Quelques mollusques de Colombie. Voyage d’exploration scientifique en Colombie (1914) a

Qu’on me permette, avant toute chose, de remercier bien vivement M. le Dr Fuhrmann, professeur à l’Université de Neuchâtel, qui a bien voulu me charger d’étudier les mollusques testacés rapportés de son expédition de Colombie. Tous mes remerciements également à M. le prof. Bedot, directeur du Musée d’histoire naturelle de Genève, qui m’a autorisé à consulter les importantes collections et la riche bibliothèque de son musée. Je me fais un devoir enfin de rappeler que mon cher et vénéré maître, feu M. le Dr Paul Godet, allait entreprendre ce travail, quand la maladie l’a surpris.

La faune malacologique de Colombie, bien connue dès le milieu du dix-neuvième siècle, principalement par les travaux de Pfeiffer, de Reeve et de Mousson, comprend environ 300 espèces terrestres et fluviatiles. L’énorme prédominance des espèces bulimiformes (environ les 2/3) est le principal fait qui la caractérise, ainsi que la présence d’un certain nombre de genres spéciaux, pour constituer la région colombienne, avec le Venezuela, la Guyane et une partie de l’Équateur. Cette classification est déjà établie par Woodward, en 1856 ; en 1857, Sclater fait rentrer ces pays dans sa région néotropicale, que Russel Wallace subdivise en quatre sous-régions (1876), dont la première renferme la Colombie (région brésilienne, comprenant tout le nord de l’Amérique du Sud). P. Fischer, en 1887, reprend la région colombienne de Woodward (24e région, la deuxième de la zone néotropicale) en lui assignant les mêmes limites. À mesure que l’on avance dans l’étude des mollusques de ces pays, on observe un rapport toujours plus étroit entre l’Équateur, la Colombie et le Venezuela, rapport bien évident dans les nouveaux matériaux recueillis par M. Fuhrmann : le Solaropsis Gibboni est commun à l’Équateur et à la Colombie, ainsi que le Borus Popelairianus et l’Orthalicus zebra ; le Leptomerus cacticolus signalé d’abord au Venezuela a été trouvé aux environs d’Angelopolis, avec les Obeliscus riparius et cuneus, de l’Équateur ; enfin la Subulina octona, trouvée à Supia, est signalée par le Dr Miller à l’Équateur.

M. Fuhrmann a rapporté de Colombie 27 espèces dont une, toute jeune, qu’il n’est pas possible de déterminer et une Rhodea, probablement Rh. Wallisiana qui provenait des environs de Titiribi et qui s’est perdue. Sur les 25 autres espèces, 7 sont nouvelles, deux Glandina, un Euconulus, un Labyrinthus, une Leptinaria, une Limnæa et un Ancylus. J’ai aussi établi 7 nouvelles variétés en me fondant sur des différences constantes et non individuelles, ou, quand l’exemplaire est unique, sur des différences assez importantes pour servir à caractériser des variétés. Je catalogue en outre deux espèces recueillies aux Antilles, un Thaumastus de Haïti et un Planorbis de Jamaïque.

Il résulte naturellement un grand intérêt zoogéographique des provenances exactes, toujours soigneusement notées par M. Fuhrmann, qui compléteront les données ordinairement trop vagues de la plupart des auteurs, sur les distributions horizontale et verticale de chaque espèce. Il est en outre curieux de signaler ce fait que, malgré les quantités d’eau qui tombèrent chaque nuit et souvent pendant le jour, durant tout le voyage à travers la Colombie, les coquilles étaient extrêmement rares et que M. Fuhrmann n’a trouvé qu’un nombre restreint d’espèces, bien que le genre de recherches auquel il s’adonnait le plus le portât à retourner tous les cailloux et les morceaux de bois humides et à étudier tous les endroits favorables aux mollusques.

Enfin, pour la bibliographie, je ne renvoie qu’aux ouvrages originaux et aux manuels que j’ai consultés pour la détermination de l’espèce.

Cl. Gastropoda

I. S. Cl. Pulmonata

I. Ord. Stylommatophora

Fam. Oleacinidæ

Gen. Euglandina Cross. et Fisch.

1. Euglandina Fuhrmanni nov. sp.

Testa oblongo-subfusiformis, ventricosa, solidula, rubrofusca, unicolor, distincte striata et transverse striatula ; spira curta, ovato-conica, apice obtuso, rubro ; sutura angustissime albomarginata, crenulata ; anfractus 6 convexiusculi, ultimus spiram altitudine valde superans, basi fortiter attenuatus ; columella valde arcuata, abrupte truncata ; apertura subverticalis ovato-oblonga 13/17 longitudinis œquans, intus margaritacea, roseoazura ; peristoma simplex, acutum, margine dextro leviter arcuato.

Alt. 51, diam. 26 mm.

Apert. 39 mm, longa, medio 13 lata.

Hab. Environs de Bogota, à 2660 m (Pl. IX, fig. 12).

