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Une collaboration avec la Faculté de Science a mené à la découverte d’une nouvelle arme chimique contre le cancer

Cellules de mélanome multipolaire colorées pour les centrosomes (gamma-tubuline en rouge, centrine en vert) et l’ADN (DAPI en bleu). La barre d’échelle représente 5 µm. © UNIGE

 

La lutte contre le cancer passe par l’éradication des cellules cancéreuses, mais les traitements actuels ne sont pas sans conséquences sur les cellules saines. Du fait du dosage des traitements, les patients tendent à développer des résistances aux médicaments et souffrent d’effets secondaires.

 

Tester simultanément des nouvelles formules

Dans leurs travaux publiés dans Cancers, les scientifiques de l’Institut des sciences pharmaceutiques de Suisse occidentale (Prof. Patrycja Nowak-Sliwinska) et du département de Physiologie cellulaire et métabolisme (Prof. Patrick Meraldi) ont étudié dix substances utilisées contre le cancer, avec lesquelles ils ont testé in vitro quelques 200 combinaisons possibles et mené de nombreuses simulations informatiques. Ces tests simultanés sur une cellule cancéreuse et sur une cellule saine ont été rendus possibles grâce à une nouvelle méthode développée à l’Université de Genève.

 

Un nouveau traitement contre le cancer très prometteur

La combinaison la plus efficace et provoquant le moins d’effets secondaires est C2. Composée de quatre produits (tubacin, C1-994, erlotinib et dasatinib), C2 exploite un mécanisme d’action très prometteur en ciblant des organites impliqués dans la division cellulaire, les centrosomes, qui sont présents en surnombre uniquement chez les cellules tumorales. L’étape suivante consiste à tester le traitement in vivo sur des souris.

 

 

 

 

Mis en ligne par: Véronique Rosset

28 octobre 2019
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