à des laboratoires, ce qui constitue un aspect décisif, en particulier pour la population.
La détection par PCR reste la référence (gold standard). Elle doit donc encore être utilisée en premier choix pour tester les personnes remplissant les critères de test.

L’interprétation des résultats dépend non seulement de la sensibilité et de la spécificité des tests, mais aussi de la fréquence des cas de COVID-19 présents au sein de la population examinée (prévalence). Très variable, la prévalence peut aussi bien se situer largement en dessous de 0,1 % (p. ex. personnes asymptomatiques n’ayant eu aucun contact étroit avec des malades) qu’au-dessus de 10 % (p. ex. personnes remplissant les critères de tests actuels).
En fonction du contexte, il faut s’attendre à ce que les tests rapides antigéniques produisent un certain nombre de faux négatifs et/ou de faux positifs (« faux négatif » = test antigénique négatif mais test PCR positif ; « faux positif » = test antigénique positif mais test PCR négatif). Lorsque la probabilité d’une infection aiguë est élevée, il faut s’attendre à des faux négatifs, en grande majorité chez des patients non infectieux au moment du prélèvement (en raison d’une concentration virale très faible ou de particules virales inactives) ; les résultats positifs peuvent par contre être interprétés de manière très fiable. Lorsque la probabilité d’infection aiguë est très faible, il faut s’attendre à des faux positifs ; dans cette situation, les résultats négatifs peuvent être interprétés de manière très fiable.
Des faux négatifs sont possibles chez les personnes qui remplissent les critères de test de l’OFSP (dans le cadre diagnostique). Par exemple, lorsqu’il existe une forte suspicion clinique d’infection au COVID-19 et que le test rapide est négatif, un test PCR doit être réalisé à des fins de confirmation (cf. recommandations provisoires). Les personnes symptomatiques hospitalisées ou admises à l’hôpital pour un séjour stationnaire ainsi que les personnes vulnérables doivent comme jusqu’à présent être testées par PCR.
Un test rapide antigénique négatif n’a pas d’effet sur la durée de la quarantaine ou de l’isolement.

AUTOTESTS

Il s’agit d’un test antigénique rapide, dont la fiabilité (de par la qualité du test et de la méthode effectuée par la personne elle-même) est plus faible que la PCR ou que le test antigénique rapide fait en institution reconnue.

10. GROUPES A RISQUE, GROSSESSE

Mise à jour : 15 mars 2021

10.1. Groupes à risque OFSP

Sont vulnérables :

  • les personnes de plus de 65 ans;
  • les adultes atteints d’une des maladies suivantes : 
    - hypertension artérielle
    - maladies cardio-vasculaires
    - diabète
    - maladies chroniques des voies respiratoires
    - cancer
    - une faiblesse immunitaire due à une maladie ou à un traitement
    - obésité de classe III (morbide, IMC ≥ 35 kg/m2)
    - maladies associées à une capacité pulmonaire fortement réduite
    - greffe de moelle osseuse ou d’organe : personnes opérées ou sur liste d'attente
    - cirrhose du foie
    - insuffisance rénale avec DFG de < 60 ml/min

Le document pdf « Catégories de personnes vulnérables » (sous "Qui est vulnérable") précise qui sont les personnes vulnérables. Il est actualisé par l’OFSP en permanence en fonction des dernières connaissances scientifiques.

10.2 Grossesse

Sur la base des connaissances actuelles, l’OFSP, en collaboration avec la Société suisse de gynécologie et d’obstétrique (SSGO), a conclu que les femmes enceintes font partie des personnes vulnérables.

Selon les données actuelles, les femmes enceintes ont un risque accru d'évolution grave en cas d'infection par COVID-19 (par rapport aux femmes non enceintes). Des complications foetales ou la transmission à l'enfant peuvent rarement se produire. Dans l'ensemble, les cas graves chez les nouveau-nés infectés sont très rares.

Recommandations de Swissnoso sur le travail des collaboratrices enceintes (28.08):

  • Les femmes enceintes peuvent poursuivre leur travail régulier tout en respectant les mesures d'hygiène.
  • Exceptions : elles ne doivent pas s'occuper de patients COVID confirmés ni faire de dépistage.

11. CERTIFICATS MEDICAUX ET REPRISE DU TRAVAIL

Mise à jour: 15 décembre 2021

RECOMMANDATIONS CONCERNANT LES ARRÊTS ET CERTIFICATS MÉDICAUX
Synthèse Dres N. Junod-Perron et J. Sommer

ARRET DE TRAVAIL

Certificat médical pour les personnes vulnérables

Mise à jour le 25 janvier 2021
L’art. 27a de l’Ordonnance 3 sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (cf. lien page 1-4) exige de l’employeur, lorsque cela est possible, qu’il autorise ses employés vulnérables à remplir leurs obligations professionnelles depuis leur domicile.
Par personne vulnérable, on entend les femmes enceintes et les personnes qui n’ont pas été vaccinées contre le COVID-19 et qui souffrent notamment des pathologies suivantes: hypertension artérielle, diabète, maladies cardio-vasculaires, infections chroniques des voies respiratoires, faiblesse immunitaire due à des maladies ou à un traitement, cancer, obésité.
Les pathologies concernées sont précisées à l’annexe 7 de l’Ordonnance 3 COVID-19 susmentionnée (cf. lien page 4-8). La liste de ces critères n’est pas exhaustive.
Si l’employé ne peut pas remplir ses obligations professionnelles habituelles depuis son domicile, son employeur doit lui attribuer des tâches de substitution qu’il peut effectuer depuis son domicile.
Si la présence de l’employé vulnérable est indispensable à son poste de travail, il incombe à l’employeur d’aménager ladite place de travail de sorte que tout contact étroit avec d’autres personnes soit exclu.
Si aucune des mesures ci-dessus n’est raisonnablement envisageable, alors, l’employé concerné est dispensé de son obligation professionnelle, avec maintien du paiement de son salaire.
Depuis le 13 janvier 2021, dans ce cas précis, l’employé vulnérable a alors droit à une allocation (cf. lien, art. 2, al. 3quater et suivants).
Compte tenu de ce qui précède, aucun certificat médical d’arrêt de travail ne doit être remis à vos patients vulnérables au seul motif que le certificat est requis par leur employeur qui souhaite que leur salaire soit pris en charge, en toutes circonstances, par l’assurance perte de gains.
Un certificat de travail n’est édité que si le médecin constate une incapacité de travail effective liée à l’état de santé de son patient.
En revanche, vous êtes habilité à délivrer “un certificat médical de vulnérabilité”.
Ce document, sans qu’il mentionne la pathologie dont souffre votre patient, doit clairement indiquer que votre patient fait partie des personnes à risque selon l’annexe 7 de l’Ordonnance 3 COVID-19 précitée.
C’est dès lors sur la base d’un tel document que l’employeur est tenu de mettre en œuvre toutes les mesures de protection inventoriées supra.
Si l’employeur ne répond pas à ses obligations, c’est à lui qu’il appartiendra de verser le salaire de l’employé.
En revanche, si aucune des mesures prévues par la loi ne peut raisonnablement être exigée de lui, alors l’employé peut bénéficier de l’allocation perte de gains.

Les personnes vulnérables concernées sont les femmes enceintes et les adultes présentant les problèmes de santé précisés dans l'annexe 7 (lien) et qui n’ont pas été vaccinés contre le COVID-19.
A noter que les personnes vulnérables vaccinées contre le COVID-19 sont considérées comme protégées et peuvent réintégrer leur lieu de travail avec les mêmes mesures de protection que les autres employés.

CRITERES DE GUERISON ET LEVEE DE L'ISOLEMENT

Extrait des  Informations et recommandations cantonales  destinées aux médecins traitants genevois concernant le COVID-19, DGS du 17 avril 2020

Les critères de guérison et de levée des mesures d’isolement sont les mêmes pour les patients COVID-19 positifs ou suspects:

  • Après une période minimale de 10jours suivant l’apparition des symptômes
    ET
  • Au moins 48h après résolution des symptômes (en particulier fièvre)

A noter

  • En cas de perte soudaine de l’odorat et/ou du goût, les nerfs touchés peuvent prendre plus de temps à se rétablir. S'il s'agit du seul symptôme résiduel, l’isolement peut être levé.
  • En cas de symptômes persistants (fièvre, toux) ou de symptômes difficiles à évaluer, les patients ne sont plus contagieux après 21 jours depuis le début des symptômes.
  • La guérison peut survenir avant les 21 jours mais est plus difficile à évaluer chez les patients avec troubles cognitifs ou psychiatriques ou ayant une pathologie respiratoire chronique (BCPO, bronchite chronique, asthme, mucoviscidose, bronchectasies).

ENTOURAGE DES PERSONNES VULNERABLES

Enfants-élèves
Lorsqu'un élève vit avec une personne vulnérable, le médecin de la personne vulnérable (à l'exclusion du médecin pédiatre de l'enfant) peut établir un certificat qui atteste que son patient fait partie des catégories vulnérables au sens de l'article 10b, al. 2 et 3 de l'Ordonnance COVID-19 du Conseil Fédéral.
Les parents concernés peuvent alors requérir de la direction de l'établissement scolaire de son enfant, que ce dernier puisse continuer à suivre les cours à domicile. La décision finale demeure à la discrétion du responsable de l'établissement considéré.
La compétence du médecin s'arrête à la délivrance du certificat susmentionné. Comme vous le savez, le médecin n'est pas habilité à délivrer un certificat maladie en faveur de l'enfant si celui-ci n'est effectivement pas malade.
Concernant les enfants atteints de maladie chronique, merci de vous référer au point 2 Pédiatrie des stratégies ambulatoires.