Coquille oblongue, subfusiforme, ventrue, assez solide, rouge brun, unicolore, distinctement striée et transversalement légèrement striolée. Spire courte, ovale conique, à sommet obtus, rougeâtre. Suture très finement bordée de blanc, crénelée. Six tours de spire un peu convexes, le dernier dépassant de beaucoup la spire en hauteur, passablement atténué à la base. Columelle fortement tordue, brusquement tronquée. Ouverture presque verticale, ovale oblongue, occupant les 13/17 de la hauteur totale, nacrée à l’intérieur, d’une couleur rose bleuâtre. Péristome simple, à bord droit légèrement tordu.

Je n’ai trouvé aucune espèce qui lui soit très voisine.

2. Euglandina Godeti nov. sp.

Testa oblongo-fusiformis, solida, fusco-rosea, unicolor, distincte striata et transverse minutissime striatula ; spira elongata, conica, obtusa, apice obtuso ; sutura minime albo marginata, vix crenulata (minute, ut Gl. plicatula) ; anfractus 7 convexiusculi, ultimus fere spiram œquans ; columella maxime arcuata, abrupte truncata ; apertura parum obliqua, acuminato-ovalis, basi ampla, intus roseo-azura, margaritacea ; peristoma simplex, acutum, margine dextro leviter armato, basi expanso.

Alt. 47, diam. 20 mm.

Apert. 22 mm, longa medio 11 lata.

Hab. Bogota, sub lapidibus, etc., locis uvidis.

Coquille oblongue fusiforme, solide, brun rosé, unicolore, distinctement striée et transversalement très finement striolée. Spire allongée, conique, obtuse, à sommet obtus. Suture très finement bordée de blanc, à peine crénelée (comme la Gl. plicatula). Sept tours de spire peu convexes, le dernier égalant presque la spire en hauteur. Columelle fortement tordue et brusquement tronquée. Ouverture très peu oblique, ovale acuminée, ample vers la base, rose bleuâtre à l’intérieur, nacrée. Péristome simple, aigu, à bord droit légèrement épaissi, dilaté vers la base.

Cette espèce se rapproche de l’Eugl. truncata (Tryon et Pilsbry, Man., II sér., 19, pl. 21, f. 10-12) mais en diffère par sa spire plus obtuse, par sa suture beaucoup plus finement marginée et à peine crénelée, et surtout par son ouverture très dissemblable : beaucoup moins élevée, bien plus ample à la base et à columelle plus tordue. Elle est aussi voisine de l’Eugl. saccata dont elle se distingue par les mêmes caractères de la suture et de l’ouverture ainsi que par sa columelle beaucoup plus tordue. (Pl. IX, fig. 10 et 11.)

Var. dubianov. var.

Varietas parvula, spira minus elevata, obtusior ; apertura spiram œquans, margine dextro attenuatiore.

Petite variété à spire moins élevée que le type, plus obtuse. Ouverture égalant la spire en hauteur, à bord droit plus atténué vers la base, au lieu d’être dilaté.

Cette variété se rapproche beaucoup de la variété correspondante de l’Eugl. truncata (Tryon et Pilsbry, loc. cit., pl. 21, fig. 12) mais en diffère nettement par sa coloration rouge brune et sa suture à peine crénelée d’Eugl. Godeti normale.

Hab. cum typo. (Pl. IX, fig. 9.)

Fam. Streptaxidæ

Gen. Scolodonta Döring

3. Scolodonta (Happia) Santanaënsis

Helix Santanaënsis, Pfr., Proc. zool. soc., 1854, p. 52.

Helix Santanaënsis, Reeve, Conch. ic., sp. 1344, pl. 191.

Helix Santanaënsis, Pfr., Mon. el., IV, p. 82.

Hyalina Santanaënsis Tryon et Pilsbry, Man., Ser. II, vol. 2, p. 165, pl. 52, fig. 57.

Scolodonta Santanaënsis Kobelt, in Chemn., Streptaxidæ, p. 65, pl. 51, fig. 4.

Var. depressa nov. var.

Var. major, depressa.

Cette variété, dont M. Fuhrmann n’a trouvé qu’un exemplaire, est plus grande que ne l’indiquent Pfeiffer et Kobelt (texte : diam. 4, 5 mm), mais son diamètre correspond à celui que donne Kobelt à sa fig. 4 (6 mm) ; elle est bien plus déprimée.

Ce n’est pas la Scol. Thomasi, qui est plus grande et a une ouverture très différente (« Apert. vix obliqua, subcircularis, modice excisa »).

Hab. vallée du Cauca, à l’embouchure du Rio Amaga. (Pl. X, fig. 7.)

Fam. Vitrinidæ

Gen. Conulus Fitz.

4. Conulus Fuhrmanni nov. sp.

Testa imperforata, trochiformis, tenuis, glabra, nitida, corneo fulva, minutissime striatula ; spira conoidea, apice subacuto ; anfractus 5 ½ parum convexi, angusti, leniter crescentes, ultimus basi convexius ; apertura transverse semilunaris ; peristoma simplex, acutum, margine columellari brevi dilatato ; columella subverticalis, recta.

Diam. maj. 3, min. 2 2/3 mm.

Alt. 2 9/10 mm.

Hab. Puerto de los Pobres (Cauca), à l’embouchure de l’Amaga, 720 m.

