Discours du directeur du Bureau international d’éducation. 7ᵉ Conférence internationale de l’instruction publique : procès-verbaux et résolutions (1938) a

Le directeur exprime sa reconnaissance à tous les pays qui ont accepté l’invitation que le Conseil fédéral suisse a bien voulu leur transmettre. Le Bureau accomplit un acte de foi en convoquant cette conférence année après année et c’est pour lui un grand encouragement de constater que sa convocation rencontre chaque année à nouveau le même écho et la même réaction favorables. Les pays sentent la nécessité de ces contacts entre techniciens qui souvent voient leurs problèmes se simplifier par le seul fait de prendre conscience de leur généralité.

Le directeur rappelle les trois questions portées à l’ordre du jour et quels sont les rapporteurs qui ont bien voulu accepter de les introduire : 1) La rétribution du personnel enseignant primaire, par M. Barrier (France) ; 2) L’enseignement des langues anciennes, par M. le sénateur Balbino Giuliano (Italie) ; 3) L’utilisation, le choix et l’élaboration des manuels scolaires, par M. Kiritzesco (Roumanie). Enfin chaque délégué présentera le rapport du ministère de l’Instruction publique de son pays.

Le directeur ne doute pas que les discussions ne se fassent dans un esprit de sérénité et d’objectivité complète. La grande tradition de ces réunions est d’avoir toujours su placer les problèmes pédagogiques au-dessus des contingences politiques du moment. Nous avons toujours réussi à faire valoir ce qui nous unit et à oublier ce qui peut nous séparer. Cette année, il nous faudra plus que jamais maintenir cette tradition qui est notre raison d’être. Nous sommes des éducateurs et une conférence d’éducation se doit de prêcher cette règle par l’exemple.