La Conscience morbide (1921) a 🔗
Cet ouvrage est d’une grande portée par son souci de rendre applicables à l’étude psychologique les vues des sociologues, et par l’esprit remarquablement synthétique de son auteur. À cet égard les pages sur le langage morbide et sur la forme des délires, l’observation des cas présentés, et la conception sociale de la conscience morbide sont fort suggestives. La critique des théories cénesthésiques est remarquable, mais on peut regretter qu’une défiance excessive de la psychanalyse ait empêché Blondel de trouver le vrai point de jonction entre le domaine organique ou inconscient et le domaine social de l’esprit.