Rapport du directeur à la neuvième réunion du Conseil. Le Bureau international d’éducation en 1937-1938 (1938) a
Première partie
Questions administratives
I. — Membres du Bureau
Le Bureau international d’éducation n’est pas né à la suite d’une conférence internationale qui lui aurait laissé en héritage une organisation toute faite et lui aurait d’emblée rallié comme membres la presque totalité des pays du globe. Comme nous sommes obligés de le répéter chaque année, pour expliquer aussi bien les déficiences de notre institution que sa force d’expansion, la séance constitutive du Bureau ne comptait que les représentants de trois États fondateurs et c’est au fur et à mesure des besoins qu’il s’est spontanément accru et qu’il s’est développé.
Ce n’est donc pas par une sorte de tradition rituelle que nous commençons régulièrement ce rapport au conseil par la mention des nouvelles adhésions survenues pendant l’exercice écoulé. Si, chacune de ces dernières années, nous avons pu enregistrer l’affiliation d’un ou de deux pays nouveaux se joignant à nous, c’est, en effet, la démonstration la plus solide de la vitalité de notre organisation. Or, une fois de plus, aujourd’hui, nous avons la joie de relever la venue parmi nous de deux pays dont la collaboration active est une grande force de plus dans notre travail quotidien : la France et la Hongrie.
On sait le nombre de relations techniques qui ont existé entre le ministère de l’Éducation nationale de la République française et le Bureau depuis sa fondation. L’un des premiers travaux d’ensemble que nous avons publiés — L’Organisation de l’instruction publique dans 53 pays — a été entrepris pour répondre à une demande d’information de M. Éd. Herriot, alors chargé du ministère de l’Instruction publique. Quelques autres de nos enquêtes sont nées également de questions posées par ce ministère, qui a toujours su manifester son intérêt à notre travail en nous suggérant des problèmes stimulants. Dès la troisième de nos conférences internationales de l’instruction publique, le gouvernement français a délégué, chaque année, M. l’inspecteur général Paul Barrier et l’on sait quel rôle éminent, à la fois par sa compétence et par son dévouement toujours si cordial, M. Barrier a joué dans le développement de ces conférences. Aussi l’adhésion du ministère de l’Éducation nationale de la France, enregistrée lors de la séance d’avril du comité exécutif, était-elle un événement prévu et attendu, mais qui nous a procuré d’autant plus de joie. Nous tenons, à ce propos, à exprimer notre gratitude aux deux principaux artisans de cette collaboration désormais officielle : à M. le ministre Jean Zay, qui prit la décision de cette adhésion, à M. Paul Barrier, qui, d’agent amical de liaison, si je puis dire, est devenu le représentant de la France au conseil et au comité exécutif du Bureau.
D’autre part, nous venons, peu avant la réunion du conseil, de recevoir la notification de l’adhésion du ministère de l’Instruction publique de la Hongrie au Bureau international d’éducation. Comme dans le cas de la France, la grande satisfaction que nous cause cette décision se double de la joie de pouvoir trouver en elle la consécration d’une collaboration déjà longue et très cordiale. La participation active et fidèle de la Hongrie aux travaux des conférences de l’instruction publique, par l’intermédiaire de M. Zoltan Baranyai, puis de M. Ladislas Bartok, et l’intérêt si éclairé de M. le ministre de Velics pour les questions de culture et d’éducation, ont créé entre le ministère de l’Instruction publique de la Hongrie et notre Bureau de solides liens que la confiance amicale de S. E. M. le comte Téléki, ministre de l’Instruction publique, représenté à la Conférence par M. le professeur de Kerekjarto, vient de sanctionner par l’adhésion de son ministère. Il n’est pas besoin de souligner ce que représente, au point de vue de l’apport éducatif, cette liaison nouvelle avec un pays de très ancienne culture, qui a su insérer les traditions nationales les plus originales dans les cadres de la civilisation classique.
