Rapport du directeur à la onzième réunion du Conseil. Le Bureau international d’éducation en 1939-1940 (1940) a 🔗
Première partie
Questions administrativesđź”—
I. — Le Bureau durant les hostilités🔗
C’est pendant les périodes de crise générale, alors que les rapports normaux sur lesquels est fondée la vie sociale sont momentanément suspendus, qu’il importe de faire son examen de conscience. En termes plus concrets, c’est en temps de guerre que la raison d’être d’une institution apparaît sous son vrai jour : l’artificiel s’évanouit et le réel subsiste. Or, tous les membres du secrétariat du Bureau, sans exception, ont eu la consolation, en septembre 1939, de sentir, malgré l’inquiétude et la tristesse, un seul et même devoir : tenir et servir selon nos exacts moyens. Et, consolation plus grande encore, dès les premières semaines des hostilités, nous avons pu constater que cette attitude était non seulement comprise, mais attendue et approuvée.
D’une part, en effet, nous recevions dès le 1er septembre, de pays dont les gouvernements avaient de toute évidence d’autres soucis que l’instruction publique, des réponses aussi complètes que par le passé à des questionnaires envoyés durant l’été. Cette arrivée régulière de documents relatifs à nos enquêtes nous a d’emblée fait sentir la nécessité de continuer, dans toute la mesure de nos forces, le travail habituel entrepris en temps de paix. Il n’est donc pas une de nos sections que nous ayons eu à mettre en veilleuse, pas une des résolutions du conseil du Bureau dont nous ayons eu à suspendre l’exécution.
D’autre part, il va sans dire que les hostilités commençantes nous imposaient des devoirs nouveaux de solidarité internationale et d’entraide professionnelle. En temps de paix déjà , le Bureau avait eu à s’occuper de la situation du personnel enseignant secondaire et primaire. La voie était donc toute tracée : venir en aide selon nos moyens aux membres du personnel enseignant prisonniers de guerre et si possible à tous les autres prisonniers. Là encore, nous avons eu la grande satisfaction de constater que ce projet du Bureau rencontrait l’approbation unanime. Tant les membres de notre conseil directement intéressés à cette idée que les représentants des pays non belligérants nous ont encouragés sans réserve. Le Département politique fédéral suisse, dont nous avons tenu aussitôt à savoir l’opinion, nous a même accordé spontanément une subvention qui nous a permis de nous mettre à l’œuvre sans tarder. Ce geste, pour lequel nous gardons une reconnaissance émue, s’ajoute à tant d’autres objets de gratitude que nous devons à l’initiative du très regretté conseiller fédéral, M. Giuseppe Motta.
C’est au cours de ces deux sortes d’activités, l’une normale et l’autre résultant des circonstances exceptionnelles de cette année, que nous avons pu prendre conscience avec toujours plus de clarté de notre véritable raison d’être : celle d’un organe d’échanges dont la pure technicité s’adapte aux besoins de tous. Ce n’est pas en vain que, pendant plus de dix années, nous avons eu le privilège de pouvoir affirmer et mettre au point un tel instrument, en évitant soigneusement tout ce qui aurait pu le rendre inutilisable en cas de crise. Aussi bien a-t-il pu servir sans plus et continuer son action.
II. — Finances🔗
Né en 1926 et transformé en organisation intergouvernementale en 1929, le Bureau international d’éducation aura eu à faire face dans le cours de ses quinze premières années d’existence à deux grandes épreuves : la crise économique mondiale et la guerre. La première, tout en ralentissant son développement, ne l’empêcha pas de vivre et de grandir. Constatons aussi avec satisfaction que les quatre premiers mois de guerre n’ont pas, du point de vue économique, mis en danger la vie du Bureau. L’empressement des gouvernements membres à s’acquitter des obligations financières qu’ils ont contractées envers lui a été même un des principaux réconforts que nous ayons rencontrés pendant ces journées sombres de l’automne 1939. Grâce à cette bonne volonté et à cet esprit de compréhension, l’exercice financier de 1939 a pu être bouclé dans des conditions très satisfaisantes. Nous ne voulons pas fermer les yeux sur la réalité et ignorer les difficultés de toutes sortes que le Bureau devra vaincre pour continuer son œuvre. Nous avons toutefois le ferme espoir que tous ceux qui n’auront pas été directement atteints par la grande tourmente auront à cœur de nous aider à traverser cette dure période.