Proche aidant ou personne faisant ménage commun

Il n’existe pour l’instant pas de recommandations claires de l’OFSP à ce sujet. La fiche d’information « Recommandations pour les proches aidant ou faisant ménage commun avec les personnes à risque » du 20.4.2020 ne parle pas des implications pour le travail.

REPRISE DU TRAVAIL

Rédigé par Dre N. Junod

Un frottis naso-pharyngé (analyse par RT-PCR) n’est pas indiqué pour permettre le retour au travail.

Retour sur le lieu de travail pour les personnes COVID-19 + ou suspects ou pour les personnes en auto-quarantaine
Si on tient compte des recommandations en lien avec l’auto-isolement/auto-quarantaine, la proposition qui en découle est la suivante : la personne peut reprendre le travail 48 heures après la disparition complète des symptômes, mais au plus tôt 10 jours après l'apparition des symptômes.
Site OFSP pour FAQ 

Reprise du télétravail pour les personnes COVID-19 + ou suspects
Il n’y a pas de recommandation officielle à ce sujet, mais de manière pragmatique, la reprise de travail se fait selon l’évolution des symptômes cliniques et de leurs répercussions physiques et psychologiques.

Reprise pour les professionnels de la santé travaillant en soins aigus
Swissnoso  a émis des recommandations pour les professionnels de la santé travaillant en soins aigus dans le contexte de la pandémie à coronavirus selon deux scénarios : personnel suffisant ou grave pénurie de personnel (version 4.1 du 23.10. 2020).

12. ORDONNANCES / GESTION DES TRAITEMENTS EN COURS / DES VACCINATIONS

Résumé de synthèse rédigé par Dres N. Junod Perron, J. Sommer

12.1. Ordonnances

Mise à jour : 28 avril 2020

Le médecin cantonal genevois rappelle que les ordonnances en absence doivent être soit faxées soit envoyées par mail à la pharmacie soit envoyées par courrier postal aux patients (pas par mail aux patients car risque de reproductions multiples).

Recommandations concernant l'envoi des ordonnances du 6 avril 2020
Liste des officines de pharmacie avec e-mail à Genève

12.2. Médicaments en cours

AINS et COVID-19
Mise à jour: 23 avril 2020

A ce jour, nous ne disposons pas d’évidence scientifique associant la prise d’AINS et l’aggravation d’une infection à SARS-CoV2 (COVID-19). Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pourraient être associés à une aggravation des symptômes lors de virose ou d’infection bactérienne. Par principe de précaution, nous préférons donner le paracétamol en 1e intention.

Recommandations :

  • En cas d’état grippal dû à un COVID-19 confirmé ou suspecté, il est recommandé de prescrire le paracétamol en 1e intention et de réserver les AINS en cas de contrôle symptomatique insuffisant de cet état grippal.
  • En cas de situation clinique lié au COVID-19 nécessitant un traitement anti-inflammatoire (p. ex. péricardite), il est possible de prescrire un AINS en 1e intention.
  • En cas de situation clinique qui nécessite les AINS (p. ex. trauma ou migraines), il n’y a pas de contre-indication à donner les AINS, même en période de pandémie COVID-19.
  • Un traitement d’AINS prescrit au long cours pour une maladie chronique ou l’aspirine utilisée à dose antiagrégant plaquettaire (100 mg) ne devrait pas être interrompu. 

Plus d’informations et références :
https://www.england.nhs.uk/coronavirus/wp-content/uploads/sites/52/2020/04/C0211-NSAIDs-RPS_14-April.pdf
https://www.ema.europa.eu/en/news/ema-gives-advice-use-non-steroidal-anti-inflammatories-covid-19
https://www.hug-ge.ch/sites/interhug/files/structures/coronavirus/documents/ains_et_covid-19.pdf

IEC/ARA-II et COVID-19
Mise à jour: 29 octobre 2020 

Le possible lien entre sévérité plus importante à SARS-CoV-2 et prise d’IEC/ARA-LL a été suggéré par le fait que l’ACE2 (une enzyme différente de ACE (ACE =enzyme de conversion de l’angiotensine I en angiotensine II, vasoconstrictrice, voie classique) est le récepteur cellulaire pour l’entrée de SARS-CoV-2 dans les cellules hôtes des poumons et autres sites extra-pulmonaires. L’ACE2 convertit l’angiotensine II en angiotensine 1-7, vasodilatatrice et antiproliférative. Dans des expériences animales, les IEC n’inhibent cependant pas l’activité de l’ECA2 et le lien entre un nombre plus élevé de récepteurs ECA2 et des dommages plus importants aux organes en cas d’infection par COVID-19 n’a pas été établi.

En date du 13 octobre 2020, plusieurs études observationnelles concernant la poursuite d’IEC/ARA-II lors d’une infection par COVID-19 ont été publiées ainsi que 9 méta-analyses. Les méta-analyses regroupaient les informations de 8 à 25 études observationnelles avec un total de 3'936 à 62'706 patients. Toutes ces études ne retrouvent pas d’association entre le traitement par IEC/ARA-II et un risque d’infection accru, une augmentation des marqueurs inflammatoires, une augmentation du risque d’admission aux soins intensifs, la gravité du COVID-19 ou une augmentation de la mortalité, ni dans la population générale, ni chez les patients hypertendus. Certains résultats montreraient même un meilleur pronostic chez les patients traités par un IEC/ARA-II, sans que les résultats soient statistiquement significatifs.

Recommandations :

  • A l’heure actuelle, les évidences scientifiques sont insuffisantes pour justifier l’arrêt d’un traitement antihypertenseur par IEC ou ARA-II chez les patients susceptibles d’être infectés par le SARS-CoV-2 (maladie COVID-19) (et en accord avec la position des diverses Sociétés internationales et nationales de Cardiologie et d’Hypertension).
  • En cas d’infection par le SARS-CoV-2, une évaluation au cas par cas de la poursuite du traitement par IEC/ARA-II devrait se faire en fonction de la sévérité de l’infection, de la stabilité hémodynamique du patient et de la valeur de fonction rénale.

Plus d’informations et référence:
https://www.hug-ge.ch/sites/interhug/files/structures/coronavirus/documents/iec-araii_et_covid-19.pdf

Corticoïdes et COVID-19
Mise à jour: 29 octobre 2020

En pratique, l’utilisation des corticostéroïdes systémiques est recommandée dans la prise en charge thérapeutique des patients atteints d’une infection à COVID-19 sévère ou critique, (recommandation forte, évidence modérée). Les critères de sévérité de l’OMS sont une désaturation 30/min, ou des signes de détresse respiratoire (Etude Recovery).

En l’absence de ces critères, soit chez les patients atteints d’une infection non grave, l’utilisation des corticostéroïdes n’est PAS recommandée (recommandation conditionnelle, évidence faible).

Recommandations

  • Corticostéroïdes, inhalés ou systémiques dans l’asthme :
    • Il faut poursuivre le traitement habituel avec corticostéroïdes inhalés
    • Les corticostéroïdes systémiques peuvent être donnés en cas d’indication avec les mêmes précautions d’usage.

  • Corticostéroïdes, inhalés ou systémiques, dans la BPCO :
    • Il faut garder un traitement de fond efficace par voie inhalée
    • Il ne faut pas interrompre un traitement de corticostéroïdes chez les patients en exacerbation aigüe de BPCO
    • L’indication à des corticostéroïdes systémiques dans l’exacerbation de BPCO est à évaluer au cas par cas en fonction de la sévérité clinique.
  • Corticostéroïdes et ARDS dans le contexte d’une pneumonie virale à SARS-CoV-2:
    • Les corticostéroïdes systémiques ne devraient pas être administrés de routine dans le traitement de la pneumonie virale, y compris à SARS-CoV-2, en dehors des essais cliniques ou en milieu hospitalier
    • L’utilisation des corticostéroïdes reste possible s’ils sont indiqués pour d’autres raisons, telles qu’une exacerbation d’asthme bronchique ou de BPCO ou un choc septique.
    L'étude RECOVERY a démontré que l'administration de la dexaméthasone pour les patients hospitalisés, diminue la mortalité de 20% pour ceux ayant besoin d'oxygène et ventilation non invasive et jusqu’à 30% pour ceux nécessitant une ventilation invasive.

Plus d’informations et références :

https://www.hug.ch/sites/interhug/files/structures/coronavirus/documents/corticosteroides_et_covid-19_version_2.0.pdf
http://www.pneumo.ch/fr/641/147.html
https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2021436

Méthotrexate et COVID-19

Le méthotrexate (MTX), comme d’autres immunosuppresseurs, peut favoriser une infection nouvelle ou aggraver les symptômes lors de virose ou d’infection bactérienne. A ce jour, nous ne disposons pas d’évidence scientifique associant spécifiquement la prise de MTX et l’aggravation d’une infection à SARS-CoV2 (COVID-19). Les patients sous médicaments immunosuppresseurs rentrent dans la catégorie des personnes vulnérables. Les symptômes d’une infection pulmonaire à SARS-CoV2 peuvent être difficiles à distinguer d’une toxicité pulmonaire du MTX.
Recommandations

  • La prise au long cours de MTX à faible posologie (5 à 25 mg une fois par semaine) peut être poursuivie en l’absence de signes infectieux, d’autant plus qu’un arrêt brutal peut aggraver une maladie sous-jacente.
  • En cas de survenue de symptômes compatibles avec une infection à SARS-CoV2 (COVID-19) il est recommandé de discuter l’arrêt du traitement de MTX avec l’accord du médecin prescripteur.
  • L’administration de MTX à haute dose est à discuter au cas par cas.