II. — Finances
Nous sommes heureux de pouvoir constater cette année une amélioration dans la situation financière du Bureau. Certes, nous sommes loin d’avoir atteint encore l’état normal que nous souhaitons tous et qui permettrait au Bureau de donner son plein rendement. Mais cette amélioration nous donne grand espoir pour l’avenir. Nous sommes convaincus que les augmentations des budgets de l’Instruction publique d’un grand nombre de pays permettront à ceux-ci d’apporter non seulement leur appui moral, mais leur appui financier au groupe d’États qui ont constitué le noyau initial du Bureau international d’éducation.
Nous n’ignorons pas que les besoins nationaux dans le domaine de l’Instruction publique doivent primer ceux de la collaboration internationale ; mais l’apport que nous demandons à ces pays, comparé aux proportions de leur budget national, est minime et nous ne doutons pas que, connaissant mieux notre œuvre, ils tiennent à s’associer à nos efforts.
Nous devons faire en outre une mention spéciale de la subvention accordée par la Fondation Rockefeller au Bureau afin que ce dernier puisse réaliser une enquête sur la littérature enfantine en Amérique latine.
Que cette fondation veuille bien trouver ici, en même temps que les pays membres du Bureau, l’expression de notre plus vive reconnaissance.
III. — Relations avec les pays membres
Une de nos principales préoccupations, depuis la création du Bureau international d’éducation, a été de nous rendre tout particulièrement utiles à celles des administrations scolaires qui nous ont offert leur collaboration et leur appui. Nous sommes heureux que le transfert de notre organisation au palais Wilson nous permette de nous acquitter mieux encore qu’auparavant de notre dette envers les pays membres du Bureau. Je fais allusion à l’Exposition internationale permanente de l’instruction publique, dont le premier stand, celui du gouvernement de la Pologne, a pu être déjà inauguré. Le Bureau éprouve une vive satisfaction à pouvoir offrir à ses membres l’occasion de faire connaître à l’étranger leur activité si intense et parfois trop peu connue. Je saisis cette occasion de remercier vivement le ministère de l’Instruction publique de Pologne, ainsi que le comité polonais chargé de l’organisation du stand de ce pays, de leur diligence et de les féliciter du goût parfait de leurs réalisations qui font si bien augurer du développement futur de l’exposition.
Mais l’organisation de l’exposition ne nous a pas fait oublier les services d’un autre ordre que le Bureau est à même de rendre à ses membres. Je n’ai pas besoin de vous citer des exemples des informations d’ordre pédagogique et surtout bibliographique qui ont été fournies pendant l’année aux ministères de l’Instruction publique membres du Bureau.
Comme les années précédentes, nous nous sommes efforcés de faire connaître, soit par les nouvelles insérées dans notre Bulletin, soit au moyen de communiqués législatifs ou de communiqués de presse, les progrès scolaires réalisés par les pays membres du Bureau.
IV. — Relations avec les ministères de l’Instruction publique des pays non membres
Pour fournir la preuve de la stabilité des relations d’ordre technique qui se sont établies entre le Bureau international d’éducation et les ministères de l’Instruction publique n’ayant pas encore adhéré au Bureau, il suffit de regarder la couverture de nos quatre dernières publications. Nous constatons que, pour l’Annuaire international de l’éducation et de l’enseignement, les ministères de l’Instruction publique de 60 pays nous ont fourni des renseignements. Nous relevons aussi que 44, 48 et 45 pays, respectivement, ont répondu à nos enquêtes sur l’élaboration, l’utilisation et le choix des manuels scolaires, sur la rétribution du personnel enseignant primaire et sur l’enseignement des langues anciennes. Or, plusieurs d’entre vous, Messieurs, étant collaborateurs directs et haut placés des ministères de l’Instruction publique, vous rendrez compte, mieux que personne, de ce que les informations que vous nous fournissez impliquent de travail de recherches. Je pense, cette année, particulièrement au questionnaire si compliqué et minutieux concernant les traitements du personnel enseignant primaire. Nous avions craint, pendant quelques années — pourquoi vous le cacher ? — que les administrations scolaires ne finissent par se lasser de nos questionnaires et par faire la sourde oreille à nos requêtes. Eh bien ! non seulement nos craintes étaient vaines, mais nous constatons d’année en année une rapidité toujours plus grande dans l’envoi des réponses. Nous nous plaisons également à souligner combien les données que nous fournissent les ministères de l’Instruction publique sont précises et détaillées. Je les remercie ici très chaleureusement de cette collaboration et je fais des vœux pour que le résultat de nos enquêtes puisse, à son tour, être de quelque utilité à leurs services techniques.