Il nous est agréable de renouveler ici toute notre reconnaissance à la fondation Rockefeller, qui nous a versé en 1939 la seconde annuité de la subvention accordée au Bureau en vue d’une enquête sur la littérature enfantine en Amérique latine.
III. — Relations avec les pays membres🔗
Une autre raison de croire et d’espérer est le fait que, malgré les soucis de tous ordres qui accablaient les autorités des pays belligérants et non belligérants membres du Bureau international d’éducation, nous avons pu constater que les relations avec les pays membres de notre institution n’ont en rien diminué. Au contraire, il semble que, dans ces heures de danger, on se tourne comme d’instinct vers tout ce qui a trait à l’éducation et à la formation des générations futures. Pendant tout le cours de l’exercice 1939-1940, ces relations se sont, pour ainsi dire, resserrées. Nous ne saurions oublier les encouragements continuels et les preuves d’intérêt que les représentants de ces pays nous ont sans cesse fournis.
De notre côté, nous avons tenu à leur rendre, dans la mesure du possible, tous les services que, malgré les difficultés du moment, ils étaient en droit d’espérer de nous. Toutes nos enquêtes ont été entreprises, comme vous le savez, à la demande des pays membres désireux de baser leurs réformes scolaires sur la connaissance objective des expériences réalisées ailleurs. Que ce soit dans notre Bulletin, notre service bibliographique, notre Annuaire, nos publications monographiques, notre service de communiqués de presse et d’échange de législation scolaire, nous avons réservé partout à ces membres la place qui leur revenait. Nous avons été heureux de pouvoir faire connaître ainsi à l’étranger leurs préoccupations, leurs efforts, leurs essais, leurs progrès dans le domaine pédagogique. Constatons que, sans l’action du Bureau, beaucoup de ces innovations et de ces transformations pédagogiques nationales seraient restées, bien injustement certes, ignorées des administrations et des éducateurs des autres pays, parfois même les plus proches.
IV. — Relations avec les ministères de l’Instruction publique des pays non membres🔗
C’est aussi avec satisfaction que nous constatons que pendant l’exercice 1939-1940 l’intérêt porté à l’œuvre du Bureau par les pays non encore représentés au conseil du Bureau international d’éducation ne s’est point ralenti. Bien qu’une partie de leur personnel technique ait été mobilisée, et malgré les communications postales difficiles, les ministères de l’Instruction publique nous ont fait parvenir en temps voulu les réponses aux enquêtes entreprises par le Bureau. C’est, à notre avis, un beau résultat que d’avoir obtenu, à l’époque actuelle, la collaboration de plus de 40 pays aux recherches et aux travaux de pédagogie comparée du Bureau international d’éducation. Nous trouvons dans ce chiffre une preuve certaine de la vitalité de notre institution. Si ses services n’étaient pas réels, si son activité ne répondait qu’à une préoccupation passagère, le Bureau, dans sa collaboration avec les ministères de l’Instruction publique, n’aurait pu, malgré son caractère technique, résister à tant de circonstances adverses.
V. — Exposition permanente de l’instruction publique🔗
Nous avions rendu hommage l’année dernière, dans ce même chapitre, aux pays qui, en dépit des inquiétudes de l’heure et nous faisant confiance, avaient envoyé à Genève de riches collections de leur matériel scolaire et de leur documentation pédagogique. Comment ne pas louer cette année le courage et la persévérance des autorités scolaires des pays qui, bien que l’orage se soit rapproché de leurs frontières, se sont refusées à abandonner leurs projets ? Vous avez tous assisté, le 5 mai dernier, à l’inauguration du beau stand offert par le ministère de l’Éducation nationale de Roumanie. Vous avez eu l’occasion de louer avec nous non seulement le souci d’esthétique qui a présidé à son installation, mais aussi la richesse du matériel et de la documentation exposés.
Nous savons que les travaux préparatoires du stand réservé au ministère de l’Instruction publique de Hongrie touchent à leur fin et nous espérons qu’il nous sera bientôt donné d’admirer cet apport de grande valeur à l’Exposition permanente de l’instruction publique.
Le premier stand suisse, inauguré en juillet dernier, a été complété soit du point de vue de l’ameublement et de la décoration, soit de celui de la documentation. Enfin, grâce à l’appui de notre président et à l’initiative du secrétaire de la Conférence des chefs des départements de l’Instruction publique de la Suisse, M. Antoine Borel, cette conférence a décidé de s’intéresser directement à l’exposition. Aussi espérons-nous avoir, au cours de l’année prochaine, un second stand suisse, aménagé par les soins des élèves des écoles professionnelles de Bâle, Berne et Zurich.