Plus d’informations et références :

Carbimazole et COVID-19

Le carbimazole est un antithyroïdien de synthèse dont un des effets indésirables hématologiques est l’agranulocytose aiguë. Les données sur l’effet immunosuppresseur de carbimazole sont limités mais rassurantes. Hormis la période de premiers mois depuis l’introduction du traitement par carbimazole durant laquelle le risque de développer une agranulocytose et une neutropénie est plus augmenté, les patients sous traitement de longue date ne semblent pas présenter un risque d’immunosuppression lié à ce traitement.
Recommandations

  • Les patients traités par carbimazole peuvent poursuivre leur traitement
  • Pour les patients nécessitant de débuter un traitement par carbimazole cette thérapie n’est pas contre-indiquée, mais il conviendra de procéder au contrôle de la formule sanguine vu le risque d’immunosuppression présent mais rare.

Plus d’informations et références

12.3. Vaccins

Mise à jour:  19 mai 2021

Les derniers chiffres concernant la vaccination à Genève: https://www.ge.ch/se-faire-vacciner-contre-covid-19/vaccination-chiffres
Campagne de vaccination dans le canton de Vaud: https://www.vd.ch/toutes-les-actualites/hotline-et-informations-sur-le-coronavirus/port-du-masque-quarantaine-tests-ems-conseils-sante-symptomes-etc/se-faire-vacciner-toutes-les-reponses-que-vous-cherchez/
Informations sur la vaccination anticovid-19 par Infovac : fiche-vaccination-covid-fr-20-12-2020
Informations OFSP sur les vaccins (lien)

Recommandations pratiques pour Genève 

Lieux de vaccination

Informations pour les patients (Genève): https://www.ge.ch/se-faire-vacciner-contre-covid-19

  • Centres de vaccination : M3 Sanitrade, Clinique et Permanence d'Onex, Clinique de Carouge;
  • Equipes mobiles de l'IMAD pour les EMS et les IEPA et unités spécifiques des HUG;
  • Ouverture à partir de mi-janvier de nouveaux centres de vaccination: HUG (CMU), Grangettes, Colline et Clinique Général-Beaulieu;
  • 2 nouveaux centres de vaccination sur la rive droite: l’un géré par l’Hôpital de la Tour, ouvert dès le 22 mars à la salle communale de Meyrin, et l’autre piloté par l'AMG et PharmaGenève, à Palexpo dans le courant du mois d'avril.
  • Dès le mois d'avril : en fonction de la dotation gérée par la Confédération et pour autant que le volume délivré soit suffisant, élargissement prévu de la vaccination dans les cabinets médicaux (conditions seront détaillées dès que possible).
  • Lorsque le volume de doses le permettra, certaines pharmacies seront également impliquées.

Il faut savoir que la logistique d'implémentation est complexe et ne permet pas une gestion au sein de multiples cabinets, de par les conditions de stockage, la manipulation, la préparation, le nombre de doses par fiole et la distribution dans les normes requises. Pour garantir une utilisation optimale de chaque dose, un nombre restreint de centres de vaccination à haut débit a été privilégié.

Population cible prioritaire

Le nombre de doses disponibles dans le canton restera modeste durant le premier trimestre 2021 ce qui nécessite une priorisation et un échelonnement des vaccinations comme suit:

  • Depuis le 28 décembre 2020:  population âgée de plus de 75 ans
  • Depuis le 22 février 2021 : vaccination des adultes particulièrement vulnérables (présentant des maladies chroniques impliquant des risques élevés selon liste ci-dessous), quel que soit leur âge; et les soignants en contact avec les populations vulnérables
  • 65-74 ans
  • Autres

Puis:

  • Personnel de santé en contact avec les patients et personnel encadrant des personnes vulnérables
  • Contacts étroits de personnes vulnérables (membre d'un même ménage)
  • Adultes des structures communautaires à risque accru d’infection et de flambées

Vaccination du personnel de santé: ordre de priorité
Document OFSP du 25 janvier 2021

Rôle des médecins traitants

Il est important que vous identifiiez tous vos patients adultes de moins de 74 ans qui présentent des maladies chroniques à haut risque de complication (voir tableau ci-dessous) pour pouvoir les informer et leur transmettre une attestation de vaccination prioritaire. Une ordonnance nominative est également admise.

Affiche précisant les indications pour l'attestation de vaccination prioritaire.

Liste des maladies chroniques à haut risque de complication et définitions (OFS/CFV lien)

12.3-groupe_maladies_chroniques.png

 * L'indication à la vaccination doit être décidée par le médecin spécialiste en charge du patient après une évaluation soigneuse du rapport bénéfice-risque.

Attestation de priorité pour la vaccination à remettre à vos patients

Cette attestation peut également être remise à un proche du patient ou transmise par courrier/courriel.

Même si la vaccination n'est pas encore disponible au sein des cabinets, vos patients comptent sur vous pour leur fournir des conseils sur la vaccination, les lieux de vaccination et les aider, si nécessaire, pour l'inscription.

Inscription pour la vaccination

L'inscription est ouverte en ligne sur le site https://www.ge.ch/se-faire-vacciner-contre-covid-19/inscription-vaccination ou en appelant une ligne téléphonique dédiée au 0800 909 400 (lundi-vendredi 8h-19h).

Les personnes présentant une trisomie 21 et âgées de 16 ans (ainsi que leur tuteur ou soignant) sont invitées à appeler la ligne verte au 0800 909 400 pour une inscription directe. Des plages sont ouvertes entre le 25 et le 31 mars au centre de vaccination du CMU (HUG) spécifiquement pour ces patients.
Les femmes enceintes particulièrement vulnérables sont priorisées pour la vaccination dès lors qu'elles cochent qu'elles appartiennent aux personnes vulnérables en raison d'une maladie chronique à haut risque et disposent d'un certificat médical de leur gynécologue puis reçoivent un rendez-vous vaccinal et s'y rendent avec l'attestation du médecin.

A noter (informations transmises aux médias et en ligne):

  • Il y aura des doses pour tout le monde. La ligne pour les inscriptions ne peut pas prendre tous les appels actuellement.
  • Toutes les doses à disposition sont injectées, il n'y a pas de stockage, la distribution est rapide.
  • Pour les 75+ ans: encouragez-les à rappeler la ligne la semaine suivante ou secondez-les pour effectuer l'inscription en ligne.

Nouvelle recommandation de l’OFSP du 13.4.2021 :

  • Toute personne immunosupprimée : 2 doses
  • Personne ayant eu le Covid et sans critère de vulnérabilité: délai de 6 mois, et 1 dose  de vaccin
  • Personne ayant eu le Covid  et présentant une immunosuppression comme seul critère de vulnérabilité: délai 3 mois et 1 dose

Types de vaccins et spécificités

  • Comirnaty® de Pfizer/BioNTech
  • COVID-19 Vaccine Moderna® de Moderna autorisé par Swissmedic le 12.01.2021

Ces deux vaccins à ARNm sont quasi similaires en termes de mécanisme de vaccination, d’efficacité, de tolérance, de sécurité, d'indication et de schéma de vaccination. Ils diffèrent toutefois dans leur gestion logistique.

Pour les deux vaccins, deux doses sont nécessaires pour une protection optimale. L’intervalle recommandé est de 4 semaines (28 jours). Le même vaccin doit être utilisé pour les deux doses.

Contre-indications :

  • Allergie connue (avec choc anaphylactique) au PEG ou autres composants du vaccin
  • Grossesse sans critère de vulnérabilité ni risque d'exposition élevé (personnel de santé)
  • Report de vaccination pour les personnes infectées dans les six derniers mois.

Se référer aux documents :
- "Recommandations pour la vaccination des personnes atteintes de maladies allergiques avec les vaccins à ARNm contre le COVID-19 (procédure selon les antécédents d’allergie)" Annexe 2 p 23 (lien)
- "Recommandations pour la vaccination contre COVID-19 chez les personnes atteintes de maladies allergiques" de la Société Suisse d’Allergologie et d’Immunologie (11.01.21 lien)

Nombre de doses, délais si maladie COVID+

Les vaccins à mRNA nécessitent 2 doses à 4 semaines d’intervalle

En cas de maladie COVID+, la nouvelle recommandation de l’OFSP du 13.4.2021 recommande:

  • Toute personne immunosupprimée ayant eu le covid: 2 doses
  • Personne ayant eu le Covid et sans critère de vulnérabilité: délai de 6 mois, et 1 dose  de vaccin.
  • Personne ayant eu le covid  et présentant une immunosuppression comme seul critère de vulnérabilité: délai 3 mois et 1 dose

Patients COVID +

délais minimale de la vaccination

Nombre de doses

et  NON VULNERABLES

6

1

et VULNERABLES 

3

1

et IMMUNOSUPPRIMES

3

2

 

Lorsqu'une infection au COVID survient après la 1re dose de vaccination, une 2e dose de vaccin à 3 mois (PV) ou à 6 mois (non PV) est recommandée, et si PV immunosupprimée refaire 2 doses.

Il n’est pas encore clair de savoir comment on va certifier la vaccination pour les personnes qui n’auront eu qu’une dose (reste à clarifier).

Situations spécifiques

  • Grossesse

L’OFSP a  élargi depuis le 14 avril 2021 les possibilités de vaccination contre le COVID-19  au 2e ou au 3e trimestre pour les femmes enceintes. Les femmes enceintes atteintes de l’une des maladies chroniques définies pour les personnes vulnérables au COVID-19 ainsi que celles présentant un risque accru d’exposition au COVID-19 peuvent se faire vacciner au 2 e ou au 3 e trimestre.
Ainsi, les modalités d’enregistrement pour la vaccination des femmes enceintes ont été modifiées sur la plateforme d’enregistrement en ligne  (https://ge.covid-vaccin.ch/) pour tenir compte de ces nouvelles recommandations vaccinales du 14.04.2021. Le questionnaire a été simplifié. Désormais, la personne qui s’enregistre doit uniquement indiquer qu’elle est enceinte et si un certificat du gynécologue a été délivré, après l’évaluation des critères de vaccination que vous aurez effectuée. Si la personne enceinte confirme qu’une attestation est disponible, elle peut alors s’inscrire.
Ces informations destinées aux femmes enceintes ont été adaptées sur notre site internet à l’adresse ci-après  https://www.ge.ch/se-faire-vacciner-contre-covid-19/publics-cibles-prioritaires-geneve, comme suit:
Toutes les femmes enceintes peuvent désormais se faire vacciner en priorité contre la COVID-19. Pour cela, elles sont invitées à prendre contact avec leur gynécologue afin d’obtenir une attestation de vaccination prioritaire qu’elles devront présenter lors de leur premier rendez-vous vaccinal.