V. — Relations avec les institutions internationales
Des statuts qui lient ses membres en une convention à la fois rigide et toujours ouverte, il résulte une double obligation pour le Bureau international d’éducation : d’une part, la neutralité politique, d’autre part, la collaboration technique. Telles sont les deux règles qui dirigent notre conduite tant à l’égard des institutions internationales officielles qu’à l’égard des divers gouvernements avec lesquels nous sommes en liaison.
Pour ce qui est des relations avec l’Organisation de coopération intellectuelle, le directeur du Bureau a été invité, comme les années précédentes, à participer aux travaux du « Comité consultatif pour l’enseignement des principes et des faits de la coopération internationale ». La dernière session de ce comité ayant porté sur le problème des relations entre l’enseignement des langues vivantes et la compréhension des cultures étrangères, le directeur a été prié de donner, au début de ces séances, un résumé de l’enquête du Bureau international d’éducation sur l’enseignement des langues vivantes ainsi que des résolutions adoptées par la VIe Conférence internationale de l’instruction publique sur ce sujet. D’autre part, le Bureau a collaboré à l’enquête de l’Institut international de coopération intellectuelle de Paris, au sujet du problème du chômage des intellectuels et de la coordination des enseignements du second degré. Nous tenons à en remercier M. Henri Bonnet, directeur de l’Institut, dont l’amitié s’est manifestée une fois de plus cette année, à l’occasion de l’adhésion de la France.
En ce qui concerne le Bureau international du travail, le Bureau international d’éducation a continué à donner suite à l’enquête préconisée par la Conférence des États américains membres de l’Organisation internationale du travail, réunie à Santiago du Chili, sur les conditions de vie et de travail du personnel de l’enseignement primaire et secondaire, public et privé. L’enquête sur la rétribution du personnel enseignant primaire étant terminée, et devant être discutée par la VIIe Conférence de l’instruction publique, le Bureau a entrepris une deuxième enquête portant, cette fois-ci, sur la rétribution du personnel enseignant secondaire.
Comme précédemment, le Bureau international du travail se charge de la partie sociale de l’enquête et, par conséquent, des questionnaires adressés aux associations professionnelles. Nous nous bornerons, pour notre part, à la consultation habituelle des ministères de l’Instruction publique.
Deuxième partie
Recherches
I. — Organisation et législation scolaires
Continuant à réunir, étape par étape, les matériaux d’une pédagogie comparée, le Bureau international d’éducation a réalisé, pendant le cours de l’année, deux nouvelles enquêtes portant l’une sur la question de la rétribution du personnel enseignant primaire, l’autre sur l’élaboration, l’utilisation et le choix des manuels scolaires.
Vous vous rendrez compte aussi bien que moi des difficultés de tout ordre que présentait la première de ces enquêtes ; cette difficulté était d’autant plus grande que, lors de la rédaction du questionnaire, nous n’avions pas pu nous limiter à la question de la rétribution mais nous avions inclus un grand nombre de questions connexes portant sur les conditions de vie de l’instituteur. Nous avions, à un moment donné, envisagé la possibilité de scinder le travail en deux et de le faire porter sur deux ans. Grâce toutefois aux encouragements reçus, nous nous sommes décidés à remplir en une seule fois le programme de travail que nous avait tracé le comité exécutif. Quoique des associations professionnelles du personnel enseignant se fussent déjà préoccupées de ce problème, il n’existait pas encore, à notre connaissance, d’étude portant sur un aussi grand nombre de pays et étudiant le problème dans toute sa généralité. Nous espérons que les résultats de cette enquête seront consultés avec profit non seulement par les instituteurs eux-mêmes et leurs groupements, mais aussi par les administrations scolaires. Le Bureau sera heureux si, grâce à cette étude, le sort du personnel enseignant peut s’améliorer et être toujours plus digne de la mission noble entre toutes qui lui est confiée.