Nous souhaitons vivement que les circonstances permettent enfin aux autres pays membres du Bureau d’occuper la place qui leur est réservée dans cette exposition.
Je m’en voudrais de ne pas souligner ici tout l’intérêt que présente l’Exposition permanente de l’instruction publique, non seulement pour les professionnels de l’enseignement, mais aussi pour le public en général. Outre le matériel purement pédagogique, les ministères ont envoyé des collections ayant un caractère ethnographique et folklorique auquel nul ne saurait rester indifférent. Voilà pourquoi, sûrs de rencontrer, là aussi, la compréhension sympathique des autorités genevoises, nous nous efforçons de rendre l’exposition plus accessible au public.
VI. — Service d’aide intellectuelle aux prisonniers de guerre🔗
Tout en continuant son œuvre d’information et de recherches, il était évident que le Bureau international d’éducation ne pouvait rester inactif en face du grand drame qui se jouait autour de lui et demeurer indifférent aux souffrances qui s’accumulaient de toutes parts. La direction du Bureau décida, le jour même de la déclaration de la guerre, de proposer au comité exécutif de créer un Service d’aide intellectuelle aux prisonniers de guerre et d’étendre ainsi au domaine humanitaire ses activités jusqu’ici purement techniques.
L’approbation unanime des délégués des gouvernements représentés au conseil du Bureau et le geste du Conseil fédéral suisse mettant à la disposition de ce service une somme de 10 000 francs démontraient combien cette activité de temps de guerre cadrait avec notre travail de temps de paix. Mais c’était l’accueil fait par les bénéficiaires eux-mêmes de notre service qui devait nous donner la mesure du bien-fondé de notre projet. Peu de temps après notre premier envoi aux camps de prisonniers en France, Angleterre et Allemagne, nous étions submergés de demandes provenant non pas seulement des « intellectuels », mais de presque tous les prisonniers. Du professeur au paysan, de l’avocat à l’ouvrier, de l’étudiant au mécanicien, tous voulaient consacrer quelques heures de leur captivité à parfaire leur culture et à perfectionner les connaissances techniques de leur profession. Les lettres de reconnaissance reçues de ces prisonniers ou de leur famille resteront pour nous un des témoignages les plus touchants de l’utilité de l’œuvre réalisée par le Bureau depuis sa création.
La tâche du Bureau, dans ce domaine tout à fait nouveau pour lui, a été facilitée par la compréhension qu’il a trouvée auprès des autorités responsables des camps de prisonniers de guerre. Notre reconnaissance va aussi aux représentants des pays belligérants membres de notre Bureau, qui ont tout fait pour augmenter l’efficacité de notre action. Notre gratitude va en dernier lieu aux gouvernements, associations de professeurs, universités, firmes commerciales et particuliers qui se sont associés à notre œuvre soit en participant à la souscription ouverte par le Bureau, soit en nous faisant parvenir des livres. Nous les remercions en notre nom et au nom de tous ceux qui leur devront quelques-uns des moments les plus agréables et les plus profitables de leur captivité.
Deuxième partie
Recherchesđź”—
I. — Enquêtes réalisées🔗
Conservant son rythme de ces dernières années, le Bureau international d’éducation a pu mener à bonne fin trois nouvelles enquêtes sur l’éducation physique dans l’enseignement primaire, l’organisation des bibliothèques scolaires et l’organisation de l’enseignement ménager. Est-ce dû au caractère d’actualité de ces trois sujets d’étude ou, comme nous aimons à le supposer, est-ce le resserrement de nos liens avec les administrations scolaires et les ministères de l’Instruction publique ? Le fait est que nous avons rencontré bien moins de difficultés que précédemment dans la conduite de ces enquêtes.
L’étude sur l’éducation physique répondait sans nul doute à une préoccupation universelle. Tous les rapports des ministères présentés ces dernières années à la Conférence internationale de l’instruction publique faisaient ressortir combien les autorités scolaires attachaient d’importance à tout ce qui a trait au développement corporel et à la santé. Preuve en ont été, dans beaucoup de pays, la création d’une direction générale de l’éducation physique, les crédits votés pour doter les écoles de salles de gymnastique, de terrains de sport, etc. L’étendue et la complexité du problème nous ont décidé à limiter notre recherche à l’enseignement primaire, laissant à plus tard tout ce qui concerne l’enseignement secondaire. Nous envisageons séparément : 1) la place faite à l’éducation physique, 2) les buts et l’importance de l’éducation physique, 3) les programmes, 4) les méthodes, 5) les locaux, la surveillance médicale, l’assurance-accidents, 6) le personnel enseignant. Les résultats de cette enquête garderont certainement longtemps encore leur intérêt, l’éducation physique semblant destinée à demeurer partout à l’ordre du jour au cours de ces prochaines années.
