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Le groupe Foti publie une étude mettant en évidence l’importance du miR-21 dans le développement des maladies de foie.

Screen Shot 2016-08-12 at 11.11.37 AM.pngLe groupe du Prof. Michelangelo Foti a récemment publié un article de recherche intitulé “Stress-activated miR-21/miR-21* in hepatocytes promotes lipid and glucose metabolic disorders associated with high-fat diet consumption” dans le journal Gut. L’auteur de l’article est l’étudiant en thèse Nicolas Calo, qui a eu un premier article en premier auteur (GUT, 2016, doi: 10.1136/gutjnl-2015-310822).
 
Les hépatopathies stéatosiques non-alcooliques sont des maladies du foie souvent associées à l’obésité et au diabète. Elles représentent le premier stade de pathologies hépatiques sévères (inflammation et fibrose)  pouvant évoluer également vers le cancer. Les microARNs (miRNAs) sont des petites molécules d’ARN naturellement produites par les cellules et qui sont capables de réguler l’expression d’une variété de gènes impliqués dans différentes fonctions cellulaires selon les besoins de l’organisme. Le miR-21 et son partenaire anti-sens miR-21* sont des miRNAs qui sont souvent surexprimés dans l’inflammation et les cancers humains. Le groupe du Prof. Foti a précédemment découvert que ce microARN est déjà fortement exprimé dans le foie avec la stéatose hépatique. Dans leur étude, Calo et collaborateurs montrent que lorsqu’on supprime génétiquement dans des souris le miR-21 et miR-21*, soit dans tout l’organisme soit seulement au niveau des hépatocytes, les animaux ne montrent pas de phénotypes particuliers dans des conditions normales. Cependant, lorsque les animaux sont soumis à un régime alimentaire enrichi en graisse, l’absence de miR-21 et miR-21* prévient le développement d’un foie gras et l’intolérance au glucose. Au niveau moléculaire, la délétion de miR-21 et miR-21* dans les hépatocytes affecte l’expression de régulateurs transcriptionnels importants pour le métabolisme des sucres et des graisses dans le foie, en accord avec les améliorations métaboliques observées dans les animaux soumis à un régime obesogène.
 
Cette étude suggère que le miR-21 et miR-21*  pourraient représenter des cibles attrayantes pour le développement de thérapies contre les maladies du foie gras et leurs évolutions vers des stades plus sévères et le cancer. Un commentaire sur cette étude à également été publié dans le même volume du journal  GUT (Benhamouche-Trouillet S and Postic C, GUT, 2016, doi: 10.1136/gutjnl-2015-310044).
 
Pour plus d’information, veuillez contacter Michelangelo.Foti(at)unige.ch 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par: P. Nunes-Hasler et S. Ljubicic.

22 juillet 2016
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