Cette enquête nous permettra également de fournir au Bureau international du travail une documentation fouillée sur les conditions de vie et de travail du personnel enseignant primaire dans les pays américains, donnant ainsi suite au vœu formulé par la Conférence du travail des États d’Amérique. Nous sommes particulièrement heureux de l’occasion que cette recherche nous a offerte de resserrer nos liens avec les administrations scolaires de tout le continent américain.
Le délégué de l’Égypte au conseil du Bureau avait demandé, l’année dernière — et le comité exécutif avait approuvé sa suggestion —, qu’une enquête fût entreprise sur le choix, l’élaboration et l’utilisation des manuels scolaires. Le problème des manuels, étudié déjà sous d’autres aspects, ne l’avait pas été encore sous l’aspect envisagé par le Bureau. Ce volume, exposant d’une façon objective l’état de la question et montrant la diversité de solutions qu’on peut lui donner, contribuera aussi à faire progresser la législation s’y rapportant.
Ainsi s’enrichit, année après année, la collection d’études de pédagogie comparée portant sur les questions d’organisation et de législation scolaires, études qui, avant la création du Bureau international d’éducation, étaient restées beaucoup trop rares, surtout en langue française.
II. — Éducation intellectuelle
Il faut citer ici, en premier lieu, l’enquête entreprise à la demande du représentant du gouvernement portugais sur l’enseignement des langues anciennes, à titre de suite et de complément à l’ouvrage précédemment publié sur l’enseignement des langues vivantes. Le problème de l’enseignement des langues anciennes a retrouvé, ces dernières années, une nouvelle actualité et cela pour un grand nombre de raisons. Certains pays tendent à diminuer l’importance de l’éducation classique, d’autres la remettent en vigueur. On assiste, dans de nombreux pays, en fonction même des crises et des incertitudes des temps présents, à un besoin de continuité et de retour aux sources de certaines des formules les plus authentiques de la civilisation. Il était donc intéressant, naturellement sans que le Bureau prenne lui-même parti dans le débat, de réunir une documentation objective sur les tendances officielles actuelles de l’enseignement des langues anciennes. Les résultats de cette enquête n’ont point déçu notre attente. Les matériaux recueillis témoignent éloquemment de la complexité du problème et de la diversité des solutions que lui ont données les pays.
En marge des enquêtes auprès des ministères de l’Instruction publique, dont les résultats doivent paraître à date fixe en vue des conférences successives de l’instruction publique, le Bureau continue à réunir des documents en vue de travaux de pédagogie comparée, tels que ceux qu’il a menés à chef précédemment dans le domaine du travail par équipes et du self-government. Mais nous sommes engagés actuellement dans une tout autre direction et nous cherchons à recueillir un ensemble de matériaux de psychologie et de didactique comparées dans le domaine de l’enseignement des notions mathématiques élémentaires. On sait, en effet, combien soulève de difficultés le problème de la pédagogie de l’arithmétique et de la géométrie, et quelles tentatives nombreuses ont été faites pour ajuster ces notions aux lois du développement de l’esprit de l’enfant. Il nous a donc paru utile que le Bureau — lequel n’a, naturellement, pas plus de doctrine particulière sur ce point que sur aucun autre — réunisse les éléments de comparaison entre les différentes méthodes actuellement appliquées. Mais ce n’est pas par voie de questionnaires ou de lettres circulaires que l’on peut mener à bien une telle entreprise. C’est par le dépouillement patient de la littérature et par des contacts directs avec ceux qui ont innové dans ce domaine, au cours de ces dernières années. C’est, en outre, par une étude psychologique minutieuse de la formation et du développement des différentes notions dans l’esprit des enfants. De la combinaison de ces deux méthodes, nous espérons tirer, un jour, quelques publications.
III. — Éducation internationale
Le service de littérature enfantine a entrepris récemment une enquête sur les livres d’enfants en Amérique latine, domaine peu exploré jusqu’ici, et dont l’étude promet d’être à la fois intéressante et utile. Cette enquête, rendue possible grâce à la donation citée plus haut de la fondation Rockefeller, donnera lieu à la publication d’un rapport et d’un catalogue analytique.
