Discours de clôture du directeur du Bureau international d’éducation. 17ᵉ Conférence internationale de l’instruction publique (1954) a

M. Piaget résume brièvement les travaux de la conférence et félicite les délégués d’avoir adopté à l’unanimité les deux résolutions n° 38 et 39 inspirées par un esprit progressiste et les remercie de leurs rapports sur le mouvement éducatif qui ont suscité un intérêt tout particulier du fait que plusieurs pays, non représentés jusqu’ici à cette conférence, ont apporté une nouvelle contribution à cet échange d’informations. Au terme de cette réunion, il tient à exprimer la reconnaissance du BIE tout d’abord envers M. Abraham qui, malgré l’état précaire de sa santé, a bien voulu assumer la lourde charge de président, envers Mme Doubrovina, vice-présidente, qui n’a pas cessé de prodiguer les encouragements et les marques d’amitié, envers MM. Ruggia, Pin Malakul et Swift qui ont assumé eux aussi la vice-présidence avec le sourire et envers les rapporteurs, MM. Löffler et Moore, dont le rôle a été décisif en ce qui concerne l’élaboration des deux recommandations. Il remercie également les observateurs des organisations intergouvernementales et des organisations privées dont la présence est un encouragement pour le BIE. Mais surtout, il désire remercier les délégations elles-mêmes pour le remarquable esprit de compréhension et de collaboration dont elles ont fait preuve en toutes circonstances. Il voit un heureux présage dans le fait que, lors de l’inauguration des stands à l’Exposition permanente du BIE, on a vu réunis des représentants de pays qui auraient pu invoquer des raisons pour ne pas y participer. Il ne doute pas que ce geste n’ait été hautement apprécié de tous. En terminant, il tient à exprimer sa plus vive reconnaissance aux représentants de l’Unesco, au directeur général, son ami Luther Evans, qui a bien voulu assister à la séance d’ouverture et à MM. Elvin, Akrawi et Legrand qui ont participé d’une façon si active à tous les travaux. Il se félicite une fois de plus que cette XVIIe Conférence ait été l’œuvre commune des deux sœurs jumelles, l’Unesco et le Bureau international d’éducation. En tant que directeur de cette dernière institution, il tient à dire publiquement combien cette collaboration confiante et compréhensive avec l’Unesco constitue le plus précieux des encouragements.