Coquille imperforée, trochiforme, mince, lisse, brillante, brun corné clair, très finement striolée. Spire de forme conique à sommet légèrement pointu. Cinq tours de spire et demi, peu convexes, très étroits, s’accroissant lentement, le dernier plus bombé à la base. Ouverture en forme de croissant, transversale. Péristome simple, aigu, à bord columellaire brièvement dilaté. Columelle presque verticale, droite.

Cette nouvelle espèce diffère bien nettement, par sa petite taille et la hauteur de sa spire, des formes indigènes voisines ; M. Fuhrmann n’en a malheureusement rapporté qu’un seul individu. (Pl. X, fig. 8-10.)

Fam. Helicidæ

Gen. Isomeria Alb.

5. Isomeria Oreas

Helix Oreas, Koch., in Phil. icon., I, 7, p. 151, Hel., pl. 5 fig. 2.

Helix Oreas, Pfr., in Chemn., Helix, n° 449, p. 55, pl. 75, fig. 1-3.

Helix Oreas, Pfr., Mon. hel., I, p. 400.

La forme normale de cette espèce n’est représentée que par trois exemplaires, sur la vingtaine qu’en a trouvée M. Fuhrmann à Angelopolis ; un seul est typique, diam. maj. 57, min. 46 et alt. 27 mm). Les deux autres sont des :

f. elevata : diam. maj. 57, min. 46 ; alt. 29 et 30 mm.

Var. parvula nov. var.

Ab typo differt minore testa et peristomate magis tenui.

Cette nouvelle variété se distingue du type par sa taille plus petite et son péristome plus mince ; la couleur est généralement assez foncée. (Pl. IX, fig. 8.)

Diam. maj. 49-51 mm, min. 41-42 mm ; alt. 25 mm. Assez variable :

f. major = diam. maj. 51 ½-53, min. 43-44 ½, alt. 25 mm.

f. minor = diam. maj. 47-48, min. 41 ½-41, alt. 24 mm.

f. depressa = diam. maj. 49, min. 41, alt. 23-24 mm.

f. rotundata = diam. maj. 49, min. 43, alt. 24 mm.

f. tridentata = Un individu, sinon normal, présentant une proéminence dentiforme au bord supérieur de l’ouverture.

Hab. Angelopolis, près de Titiribi (prov. Antoquia) à 1970 m.

Gen. Labyrinthus Beck.

6. Labyrinthus Angelopolites, nov. sp.

Testa late umbilicata, lentiformis, acute carinata, irregulariter striata vel granulata, fusco cornea ; spira obtuse depressa, apice non proeminente, pallidiore : sutura fere plana ; anfractus quinque, fere plani ; apertura, subhorizontalis, plica minuta in palato immersa prœdita, intus cornea pallidior ; peristoma non in pariete solutum, obtuse albo reflexum ; margine parietali laminam erectam armatim introeuntem emittente ; supero subexpanso ad carinam descendente canalem non formante ; margine basali fortiter bidentato, sinu interposito, dente externo simplice, erecto, dente interno pliciformi sed ad extremum erecto, horizontaliter introeunte, ambobus marginalibus ; columellari umbilicum sinuose invadente.

Diam. maj. 34, min. 29, alt. 11 mm.

Hab. Angelopolis, près Titiribi, à 1970 m (2 exemplaires).

Coquille largement ombiliquée, lentiforme, fortement carénée (à carène très aiguë), irrégulièrement striée ou granulée, brun corné assez foncée. Spire obtusément déprimée, à sommet non proéminent, plus pâle que le reste du test. Suture presque plane de même que les tours de spire, qui sont au nombre de cinq. Ouverture subhorizontale, offrant un très petit pli fixé au bord supérieur, cornée à l’intérieur et de couleur plus pâle, présentant une lamelle acérée au bord pariétal ; le bord supérieur ne forme pas de canal en descendant vers la carène ; le bord inférieur offre deux fortes dents séparées entre elles, l’externe simple, dressée, l’interne en forme de pli mais relevée à son extrémité, entrant horizontalement ; le bord columellaire se replie dans l’ombilic en décrivant une sinuosité.

Cette nouvelle espèce ne peut se confondre qu’avec les H. Taraponensis et bifurcata, dont elle diffère surtout par ses deux dents simples et non bifides. Par sa forme générale, elle se rapproche beaucoup de l’H. erecta Mouss. (H. subplanata Petit), bien différente par le canal de l’extrémité droite de l’ouverture. (Pl. X, fig. 1-6.)

Gen. Solaropsis Beck.

7. Solaropsis Gibboni

Helix Gibboni Pfr., Symb., III, p. 37.

Helix Gibboni Pfr., Mon. hel. I, p. 371.

Helix Gibboni Pfr., in Chemn., Helix, p. 213, pl. 107, f. 10.

Un bel exemplaire provenant de la Sabana de Bogota, de 64 mm de grand diamètre. Ce nom de Gibboni n’est pas synonyme, comme le disent Pfeiffer et Clessin (Nom. hel.) de l’Helix Amori Hidalg., qui a une taille bien plus grande. (Détermination de M. Paul Godet.)

