Discours de clôture du directeur du Bureau international d’éducation. 6ᵉ Conférence internationale de l’instruction publique : procès-verbaux et résolutions (1937) a 🔗
M. Piaget exprime, au nom du Bureau et de ses collègues et collaborateurs, sa profonde reconnaissance aux délégués qui ont participé à cette conférence. Comme les dernières années, et peut-être encore plus cette année, ils ont donné de précieux stimulants pour le travail du Bureau. Non seulement la documentation apportée a été riche, mais aussi les questions soulevées offrent toute une gamme de problèmes variés, allant des plus anciens aux plus nouveaux.
Il remercie les délégués de l’esprit et de la cordialité qu’ils ont su faire régner au sein des débats. Il remarque que, en définitive, 46 gouvernements ont été représentés à cette conférence, ce qui lui permet d’atteindre l’universalité. Il se félicite que, parmi les délégations de cette année, il y ait eu des pays qui ne s’étaient jamais fait représenter, notamment deux des pays les plus anciens, la Grande-Bretagne et l’Autriche, et l’un des pays les plus récents, la Birmanie.
Le travail accompli s’apparente à celui des années précédentes. Les rapports des ministères de l’Instruction publique ont permis de faire des comparaisons de divers points de vue. Les recommandations adoptées ont été à la fois à l’avant-garde par leur esprit et énoncées avec prudence, sans tentative d’unification ou de contrainte, se bornant à souligner les aspects les plus intéressants des problèmes.
Le directeur remercie non seulement les techniciens qui ont collaboré aux travaux de la conférence, mais aussi les diplomates qui y ont participé. Les uns et les autres apportent leur contribution utile et cette collaboration de pédagogues et de diplomates crée une atmosphère particulièrement heureuse. Il tient à remercier tout spécialement le président de la conférence, M. Kiritzesco, dont chacun a apprécié le dévouement et la haute compétence. Il termine, en assurant les délégués que les conférences de l’instruction publique forment une continuation ininterrompue. Leur départ n’est pas une séparation. Il est heureux de leur dire : au revoir, à l’année prochaine.