Les 5 Domaines de Recherche du PRN-Synapsy

La majorité des maladies mentales, telles que la schizophrénie, l'autisme et les trouble de l’humeur de type bipolaire ont une contribution génétique. En parallèle, le contexte culturel, social et psychologique dans lequel un individu est élevé influence également le développement d'une maladie mentale. A travers ses projets de recherche Synapsy a pour but d’étudier le rôle conjoint des facteurs génétiques et environnementaux dans l'origine et le développement d’une trouble psychique.

Les projets scientifiques de Synapsy sont articulés en « workpackages » (WP) translation-nels impliquant des équipes de recherche clinique collaborant étroitement avec des chercheurs utilisant des modèles animaux.

Les projets des 5 différents WP sont tous construits autour de cohortes cliniques lémaniques Vaud-Genève.

 

WP#1 - Schizophrénie (cohorte 22q11)
WP#2 - Schizophrénie idiopathique
WP#3 - Autisme
WP#4 - Stress précoce
WP#5 - Troubles de l'humeur

 

WP#1 - Schizophrénie (cohorte 22q11)

Ce projet translationnel vise à identifier les altérations neuro-développementales responsables du risque accru de développer une psychose chez les patients ayant une altération génétique définie (microdélétion 22q11) ainsi que dans un modèle de souris portant la même altération génétique (souris LgDel).

L'objectif est d'étudier la relation entre l'altération de certains circuits neuronaux et les manifestations comportementales de la maladie. Les patients sont étudiés au travers d’analyses multimodales des réseaux neuronaux et par des endophénotypes cognitifs. Chez la souris, les altérations synaptiques et les circuits anormaux affectant l'hippocampe ainsi que le cortex préfrontal et cingulaire sont étudiés.

ELIEZ LAB >

CARONI LAB >

CARLETON LAB >

BEZZI LAB >

 

WP#2 – Schizophrénie idiopathique

L’identification de biomarqueurs précoces est clé afin d’identifier des patients à risque de développer une schizophrénie.

Dans ce projet translationnel, il a été découvert dans des modèles animaux et chez l’homme qu’un dérèglement du système oxidatif (redox) est un facteur de risque majeur pour le développement d’une schizophrénie.

Les profils neurochimiques, transcriptomiques et métabolomiques sont étudiés et associés à l'analyse des réseaux structuraux et fonctionnels chez les patients psychotiques. Les résultats sont comparés avec des approches similaires, réalisées dans un modèle de souris déficient pour une enzyme importante dans le système redox.

CONUS LAB >

DO LAB >

 

WP#3 – Autisme

Le but de ce projet est d’étudier une cohorte de très jeunes enfants souffrant de troubles du spectre autistes afin de déterminer l'impact d'une intervention précoce sur l’évolution clinique et cérébrale de ces patients.

En parallèle, des études sur des modèles animaux tentent d'élucider le rôle de certains circuits et mécanismes moléculaires qui pourraient expliquer l’apparition des symptômes autistiques. En effet, l’effet de gènes conférant un risque élevé pour les troubles autistiques sont étudiés dans des modèles animaux et permettent de mieux comprendre le rôle de circuits cérébraux spécifiques régulant les comportements sociaux.

SCHAER LAB >

BAGNI LAB >

BELLONE LAB >

 

WP#4 – Stress précoce

L’adversité précoce joue une rôle clé dans la vulnérabilité aux maladies psychiatriques, notamment dans l’apparition de troubles de la régulation émotionnelle.

Dans ce projet, des enfants soumis à des traumas précoces sont suivis longitudinalement avec pour objectif d’étudier l’émergence de comportements anxieux et dépressifs, et leur lien avec une dysrégulation des circuits cérébraux impliqués dans la régulation des émotions.

Des modèles animaux centrés sur des expositions à des stress précoces permettent d’étudier comment des expériences traumatiques d’ordre émotionnelles sont durablement inscrites dans les réseaux cérébraux au travers de mécanismes épigénétiques.

SCHECHTER LAB >

DAYER LAB >

SANDI LAB >

GRÄFF LAB >

HOLTMAAT LAB >

SCHNEGGENBURGER LAB >

 

WP#5 – Troubles de l'humeur

Le but de ce projet est d’étudier les facteurs qui mènent à l’apparition d’un trouble de l’humeur en étudiant une population à risque d’enfants de parents souffrant de dépression et de bipolarité.

En utilisant des méthodes de neuroimagerie multimodale il est possible de détecter des altérations fonctionnelles cérébrales dans cette population à risque et de développer de nouveaux biomarqueurs.

La recherche sur des modèles animaux a permis d’identifier les cellules gliales et le lactate comme des facteurs déterminants dans la neurobiologie des troubles de l’humeur. Dans les projets en cours, le rôle des astrocytes dans la plasticité cérébrale et la réponse aux antidépresseurs est étudié sur le plan moléculaire.

AUBRY LAB >

MARQUET/PREISIG LAB >

MAGISTRETTI/J-L MARTIN LAB >

VOLTERRA LAB >