L’enquête sur l’organisation de l’enseignement ménager, pas plus que la précédente, n’a été prévue par nous dans l’abstrait : il s’agissait, par suite d’une nécessité ressentie dans les milieux pédagogiques d’un très grand nombre de pays, de recueillir la documentation la plus précise possible sur les réalisations accomplies. L’école est accusée trop souvent d’intellectualisme : pour la rapprocher de la vie, une série de mesures ont été prévues, dont l’enseignement ménager est apparu comme l’une des plus indiquées. En connaître les buts d’ordre pédagogique, économique, moral, familial et social ; déterminer la place faite à cet enseignement dans les plans d’études et les horaires ; comparer le champ des programmes des divers pays d’une part et de l’autre les tendances qui se dégagent des méthodes didactiques employées ; connaître la préparation des professeurs d’enseignement ménager ; prévoir les conséquences sociales de cet enseignement, voilà les questions auxquelles cette enquête est appelée à fournir une solution.
Le Bureau, pour donner suite aux résultats qu’il a obtenus depuis plusieurs années dans le domaine de la littérature enfantine, devait être amené à étudier un problème connexe : l’organisation des bibliothèques scolaires. Il y a quelques années déjà , le comité exécutif du Bureau avait recommandé aux ministères de l’Instruction publique de favoriser, dans la mesure du possible, la création et le développement des bibliothèques scolaires. Il paraissait logique, pour appuyer cette recommandation, que le Bureau fût à même de fournir aux ministères de l’Instruction publique des détails sur l’état actuel des bibliothèques scolaires dans les divers pays. Aussi le comité exécutif a-t-il accueilli avec empressement la requête d’un des pays membres et lancé, il y a une année, un questionnaire sur l’organisation des bibliothèques scolaires.
Comme il fallait s’y attendre, le problème des bibliothèques scolaires se trouve à des stades de développement bien différents dans les divers pays ; le volume que nous comptons publier contiendra des données sur les modes d’administration, de financement, d’organisation des bibliothèques scolaires, sur les conditions d’utilisation de ces bibliothèques, sur le choix de livres qui doit y figurer ainsi que sur la publication et l’expédition des livres destinés spécialement à ces institutions. Faisant suite à l’étude sur l’élaboration, l’utilisation et le choix des manuels scolaires et aux autres publications de notre section de littérature enfantine, l’enquête sur l’organisation des bibliothèques scolaires constitue un heureux couronnement des efforts réalisés par cette section dans le domaine des lectures pour écoliers.
II. — Service de littérature enfantine🔗
Le service de littérature enfantine a travaillé activement au dépouillement des nombreuses réponses reçues pour l’enquête sur les livres d’enfants en Amérique latine, entreprise avec l’aide de la fondation Rockefeller. Ces réponses étaient souvent accompagnées d’importants envois de livres et provenaient des pays suivants : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Équateur, Guatémala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Paraguay, Pérou, Porto Rico, Salvador, Uruguay, Venezuela. Les monographies de chaque pays ont pu être rédigées et l’aperçu général de l’enquête est en voie d’élaboration.
L’enquête sur l’organisation des bibliothèques scolaires, entreprise à la demande du délégué de la Colombie au comité exécutif du Bureau, a pu être terminée rapidement. Les ministères de l’Instruction publique de 42 pays y ont répondu, ce qui a permis de rédiger un rapport très bien documenté qui sera publié prochainement.
Outre les livres de l’Amérique latine, la collection s’est enrichie, surtout au début de l’année, d’un grand nombre de nouveaux volumes, provenant en particulier des pays suivants : Allemagne, Estonie, États-Unis, Finlande, France, Lituanie. La mise au point d’une nouvelle édition du catalogue Littérature enfantine et collaboration internationale se poursuit.