La collection générale d’ouvrages pour la jeunesse s’est beaucoup enrichie, surtout de livres des pays suivants : Danemark, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Suisse. À noter en particulier quelques volumes venus d’une contrée non encore représentée à l’exposition, l’île de Ceylan, ce qui ajoute à la variété de notre collection. De nombreux renseignements ont été fournis, parmi lesquels plusieurs listes d’ouvrages recommandés pour la traduction, ce sujet paraissant intéresser particulièrement nos correspondants.
En outre, notre collection d’ouvrages se rapportant à l’enseignement des relations internationales (histoire, géographie, éducation civique, etc.) s’est fort enrichie durant l’année et se trouve de plus en plus fréquemment consultée.
Troisième partie
Information
I. — Renseignements
Correspondance. — Lettres reçues : troisième trimestre de 1937 : 602 ; quatrième : 842 ; premier trimestre de 1938 : 746 ; deuxième : 723 ; total du 1er juillet 1937 au 30 juin 1938 : 2913. — Lettres expédiées : troisième trimestre de 1937 : 725 ; quatrième : 1182 ; premier trimestre de 1938 : 931 ; deuxième : 944 ; total, du 1er juillet 1937 au 30 juin 1938 : 3782.
Visites reçues. — Troisième trimestre de 1937 : 206 ; quatrième : 59 ; premier trimestre de 1938 : 103 ; deuxième : 112 ; total, du 1er juillet 1937 au 30 juin 1938 : 480. Remarquons que nous avons reçu environ 150 visiteurs de plus que l’année dernière. Cette augmentation sensible est due sans doute au fait de l’installation du Bureau au palais Wilson, où se centralisent un certain nombre d’institutions internationales et qui se trouve à proximité du secrétariat de la Société des Nations et du Bureau international du travail.
Renseignements fournis. — Il est important que la documentation toujours plus nombreuse recueillie par le Bureau sur les questions pédagogiques et scolaires les plus diverses puisse être utilisée non seulement par les administrations, mais aussi par les éducateurs eux-mêmes qui désirent étudier telle ou telle branche de l’enseignement et connaître ce qui se fait dans d’autres pays. Si le Bulletin trimestriel, et en particulier son service bibliographique, leur rend déjà de grands services à cet égard, nous répondons toujours volontiers à toutes les personnes qui s’adressent à nous individuellement. Nous leur fournissons des bibliographies et des indications aussi complètes que possible, destinées à les orienter dans leurs recherches.
Échange de législation scolaire. — Le Bureau a communiqué aux ministères de l’Instruction publique et à la presse pédagogique les textes législatifs suivants :
Arrêté du Conseil d’État du canton de Genève (Suisse) sur la libération scolaire, adopté le 9 avril 1937.
Décret du ministère des Sciences, de l’Instruction et de l’Éducation populaire de l’Allemagne, du 21 juin 1937, donnant des directives pour la création de jardins scolaires des écoles primaires et moyennes et pour le travail dans ces jardins.
Extraits de l’arrêté du 1er juin 1937, modifiant les arrêtés du 30 octobre 1930 et du 20 février 1935, concernant l’organisation du Musée scolaire national à Bruxelles.
Communiqués à la presse pédagogique. — Un grand nombre de revues pédagogiques continuent à publier les communiqués que leur adresse notre service d’information, et qui ont été consacrés cette année aux sujets suivants :
Une école musulmane de jeunes filles au Maroc.
VIe Conférence internationale de l’instruction publique.
Enquête sur la rétribution du personnel enseignant primaire.
Réorganisation des services du ministère de l’Instruction publique de la Grèce.
Enquête sur l’enseignement des langues anciennes.
Les vœux de médecins pédiatres (Genève).
Une bibliothèque pour enfants à Venise.
VIIe Conférence internationale de l’instruction publique.
Pour développer dès la petite enfance le goût de la lecture (salle de lecture des mères de la bibliothèque publique de la ville de Youngstown dans l’Ohio (États-Unis).