Fam. Bulimidæ

Gen. Borus Alb.

8. Borus Popelairianus

Bulimus Popelairianus, Nyst., Bull. Acad. Brux., XII, pl. 4, f. 5 (1884).

Bulimus Popelairianus, Pfr., Mon. Hel., II, p. 20.

Bulimus Popelairianus, Mart., in Pfr., Novit. conch., V, n° 872, pl. 139 et 140.

Non Bul. Popelairianus de Reeve.

Var. Thammianus

Var. Thammianus, Mart., Novit. conch., V, pl. 140, fig. 1.

Un exemplaire qui diffère légèrement du type de Martens par sa forme un peu moins large.

Hab. El Cairo, près du Cauca (prov. Antioquia) à 892 m (Détermination de M. P. Godet).

Long. 135, larg. 70 mm.

Apert. long. 70, larg. 48 mm (cum perist.)

Var. connectens

Var. connectens Mart., Novit. conch. V, pl. 139, f. 1.

Forma minor : deux beaux exemplaires provenant également d’El Cairo, plus petits que le type de Martens.

Long. a) 127, b) 124 mm ; larg. a) 70, b) 68 mm.

Apert. long, a) 63, b) 62 mm ; larg. a) 49, b) 48 mm.

Gen. Plekocheilus Guild.

9. Plekocheilus pulicarius

Bulimus pulicarius, Reeve, Conch. ic., pl. 42, sp. 267.

Bulimus glandiformis, Pfr. Mon. Hel., II, p. 49.

Bulimus pulicarius, Pfr., loc. cit., III, p. 325.

Bulimus pulicarius, Pfr., in Chemn., n° 255, p. 186, pl. 54, f. 6-7.

Cinq exemplaires recueillis sur la Sabana de Bogota, déterminés par M. Godet, tous plus ou moins différents les uns des autres. La hauteur varie entre 31 et 40 mm, et la largeur entre 19 et 25 ; la spire est plus ou moins allongée, l’ouverture plus ou moins obtuse, etc.

f. normalis, 30-31 mm de hauteur et de 19-20 de largeur.

f. gracilis, 35 mm de hauteur et de 20 de largeur.

f. major, 37 mm de hauteur et de 23-24 de largeur.

f. maxima, 40 mm de hauteur et de 25 de largeur.

Gen. Eurytus Alb.

10. Eurytus succinoides

Bulimus succinoides, Petit, Rev. Zool., 1840, p. 75. Mag. zool., 1841, pl. 31.

Bulimus succinoides, Reeve, Conch. ic., pl. sp. 264.

Bulimus succinoides, Pfr., Mon. Hel., II, p. 18.

Bulimus succinoides, Fér. et Desh., Hist. Moll., II, p. 246, pl. 145, fig. 19-21.

Var. intermedia nov. var.

Intermedia inter Eurytus latilabris et E. succinoides. Testa magna, apertura latior.

Petit de la Saussaye, l’auteur de cette espèce, Férussac et Deshayes lui donnent comme dimensions 32 mm de longueur sur 18 de largeur (et 35 sur 20, dans Mag. zool.) ; mais Pfeiffer indique 39 mm × 19 et une ouverture de 31 sur 18 mm. D’autre part, Mousson dans les Malak. Bl. (XXI, 1873, p. 7) parle d’une hauteur de 41 mm. L’unique exemplaire trouvé par M. Fuhrmann au Paramo Cruz Verde (à l’est de Bogota, prov. Cundinamarca, alt. 3600 m) est remarquable par sa coloration très voisine de celle de l’Eurytus latilabris ainsi que par la largeur de son ouverture et par sa grande taille. Il est cependant évident qu’il appartient à l’E. succinoides et je le désigne donc sous le nom de var. intermedia.

Alt. 41, diam. 23 mm.

Apert. 31 1/2 mm alta, 20 mm lata. (Pl. IX, fig. 7.)

S. Fam. Bulimulinæ

Gen. Bulimulus Leach.

11. Bulimulus (Leptomerus) cacticolus

Bulimus cacticolus, Reeve, Conch. ic., pl. LVIII, fig. 393.

Bulimus cacticolus, Pfr., Mon. Hel., III, p. 439.

Une douzaine d’individus récoltés aux environs d’Angelopolis (près Titiribi, prov. Antioquia, à l’alt. de 1970 m) absolument identiques aux individus vénézuéliens (coll. Brot à Genève).

Gen. Drymæus Alb.

12. Drymæus eversus

Bulimus eversus, Mouss. Mal. Bl., 1873, XXI, p. 10.

Bulimus eversus, Mouss., Pfr., Novit. conch., IV, p. 136, pl. CXXX, fig. 9-10.

Bulimus eversus, Pfr., Mon. hel., VIII, p. 50.

M. Fuhrmann a recueilli à Guaca (près de Titiribi, prov. Antioquia, à 1600 m) une quinzaine d’exemplaires de cette espèce, qui est assez variable.

Var. alata nov. var.

Apertura margine dextro expansiore et columellari oblique in basim descendente.