Des listes de livres pour enfants ont été établies à plusieurs reprises, à la demande de correspondants dans divers pays. La documentation sur les différentes questions de littérature enfantine s’augmente sans cesse. Citons, par exemple, une recherche sur « l’heure du conte » dans les bibliothèques enfantines.
troisième partie
Informationđź”—
I. — Renseignements🔗
Correspondance. — Lettres reçues : troisième trimestre de 1939, 557 ; quatrième, 479 ; premier trimestre de 1940, 832 ; deuxième, 537 ; total du 1er juillet 1939 au 30 juin 1940, 2405. — Lettres expédiées : troisième trimestre de 1939, 892; quatrième, 888 ; premier trimestre de 1940, 1185; deuxième, 541 ; total du 1er juillet 1939 au 30 juin 1940, 3506.
Échange de législation scolaire. — Le Bureau a communiqué aux ministères de l’Instruction publique et à la presse pédagogique les textes législatifs suivants :
Décret de S. E. le président de la République réformant le plan d’études de l’enseignement secondaire en Colombie.
Extraits des chapitres 1 et 6 du règlement du 4 avril 1939-XVII n° 721, concernant les établissements de rééducation pour les mineurs en Italie. Paru dans la Gazzetta Ufficiale, n° 125 du 29 mai 1939-XVII.
Extraits des chapitres 2 et 3 de la loi du Grand-Duché de Luxembourg, du 2 août 1939, sur la protection de l’enfance. Mémorial du Grand-Duché de Luxembourg n° 54 du 12 août 1939.
Extrait du règlement du diplôme de capacité pour l’enseignement de la musique vocale dans les établissements d’enseignement moyen et normal de l’État en Belgique. Paru dans le Moniteur du 20 novembre 1938.
Extrait de la « Loi de nécessité », n° 1787/1939, du 5 juin 1939, sur l’organisation des cantines scolaires, publiée dans le Journal officiel du gouvernement hellénique, n° 251, du 19 juin 1939.
Communiqués à la presse pédagogique. — Outre les textes législatifs mentionnés ci-dessus, le Bureau a envoyé les communiqués de presse suivants :
VIIIe Conférence internationale de l’instruction publique.
Le plan de Wardha en application (Inde).
Colonie d’enfants débiles d’Oostduinkerke (Belgique).
Service d’aide intellectuelle aux prisonniers de guerre créé par le Bureau international d’éducation.
Le fondateur de la première école de plein air (Espagne).
Enquête sur l’organisation de l’enseignement ménager.
Congrès des plaines de jeux et des loisirs de l’enfant (Belgique).
Cours de perfectionnement culturel par correspondance (Colombie).
Les loisirs des écoliers (Bulgarie).
Écoles professionnelles de la province de Bombay (Inde).
Le théâtre scolaire à l’Exposition nationale suisse (Suisse).
II. — Documentation🔗
Jusqu’à ces deux derniers mois, les publications pédagogiques — qu’il s’agisse d’ouvrages non périodiques ou de revues — nous sont parvenues aussi régulièrement que possible. Certes, en raison de la pénurie de papier et de la mobilisation, les revues pédagogiques de quelques pays ont subi le contrecoup de la guerre. D’une façon générale, toutefois, la littérature pédagogique reçue au Bureau en 1939-1940 n’en constitue pas moins une documentation du plus haut intérêt.
III. — Publications🔗
C’est dans ce domaine que les conséquences de la guerre ont été pour nous le plus sensible. La majeure partie de nos volumes paraissaient d’ordinaire en mai et en juin ; les événements de ces deux derniers mois nous ont empêchés de publier en temps voulu le résultat des trois enquêtes réalisées cette année et l’Annuaire 1940. La parution du Bulletin subit également un retard dont nous nous excusons auprès de nos lecteurs. Par contre le volume VIIIe Conférence internationale de l’instruction publique, procès-verbaux et résolutions, les bulletins des 3e et 4e trimestres 1939, et la brochure Le Bureau international d’éducation en 1939-1940 sont sortis de presse en temps voulu.
Conclusionđź”—
Après les bouleversements qui ont marqué ces derniers mois, l’éducation constituera, une fois de plus, le facteur décisif non seulement de reconstruction, mais encore et surtout de construction proprement dite. Il est certainement réconfortant de constater que sur ce point et quelle que soit la diversité des méthodes pédagogiques propres à chaque pays, il y a unanimité des besoins et des convictions. Or, si nouvelles que soient les tâches qui nous attendent, il est évident que nous ne saurions nous y soustraire : dans l’immense effort de préparation des générations futures qui va se poursuivre, le Bureau international d’éducation continuera de consacrer le plus clair de son travail à ce bien commun de toutes les civilisations : l’éducation de l’enfant.