  • Si elles s’inscrivent sur la plateforme de vaccination, après avoir obtenu leur attestation de vaccination prioritaire, elles devront cocher la case “enceinte”.
  • Si elles sont déjà inscrites sur la plateforme mais ne l’avaient pas signalé au moment de leur inscription, elles peuvent contacter la ligne d’information générale COVID-19 (0800 909 400) pour une mise à jour de leur dossier, après avoir obtenu leur attestation de vaccination prioritaire.
  • Infections aigues avec EF: report après épisode aigu.

 Accès à la vaccination

La vaccination est possible dans le canton pour les personnes listées ci-dessous.

Personnes éligibles pour la vaccination et document à fournir lors du 1er rendez-vous (en plus de l'attestation de priorité si requise)

 Affiche information pour la vaccination (français)
Affiche information pour la vaccination (anglais)
Affiche information pour la vaccination (espagnol)
Affiche information pour la vaccination (portugais)
Affiche information pour la vaccination (albanais)
Affiche information pour la vaccination (russe)

Déclarations des effets indésirables

Les effets secondaires peuvent être déclarés par les professionnels de la santé au moyen de l’outil en ligne ElViS (indésirables des vaccinations via l’outil en ligne ElViS (Electronic Vigilance System) sur https://www.swissmedic.ch/swissmedic/fr/home/services/egov-services/elvis.html.

C'est le professionnel de santé qui observe l'effet indésirable qui doit le signaler.

Statistiques de vaccination

Le nombre de vaccinations effectuées par semaine et le cumul est disponible sur le site https://www.ge.ch/se-faire-vacciner-contre-covid-19/vaccination-chiffres

Considérations pratiques

  1. Les personnes vaccinées avec deux doses restent pour l'instant soumises aux mesures de quarantaine, si indiquées, car les données disponibles sont encore insuffisantes pour pouvoir affirmer que le vaccin empêche la transmission du virus. Cela est susceptible d'évoluer rapidement.
  2. La vaccination est gratuite pour la population. Les coûts sont pris en charge par l’assurance obligatoire des soins (AOS), la Confédération et les cantons.
  3. Les frontaliers couverts par l’assurance-maladie obligatoire en Suisse peuvent se faire vacciner à Genève.

Informations complémentaires

La ligne verte d'information est ouverte pour la population au numéro 0800 909 400 7/7j (pour la prise de rendez-vous la ligne est temporairement fermée les week-end).

L'Infoline Coronavirus est disponible pour les professionnels de la santé pour toute question concernant le vaccin : 058 462 21 00 (7/7j 7h-20h).

Des informations détaillées concernant les vaccins contre le COVID-19 sont disponibles sur :

Recommandation de la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV

Un vaccin contre le COVID-19 est disponible en Suisse mais pour l’instant en faible quantité. D’après les recommandations de la CFV, les médecins traitants peuvent commencer à fixer des rendez-vous en vue de la vaccination des personnes présentant des risques élevés, même si la marche à suivre diffère d’un canton à l’autre. Veuillez donc consulter les instructions et les directives émises par votre canton. Nous nous permettons de rappeler que le nombre de vaccins disponibles sera faible au début (pour 1 % de la population, soit 107 000 doses) et qu’il est donc particulièrement important d’étudier de près les informations concernant la pose de l’indication pour la vaccination. Pour l’heure, la règle est la suivante : personnes de plus de 75 ans et/ou présentant un risque élevé au vu des critères cliniques et de l’anamnèse. Nous vous invitons à informer les patients à haut risque et à leur proposer en priorité un rendez-vous pour les vacciner. Les remarques et la marche à suivre de la CFV et de l’OFSP pour poser l’indication reposent sur des informations scientifiques nationales et internationales, nous vous prions donc de les considérer comme des directives. Comme l’organisation et la mise en œuvre de la vaccination relèvent de la compétence des cantons, veuillez suivre les informations de votre canton pour savoir où et comment il est possible de vacciner et comment déclarer les patientes et les patients à la vaccination. Pour de plus amples informations sur la vaccination, cliquez ici

La MFE a établi des recommandations pratiques pour les cabinets en lien avec la vaccination datée du 14 janvier 2021

La vaccination contre la Covid-19

La durée de l’immunité engendrée par le vaccin n’est pas encore connue, mais les premières données suggèrent un taux d’anticorps neutralisants plus élevés comparés à ceux induit par le virus SARS-CoV-2.
Il est trop tôt pour dire s’il y a des patients non répondeurs au vaccin (comme pour l’hépatite B par exemple). Il y a 5% des patients vaccinés qui ont présenté la Covid : ceux-ci étaient probablement exposé déjà au virus lors de la 1ere dose…
Les précautions pour la vaccination en lien avec les allergies sont seuls les patients présentant des chocs anaphylactiques aux PEG, ou à d’autres vaccins présentent une contre-indication au vaccin ou entrainent la nécessité de prendre des mesures préventives. Pour en savoir plus, se référer à la société d’allergologie.
Les patients immunosupprimés ou souffrant de SIDA peuvent être vaccinés; au pire les immunosupprimés feront une immunité plus faible mais ne risquent pas plus que les autres patients.
Le vaccin ne garantit pas 100% de couverture comme la maladie non plus; après la vaccination il sera recommandé de poursuivre les gestes barrière tant que la pandémie durera.
La maladie comme le vaccin génère d’une part des anticorps (dont le taux peut diminuer assez rapidement) mais aussi une immunité cellulaire. L’absence d’anticorps ne signifie donc pas absence d’immunité. Dans le cadre de la recherche, des mesures de l’immunité cellulaire se font aux HUG. Certains laboratoires sont en train de valider des tests pour l’immunité cellulaire.
Il n’y a pas encore de certitude mais par analogie avec les autres vaccinations, le vaccin contre la Covid protègera non seulement le patient de faire la maladie, mais devrait aussi interrompre la chaine de transmission. De même qu’après la maladie, on procédera au dépistage chez un patient vacciné qui présentera des symptômes.

La vaccination se fait sur une base volontaire. Le patient ne pourra pas choisir entre Pfizer-Biontech et Moderna, mais on administrera le vaccin disponible. L’efficacité est comparable pour ce 2 vaccins.  Le vaccin sera donc administré selon la disponibilité, mais pas d’interchangeabilité entre les doses possible. Le vaccin vectoriel (ADN) d’AstraZeneca n’est pas encore à l’ordre de jour pour la Suisse.

Le vaccin a été administré actuellement à plus de 20 millions de personnes à travers le monde. Les effets secondaires (lien) sont le plus souvent locaux (rougeur, douleurs) parfois de la fièvre, des céphalées, des diarrhées, des douleurs musculaires. Mais dans la très grande majorité, on les considère comme discrets à modérés. De graves allergies (réactions anaphylactiques) sont rapportées chez des patients a priori connus pour des allergies. Il n’y a pas eu de décès chez ces personnes ayant présenté une allergie sévère.

Depuis le début de la campagne les patients de plus de 75 ans ont reçu un courrier, ils peuvent s’inscrire par internet ou appeler. La centrale est surchargée et le programme mis à disposition par Berne n’est pas très performant. De toute manière, toutes les plages disponibles sont saturées actuellement et il faut encourager les patients à persister ou réessayer dans quelques jours. Il y aura assez de doses progressivement, mais la disponibilité des doses est limitée et les arrivages de doses se feront progressivement. L’ordre prévu de distribution sera respecté : d’abord les patients les plus vulnérables (plus de 75 ans), puis les plus de 65 ans et les malades chroniques. Pour ceux-ci, il sera demandé aux médecins traitants (qui ont commencé à répertorier leurs patients sur une liste) de délivrer une attestation aux patients (qui sera demandée par le SMC en temps voulu).
Les critères pour les malades chroniques ont été définis par l’OFSP.
Les patients frontaliers peuvent être vaccinés s’ils sont couverts par la Lamal.

Vaccination contre la grippe

L'OFSP recommande la vaccination des personnes à risque ( > 65 ans et  tous ceux avec co-morbidité)  de novembre à décembre et d'inviter les personnes en bonne santé et sans facteurs de risque de s'annoncer à partir de la mi-décembre.