Cette variété est représentée par une dizaine d’individus qui offrent tous ces mêmes caractères : un très grand élargissement du bord droit de l’ouverture et un bord columellaire passablement incliné à droite.

F. alata typica, alt. 35-38, diam. 22 mm : spira fusiformis gracilis.

F. alata typica, alt. 44, diam. 22 mm.

F. minor ventricosa, alt. 33, diam. 18 mm (Pl. IX, fig. 3-4).

Var. subula nov. var.

Testa elongata, fusiformis, gracilis, sed parvula ; columellari margine pœne recto.

Alt. 33, diam. 15 mm.

Apert. cum perist. 18 longa, 11 mm lata. (Pl. IX, fig. 1-2).

Deux exemplaires.

La var. alata diffère nettement du Drymœus violaceus Mouss., par les caractères indiqués dans les Novitates conch., IV, p. 137, de même que le type du Dr. eversus. Quant à la var. subula, elle équivaut pour cette espèce à la variété grêle indiquée par Pfeiffer (Mon. hel., VI, p. 36, n° 287 β) chez le Bulim. felix. En outre, c’est bien une variété du Dr. eversus auquel elle est reliée par plusieurs individus intermédiaires, et elle n’a aucun rapport spécifique avec les Dr. Knorri et murrinus, voisins par leur forme élancée.

Gen. Leiostracus Alb.

13. Leiostracus Studeri

Bulimus Studeri, Pfr., Proc. zool. soc., 1846, p. 112.

Bulimus Studeri, Pfr., Mon. hel, II, p. 107.

Bulimus Studeri et primula, Reeve, Conch. ic. LVII, sp. 384 et 385.

Var. iris nov. var.

Varietas flavescens, columella alba, quinque fasciis fuscorubris cingulata, tribus inferioribus latioribus et duabus superioribus angustioribus. Apice fuscorubro.

Variété jaune, à columelle blanche, à cinq fascies rouge brun ; les trois inférieures sont plus larges et les deux supérieures plus étroites. Sommet rouge brun.

Cette jolie variété, voisine de la var. primula de Reeve dont elle diffère par les fascies plus foncées et plus nombreuses, ainsi que par la couleur jaune du fond, a une taille très légèrement plus grande que le type de Pfeiffer :

Alt26, lat. 11 mm.

Apert. alt. 12, lat. 7 mm (Pl. IX, fig. 6).

Un bel exemplaire provenant d’El Cairo (près du Cauca, prov. Antioquia, à 892 m).

Gen. Thaumastus Alb.

14. Thaumastus exilis

Helix exilis, Gmel., Syst. nat., p. 3668, n° 252.

Bulimus exilis, Pfr., Mon. hel., II, p. 223.

Bulimus exilis, et Guadaloupensis, Reeve, Conch. ic., pl. XLVI, fig. 292, 294 a et b.

Une vingtaine d’exemplaires recueillis aux Cayes (Haïti). Très variables, ils sont pour la plupart, un peu plus petits que les spécimens de la Guadeloupe de la collection Jeanneret (Musée de Neuchâtel), mais sont identiques aux individus de Haïti de la collection Brot à Genève.

Var. trifasciata

Bulimus trifasciatas Leach.

Un ou deux individus ; ils ont la couleur du fond gris jaune et sont plus petits que les exemplaires types.

Var. rubrifasciata

Brot, manuscr. in coll.

Variété à une ou deux larges fascies, rouge foncé. Cette variation est plus fréquente ; un spécimen est même complètement rouge brun, sauf le péristome, la suture et l’ombilic, qui sont blanc sale.

Var. concolor

Brot, manuscr. in coll.

Une douzaine d’exemplaires sont d’un gris jaunâtre uniforme allant jusqu’au brun clair corné.

Enfin, quelques individus sont intermédiaires entre deux variétés, présentant soit deux larges bandes rouge brun et entre elles une mince ligne rouge, qui remplace la troisième fascie de la première variété, soit offrant des fascies extrêmement indistinctes, au nombre de deux ou de trois.

S. Fam. Orthalicinæ

Gen Porphyrobaphe Shuttl.

15. Porphyrobaphe (Corona) Adamsoni

Bulimus Adamsonii, Gray, Proc. zool. soc., 1833, p. 123.

Bulimus Adamsonii, Pfr, Mon. hel. III, p. 307.

Bulimus Adamsonii, Pfr, Chemn., n° 343, pl. 65, fig. 1-2.

Un seul specimen, déterminé par M. Paul Godet, provenant d’Aquacatal, prov. Tolima, à 1515 m d’altitude. Cet exemplaire a 83 mm de longueur et 38 de largeur ; en outre il a une ouverture moins élevée que ne l’indique Pfeiffer (40 mm de haut, au lieu de 47), mais de largeur normale : Forma microstoma.

Gen. Orthalicus Beck.

16. Orthalicus (Zebra) zebra

Buccinum zebra, Müll., Verm. hist., II, p. 138, n° 331.

Bulimus Zebra, Fér. et Desh., Hist. moll., II, 2, p. 96.

Bulimus undatus, Brug., Encycl., t. I, p. 320, n° 38.

