Discours du directeur du Bureau international d’éducation. 12ᵉ Conférence internationale de l’instruction publique convoquée par l’Unesco et le BIE : procès-verbaux et recommandations (1949) a 🔗
M. Piaget déclare qu’il se limitera à donner des indications techniques sur la XIIe Conférence.
L’initiation aux sciences naturelles est un problème qui a été posé par la commission mixte Unesco-BIE. Les réponses données par les ministères de l’Instruction publique prouvent qu’il a soulevé l’intérêt des autorités scolaires ; c’est en effet un domaine où les méthodes sont les plus proches de celles de l’école active et des données psychologiques. M. Lebrun (France) et MM. Borel et Gempeler (Suisse) ont organisé à l’Exposition permanente de l’instruction publique deux stands relatifs à cet enseignement que les délégués peuvent visiter.
L’enquête sur l’enseignement de la lecture a été faite dans l’idée de fournir de la documentation sur l’éducation de base étudiée par l’Unesco.
L’enseignement de la géographie et la compréhension internationale est un sujet proposé par l’Unesco et il aidera la préparation des travaux du séminaire dont a parlé M. Torres Bodet.
Les rapports des ministères de l’Instruction publique sur le mouvement éducatif pendant l’année scolaire 1948-1949 seront étudiés chaque matin ; la conférence en commencera toutefois déjà l’examen cet après-midi. La présentation des rapports sera suivie d’un débat qui donnera lieu à un échange d’information. On verra, une fois encore, que les mêmes problèmes se posent partout et que l’information et la compréhension réciproque sont les vraies méthodes assurant le progrès de l’éducation.
Il y aura aussi lieu de voter les recommandations, qui ne sont pas des résolutions impératives — car la contrainte est la pire des méthodes pédagogiques —, mais qui insisteront sur les particularités positives de chacune des questions.
S’il y a trois ans, les relations Unesco-BIE pouvaient sembler fragiles, elles sont devenues aujourd’hui de plus en plus étroites ; la confiance règne entre ces deux institutions. Bien des délégués à cette conférence sont aussi des représentants à l’Unesco. M. Bosselle collabore à l’Unesco et au Bureau international d’éducation ; M. Beeby se sent chez lui au BIE ; M. Piaget lui-même a dû se rappeler qu’il assistait à cette conférence en tant que directeur du BIE et non comme président de la commission suisse de l’Unesco. C’est un très grand honneur pour la conférence de compter avec la présence de M. Torres Bodet, dont on admire sans réserve l’esprit profondément humain.