Cours complémentaires à demi-temps (Angleterre).
Service de littérature enfantine du Bureau international d’éducation.
Enquête sur l’enseignement de la géographie dans les écoles secondaires.
II. — Documentation
À côté de la bibliothèque pédagogique, qui s’enrichit chaque année des nouveautés parues dans le domaine de l’enseignement, la documentation toujours plus abondante reçue au Bureau est classée en diverses collections qui sont toutes de précieuses sources d’information.
La plus importante de ces collections est celle des revues, qui nous parviennent actuellement de plus de cinquante pays, sans compter celles qui nous sont envoyées par les différentes associations pédagogiques internationales. Rappelons que nous ne nous bornons pas à recevoir ces revues, mais que nous échangeons notre Bulletin trimestriel et même souvent toutes nos publications avec elles, ce qui crée un lien de plus entre le Bureau et le monde pédagogique. Ces revues publient soit des extraits de notre Bulletin, soit des comptes rendus de nos publications. De notre côté, par le dépouillement régulier de ces revues, nous sommes à même de développer et de tenir continuellement à jour notre fichier documentaire, qui nous permet de répondre rapidement aux demandes d’information et est à la disposition de toutes les personnes qui viennent le consulter sur place. Les notices bibliographiques parues dans notre Bulletin sont classées également dans ce fichier et en augmentent l’intérêt.
La collection de législation scolaire continue à s’accroître grâce aux envois que nous font de nombreux ministères de l’Instruction publique de leurs rapports, des nouveaux textes de lois scolaires, des programmes et plans d’études, etc. Cette collection a servi en quelque sorte et servira encore d’introduction à notre Exposition internationale de l’instruction publique.
Outre les documents officiels, une série d’annuaires pédagogiques internationaux et une collection de publications privées sur l’éducation dans les différents pays contiennent aussi des études et des données d’un très grand intérêt.
III. — Publications
Le Bureau a fait paraître les publications suivantes durant l’année 1937-1938 :
Bulletin du Bureau international d’éducation (éditions française et anglaise) (416 pages).
VIe Conférence internationale de l’instruction publique. Procès-verbaux et résolutions (128 pages).
Élaboration, utilisation et choix des manuels scolaires (164 pages).
La rétribution du personnel enseignant primaire (332 pages).
L’enseignement des langues anciennes (148 pages).
Annuaire international de l’éducation et de l’enseignement 1938 (500 pages).
Ce qui fait un total de 1688 pages.
IV. — Propagande
Comme chaque année, le Bureau a tenu à se faire représenter et à participer à plusieurs congrès pédagogiques internationaux.
Le directeur du Bureau a pris part au 11e Congrès international de psychologie, réuni à Paris au mois de juillet. Il y a présidé le symposium de psychologie de l’enfant et donné une . Il a également participé au Congrès international de l’enseignement primaire et de l’éducation populaire, où il a fait une conférence sur le développement des notions arithmétiques chez l’enfant.
Mlle Butts a représenté le Bureau à Paris, fin juillet et début août, à la réunion de la Fédération internationale de l’école et la famille, au Congrès international de l’enseignement primaire et de l’éducation populaire, où elle a présenté un travail sur quelques réalisations de la collaboration internationale dans le domaine de l’éducation, enfin au 18e Congrès international de la Fédération internationale des professeurs de l’enseignement secondaire officiel, où elle a lu un bref rapport sur les activités du Bureau.
Mlle Weber, ayant été invitée à prendre part au Congrès annuel de l’American Library Association à New York, et ayant séjourné ensuite plusieurs mois aux États-Unis et au Canada, a eu l’occasion de parler de la littérature enfantine étrangère à Teachers College ainsi qu’à des assemblées de bibliothécaires et de femmes universitaires de différentes villes, entre autres de New York, Washington, Boston et Toronto.
Le Bureau a continué à se faire représenter régulièrement par sa secrétaire générale aux réunions du Comité d’entente des grandes associations internationales. Ces réunions ont eu lieu à l’Institut international de coopération intellectuelle, à Paris, et au secrétariat de la Société des Nations, à Genève.