Espèce excessivement variable, que Shuttleworth a subdivisée en un certain nombre de prétendues espèces ne devant certainement être admises qu’au rang de simples variétés, à cause de la quantité d’individus critiques, intermédiaires mal caractérisés, qu’il serait impossible de classer sûrement.

Forma normalis

Orthalicus zebra, Shuttl., Notit. mal., I, p. 61, pl. 8, fig. 3-4 (Fér. et Desh., loc. cit., pl. 115, fig. 3 et 5).

Cinq spécimens bien caractérisés.

Mut. albina. Sept individus entièrement blancs, mais jeunes. M. Fuhrmann a rapporté en outre une quantité d’exemplaires jeunes et cinq spécimens fossiles.

Var. obducta

Orthalicus obductus, Shuttl., Notit. mal., I, p. 61, pl. 3, fig. 1-3 (Fér. et Desh., loc. cit., pl. 117, fig. 1).

Un exemplaire normal. M. Miller (Malak. Bl., XXV, 1878) signale avec doute cette variété en Colombie ; elle existe à l’Équateur.

Var. undata

Bulimus undatus, Brug., loc. cit., sec. Shuttl., Notit. mal., I, p. 63, pl. 3, fig. 4-5.

(Fér. et Desh., loc. cit., pl. 114, fig. 5-6, pl. 115, fig. 1 et 4.

Deux spécimens adultes et quelques jeunes.

Toutes ces variations ont été recueillies aux environs de Barranquilla.

Fam. Stenogyridæ

Gen. Stenogyra Shuttl.

17. Stenogyra (Subulina) octona

Helix octona, Chemn., t. 9, part. 2, p. 190, pl. 136, f. 1264.

Achatina octona, Pfr., Mon. hel., II, p. 266, n° 65.

Achatina octona, Pfr., in Chemn., Bul., p. 342, pl. 37, fig. 19-20, Achat., n° 73.

Quatre exemplaires dont deux jeunes, provenant de Supia (Cordillères occidentales, à 1263 m ; prov. Cauca).

Gen. Obeliscus Beck.

18. Obeliscus cuneus

Bulimus cuneus, Pfr., in Chemn., p. 96, pl. 32, fig. 11 et 12.

Bulimus cuneus, Pfr., Mon. hel., III, p. 390.

Var. minor

Var. p. minor Miller, Binne moll. von Ecuador, in Malak. Bl., XXV, 1878, p. 196 et XXVI, pl. III, fig. 3b.

Forme assez variable, plus grêle que le type, beaucoup plus petite et dont le dernier tour de spire est plus allongé, ainsi que l’ouverture, chez certains individus. La columelle est rarement toute droite ; elle est ordinairement plus ou moins tordue, en fonction de la hauteur de l’ouverture. La couleur passe du jaune au vert foncé. Enfin la hauteur varie de 30 à 36 mm et la largeur de 8 à 11 mm.

Cette curieuse forme, signalée par Miller dans le val de Pilaton, a été trouvée par M. Fuhrmann à Angelopolis (près Titiribi, prov. Antioquia, à 1970 m).

Une vingtaine d’exemplaires.

Subsp. riparia

Bulimus riparius, Pfr., in Chemn., p. 97, pl. 32, f. 13-14.

Bulimus riparius, Pfr., Mon. hel., III, p. 391.

Bulimus cuneus var. riparia Tryon et Pilsbry, Man. conch., ser. II, XVIII, p. 252, pl. 35, fig. 61-62.

Var. minor

Pfr., Mon. hel., VI, p. 91. — Miller, loc. cit., p. 197.

Huit spécimens recueillis également aux environs d’Angelopolis.

Gen. Leptinaria Beck.

19. Leptinaria Caucensis nov. sp.

Testa imperforata, ventricosa, ovato-conica, minutissime striatula, sub sutura autem regulariter valde costulata, pellucida, nitidissima, subdiaphana, pallidissima ; spira conica, acutiuscula ; anfractus 5 convexiusculi, ultimus 3/5 longitudinis œquans ; sutura profundiuscula, angustissime marginata ; apertura semi ovalis, pariete aperturali una lamella tenui, horizontaliter intrante munita ; peristoma simplex, acutum, margine dextro dilatato, basi attenuato ; columella valde torta, supra basin lamellato-truncata, laciniam profundam formante.

Alt. 5, diam. 3 ¼ mm.

Apert. 3 mm longa, 1,5 lata.

Hab., vallée du Cauca.

Coquille imperforée, ventrue, ovale conique, très finement striolée (mais, sous la suture, les stries sont très marquées, serrées et régulières), pellucide, très pâle, transparente et très brillante. Spire conique, un peu pointue. Cinq tours de spire un peu convexes, le dernier occupant les 3/5 de la hauteur totale. Suture un peu profonde, très finement marginée. Ouverture semi-ovale, à paroi aperturale munie d’une mince lamelle, qui entre horizontalement. Péristome simple, aigu, à bord droit dilaté, atténué à sa base. Columelle très tordue, tronquée au-dessus de la base et formant une profonde échancrure. (Pl. X, fig. 11).

Fam. Succineidæ

Gen. Succinea Drap.