Pour plus d'infos

Informations sur le développement des vaccins contre le nouveau virus SARS-CoV-2
Plateforme d'information sur les vaccinations en Suisse

  • Que répondre à nos patients qui nous questionnent sur les nouveau vaccins à ARN des nouveaux vaccins COVID-19?Intégration de l'ARN dans notre génome? Risque de mutagénèse?
    Corollaire
    Lors de toute infection virale, le génome viral est intégré dans le noyau de nos cellules. Ainsi toutes les personnes malades de Covid-19 ont intégré l'intégrité du génome viral de SARS-CoV-2 dans le génome de leur cellules.
  •  Qu'en est-il des vaccins contre la COVID?
    2 types de vaccins sont disponibles, les vaccins vectoriels et les vaccins mARN contenus dans des particules lipophyles.
    1. Le vaccin vectoriel ChAdOx1 de AstraZeneca
    Le vaccin vectoriel comporte une souche atténuée d'adénovirus dont on a intégré uniquement le bout d'ARN de SARS-CoV-2 (retranscrit en DNA) codant pour la protéine Spike. Ainsi le virus vectoriel infectant les cellules de l'hôte va intégrer le génome viral dans le noyau des cellules infectées. S'ensuit une transcription de l'ARN messager intra-cytoplasmique qui va instruire la machinerie cellulaire à produire les protéines "spike", qui à leur tour vont induire le système immunitaire de l'hôte. Ainsi pour ce vaccin vectoriel, il n'y a que l'ARN codant pour les protéines "spike"  qui sera intégré dans notre génome. A ce jour, les craintes d'une mutagénèse relevante par les vaccins vectoriels sont infimes en comparaison du risque de mutagénèse par le virus SARS-CoV-2 sauvage (entier).
    2. Les vaccins à messager ARN) mRNA-1273 de Moderna et BNT162 de Pfizer-BioNTech
    Cette technologie vaccinale fait recours directement à l'utilisation du messager ARN (mARN), recouvert d'une particule lipophyle pour atteindre le cytoplasme cellulaire- et ensuite instruire la machinerie cellulaire à produire  les protéines "spike", qui à leur tour vont induire le système immunitaire de l'hôte. Ainsi l'ARN messager des vaccins mARN se dégrade en quelque jours dans le milieu intra-cytoplasmique et n'est pas intégré dans le génome des cellules de l'hôte.
    Référence: https://www.nature.com/articles/d41586-020-01221-y

    Pour de plus amples références sur le vaccin Pfizer-BionTech « Comirnaty »
    Vous trouverez ici les informations professionnelles concernant le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech. Les éventuelles actualisations à venir peuvent être consultées ici (swissmedicinfo.ch)
    Article sur les responsabilités et droits des patients (bullmed.ch)
    Lettre d'information de l'OFSP destinée aux professionnels de la santé concernant la stratégie de vaccination et l’état actuel des préparatifs de la vaccination contre le COVID-19. (OFSP, 9.12.20)
    Lettre d'information cantonale sur l'état d'avancement des préparatifs (DGS, 15.12.20)

Pour de plus amples références sur le vaccin Pfizer-BionTech « Comirnaty »
Vous trouverez ici les informations professionnelles concernant le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech. Les éventuelles actualisations à venir peuvent être consultées ici (swissmedicinfo.ch)
Article sur les responsabilités et droits des patients (bullmed.ch)
Lettre d'information de l'OFSP destinée aux professionnels de la santé concernant la stratégie de vaccination et l’état actuel des préparatifs de la vaccination contre le COVID-19. (OFSP, 9.12.20)
Lettre d'information cantonale sur l'état d'avancement des préparatifs (DGS, 15.12.20)

La durée de l’immunité engendrée par le vaccin n’est pas encore connue, mais les premières données suggèrent un taux d’anticorps neutralisants plus élevés comparés à ceux induit par le virus SARS-CoV-2.
Il est trop tôt pour dire s’il y a des patients non répondeurs au vaccin (comme pour l’hépatite B par exemple). Il y a 5% des patients vaccinés qui ont présenté la Covid : certains étaient probablement exposé déjà au virus lors de la 1ere dose…
Les patients immunosupprimés ou souffrant de SIDA peuvent être vaccinés; au pire les immunosupprimés feront une immunité plus faible mais ne risquent pas plus que les autres patients.
Le vaccin ne garantit pas 100% de couverture comme la maladie non plus; après la vaccination il sera recommandé de poursuivre les gestes barrière tant que la pandémie durera.
La maladie comme le vaccin génère d’une part des anticorps (dont le taux peut diminuer assez rapidement) mais aussi une immunité cellulaire. L’absence d’anticorps ne signifie donc pas absence d’immunité. Dans le cadre de la recherche, des mesures de l’immunité cellulaire se font aux HUG. Certains laboratoires sont en train de valider des tests pour l’immunité cellulaire.
Le vaccin contre la Covid protège comme les autres vaccins non seulement le patient de faire la maladie, mais interrompt aussi la chaine de transmission. De même qu’après la maladie, on procédera au dépistage chez un patient vacciné qui présentera des symptômes.

La vaccination se fait sur une base volontaire. Le patient ne pourra pas choisir entre Pfizer-Biontech et Moderna, mais on administrera le vaccin disponible. L’efficacité est comparable pour ces 2 vaccins.  Le vaccin sera donc administré selon la disponibilité, mais pas d’interchangeabilité entre les doses possible. Le vaccin vectoriel (ADN) d’AstraZeneca n’est pas encore à l’ordre de jour pour la Suisse.

Le vaccin a été administré actuellement à plus de 500 millions de personnes à travers le monde en avril 2021. Les effets secondaires (lien) sont le plus souvent locaux (rougeur, douleurs) parfois de la fièvre, des céphalées, des diarrhées, des douleurs musculaires. Mais dans la très grande majorité, on les considère comme discrets à modérés. De graves allergies (réactions anaphylactiques) sont rapportées chez des patients a priori connus pour des allergies. Il n’y a pas eu de décès chez ces personnes ayant présenté une allergie sévère.

Les patients frontaliers peuvent être vaccinés s’ils sont couverts par la Lamal.

Vaccination mRNA et couverture des variants
Les vaccins mRNA garantissent une excellente protection contre les variants B117 (identifié en UK), qui est désormais le variant majoritaire en Suisse, le variant B13501 (identifié en Afrique du Sud) et le variant P1 (identifié au Brésil).

Vaccin pneumocoque Prevenar 13 (note OFSP 20.3.2020)
On observe actuellement en Suisse une demande accrue du vaccin conjugué contre les pneumocoques, le Prevenar 13® dans le contexte de la pandémie de SARS-CoV-2. Cela est peut-être dû entre autre à de fausses informations qui circulent et selon lesquelles la vaccination contre les pneumocoques pourrait prévenir une évolution compliquée ou grave de COVID-19. Cette évolution ne résulte pas d'infections bactériennes pneumococciques secondaires, mais plutôt de réponses inflammatoires pulmonaires et systémiques dues au virus SARS-CoV-2. Cette évolution ne peut être évitée par la vaccination contre les pneumocoques.
Recommandations

  • Il n’est pas utile de vacciner les patients contre le pneumocoque pour éviter la pneumonie COVID.
  • Le vaccin Prevenar13® est livrable, mais sa disponibilité est limitée. Il doit être utilisé selon les recommandations figurant dans le plan de vaccination suisse pour les groupes à risque.

Vaccination mRNA et couverture des variants
Les vaccins mRNA garantissent une excellente protection contre les variants B117 (identifié en UK), qui est désormais le variant majoritaire e Suisse, le variant B13501 (identifié en Afrique du Sud) et le variant P1 (identifié au Brésil).

12.4. CPAP/VNI à domicile pour patients COVID ou suspects COVID

Mise à jour le 1er décembre 2020

a. Patients ambulatoires ou en institution avec CPAP/VNI
Avertir le médecin traitant et le prestataire de soin qui suit le patient.
• Si le patient vit seul, poursuite de la CPAP/VNI sans précaution. Bien aérer la chambre avant d’éventuelles visites.
• Si le patient ne vit pas seul :
        - Mettre en suspens la CPAP/VNI pendant l’infection si cela est possible cliniquement (trouble respiratoire du sommeil peu sévère et/ou peu morbide). 
         - Si l’arrêt du traitement n’est pas possible, poursuivre la CPAP/VNI idéalement dans une chambre à part, à aérer le matin (cf. remarque ci-dessous pour patients en institution). Ne mettre en marche l’appareil CPAP/VNI qu’après avoir mis en place le masque et l’arrêter avant d’enlever le masque (pour éviter les fuites). Eviter l’utilisation d’un humidificateur.
Ces mesures doivent être maintenues jusqu’à la fin de l’isolement défini par les directives de l’OFSP (après 2 jours sans symptômes, minimum 10 jours après le début des symptômes). 

 b. Retour à domicile avec CPAP/VNI après hospitalisation
Il n’y a pas suffisamment de données pour proposer une recommandation formelle. Une attitude pragmatique serait d’utiliser un montage classique (avec masque venté sans filtre) et de recommander au patient d’utiliser sa VNI/CPAP dans une pièce à part pendant 2 semaines, à aérer régulièrement. 

Remarque pour les patients vivant en institution (ex : EMS) : Les institutions hébergeant des patients sous CPAP/VNI doivent être informées du risque d’aérosolisation du virus par la CPAP/VNI en cas d’infection par SARS-CoV-2, ainsi que des précautions à prendre en terme de protection du personnel et d’utilisation de l’appareil (cf. chapitre Précautions ci-dessus). En cas d’infection, le prestataire de soin et le pneumologue doivent être avertis immédiatement, afin de rajouter si possible des filtres selon un montage COVID décrit ci-dessus. Des directives anticipées devraient aussi être discutées. 

