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#GenevaLovesData: la science des données prend ses quartiers d’été

Cet été, Genève devient la capitale européenne des données biologiques et biomédicales. Du 3 août au 4 septembre, la ville accueille #GenevaLovesData: à l’occasion de la 25e Conférence Européenne de Biologie Computationnelle (ECCB 2026), une série d’événements de sensibilisation — forum public, exposition en plein air, performance — mettront la science des données et sa contribution à la société, à la recherche, à la médecine et à l’économie sur le devant de la scène. Initié par le SIB Institut suisse de bioinformatique, dont la Faculté de médecine est partenaire de longue date, ce programme renforce la position de Genève comme pôle mondial de référence pour des données fiables et de haute qualité.

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La recherche scientifique, et notamment biomédicale, génère une quantité phénoménale de données — génomique, imagerie médicale, surveillance des agents pathogènes. Depuis sa fondation à Genève, le SIB met en réseau les chercheuses et chercheurs suisses afin de renforcer le partage, la visualisation et l’analyse de ces données à grande échelle. «L'intelligence artificielle est en train de transformer rapidement la science, la santé, l'économie et la société», rappelle Christophe Dessimoz, directeur exécutif du SIB. «Mais sa valeur dépend en fin de compte de la qualité des données sur lesquelles elle repose.»

C’est dans cet esprit que le SIB organise l’ECCB 2026, du 31 août au 4 septembre au Centre International de Conférences de Genève (CICG), sous le thème «Santé, IA et biodiversité: la biologie computationnelle pour relever les défis de notre époque». Plus de 1000 expertes et experts internationaux — chercheurs et chercheuses, cliniciennes et cliniciens, industriels et décideurs politiques — se retrouveront pour échanger sur les avancées permises par les données dans des domaines aussi variés que la médecine personnalisée, la lutte contre le cancer, la surveillance épidémique ou la protection de l’environnement. La cérémonie d’ouverture, le 31 août, réunira des autorités fédérales et cantonales, notamment Guy Parmelin, Président de la Confédération, Anne Hiltpold, Présidente du Conseil d’État genevois, et Audrey Leuba, Rectrice de l’Université de Genève. 

Un forum public pour comprendre les enjeux

Le 31 août au CICG, en parallèle des sessions scientifiques, une après-midi ouverte à toutes et tous — sans prérequis scientifique — propose d’explorer les promesses et les limites de la science des données. Des scientifiques genevois-es interviendront sur quatre thématiques concrètes: l’oncologie de précision (Prof. Olivier Michielin, SIB, UNIGE & HUG), la surveillance des épidémies et la sécurité alimentaire, l’environnement et la biodiversité (Prof. Pascal Peduzzi, UNIGE), et l’éthique du partage des données (Prof. Samia Hurst-Majno, UNIGE).

«Les données de santé touchent à la vie et à l'intime et leur gouvernance engage notre responsabilité collective», souligne Antoine Geissbühler, doyen de la Faculté de médecine. «L'Université a un rôle crucial à jouer pour penser l'IA médicale de façon critique en vue de son utilisation responsable, éthique et équitable. Elle met au premier plan la complémentarité avec l’intelligence humaine et donc de l’intelligence augmentée, ainsi que la nécessité d’une gestion souveraine des données et de leur traitement, au bénéfice des patients, des patientes et de la société.»

Il participera à la table ronde du forum public consacrée à la souveraineté des données, à l’IA responsable et à la coopération internationale, aux côtés de la conseillère d’État genevoise Delphine Bachmann et d’autres représentantes et représentants institutionnels.

Datarium, une exposition à ciel ouvert

Dès le 3 août, l’exposition Datarium — Genève au cœur des données de la vie investit le Parc des Bastions avec 30 panneaux bilingues (français et anglais), avant de migrer à la Rotonde du Mont-Blanc fin août, puis au CICG durant la conférence. Organisée autour de cinq thématiques — oncologie de précision, santé personnalisée, surveillance des épidémies, biodiversité et intelligence artificielle —, elle présente les travaux de chercheuses et chercheurs de l’UNIGE, du SIB et des HUG avec des visuels signés par le photographe genevois Nicolas Righetti. Une version digitale multilingue sera accessible en ligne dès début juillet. L’exposition sera ensuite proposée à la Faculté de médecine à l’automne, avant d’être déclinée dans d’autres villes suisses.

Genève, carrefour mondial des données de confiance

#GenevaLovesData s’inscrit dans une ambition plus large: affirmer la position de la Suisse — et de Genève en particulier — comme centre mondial pour des données scientifiques de qualité. «Aucun pays ne peut, à lui seul, produire, gérer, gouverner et connecter toutes les données, expertises et normes nécessaires à une IA digne de confiance», souligne le SIB. «Les progrès dans ce domaine dépendent de la coopération internationale.» Dans un contexte où la gouvernance des données constitue un défi stratégique majeur, cette initiative, soutenue par la Confédération (SEFRI) et le Canton de Genève, nous encourage toutes et tous à nous interroger sur les enjeux de leur production, leur utilisation et leur sécurisation. Déployée dans l’espace public genevois ¬— coloration du jet d’eau, drapeaux sur le Pont du Mont-Blanc, affiches dans les TPG et à l’aéroport — la science des données s’ouvre à la Cité.

Programme complet: genevalovesdata.org

Forum public du 31 août: genevalovesdata.org/forum-public

Exposition Datarium:

  • dès le 3 juillet | en ligne
  • 3–19 août | Parc des Bastions 
  • 20–30 août | Rotonde du Mont-Blanc

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