20. Succinea (Tapada) Bogotensis

Succinea Bogotensis, Pfr., Malak. Bl., XIII, 1866, p. 77.

Succinea Bogotensis, Pfr., Mon. hel., V, p. 37.

Un petit spécimen, un peu jeune, provenant de Tequendama (prov. Cundinamarca, 2200 m).

21. Succinea (Tapada) repanda

Succinea repanda, Pfr., Proc. zool. soc., 1854, p. 123.

Succinea repanda, Pfr., Mon. hel., IV, p. 815, V, p. 37.

Un exemplaire adulte et normal, provenant des bords du Cauca, et une douzaine d’individus jeunes.

Ord. II. Basommatophora

Fam. Limnæidæ

Gen. Limnæa Lam.

22. Limnæa Ubaquensis nov. sp.

Testa rimata, parva, ovato-oblonga, solidula, tenuiscula, subtilissime striata, opaca, fusca ; spira valde oblusa, brevis, irregulariter conica ; sutura impressa ; anfractus 4 convexi, rapide crescentes ; apertura ovalis 2/3 altitudinis aequans, intus albida, peristomate recto, arcuato, margine columellari valde torto.

Alt. 12, diam. 7 mm.

Apert. 8 mm longa, 5 lata.

Coquille indistinctement rimée, de petite taille, ovale oblongue, assez solide, assez mince, très finement et irrégulièrement striée, opaque, brunâtre. Spire très obtuse, courte, irrégulièrement conique, à suture peu profonde. Quatre tours de spire bombés, s’accroissant rapidement, les premiers courts, le dernier très grand, régulier, non dilaté. Ouverture ovale, atteignant les 2/3 de la hauteur totale, blanchâtre ou un peu bleuâtre à l’intérieur ; l’angle formé au point d’insertion du bord droit est assez aigu mais il n’y a presque pas d’échancrure à l’insertion du bord columellaire. Péristome bien arqué, tranchant. Columelle fortement tordue, bien dilatée à sa partie supérieure puis s’amincissant.

Hab. Laguna Ubaque, 2066 m (prov. Cundinamarca), sur le versant oriental de la cordillère de Bogota.

Cette nouvelle espèce diffère bien nettement des L. Cousini et Raphaelis, de l’Équateur : des deux espèces par la forme de sa spire, de la L. Raphaelis par sa columelle tordue et de la L. Cousini par sa forme générale et son ouverture. (Pl. IX, fig. 5)

Fam Planorbidæ

Gen. Planorbis Guett.

23. Planorbis (Helisoma) affinis

Planorbis affinis, C.-B. Adams, Contrib. Conchol., I, p. 44.

Planorbis affinis, Cless., Chemn., Physa et Plan., p. 132, pl. XX, fig. 5.

Une vingtaine d’exemplaires recueillis à Kingston (Jamaïque).

f. major. 16-17 mm de grand diamètre.

f. depressa. Certains individus sont passablement plus aplatis que les autres relativement au diamètre qui est un peu plus grand.

Diam. 16, alt. 5 ½ – 6 mm.

Fam. Ancylidæ

Gen. Velletia Gray

24. Velletia Fuhrmanni nov. sp.

Testa parvula, semi ovata, diaphana, tenuis, depressa, irregulariter concentrice striatula, cornea vel luteo-virescens, antice valde convexa ; apice subacuto, valde postico, recurvo, dextrorsus dejecto ; apertura oblonga, albido-subcœrulans.

Long. 3-4 mm ; lat. 2-2 2/3 mm ; alt. 1 1/2 mm.

Hab. Guaca (près de Titiribi, prov. Antioquia, 1600 m).

Coquille de petite taille, semiovale, légèrement diaphane, mince, déprimée, irrégulièrement striolée concentriquement, de couleur cornée ou jaune verdâtre, à partie antérieure très convexe. Sommet un peu pointu, placé tout près du bord, recourbé, rejeté à droite. Ouverture oblongue, blanchâtre ou légèrement bleuâtre.

Cette nouvelle espèce est représentée par une douzaine d’exemplaires. Elle est voisine par sa forme générale de l’Anc. culicoides Orb., dont elle diffère, ainsi que de l’ASaulcyanus Bourg., par le sommet. (Pl. X, fig. 12-15.)

II. S. Cl. Pneumopoma

Fam. Cyclophoridæ

Gen. Neocyclotus Fisch. et Crosse.

25. Neocyclotus (Neocyclotus s. str.) cingulatus

Cyclostoma cingulatum, G.-B. Sow., Thes. conch., I, p. 93, pl. 29, fig. 213-214.

Cyclostoma cingulatum, Pfr., in Chemn., Cyclost., p. 163, pl. 22, fig. 20-22.

Cyclostoma cingulatum, Pfr., Mon. pneum., I, p. 18.

Neocyclotus cingulatus, Kob., Tierreich, vol. 16, Cycloph., p. 233.