Voir aussi chapitre 4.1 EMS

12.5. Addictions

Prise en charge des patients sous traitement agoniste opioide (traitement de substitution)

La Société Suisse de Médecine de l’Addiction (SSMA) nous rappelle qu’une majorité des personnes sous traitement agoniste opioïde (TAO « traitement de substitution») appartient au groupe à haut risque en cas d’infection au Covid-19 du fait de la polymorbidité et de l’âge. De ce fait, ces personnes doivent être sensibilisées et bénéficier d’une protection spécifique.
Il faut informer ces patients, les encourager à respecter les mesures de protection usuelles pour le privé et le professionnel.
Les personnes dont le test est positif doivent être accompagnées de manière intensive dans leur période d’isolement volontaire, avec des contacts téléphoniques réguliers et un suivi des symptômes, dont prise de la température corporelle. Ces personnes doivent être sensibilisées à l’importance des mesures de protection des tiers.
Penser à munir les personnes soignées de certificats attestant du traitement.
Pour respecter le confinement, les intervalles de remises doivent être maximisés, en tenant compte des contre-indications individuelles (par exemple : troubles mentaux ou somatiques en voie de décompensation) et des directives cantonales en matière de TAO.
Un TAO stabilisé avec prescription de méthadone, L-méthadone, buprénorphine et morphine à libération prolongée devrait pouvoir être remis à l’emporter jusqu'à 30 jours.
Pour les personnes non stabilisées et à risque pour elles-mêmes ou pour les tiers, en cas de remise à l’emporter, il y a lieu d’impliquer la pharmacie la plus proche du domicile.
Pour les traitements avec prescription de diacétylmorphine, l’OFSP a adressé une circulaire (13.03.2020) permettant notamment l’emport du traitement jusqu’à une semaine.
Dans la mesure du possible, les entretiens de suivis doivent être réalisés par téléphone ou visio-conférence.
Pour les mesures de confinement au domicile, le médicament peut être livré par coursier (ce qui est également prévu par la circulaire de l’OFSP précitée). Si nécessaire, mettre en place des services de soins et visites médicales à domicile.

13. TRAITEMENT DU COVID

Mise à jour : 16 novembre 2020

Synthèse rédigée par Dres N. Junod-Perron et J. Sommer

Proposition de prise en charge de patients avec pneumonie COVID + à domicile: adaptée à l’ambulatoire d’après la fiche de recommandation : Prise en charge d’un patient infecté par le SARS-CoV-2 Unités COVID-19 et Trois-Chêne : https://www.hug.ch/sites/interhug/files/structures/coronavirus/documents/prise_en_charge_dun_patient_infecte_par_le_sars-cov-2_v1.5.pdf

(Pour l’organisation des soins à domicile se référer à la rubrique 4.2 « Soins à domicile »)

Suivi des constantes :
- T° : 3x/jour
- TA, FC, FR 1x/jour si possible par patient à domicile
- Si toux++, fièvre persistante : essayer d’obtenir mesure de la saturation 1x/j (soit faire emprunter/acheter saturomètre, soit passer à domicile soit covidhome (cf 4.2.)

Physiothérapie respiratoire : selon besoins. Se référer à la rubrique 4.2 « Soins à domicile »

Oxygénothérapie : Se référer au point 13.3 "Oxgygénothérapie à domicile"

Antipyrétiques :
- paracétamol en cas d’état fébrile mal toléré : max 1g 4x/jour, en l’absence de contre-indication (tests hépatiques)
-AINS : ibuprofen 3x400 mg/j (cave insuffisance rénale)

Traitement de la toux
Tous les antitussifs classiques peuvent être donnés, dont la codéine si nécessaire.
Pour une toux considérée comme hyperréactivité bronchique postinfectieuse on peut essayer des stéroïdes en inhalation.

Thromboprophylaxie :
Prévention de la maladie thrombo-embolique veineuse ambulatoire en cas de COVID-19 8

a. Stimuler la mobilité et l’hydratation.

b. Absence d’indication à une thromboprophylaxie pharmacologique en ambulatoire, hormis chez les patients avec infection à COVID-19 symptomatique et antécédent personnel de MTEV (embolie pulmonaire, thrombose veineuse profonde), et/ou néoplasie active ou en cours de traitement ; ou si les critères d’hospitalisation sont remplis mais qu’on traite le patient à domicile.

c. Molécule de choix : héparine de bas poids moléculaire, par exemple enoxaparine 40mg 1x/j (si GFR>30ml/min). Durée : minimum 6 jours et jusqu’à résolution de l’épisode infectieux aigu

Article sur l'anti-coagulation

Pour le choix de traitement de la pneumonie Covid : se référer à la rubrique 14.2 « Suivi en cas de pneumonie » (Covicare)

Pour en savoir plus sur les considérations liées aux médicaments ci-dessous: cliquer ici
Corticostéroïdes et Covid 
Azithromycine et Covid 
Vitamine D et Covid 
Zinc et Covid 19
Vitamine C et Covid 

13.1. Critères pour commencer un traitement Anti COVID19

De nombreuses études prouvent que l’introduction de l’azythromycine, de l’hydoxychloroquine ou le ritonavir, lopinavir, ou remdesivir, n’apportent pas de bénéfice ni pour l’hospitalier ni pour le préhospitalier. Ces molécules ne sont plus données en intrahospitalier et pour l’ambulatoire il n’y a pas d’indication ; ces molécules ne sont donc pas indiquées sauf indication spécifique autre que le Covid.

Informations régulièrement réactualisées sur les médicaments en étude pour le traitement d'une infection COVID-19 se trouvent sur le site https://ssi.guidelines.ch/results?query=COVID-19

13.2. Prise en charge clinique dans les soins palliatifs et COVID

Pour en savoir plus du 14 novembre 2020

13.3. Oxygénothérapie à domicile

Mise à jour le 1er décembre 2020

Recommandations de la société Suisse de Pneumologie (version du 20.11.2020 )
La SpO2 cible est en principe de 92% - 96% dans la phase aiguë de l’infection, sauf dans les situations à risque d’insuffisance respiratoire hypercapnique (cible 88-92%).
• Si le débit d’O2 doit être augmenté > 6L/min, passer des lunettes à un masque à O2, qui évite du haut débit dans le nez et permet une plus haute FiO2. Les évidences pour cette recommandation sont faibles.
• Certaines données expérimentales suggèrent une augmentation de la distance de dispersion des aérosols avec les masque Venturi par rapport aux masques simples ou aux masque à réservoir. Néanmoins, il n’y a aucune évidence en situation clinique que la contagiosité soit plus grande avec les masques Venturi, qui ne sont donc pas à éviter. 
• Un masque chirurgical peut être placé au-dessus des lunettes à oxygène lors des soins, en particulier quand le patient tousse. Les évidences pour cette recommandation sont faibles. 

Oxygène à domicile : l’oxygène peut être prescrit à domicile chez les patients COVID dans 2 situations : dans le cadre de soins palliatifs à domicile ou après une hospitalisation quand l’état du patient s’est objectivement amélioré mais qu’une oxygénothérapie est encore nécessaire. Dans ce dernier cas, il faut distinguer 2 situations: 
1. Les patients avec un long séjour hospitalier et des besoins stables en oxygène. Dans cette situation, l’oxygénothérapie à domicile est gérée comme toute oxygénothérapie à domicile des patients non-COVID.
2. Les patients hypoxémiques qui sont encore dans la phase aiguë de l’infection, mais qui s’améliorent suffisamment pour envisager un retour à domicile précoce justifié par une surcharge hospitalière. Ceci n’est en général envisageable que si on peut obtenir une SpO2 > 92% avec un débit d’O2 entre 1 et 3L/min. Dans ce cas, un saturomètre doit être fourni au patient, avec la consigne de vérifier régulièrement la SpO2 et de signaler une diminution persistante de la SpO2 < 92% à son médecin référent et au prestataire qui a fourni l’oxygène.

Le patient et le prestataire doivent avoir les coordonnées d’un médecin référent au courant de la situation médicale du patient. Un suivi structuré doit être prévu, afin de pouvoir identifier une aggravation ou arrêter l’O2 dès qu’il n’est plus nécessaire. Les contre-indications relatives à ce type de retour précoce à domicile sous O2 concernent les fumeurs actifs et les patients vivant seuls. Il est nécessaire de donner systématiquement au patient une instruction sur les mesures de sécurité en lien avec l’oxygène et sur l’utilisation correcte du saturomètre. La prescription d’O2 à domicile n’est pas recommandée pour les patients COVID en dehors des 2 indications susmentionnées (palliation ou post-COVID), en particulier pour tenter d’éviter une hospitalisation. En effet, le risque d’aggravation clinique est trop important par rapport aux possibilités de surveillance et d’escalade thérapeutique disponibles à domicile. 

La gravité de l’infection COVID est signalisée par un taux de saturation d’oxygène inférieur à  93-94% (à moins d’un problème respiratoire connu, auquel cas une limite à 90% est considérée).
En cas de nécessité de traitement d’oxygène à domicile si une hospitalisation n’est pas retenue :
SOS oxygène (022 300 01 00) apporte O2 dans Les 24 heures ils répondent 24/24h ( Fax : 022 300 10 06, e-mail : suisse@sosoxygene.ch).
Le contrôle du taux de saturation peut se faire par IMAD (Covidhome téléphone : 022 420 28 89)

Prescription : Il faut une ordonnance avec nom, prénom, date de naissance, posologie : litres O2/min. Prise en charge : L’oxygène est pris en charge par l’assurance de base pour une durée de 3 mois si prescrit par 1 interniste généraliste (12 mois si prescrit par 1 pneumologue).

