Discours du directeur du Bureau international d’éducation. 9ᵉ Conférence internationale de l’instruction publique : procès-verbaux et recommandations (1946) a 🔗
Le Directeur exprime sa satisfaction en constatant que le Bureau a pu reprendre la tradition de ses Conférences internationales. Il remercie les Ministères d’avoir répondu si nombreux à l’invitation, et se réjouit de retrouver d’anciens amis parmi les délégués. Il est certain que, malgré les intempéries et l’air encore un peu froid qui caractérise le climat moral actuel du monde, la Conférence travaillera à le réchauffer sur le terrain de la reconstruction éducative. Il rappelle la procédure des Conférences d’avant-guerre et les points portés à l’ordre du jour de cette réunion. La discussion sur les réformes scolaires d’après-guerre déjà en cours dans plusieurs pays, notamment en Grande-Bretagne et en France, sera particulièrement fructueuse. Il rappelle aussi le travail poursuivi par le Bureau international d’éducation pendant les hostilités et définit sa situation par rapport à l’avant-guerre. Il a vu avec joie se créer l’UNESCO, qui dispose de moyens considérables pour la tâche immense que le Bureau international d’éducation a cherché à mener à bien depuis 1925. Le Bureau désire donc collaborer avec cette grande institution, qui d’ailleurs ne néglige pas les organisations existantes. Des contacts ont déjà été établis et aujourd’hui deux observateurs de l’UNESCO assistent à la Conférence. En terminant il souhaite que la Conférence se poursuive dans le même esprit que les précédentes, c’est-à -dire sur le terrain de la collaboration purement technique pour travailler à l’immense effort pédagogique attendu de tous les éducateurs.
M. Picot (Suisse) rappelle la réception qui sera donnée mardi soir par le Conseil fédéral suisse et le Conseil d’État genevois en honneur des membres de la Conférence.
Le Président propose d’envoyer des télégrammes au Président de la Confédération suisse, au Chef du Département politique fédéral, ainsi qu’au Président de la Commission préparatoire de l’UNESCO.
(Cette proposition est adoptée par acclamation.)