Cette belle espèce dont M. Fuhrmann a rapporté une centaine d’exemplaires, trouvés dans le Cafetal Camelia (1820 m, près Angelopolis, prov. Antioquia) est très variable. La plupart des individus ont de 33 à 44 mm de grand diamètre et 26 à 34 mm de petit.

f. normalis, 36-40 mm de gr. diam. ; 54 spécimens.

f. major, 41-44 mm de gr. diam. ; 5 spécimens.

f. minor, 33-35 mm de gr. diam. ; 24 spécimens.

f. elevata

f. depressa. Un spécimen extrêmement déprimé a 38 mm de grand diamètre pour 18 mm de hauteur.

Var. Bogotensis

Cyclostoma bogotense, Pfr., Proc. zool. soc., 1855, p. 117.

Cyclotus bogotensis, Pfr., Mon. pneum., II, p. 17.

Neocyclotus bogotensis, Kob., loc. cit., p. 282.

M. Fuhrmann en a récolté un exemplaire adulte et trois jeunes, à Puerto de los Pobres (sur le Cauca, à l’embouchure de l’Amaga, 720 m).

Cette forme ne me paraît pas assez distincte du N. cingulatus pour être considérée comme une espèce différente : comme le dit Kobelt, elle n’en diffère que par une taille moindre, une forme plus élevée et un ombilic plus étroitement tordu. Or un grand nombre de cingulatus à taille normale ont une spire plus ou moins élevée, identique à celle du bogotensis et d’autres ont une taille très petite, de sorte qu’il est facile de trouver une foule d’intermédiaires entre ces deux formes. Quant au caractère de l’opercule, il n’est pas constant et ne peut servir qu’à distinguer deux variétés.

Var. gigantea

Cyclostoma giganteum, Reeve., Conch. syst., II, p. 99, pl. 184, f. 17.

Cyclostoma giganteum, Pfr., Chemn., Cyclost., p. 11, pl. 1, f. 11-14.

Cyclotus giganteus, Pfr., Mon. Pneum., I, p. 16.

Neocyclotus giganteus, Kob., loc. cit., p. 235.

M. Paul Godet qui avait encore étudié l’exemplaire trouvé par M. Fuhrmann à Puerto de los Pobres, a inscrit sur son étiquette : « Neocyclotus cingulatus var. giganteus Reeve ». Il est en effet évident, en considérant une centaine d’individus du N. cingulatus, que le N. giganteus n’en est qu’une grande variété et que ses caractères ne sont pas assez concluants pour être considérés comme spécifiques, étant donnée la grande variabilité de ces espèces.

Fam. Helicinidae

Gen. Helicina Lam., sensu stricto

26. Helicina concentrica

Helicina concentrica, Pfr., Proc. zool. soc., 1848, p. 129.

Helicina concentrica, Pfr., in Chemn., p. 61, pl. 7, fig. 28-29.

Helicina concentrica, Pfr., Mon. pneum., I, p. 400, pl. 8, fig. 18-19, var β.

Helicina concentrica, Wagner., in Chemn., ed. nov., p. 282, pl. 56, fig. 1-5.

Un seul exemplaire trouvé près du Cauca.

[pl. IX] Planche IX

[pl. X] Planche X

III. S. Cl. Branchiata

Fam. Ampullandæ

Gen. Ampullaria Lam.

27. Ampullaria reflexa

Ampullaria reflexa, Swains., Tillochs phil. mag., vol. 61, p. 377.

Ampullaria reflexa, Phil., Chemn., nov. ed., p. 12, p. 35 (var. d.), pl. 9, fig. 6 et pl. 18, fig. 4.

Ampullaria reflexa, Mouss., Malak. Bl., 1869, p. 182 (contrée du Rio Magdalena).

Deux jeunes exemplaires provenant du Magdalena près de Barranquilla. (Détermination de M. Paul Godet.)

Explication des planches

Pl. IX

Fig. 1-2. Drymæus eversus var. subula Piag. — Guaca.

Fig. 3-4. Dr. eversus var. alata Piag. — Guaca.

Fig. 5. Limnæa Ubaquensis Piag. — Laguna Ubaque.

Fig. 6. Leiostracus Studeri Pfr., var. iris Piag. — El Cairo.

Fig. 7. Eurytus succinoides Petit, var. intermedia Piag. — Paramo Cruz Verde.

Fig. 8. Isomeria Oreas Koch, var. parvula Piag. — Angelopolis.

Fig. 9. Euglandina Godeti Piag., var. dubia Piag. — Bogota.

Fig. 10-11. E. Godeti type. — Bogota.

Fig. 12-13. E. Fuhrmanni Piag. — Bogota.

Figures légèrement plus petites que nature.

Pl. X

Fig. 1-3. Labyrinthus Angelopolites Piag. — Gr. nat. — Fig. 4 et 5 = ouverture, denture et ombilic, grossis. — fig. 6 = dents inférieures d’un autre exemplaire, grossies. — Angelopolis.

Fig. 7. Scolodonta Santanaënsis Pfr., var. depressa Piag. — Cauca.

Fig. 8-10. Conulus Fuhrmanni Piag. — Puerto de los Pobres. (Très grossi.)

Fig. 11. Leptinaria Caucensis Piag. — Cauca. (Grossi environ 8 fois.)

Fig. 12-15. Velletia Fuhrmanni Piag. — Guaca. (Différentes formes grossies environ 6 fois.)