13.4. Collaboration avec les services infirmiers à domicile

a) IMAD

Covidhome
La nouvelle phase de l’épidémie de Covid-19 dans laquelle nous entrons nous amènera à prendre en charge, durant plusieurs mois encore, des patientes et patients atteints par cette maladie. Ainsi, cette organisation permet de gérer de façon distincte et optimale les flux de nos patientes et patients, selon que cette patientèle soit touchée ou non par la Covid-19. Cette organisation vise également à faciliter le travail de nos collaboratrices et collaborateurs au quotidien.
Contact : 022 420 28 89

Covimad
Le dispositif Covimad a pour but d’accompagner les patients de de l’Imad qui ont été atteints du Covid-19 et qui retournent à domicile après une hospitalisation aux HUG ou qui sont suivis à domicile par l’Imad.
En effet, les personnes, bien que guéries du Covid-19, peuvent rencontrer des problèmes de dénutrition, de perte de mobilité ou encore de fonte musculaire importante. Ainsi, pour répondre à cette problématique de santé publique, l’Imad coordonne ce dispositif évolutif de prise en charge domiciliaire adapté aux besoins de chaque situation. Il privilégie une forte interprofessionalité, en assurant l’harmonisation des prestations des professionnels de santé Imad et des partenaires Covimad.
En lien avec les infirmières référentes des équipes de proximité sur l’ensemble du canton, il propose la mise en place d’une équipe de soutien constituée d’infirmières spécialisées pour faciliter la coordination des prises en soins. Ce dispositif s’appuie naturellement sur une collaboration privilégiée avec le médecin traitant du patient, en lien avec les physiothérapeutes, les ergothérapeutes, les diététiciens et évidemment le patient et les proches aidants.
Contact : covimad@imad-ge.ch ou 022 420 22 50.

b) Autres structures de suivi ambulatoire

Infirmières indépendantes
CSI Coopérative de Soins Infirmiers
Av. Cardinal-Mermillod 36
1227 Carouge
csi@hin.ch
Tél : 022 577 68 00

Sitex-Hôpital à domicile
Chemin des Aulx 12
1228 Plan-Les-Ouates
http://www.sitexsa.ch
Tél : 0848 11 00 00

Spitex pour la Ville et la Campagne SA
Filiale Genève
Rue Jacques-Grosselin 8
1227 Carouge
Tél : 022 340 40 95

Prestiservices
Rue Pré-bouvier 27, 1242 Satigny, Suisse
info@presti-services.ch
Tél : 022 300 66 41

Domisoins
Soins infirmiers et Aide-soignants
Présence 7/7-24/24
info@domisoins.ch
Tél : 078 209 89 78

Vivitas SA
Société d'aide et de soins à domicile
Route de Frontenex 90
1208 Genève
info@vivitashomecare.com
Tél : 058 590 40 00

Vivitas Pédiatrie
Route de Frontenex 90
1208 Genève
info.ped@vivitashomecare.com
Tél : 058 590 40 10
Tél : 058 590 40 01

c) Laboratoires pour prises de sang à domicile

Voir aussi la rubrique 9.3 « Lieux et modalités de prélèvement » (frottis à domicile)

MGD
Route des Acacias 45a
1227 Les Acacias
info@labomgd.ch
Tél : 022 309 15 20
Fax : 022 343 30 44
Du lundi au vendredi de 7h30 à 18h30

UNILABS
Prélèvement à domicile
Avenue de Frontenex 16
1207 Genève
Tél: 022 707 91 40

VIOLLLIER
Chemin de Beau-Soleil 22
1206 Genève
Tél: 022 849 85 85

DIANALABS
Rue de la Colline 6
1205 Genève
infodiana@dianalabs.ch
Tél : 022 807 12 40

d) Oxygène à domicile

Voir aussi la rubrique 13.3 «Oxygénothérapie à domicile»

SOS oxygène
suisse@sosoxygene.ch
Tél : 022 300 01 00
Fax : 022 300 10 06
Apporte O2 dans les 24 heures 24/24h

14. COVICARE

Mise à jour: 16 novembre 2020

Pour en savoir plus 

15. CRITERES DE FRAGILITE ET SOUTIEN PSYCHOSOCIAL

Mise à jour : 16 avril 2020

Rédigé par les Drs Sigiriya Aebischer Perone CICR-HUG, Nicolas Perone, Anne Meynard UIGP et Centre médical de Lancy

Les mesures de confinement peuvent affecter divers domaines de la santé. Les cabinets de médecine générale et de pédiatrie ont un rôle important à jouer pour garantir les soins de premier recours.

Une consultation pour conseils sur l’attitude face au Covid peut permettre d’aborder les craintes des patients face au Covid (fausses représentations) ainsi que d’autres sujets afin de préserver la santé d’une manière globale.

Un questionnaire associé permet à l’assistante médicale, au médecin ou d’autres professionnels de collecter les informations nécessaires à assurer le maintien d’un bon état de santé durant la période de confinement.

15.a. Critères de fragilité (liste non exhaustive)

  1. Multi-morbidité ou maladie mal contrôlée
  2. Pluri-médication (plus de 5 médicaments)
  3. Atteinte de la santé mentale : troubles cognitifs, comportement addictifs, troubles de l’humeur, troubles alimentaires (anorexie, boulimie), suicidalité
  4. Situation socio-économique : problèmes d’assurance, précarité financière, logement inadéquat
  5. Acteurs : absence de proche ou membre de la famille, isolement
  6. Interactions entre les acteurs : absence de concordance thérapeutique, résistance ou opposition aux soins, agressivité verbale ou physique.
  7. Barrières de langue ou de culture : penser aux enfants qui traduisent pour leurs parents (se référer au document OFSP)
  8. Handicap
  9. Statut de séjour : requérants d’asile et particulièrement mineurs et jeunes non accompagnés, personnes sans papiers
  10. Situation familiale fragile : post-partum, enfants ou jeunes en foyers, mères célibataires, violence domestique, troubles psychiques ou addiction des parents
  11. Maladies chroniques : impact de la maladie des parents sur les enfants et adolescents ou vice versa.

L’équipe du cabinet établit une liste des patients fragiles et prend contact de façon proactive par téléphone ou par mail.
Le questionnaire peut être utilisé comme fiche de suivi.
Un accord pour le type de suivi (mode de consultation, horaires du cabinet, consultations en présence-téléconsultation) est consigné dans le dossier au cas par cas.
Il appartient au médecin traitant de décider du suivi approprié pour son patient dans le respect des mesures de protection en cabinet (personnel et patients), des recommandations sanitaires en vigueur. Le médecin traitant fait une analyse liée au Covid ET aux effets négatifs de retarder des consultations pour la santé du patient (physique, psychique et sociale).
Une liste des ressources pour l’encadrement psychosocial est régulièrement mise à jour.
Un plan de suivi individualisé peut ainsi être établi dans le cabinet pour les mois à venir.

15.b. Comment protéger la santé mentale?

Rédigé par Dre Sigiriya Aebischer Perone, CICR-HUG

Recommandations

  • Garder les liens avec ses proches par téléphone, médias sociaux et avoir les numéros de téléphone importants et d’urgence à disposition (e.g. médecin traitant, pharmacie, personnes à avertir en cas de problème, etc.). La communication avec les autres, le partage et écoute, le maintien des relations avec les amis et les familles sont importants pour rester connecté et résilient. La liste de téléphones importants facilement disponible est rassurante dans des périodes d’incertitude
  • Etre assuré de la couverture des besoins de base : nourriture, médicaments : identifier une personne qui peut faire les courses, sortir le chien etc. et savoir à qui s’adresser
  • Limiter son exposition aux médias et choisir des sources d’information fiables. Les sources recommandées sont l’OFSP et l’OMS - Information Coronavirus / CoVid19; mettre des mots clés sur silencieux sur Twitter, ou désinscription de différents comptes ; mettre Whatsapp sur silencieux1
  • Apprendre à gérer l’incertitude « par exemple retenez-vous d’envoyer immédiatement un SMS à un ami la prochaine fois que vous cherchez une réponse à une question. En renforçant la tolérance à l’incertitude, on peut réduire sa propension à consulter internet pour se tenir constamment au courant de l’évolution de la situation »2
  • Diminuer l’ennui et l’isolement :
    • garder une routine (se lever à une heure fixe, repas, s’habiller, etc.)3
    • couvrir les besoins de base : nourriture, sommeil, activité physique (qu’est-ce qui est possible de faire : activité physique avec bouteilles remplies d’eau, etc.), musique ; lecture, cuisine, techniques de relaxation, jeux, yoga on-line, méditation
    • se faire une liste de choses à faire qu’on n’a habituellement pas le temps de faire
  1. Coronavirus: How to protect your mental health By Kirstie Brewer BBC News 16 March 2020
  2. Psychologie : sept stratégies pour gérer l’anxiété liée au coronavirus March 16, 2020 10.45pm GMT Jelena Kecmanovic Adjunct Professor of Psychology, Georgetown University
  3. Parent/Caregiver guide to helping families cope with the coronavirus disease 2019. NCTSN
 15.c. Questionnaire d’évaluation psychosociale et suivi des facteurs de fragilité psychosociale

Ce questionnaire est une adaptation permettant à tout professionnel de santé de prendre en compte les besoins des personnes vulnérables en période de confinement. Il peut être introduit dans le dossier informatisé (Mediway par exemple) avec l’entête du cabinet et ainsi permettre un suivi des besoins du patient.
Chaque cabinet peut y ajouter des documents à faire parvenir au patient (conseils alimentaires, idées d’exercice physique, consommation alcool, etc.) et une liste de ressources d’aide disponibles (voir les ressources dans le document Covicare Genève santé mentale) dans la région.
Questionnaire d’évaluation psychosociale et suivi des facteurs de fragilité psychosociale

16. SEROLOGIES et TESTS RAPIDES

Mise à jour: 10 novembre 2020

  •  Tests sérologiques

Recommandations et interprétations des tests selon la fiche d'information sur les tests COVID-19 en cours en Suisse (1.09): lien

Plusieurs tests sérologiques de différents fabricants sont disponibles sur le marché suisse. La grande majorité de ces tests sont basés sur les méthodes ELISA10 ou ECLIA11. Les premiers résultats des travaux de validation dans les laboratoires suisses montrent une grande variabilité de la valeur diagnostique des différents tests disponibles sur le marché suisse: la sensibilité varie entre 92 et 100%, et la spécificité entre 97 et 99.8%12.

Il n’est actuellement pas possible de recommander des tests sérologiques pour répondre à des questions individuelles dans le domaine ambulatoire et hors du cadre d’études. En particulier, une sérologie positive ne doit pas être assimilée à l’existence d’une immunité, c’est-à-dire d’une protection contre une infection par le SARS-CoV-2. Si un test sérologique est néanmoins prescrit, il est important de garder à l’esprit les points suivants:

  • Les tests doivent être limités aux anticorps de la classe IgG (ou Ig totales), car la performance de ces tests est meilleure dans les études de validation.
  • Les tests sérologiques disponibles actuellement pour rechercher les anticorps des classes IgA et IgM ont une validité diagnostique nettement inférieure et ne sont donc pas recommandés.
  • Le test ne doit pas être effectué avant le 15e jour suivant le début des symptômes car c’est seulement à partir de ce moment que les IgG sont détectables.

L’interprétation des résultats des tests sérologiques est un défi lorsqu’il y a peu de cas dans la population.

Une sérologie positive (IgG) signifie seulement qu’une réponse immunitaire (production d’anticorps) a pu avoir lieu suite à une exposition au virus. Elle ne signifie pas que la personne testée est protégée contre une infection par le nouveau coronavirus.

Dans des cas exceptionnels, les tests sérologiques peuvent être utiles pour répondre à des questions individuelles dans le cadre du traçage des contacts par le service cantonal compétent. Par exemple, si une personne identifiée comme une personne-contact a présenté des symptômes compatibles avec le COVID-19 dans les trois derniers mois (mais n’a pas subi de PCR à l’époque) et que sa sérologie est positive, on peut renoncer à lui imposer une quarantaine. Dans ces situations très spécifiques, en effet, la probabilité pré-test est plus élevée, ce qui augmente la valeur prédictive positive et la validité de la sérologie. Dans ces cas, c’est le service cantonal compétent qui prescrit les tests sérologiques, impliquant par-là leur prise en charge par la Confédération.

Situation particulière dans laquelle une sérologie peut être justifiée chez des patients hospitalisés: la sérologie peut être employée comme méthode diagnostique complémentaire si le test PCR est négatif mais que le tableau clinique et l’image radiologique indiquent une infection (probabilité pré-test élevée). Une sérologie positive dans une telle situation permet de poser le diagnostic de COVID-19 avec une haute probabilité et de prendre les mesures appropriées (mettre en isolement, envisager certains traitements, etc.)

Les coûts des tests sérologiques ne sont pris en charge par la Confédération que s'ils ont été effectués sur l'ordre exprès du médecin cantonal.

  • Tests rapides 

Les tests antigéniques rapides offrent de nombreux avantages (pour les modalités voir la rubrique 9.3. « Lieux et modalités de prélèvement » :

  • le résultat du test est disponible dans les 15-20 minutes suivant le prélèvement, idéalement lorsque le patient est encore sur place, permettant une mise en œuvre rapide des mesures (isolement, traçage, quarantaine);
  • les tests peuvent être réalisés de manière décentralisée au cabinet, sans un centre diagnostique, sur le lieu d'une flambée ou à domicile par un soignant, sans recours à un laboratoire;
  • la facilité d'utilisation de ces tests permet à un grand nombre de professionnels de les réaliser après une courte formation;
  • leur facilité d'accès devrait permettre d'élargir la frange de la population pouvant être testée;
  • leur économicité;
  • l'alternative; solide qu'ils représentent face à la pénurie en réactifs moléculaires.

Bien que les tests moléculaires (PCR) restent la référence en termes de sensibilité et de spécificité, il convient, afin de répondre aux besoins de diagnostic rapide et large dans la population, d'élargir l'accessibilité aux tests.

Les tests antigéniques rapides reposent, comme les tests moléculaires (PCR) sur un frottis nasopharyngé. Leur fiabilité reste élevée dans les quatre premiers jours, permettant de détecter 85% à 90% des personnes infectées. Des faux négatifs sont possibles mais une grande partie des personnes qui ne seront pas détectées par ces tests sont probablement non contagieuses, rendant acceptable ce risque en termes de santé publique. Le but premier est d'ajouter un outil visant à mieux contrôler l'épidémie et ne se substitue pas aux tests moléculaires pour les personnes hospitalisées ou présentant des complications.

17. MESURE EN CAS DE DECES

Mise à jour: 29 octobre 2020

En cas de décès faisant suite à un cas suspect de COVD-19, le frottis post-mortem doit être effectué (cf. Critères de test de l'OFSP du 16.10.2020 sous 9.1.).

18. VARIANTS DU COVID-19

Mise à jour: 27  avril 2021

Texte rédigé par la Dre Pauline Vetter

Un variant résulte de l’évolution naturelle d’un virus qui accumule des « erreurs » lors de la réplication. Lorsque ces mutations confèrent un avantage au virus, notamment sous l’effet d’une pression de sélection externe, elles peuvent se fixer dans une population de virus.

Les différents variants du coronavirus décrits dans le monde portent chacun plusieurs mutations qui les caractérisent. Toute mutation, notamment au niveau de la protéine spike, peut avoir un impact sur l’entrée du virus dans la cellule, mais aussi sur la capacité des anticorps à neutraliser le virus. Si les effets de différentes combinaisons de mutations ne peuvent pas être prévus, les différentes mutations mises en évidence ne suffisent pas à elles seules à empêcher toute neutralisation, et il est attendu que les vaccins protègent aussi contre les différents variants, au moins contre le développement d’une maladie sévère.

Il existe plusieurs variants, aux noms différents, dont 3 sont considérés comme étant des variants « préoccupants » (variants of concern, VOC). Un variant est considéré comme un VOC s’il a soit une plus grande transmissibilité, un phénotype différent (par exemple plus grande sévérité), un potentiel d’échappement au système immunitaire ou à des traitements, ou s’il entraîne un échec diagnostic.

-Lignée B1.1.7: mis en évidence initialement au Royaume Uni, actuellement responsable de la grande majorité des nouvelles infections dans le région genevoise depuis fin février 2021. Ce variant a remplacé ceux qui circulaient localement précédemment. Plusieurs études épidémiologiques et de modélisation retrouvent une transmissibilité plus importante (de 40 à 70%) par rapport aux variants précédents, en raison des mutations qu’il comporte au niveau de la protéine Spike, qui augmentent son infectiosité. Il n’y a pas d’argument parlant en faveur d’un mode de transmission différent. Une augmentation de sa sévérité est mise en évidence par une augmentation du nombre d’hospitalisation après infection, mais la mortalité des patients hospitalisés n’est probablement pas plus élevée que pour les précédents virus circulants. L’efficacité des vaccins à ARNm contre ce variant est conservée.
-Lignée B.1.351: identifié initialement en Afrique du Sud, il circule à bas bruit en Suisse et notamment à Genève. Il semble aussi sur la base de données épidémiologiques se transmettre plus facilement, mais à l’heure actuelle ne semble pas être capable de remplacer le variant B.1.1.7 (anglais).
-Variants P.1: (origine Brésil) Il est responsable d’une importante flambée de cas au Brésil.
Ces 3 VOCs comportent la mutation 501Y, qui entraîne une entrée facilitée dans la cellule.

En plus, les variants P.1 et B.1.351 portent aussi la mutation 484k, qui est connue pour favoriser un échappement au système immunitaire. In vitro, la présence de cette mutation entraîne une diminution des capacités de neutralisation des sérums convalescents ou de vaccinés, ce qui fait redouter un risque plus important de réinfections ou de moins bonne protection vaccinale.

Depuis la mise en place de programmes de surveillance plus large de ces variants, de nombreux nouveaux variants ont été mis en évidence. Certains sont considérés comme des variants d’intérêt (variants of interest, VOI), qui ne remplissent pas tous les critères pour être considérés comme des VOCs mais qui sont surveillés de près. Parmi lesquels, notamment:
-un variant B.1.427/429 (identifié en Californie), 20% plus transmissible que les virus qui circulaient précédemment
-un variant B.1.627 (dit indien), observe pour la première fois en octobre 2020 en Inde
-un variant B.1.526 (mis en evidence de New York). Il en existe maintenant de nombreux mis en évidence.

Ils portent tous des mutations qui font redouter un échappement immunitaire. Le variant B.1.627 (indien) comporte, parmi ses multiples mutations, 2 changements de base (E484Q et L452R) connus pour partiellement échapper à l’immunité. Cependant, il n’est pas encore mis en évidence que ce soit sa présence qui soit à l’origine de la nouvelle vague observée en Inde, la situation sanitaire et les mesures de prévention sur place étant très différentes du système suisse. Ce variant n’a pas encore été identifié à Genève.

Tous ces variants restent identifiables par les tests de PCR, qui ont plusieurs cibles permettant de détecter le virus.

Les tests antigéniques ont été montré efficaces pour détecter le variant B1.1.7, et devraient de la même façon être efficaces pour détecter les autres variants.

Aux HUG, la recherche systématique de la mutation 501Y a été arrêtée mi-avril 2021 sur les tests détectés positifs, car quasi toutes les nouvelles infections identifiées étaient dues à des variants qui comportent cette mutation. Le laboratoire de virologie continue à systématiquement rechercher une mutation en position 484 pour surveiller les variants, et un programme de surveillance par séquençage permet de suivre et d’identifier les différents variants.

Le laboratoire de virologie des HUG surveille la proportion de nouveaux variants et la cellule COVID-19 du service du médecin cantonal a renforcé ses investigations autour des cas infectés par un variant porteur d’une mutation 484k. Les contacts étroits, placés en quarantaine, sont tous incités à se faire tester au cinquième jour de leur quarantaine via un SMS du médecin cantonal. Le test est remboursé. A Genève, les contacts étroits des contacts étroits ne sont ni identifiés ni contactés. Le traitement et les durées d’isolement sont les mêmes, quel que soit le variant identifié.